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Pierre Chambon
2 abonnés
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5,0
Publiée le 10 avril 2026
des hommes - que la guerre des puissants transforme en animaux - "on ne peut pas tout dire" - et le film le dit très bien, à travers quelques images fortes, quelques paroles - et surtout le montage, qui mêle présent et passé - parce que le passé vient se mêler au présent, même si on essaie de l'oublier - un hommage poignant et pudique aux hommes qui ont vécu cette guerre malgré eux - une guerre qui n'en est pas une, qui ne peut pas être résumée d'un mot , qui ne peut pas être racontée- il faut le film pour la raconter - les médias parlent avec respect du dernier "poilu", du dernier survivant des camps - ils ne parleront pas du dernier combattant d'Algérie - double peine pour eux
Catherine Frot, Gérard Depardieu et Jean-Pierre Darroussin pour mener un film sur la guerre d’Algérie, on est pressé de s’y rendre, et on attend que ce sujet difficile, douloureux et sous-traité soit justement traité convenablement, joué avec les tripes, filmé avec subtilité. Résultat : la mise en scène est plate, la direction du trio d’acteurs de choc pas au niveau, spoiler: la voix off permanente de Darroussin irritante tant elle prend le spectateur pour un bœuf, le sujet traité comme un truc sans le sou, le travail de mémoire équivalent à zéro, les ficelles plus grosses que les dunes du Sahara…
Des hommes, adapté du roman de Laurent mauvignier aurait pu être un grand film mais je penses que Lucas belvaux est passé à côté. Pourtant le le sujet est passionnant, les ravages traumatiques de l après guerre. Cette histoire est narré par 2 voix off celle de bernard et de rabu, deux hommes à la trajectoire différente mais qui ont vécu la même guerre. Au fînal, malgré un casting merveilleux et une mise en scène correcte, je n ai pas réussi au fond à apprécier le film totalement.
Peu de films sur la guerre d'Algérie, mais celui là... Ouf ! Je comprends mieux mon oncle qui est parti dans les paras (bérets rouges) et qui n'a jamais dit une seule parole sur cette guerre quand il a eu "la chance" d'en revenir ! Il devait avoir de sacrés souvenirs ! Très bon film pour ma part, qui m'a permis de comprendre un peu les évènements de l'époque.
Brouillon, difficile à suivre, on met beaucoup de temps à comprendre qui est qui. L'absence d'indications temporelles et géographiques, le peu de ressemblance des acteurs interprétant les personnages dans leur jeunesse avec leur aînés, contribuent à égarer le spectateur. Les flashbacks incessants, les voix off par les acteurs principaux (Gérard Depardieu, Jean-Pierre Darroussin, Catherine Frot) contribuent aussi à la confusion. Peut-être est-ce volontaire pour faire ressentir au spectateur ce que ressentaient les soldats pendant la Guerre d'Algérie ? Même la première demi-heure, au cœur d'un village où on n'a pas du tout envie de vivre, laisse craindre un film d'un ennui profond entre alcool et histoires de familles dans les campagnes. Quant aux images des combats, des viols et des pillages, elles sont à la limite du supportable : le message d'alerte au début du film doit être pris en considération. Côté script, j'ai noté cette phrase de Bernard repensant aux villages brûlés par les troupes françaises : "Alors j'ai pensé à Oradour et j'ai pensé que, si j'avais été d'ici, j'aurais été Fellaga." Au final, le sujet mérite réflexion, mais son traitement le rend difficile à suivre.
Un grand film, plein de finesse et de sensibilité. Les héros sont d’une grande justesse psychologique . Rien de manichéen . Remarquablement interprète par Darroussin, Depardieu et Catherine Frot .
Il y a peu de films sur la guerre d'Algérie. Malheureusement celui-ci est un nouvel exemple de flagellation anti-français. Les français y sont dépeint comme des lâches, des racistes, des nazis, des exploiteurs, bref des ordures. Le parti pris idéologique est pénible. C'est dommage car le rythme est bon, la photographie également et Depardieu et Frot sauvent l'honneur.
Énormément de bavardages qui font malheureusement que ce film est un supplice à suivre. D'innombrables descriptions orales des scènes en fixant la caméra sur le regard perdu des narrateurs/acteurs. Est ce de la radio ou du cinéma ? C'est la grosse faille de ce film, ne pas avoir su montrer donc le spectateur peut décrocher. 2,4/5
Lucas Belvaux est un auteur qui réussit dans des genres aussi différents que « Pas son genre » et « Rapt ». Ici il a voulu démontrer avec force et sensibilité la souffrance vécue par les appelés pendant les « évènements » d’Algérie. Raconté avec pudeur par la voix off de Gérard Depardieu et de Jean-Pierre Darroussin, le metteur en scène immerge le spectateur dans le bourbier du passé et la violence encore présente du présent. La réalisation est cependant trop littéraire, Lucas Belvaux filme l’ennui, la violence, la culpabilité, presque comme un documentaire, il manque une force pour appuyer le désastre de ces situations. Les alternances entre présent et passé ne permettent pas aux acteurs du présent d’interpréter leurs personnages de manière complète. On attend à chaque instant quelque chose de plus puissant sans que cela vienne.
J’aime bien Belvaux mais je n’aime pas les films de guerre. Sauf exception. Ici le miracle n’a pas lieu. Le film est d’un grand classicisme, cela peut être un atout pour moi mais du coup l’action et le récit sont mous et attendus. La difficulté de se remettre de ses traumatismes n’est pas un sujet original et ici ce n’est pas marquant.
Il aura eu des films sur l'Algérie bien plus marquants, mais il y a également parfois des constats propices sur ce qu'il en reste. Peu souvent éclairée, cette après guerre aura plongé notre pays dans un obscurité politique qui misent gros sur l'histoire et ce qu'elle a laissée derrière elle. Des Hommes abordes avec sagesse les tourments de l'après guerre, sur une voix off posée et éclairée.
" Des hommes ". Ce drame Historique, adapté et dirigé par Lucas Belvaux, nous propose un film très beau mais aussi très insupportable, tant la véracité de ce témoignage est violente. Le réalisateur nous transforme en spectateur en immersion dans l’horreur de la guerre d’Algérie. Il provoque également une belle réflexion sur les justifications de ces évènements. Le film nous offre un casting très brillant avec un grand rôle pour Jean-Pierre Darroussin qu'il assume parfaitement, une belle Catherine Frot et un Gerard Depardieu grandiose que l'on voit tous deux hélas trop peu.
Magnifique et terrible film qui aurait pu s'appeller les fantômes tant ces hommes sont hantés par ce qu'ils ont vécus. Difficile de vivre après de tels traumatismes. Et de revenir dans un pays qui n'aspire qu'à oublier les horreurs qu'il a comises et vécues, qui veut tirer un trait sur ce passé. Le film le montre avec pudeur et force. Les acteurs sont bouleversants de douleur enfouie. Un film difficile mais terriblement humain.
Une vision peu habituelle de la guerre d’Algérie bien servie par une excellente distribution. Les jeunes comme les anciens, Depardieu en tête, sont excellents.
C'est un film étrange, mais intéressant. Le hic c'est qu'on est un peu perdu entre les flash-backs mêlant plusieurs époques et les personnages dont la ressemblance jeune-vieux ou passé-présent est difficile à repérer. Heureusement les voix restent les mêmes. Ce film nous parle de la guerre d'Algérie de façon subtile pour nous rappeler les traumatismes qu'elle a engendrés. A voir pour le trio Depardieu, Darroussin, et Frot et l'ambiance générale du film.