1959 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
134 critiques spectateurs
5
12 critiques
4
40 critiques
3
42 critiques
2
28 critiques
1
11 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
rvrichou
118 abonnés
584 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 10 juin 2021
Il y a … « des hommes » et Gérard Depardieu
Chez Arthur Rimbaud : …il y a un oiseau, son chant vous arrête et vous fait rougir. Il y a une horloge qui ne sonne pas. Il y a une fondrière avec un nid de bêtes blanches. Il y a une cathédrale qui descend et un lac qui monte…
Au cinéma, il y a
La moustache de Clark Gable et celle de Charlot. Il y a en Bretagne, du côté de Pont Aven, Jean Pierre Marielle qui aime les fesses rondes comme des galettes. Il y a Jean Gabin qui conduit une locomotive en noir et blanc dans un film de Jean Renoir de 1938. Il y a Bérenice Bejo elle aussi en noir et Blanc et Leila Bekhti en couleurs. Il y a Les yeux pétillants de Gérard Philippe sur la poitrine de Gina Lollobrigida. Les frasques et les cascades de Bébel, la voix de Charles Denner dans un film de François Truffaut.
Et puis il y a la petite Manon des Sources , Emmnuelle Béart et son père acharné, tendre et Bossu incarné par Gérard Depardieu.
Dans la peau de l’amant de Miou Miou dans « les valseuses », dans la peau de l’amant de Catherine Deneuve quand est passé « le dernier métro », dans la peau de l’amant de Fanny Ardant, « la femme d’à côté », dans la peau de l’amant de Sophie Marceau en 1911 du côté de Fort Saganne en plein désert… Et puis, délaissant Carole Bouquet, sa femme trop belle pour lui, dans la peau de l’amant de Josiane Balasko, Il y a Gérard Depardieu
Sur une scène, dans le costume de Tartuffe ou dans celui de Boudu. Attablé chez le pâtissier Ragueneau spécialiste des tartelettes amandines et plus tard sous le balcon de Roxane avec Christian ou bien tombant de la lune devant De Guiche, Il y a Gérard Depardieu
Parmi « les hommes », il y a le frère de Solange, il y a le frère de Reine, il y a Gérard Depardieu, et sous les étincelles, les braises d’un « feu-de-bois ».
Des Hommes, c'est d'abord Un Homme. Gérard Depardieu, qui livre une nouvelle fois une performance magistrale, comme à son habitude. Cependant je n'ai jamais réussi à m'immerger "dans" ce film. On se perd dans les liens qu'unissent les protagonistes. Et la magie de la "compassion" n'opère pas, me rendant hermétique à toute émotion.
Des jeunes gens envoyés, sans le leur dire, faire la guerre à un peuple, embobinés par des idéologies nationalistes et extrémistes, reviennent fracassés et traumatisés après avoir perpétré et vu des horreurs. La guerre d'Algérie est montré ici par le prisme de ses conséquences en France. L'interprétation de Depardieu en monstre raciste et Catherine Frot en provinciale n'est pas merveilleuse, mais Lucas Belvaux arrive peu à peu à faire entrer le spectateur dans le récit. Beaucoup d'énigmes néanmoins dans ce récit parcellaire, celà vient probablement du fait qu'il s'agit d'une adaptation littéraire.
Ai vu le très décevant dernier film de Lucas Belvaux qui est un réalisateur que j'adore et dont la trilogie "Un couple épatant" "cavale" "après la pluie" est dans les sommets des films qui ont marqué à jamais ma vie de spectateur. Je crois que le gros souci de ce film est celui de l'adaptation du roman de Laurent Mauvignier. Probablement que Belvaux n'a pas voulu s'éloigner trop de la forme du livre et ne s'est pas rendu compte à quel point les trois voix off qui alternent sempiternellement tout au long du long métrage en plus des dialogues bien trop littéraires et explicatifs à l'intention du spectateur, alourdissent énormément son projet. Autre mauvaise idée à mon avis est le choix d'acteurs bien trop connus et stars pour une histoire qui se déroule sur deux époques : le charisme naturel et le jeu très attendu de Depardieu et de Frot déséquilibrent beaucoup la balance sachant que de l'autre côté les jeunes acteurs qui interprètent les mêmes rôles 40 ans plus tôt manquent indéniablement de présence et n'impriment pas l'écran. Jean-Pierre Daroussin est parfait comme souvent. De même nous sentons le metteur en scène beaucoup plus à l'aise dans la réalisation et la direction d'acteurs dans la partie contemporaine qui se passe en France et plus timoré voir parfois inexistant dans la partie flash back en Algérie où le poids de la reconstitution empesée et le rythme freinent l'intérêt du spectateur pour cette histoire de jeunes appelés pour la guerre d'Algérie dont les atrocités les marqueront à jamais tout en les enfermant dans le mutisme. Le sujet est plus que louable mais hélas Belvaux ne fait pas un film personnel en n'osant prendre des libertés avec son sujet et sa source littéraire. Tout cela est trop attendu et convenu. Dommage.
Voilà un film qui partait bien. Une très bonne distribution un sujet intéressant pourquoi pas ? Finalement très vite on retombe dans une sorte de narration stérile. Il ne se passe rien. C'est lent, c'est lent on s'ennuie. Quel dommage ça méritait mieux
En classe je ne sais même pas si ont n'a une lesson entière sur la guerre d'Algérie, la prof avec détachement lâche vaguement une date ,c'est donc le premier long métrage qui sans tabou parlent des horreurs de la guerre , et de cette origine qui représente une construction importante de notre histoire ,j'ai un oncle qui a fait cette guerre ,je peux reconnaître dans ses regare ce trauma nostalgique très juste ,et un Depardieu qui sait choisir les rôles les plus emblematiques
Très déçu par ce film de Lucas Belvaux. On ne voit aucune cohérence entre le début du film qui se passe au début des années 2000 avec cette histoire de broche offerte par un des héros joué par Gérard Depardieu à sa sœur à l'occasion de son anniversaire et l'évocation de la guerre d'Algérie 40 ans plus tôt. Se passent beaucoup d'allers retours assez incompréhensibles entre le début des années 60 pendant la guerre l'Algérie et le début des années 2000 avec des voix off des 2 ex soldats joués par Daroussin et Depardieu par ailleurs cousins dans l'histoire qui se rappellent ces durs moments. J'imagine que ces récits en voix off allaient bien dans le livre éponyme dont est tiré le film mais sonnent creux à l'écran. Depardieu n'est pas au meilleur de sa forme, Daroussin non plus et les jeunes acteurs ne "cassent pas la baraque".
Excellent ! La guerre méne à tout et surtout à rien, surtout à la haine du semblable ! Frot, Depardieu, Darroussin et les acteurs en flashback justesse des Rôles. Très belle photographie...
Soixante ans après la guerre d'Algérie, il paraît toujours difficile d'évoquer sereinement cette période, et le cinéma, avec une poignée de films, n'a toujours pas digéré les horreurs et les erreurs de ce triste épisode de notre histoire. Lucas Belvaux, en prenant le point de vue d'anciens combattants français, ne fait qu'ajouter de la confusion et peut-être un peu d'émotion. La faute aussi à un manque de moyens techniques, à la faiblesse des effets spéciaux et à la trop grande proximité au texte de Laurent Mauvignier. Les acteurs - mention spéciale à Depardieu - font le maximum pour donner de la crédibilité à un scénario décousu mais se heurtent à tant d'approximations qu'on a pitié d'eux. Au hasard, les coupes de cheveux anachroniques, le laisser-aller des troupes de conscrits, l'absence d'encadrement de la troupe,...
Bien sûr, je reste attentif et passionné par ce qui concerne la guerre d’Algérie et ceux qui comme moi, ont vécu cette époque vieillissent…je suis parmi les plus jeunes et…………………… C’est un film sur le «lourd silence » qui accompagne la vie de ces appelés d’Algérie et les séquelles secrètes et profondes au fond de chaque être……… J’ai trouvé ce film inégal, plutôt juste sur ce qui retrace, la vie des jeunes soldats en Algérie…. mais franchement « lourd et caricatural » sur les 60 ans plus tard!!! Ne pas oublier que chacun a vécu « sa » guerre d'Algérie
un bon film de L.Belvaux. la narration en aller retour présent/ guerre d Algérie.. donne du rythme au film .la première scène donne le ton de l'atmosphère . haineuse voir violente. ..les voix off de lecture des lettres dont un peu trop nombreuses...
Je l'ai vu ce matin, 4 personnes dans la salle et pourtant un excellent film français sur les appelés de la Guerre d'Algérie, sur ce qu'ils y ont vécu et la difficulté à revivre après une telle tragédie qui les a marquée profondément. Les acteurs sont tous très bons. Cette adaptation du livre éponyme de Laurent Mauvignier est à la hauteur du défi que la narration découpée proposait. Et c'est réussi. La complexité de ce conflit, avec la barbarie des deux côtés et des hommes qui tuent et torturent d'autres hommes, est parfaitement démontrée. Tout n'est pas si simple. Le retour en France des appelés est parfois très problématique car ceux qui les attendent et les accueillent ne savent pas ce qu'ils ont fait et enduré là-bas et par conséquent, souvent les rejettent. Et c'est l'habituel silence des acteurs de cette guerre qui ne peuvent pas ou plus raconter les horreurs de ces événements et qui ne comprennent pas le monde d'après. Un film qui ne vous laissera pas indemne, foncez!
Excellent film, sur un sujet traité de façon très fine, sur cette guerre d'Algérie qu'on a longtemps refusé d'appeler ainsi. Porté par des acteurs excellents (Depardieu, Frot, Darroussin), le film permet de saisir à la fois le choc des jeunes gens arrachés à leurs milieux, le poids des normes des années 1960 et leur transgression, et l'impact profond des événements vécus.
Plutôt déçu. La faute à un scénario parfois trop complexe (on se perd dans l'analyse qu'il convient d'avoir du personnage principal et de son parcours) et à des acteurs qui sont trop attendus dans leur jeu habituel et ne créent pas l'émotion. Quelques belles images toutefois de cette contrée de France comme d'Algérie, mais cela ne suffit pas malgré l'intérêt de la thématique (mon père aussi perdit 18 mois en Algérie et n'en parla quasiment jamais).
Superbe film avec un Depardieu fantastique sur les dégâts psychologiques au retour dans le civil Dommage que des erreurs flagrantes sont perceptibles On circulait dans les camions face a le route devant le danger des embuscades On portais des casquettes Bigard ou des bérets mais pas des casques On dormais a cote de nos armes chargée et la destruction d d'une compagnie au couteau sans réaction des militaires n est pas très crédible