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    Calamari Union
    note moyenne
    3,0
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    5 critiques spectateurs

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    benoitparis
    benoitparis

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    1,5
    Publiée le 28 décembre 2011
    Helsinki sous le signe de l’absurde le plus gratuit. Un autre scandinave aurait pu tourner cela :Von Trier (« Les idiots » évidemment). On peine à trouver des séquences humoristiques, ou une cohérence au second degré, sauf dans des scènes parodiques assez laborieuses. Reste une bonne bande son (plein de blues), une très belle photo en noir et blanc et de belle vue urbaines pour passer le temps.
    anonyme
    Un visiteur
    2,0
    Publiée le 3 octobre 2010
    Ok, le film est principalement métaphorique et la métaphore y est belle. De plus, le noir et blanc est superbe, le film tout en ombre et lumière, et les images très poétiques. Toutefois, il est dur de rentrer dans ce film, ce n'est qu'un film intellectuel et qui, à refuser le pathos, devient froid. A voir tout de même pour une plongée dans le Helsinki des années 80.
    soulman
    soulman

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    5,0
    Publiée le 19 juin 2020
    Un des premiers longs-métrages d'Aki K., dans lequel son cinéma absurde est poussé à son comble, où sa dérision et son audace ne se heurtent à aucune barrière. L'histoire tient de Queneau et le traitement fait parfois penser à un Buñuel sous acide qui dirigerait les frères Marx (qui, ici, répondent tous au doux prénom de Frank). Cette fuite de quelques adolescents, oisifs et attardés, à quelques kilomètres de leur quartier, est bien souvent hilarante, marquée au sceau de l'humour noir du cinéaste, qui ne se prive pas pour autant de quelques beaux plans au cordeau, en noir et blanc, de la ville inconnue. C'est aussi une œuvre à part où les personnages évoluent par paires ou en petits groupes, faisant montre d'une vraie solidarité entre eux, que ne connaîtront pas les héro(ïne)s solitaires des films à venir. Un pur bonheur, à redécouvrir.
    Eowyn Cwper
    Eowyn Cwper

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    3,0
    Publiée le 19 avril 2020
    Je cite trop Alphaville dans mes analyses cinéma, & à force j’ai l’impression de le brandir hystériquement comme un repère académicien de fanatique. Imaginez le bien que cela m’a fait de découvrir après avoir vu Calamari Union – qui m’a rappelé Alphaville – qu’Aki Kaurismäki a créé la société de distribution Villealfa en hommage au film de Godard. L’œuvre consiste en effet essentiellement à déguiser Helsinki en Alphaville, se rattachant par hasard au même néo-noir burlesque que Subway de Besson, sorti la même année – le métro tout neuf de la ville & ses stations vides étaient l’endroit parfait pour une fable existentielle.

    Essayant constamment d’échapper à lui-même, le film rentre dans ses sujets pour que le spectateur en sorte : film muet russe (l’URSS artistique laisse des traces), jeu vidéo d’arcade, langue anglaise, musique américaine, Kaurismäki nous force à admirer un art extérieur, étranger à son film & presque parasite, nous faisant réclamer l’art propre à lui & non juste un patchwork d’inspirations brutes.

    Mais son art consiste justement à questionner la contemplation, car c’est un véritable petit pays des Merveilles qui se compose derrière nos protestations : les quelques amis, tous appelés Frank & déguisés en Abbey Road, continuent de se reconnaître car ils sont des rêveurs qui ne perdent jamais pied dans leur philosophie, même si elle ne les emmène jamais plus loin que le prochain bar, & ils ne connaissent aucun drame : ni la mort ni la trahison n’auront la moindre gravité, & les obstacles seront balayés les uns après les autres par des délits sans conséquences – comme si la ville dormait, & rêvait les Franks. Un doux absurde unique.

    Un peu désespéré mais bizarrement sain d’esprit quand même, Calamari Union nous convainc pendant son visionnage qu’il n’y a pas de mauvais idéal. Fantasme de l’inconséquence sociale, il fait poursuivre à ses personnages une destination de conte de fées : le mythique quartier d’Eira, sorte de palais de la Reine blanche au cœur du fantasme, inatteignable quoique tout le monde sait comment y aller, comme si la seule frontière entre Frank & lui était celle du rêve lui-même. Mais… celui des personnages ou de la ville ?

    Piégés dans leur labyrinthe mental, les protagonistes sont confinés dans une oisiveté amusante d’où ils ne peuvent sortir qu’avec un fantasme plus grand encore : aller en Estonie dans une barque si précaire qu’elle aurait pu servir à Bergman à quitter Fårö. Qui l’eût cru ? Entre deux beaux monologues & une bonne musique homemade (gérée par un futur groupe tout aussi burlesque), on se dit que finalement, c’est le voyage qui compte. Même à l’arrêt.

    → https://septiemeartetdemi.com/
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 28 février 2010
    Un des premiers Kaurismaki. Amer, triste, pessimiste, drôle sans rire. à voir.
    Les meilleurs films de tous les temps
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