La Dame du vendredi
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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2026
En préambule, le ton est donné par une joute verbale entre Cary Grant et Rosalind Russell, respectivement rédacteur en chef et journaliste mais surtout anciens époux, dans une confrontation tout en ironie et causticité, voire en perfidie, bien dans l'esprit des comédies conjugales américaines.
Walter, pour empêcher le remariage tout proche d'Hildy, l'envoie faire une dernière pige pour lui à propos d'un condamné à mort sur le point d'être exécuté.
Dès lors, Howard Hawks met de côté la futile intrigue sentimentale entre Walter et son ex pour se consacrer à une satire féroce du journalisme ; le journalisme tel que le conçoit ce bataillon de plumitifs cyniques et grossiers dont Walter est le chef de file. Le condamné à mort, égaré et chétif, vu comme la victime expiatoire d'une société dévoyée et déshumanisée -le cinéaste n'est pas tendre non plus avec les élus, accusés de clientélisme et de corruption- n'est qu'une figure secondaire, simple sujet de scoop entre journalistes concurrents ou d'articles insincères flattant l'égo d'Hildy. Cette dernière, héroïne positive face à Walter, se révèle une ambitieuse, une orgueilleuse, finalement bien assortie à son cynique pygmalion.
Ouvertement vaudevillesques, le sujet et la mise en scène le demeurent également dans les moments plus graves, quand la fantaisie attachée aux personnages ne masque plus l'abjection de leurs manières et de leurs principes. Hawks est sévère et nous conduit à voir, au-delà de l'apparence de comédie, des traits inquiétants de la société américaine.
Le rythme accéléré du récit, la cadence infernale du montage et la profusion de dialogues donnent au film un tour un peu confus mais, en cette nuit d'effervescence, épousent comme il faut la verve et l'agitation des protagonistes et les nombreux rebondissements du sujet.
Mcbmcb18
Mcbmcb18

2 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2024
Un rédacteur en chef d’un grand quotidien, met tout en oeuvre pour récupérer sa femme également journaliste qui est censée se remarier.

Excellent divertissement, dont la trame éloquente, bombarde des dialogues ‘mitraillette’ à la fois irrépressibles et désopilants.
A voir.
HolyGorillaMonkeApe69
HolyGorillaMonkeApe69

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 août 2023
Une "screwball comedy" du début des années 40 on ne peut plus réussie, réalisée par le grand Hawks, qui aborde avec cynisme le milieu du journalisme grâce à une histoire relativement simple mais qui va droit au but et toujours en plein dans le mille. Pour commencer, les acteur sont excellents tous autant qu'ils sont, mais Cary Grant tout particulièrement a un charme fou, même sans parler de ses talents d'acteurs. Chacune de ses expressions faciales et de ses répliques fait mouche, il monopolise l'attention dès son entrée dans le cadre. Je dois dire que bien peu d'acteurs sont capables de me faire cet effet (en fait, hormis Giulietta Masina, Lino Ventura et Audrey Hepburn ça doit bien être le seul). D'un point de vue technique, rien d'extravagant, c'est plus ou moins du théâtre filmé, ce qui ne porte absolument pas préjudice à l'œuvre, au contraire, cela nous laisse apprécier dans toute sa splendeur la principale attraction du film : les dialogues. Et quelle merveille ces dialogues. Pendant toute la durée du film le rythme ne décélère à aucun moment, les joutes verbales sont cadencées, endiablées, frénétiques, pas le temps de respirer. Il n'est pas rare d'avoir des répliques qui se superposent ce qui peut troubler leur bonne compréhension par le spectateur (de nombreuses personnes semblent d'ailleurs s'en plaindre) mais cet élément m'a, à titre personnel, beaucoup plu, venant ajouter encore plus d'impétuosité, de dynamisme à l'ensemble qui n'en manquait pourtant pas. Là où il est exceptionnel pour d'autres production de m'arracher un sourire, j'ai ri aux éclats un bon nombre de fois devant ce joyaux, et que pourrais je demander de plus à une comédie ? Une utilisation sagace de l'humour au service d'un message, d'une critique pointant du doigt tout ou partie de la société. Là encore, pari relevé haut la main. J'avais déjà été bluffé par le "Ace in the hole" de Billy Wilder (sorti onze années après) mais ce film est tout aussi brillant dans son appréhension du monde de la presse. Au milieu de toutes ces merveilles se trouve également une romance assez convenue et unidimensionnelle qui ne sert que de prétexte à tout le reste, mais qui reste un petit délice en soit. Excellent film.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2023
Journaliste brillante, formée à la dure par le rédacteur en chef  du "Morning Post", Walter Burns (Cary Grant), qu'elle a épousé avant de s'en séparer, Hildy Johnson (Rosalind Russell) a décidé de quitter le métier pour se marier à un modeste employé de bureau d'Albany. Apprenant la nouvelle, Walter Burns, qui brûle de reconquérir son ancienne épouse, cherche à la retenir en lui demandant de couvrir les dernières heures d'un condamné à mort dont il est persuadé de l'innocence. Hildy, que la passion du journalisme n'a jamais quittée, accepte cette mission et va se retrouver impliquée dans la rocambolesque évasion du prisonnier.

"La Dame du vendredi" est peut-être un des films hollywoodiens les plus mythiques. Howard Hawks adapte une pièce de théâtre de 1928 "The Front Page" sur la presse, la justice et la corruption de la politique dont l'action en trois actes se déroulait dans la salle de presse du tribunal de Chicago au-dessus de la potence où un condamné à mort allait être pendu. La pièce n'avait rien de drôle ; mais Hawks en transforme radicalement le sujet et l'esprit en changeant le sexe de son personnage principal, Hildy Johnson, confié sur les planches à un homme. "La Dame du vendredi" - traduction calamiteuse de "His Girl Friday", allusion à peine voilée au Vendredi de Robinson - devient une "screwball comedy" loufoque à souhait, célèbre pour ses dialogues à la mitraillette.
"La Dame du vendredi" est aussi un film profondément féministe qui met son héroïne en valeur, dès son premier plan où on la voit traverser majestueusement la salle de presse du "Post". Le rôle avait été proposé à Ginger Rogers, Claudette Colbert ou Carole Lombard. Il échut à Rosalind Russell qui n'acquit pas la célébrité de ses concurrentes mais n'en est pas moins éblouissante.

Il est sacrilège de trouver à redire à ce chef d'oeuvre de la comédie américaine. Cary Grant y est d'un charme étincelant. Les dialogues sont un feu d'artifice. Pour autant, à mon grand désarroi, j'avoue que je m'y suis un peu ennuyé. Je m'y suis ennuyé comme je m'ennuie devant "La Joconde". Parce que la perfection, à un tel niveau, lasse. Parce que l'oeuvre est trop lisse, trop impeccable, trop prévisible aussi, pour provoquer chez moi une surprise, une interrogation.
Alasky

454 abonnés 4 539 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 août 2022
Comédie rythmée et très bavarde, à la limite du supportable tant le débit de paroles est rapide et effréné ! Ce film désuet vieillit mal comme beaucoup de films de cette époque, et celui-ci n'a rien de très original et ne marquera pas mon esprit sur la durée.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juin 2022
Démarrant avec un enthousiasme entraînant, cette comédie burlesque lorgne du côté de la satire juridico-médiatique quitte à mêler les registres de façon brouillonne; ce sont d'ailleurs la confusion et l'impression de tournis qui prévalent, induisant une certaine lassitude devant l'enchaînement de péripéties redondantes et l'incursion de personnages sortis ex machina! Une intrigue qui aurait gagné à se recentrer pour exploiter pleinement son aspect sautillant.
Matéo Benoit
Matéo Benoit

5 abonnés 240 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2022
Dans la lignée du Screwball Comedy ( comédie loufoque), Howard Hawks se moque du débit de parole et de la presse des années 40. Certes, le film est sympathique dans l'humour ( notamment les scènes avec Cary Grant) mais le rythme est un peu lent et on s'y perd un peu tout au long des péripéties.
MARYSE P.
MARYSE P.

3 abonnés 42 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juin 2020
j'ai adoré ce film, c'est vraiment un chef d'oeuvre, tellement dense et rapide qu'on doit le regarder au moins 2 fois de suite pour suivre tous les rebondissements et les répliques explosives, les acteurs sont époustouflants, un régal !
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2020
Elle, libérée mais trop. Lui, charmeur et manipulateur. Un couple en crise dans un contexte journalistique. Une dernière collaboration le temps d'une affaire judiciaire… Voilà le topo de cette comédie adaptée librement d'une pièce de théâtre de Ben Hecht et de Charles MacArthur. Comédie où la guerre des sexes s'accompagne d'une guerre du scoop. Howard Hawks (L'Impossible Monsieur Bébé) aborde tout cela à sa sauce, relevée et piquante : mise en scène follement rythmée autour de dialogues plein d'esprit et d'humour. Dialogues qui fusent non-stop et maintiennent une situation de crise permanente et délirante. C'est un sacré feu d'artifice verbal, sur un débit rarement égalé. Les affaires de cœur sont croustillantes. Les relations entre politique, justice et presse sont passées à la moulinette critique et caustique. Et les journalistes en prennent particulièrement pour leur grade : opportunistes, menteurs, cyniques, magouilleurs sans scrupule… Au final, cette Dame du vendredi (titre qui n'a guère de sens en français – Girl Friday désigne en anglais une "employée à tout faire") est l'un des films les plus en verve de Howard Hawks.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 janvier 2019
Très bon film. Une référence de la comédie Hawksienne. Tout cinéphile digne de ce nom , se doit d'avoir vu ce film. Ce n'est toutefois pas un chef d'œuvre.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 octobre 2018
Comédie signée par un H. Hawks alors maître du genre, et qui retrouve C. Grant après "L'impossible Monsieur Bébé", autre grand classique sortit l'année précédente. Là, c'est la consécration du dialogue nerveux, le débit mitraillette des acteurs (240 mots à la minute, contre 90 en moyenne à l'époque), avec des dialogues et des gags parfois irrésistibles. Le rythme est tellement soutenu qu'on peut le revoir plusieurs fois afin de tout saisir. Improvisant avec bonheur, les acteurs s'en donnent à cœur joie, tandis que Hawks brocarde gentiment le petit monde des journalistes de l'époque. Il signe aussi une charge assez féroce contre certaines institutions, et trousse au final une comédie de mœurs jubilatoire, éreintante, frénétique et parfois épuisante. On braille, on se chamaille, on parle les uns par dessus les autres, les portes claquent, c'est du théâtre de boulevard certes, mais le rythme que Hawks imprime au tout en fait un classique indispensable du genre. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juillet 2018
Une screwball comedy bien sympathique.
Cary Grant est toujours aussi excellent, en baratineur intarissable. Il en est insupportablement drôle. Il forme un couple très complice avec Rosalind Russell. Leur complicité à l'écran est palpable dès la 1ère scène.
Le film a du rythme, les péripéties s'enchaînent dans un temps de répit. Il vaut mieux s'accrocher pour suivre l'intrigue et ne rater aucun gag, vu la vitesse et la densité des dialogues.
Ce n'est pas le film qui redonnera une bonne image du journalisme, malgré deux personnages principaux extrêmement sympathiques.
C'est très plaisant.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 octobre 2017
Un chef d’œuvre vient de ressurgir dans les salles obscures. La Dame du Vendredi est l’adaptation de la pièce de théâtre The Front Page écrite en 1928 par Ben Hecht et Charles MacArthur. Mais le réalisateur Howard Hawks fera le choix de féminiser le personnage principal. Ainsi, une brillante journaliste vient annoncer à son ex-mari et ex-patron son mariage avec un autre homme. Toujours accroché à elle, ou au moins à son professionnalisme, Cary Grant va tout faire pour qu’elle accepte une nouvelle interview, celle d’un condamné à mort. Si le titre français n’a pas de sens devant la métaphore du titre originel, ce long-métrage est une pépite du cinéma de conversation. Les personnages parlent en même temps, se coupent la parole et donnent ainsi une impression profonde de réalisme. Rosalind Russell transperce littéralement l’écran de par sa prestance et son élocution.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
py314159
py314159

2 abonnés 144 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2017
Un patron de presse tente de récupérer son ex-femme journaliste qui se doit se remarier. Comédie romantique très rythmée. Les acteurs parlent à toute vitesse !
LALALALALERE
LALALALALERE

21 abonnés 199 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 février 2016
Le théâtre filmé a encore frappé ! Les acteurs parlent. Visuellement il n'y a rien. Le film a beaucoup vieilli. Les dialogues et les intrigues sont tout aussi désuets. A fuir !
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