Stereo
Note moyenne
1,7
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Yannickcinéphile

2 879 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 septembre 2016
Premier long-métrage de Cronenberg, Stereo est un film très expérimental qui ne plaira pas à grand monde, et qui déconcertera sans doute les fans mêmes du réalisateur ! Et cela, quand bien même certaines de ses obsessions sont déjà présentes !
Pour ma part Stereo m’a énormément divisé. D’un côté le scénario est pour ainsi dire inexistant ! Soyons franc, on sent quelques intentions chez Cronenberg qui s’attaque à la science, un de ses sujets fétiches, mais soyons franc aussi, il le fait avec la paresse du gars qui se dit : « On va faire bien mou, bien long, bien abstrait, ça va faire intello ! ». C’est vraiment ce qu’on peut ressentir devant Stereo, exercice de style lourd, indigeste, et cela en dépit d’une durée courte d’1 heure environ ! Cronenberg s’amuse sans doute, le spectateur reste aussi froid que les bâtiments du film ! Dans un genre approchant, Der Todesking de Buttgereit est mille fois plus maitrisé dans son propos.
En sommes on sent que Cronenberg avait un objectif ici : l’image. C’est peut-être finalement par là que le film se raccroche le plus au reste de la filmo du réalisateur, qui a toujours été plus plasticien que narrateur. Alors là c’est vrai, le noir et blanc est superbe, surtout pour un film amateur, très bien exploité, les décors sont judicieusement choisis, la mise en scène est très pro, et on sent un sens de l’image certain. En clair Cronenberg s’affirme comme un artiste de talent, mais c’est très regrettable qu’il se soit enfoncé comme cela dans un exercice de style bien vain et abscons.
Je ne parlerai pas beaucoup des acteurs, anonymes et qui ne font pas grand-chose, comme souvent dans le cinéma expérimental, même s’ils ne m’ont pas semblé spécialement mauvais pour voir leur peu d’expérience. Je ne parlerai pas non plus de la musique, puisqu’il n’y en a pas. D’ailleurs j’ai trouvé là encore un choix assez pénalisant pour le film : l’absence de sons d’ambiance.
En conclusion Stereo est un métrage clivant de Cronenberg, qui tout de même, à mon sens, avec ce film, essaye de se donner des airs « cinéastes indépendants » un peu gratuitement. De beaux éléments formels, mais le fond, lourd et qui ne mène pas vraiment quelque part est décevant. 2.5
titusdu59
titusdu59

85 abonnés 696 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 août 2011
Comment dire... Bon, je vais commencer par la seule chose que j'ai trouvée acceptable dans ce film: la mise en scène. Certains plans sont sympas, et le noir et blanc est superbe. Mais pour ce qui est du reste... Y a pas de mots assez forts, assez dévalorisants pour décrire ce "Stereo"... Tout d'abord, je n'ai rien compris aux espèces de délires pervers de Cronenberg (il est fou ce type!!) sur la télépathie et la sexualité. Le réalisateur canadien essaie en effet de composer un assemblage de phrases faussement intellectuelles et scientifiques avec des mots compliqués (un moment, il parle de sexualité tridimensionnelle...) pour montrer qu'il a de la cervelle. De la vraie branlette intellectuelle. Et moi, les gens qui se prennent au sérieux, je peux pas les piffer (et là, il se prend très au sérieux, le petit Cronenberg!). Et puis en plus, "Stéréo", c'est l'exemple type de l'exercice de style pompeux et lourdingue: il y a cette voix-off qui saoule du début à la fin, et quand elle s'éteint, on a le droit à ces longs moments de silence où rien ne se passe, qui ne servent à rien, qui ne font rien avancer. D'ailleurs, il ne se passe rien tout le long du film, c'est juste des morceaux d'images et de sons assemblés qui ne font rien ressortir. Et par conséquent, l'heure que dure le film en parait le triple. Vraiment, David, si par le plus grand des hasards tu me lis un jour, tu sauras où tu peux te mettre mon doigt, parce que là, tu nous a pondu une belle grosse flaque de chiasse.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 octobre 2012
Film d'étudiant Cronenberg livre un curieux film réussi dans sa forme (on remarque déjà la maîtrise de la caméra) mais ennuyeux dans son fond avec cette histoire d'érotisme chez les télépathes auxquels on ne comprend rien et qui ne nous passionne jamais. Durant 1 heure (et 2 minutes) c'est déjà trop long pour maintenir notre intérêt jusqu'au bout, une vingtaine de minutes auraient suffi. A regarder uniquement pour les plus curieux.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 173 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 février 2021
Premier long-métrage de David Cronenberg qui nous entraîne dans un futur proche au sein de la "Canadian Academy of Erotic Enquiry", un institut scientifique où de jeunes adultes acceptent d’être les cobayes de diverses expérimentations sexuelles menées par un parapsychologue.

Comme cela sera le cas avec son second film (Crimes of the Future - 1970), il n’y a ici aucune ligne de dialogue, si ce n’est l’apport d’une voix-off. La seule différence notable avec son 2ème film, c’est l’absence total de son et le fait qu’il ait été intégralement filmé en noir & blanc.

Longues et interminables, c’est l’effet que nous renvoie ces 60 minutes où la voix-off débite du charabia pompeux scientifiques & métaphysiques, sur des recherches ésotériques, sexuelles et télépathiques (ce dernier est d’ailleurs un thème qui sera de nouveau traité dans à travers son film culte Scanners - 1981).

Long, ennuyant & barbant. Une branlette intellectuelle à l’image de son film suivant…

► http://bit.ly/CinephileNostalGeek ★ http://twitter.com/B_Renger ◄
Le-Droogie
Le-Droogie

21 abonnés 220 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juin 2011
Je n'ai pas eu le sentiment que Cronenberg nous offrait là une réelle oeuvre cinématographique, mais plutôt le résultat d'une expérience scientifique découlant d'un fantasme humain que de découvrir l'autre de manière absolue. Une sorte de démonstration kantienne, incitant ses sujets à se défaire du Moi Empirique pour en arriver à un Moi Transcendantal. Vous l'aurez compris, l'heure n'est pas au divertissement avec ce premier film du canadien, mais bel et bien à la réflexion.
Si tout se suit fluidement pour peu que nous soyons initié à ces quelques concepts philosophiques, l'oeuvre déroute d'abord par son absence totale de son, si ce n'est cette voix-off nous exposant l'expérience ici tentée, intercalée aux images du déroulement de celle-ci parmi les cobayes. Fort d'un fond très riche et intéressant, notamment dans son discours sur lequel devrait se baser les nombreux conservateurs français qui refusent de laisser passer la loi légalisant le mariage homosexuel, prêtant à dire que leur principal argument, s'agissant de la reproduction, ne représente qu'une infime partie du spectre sexuel humain, le film pourrait faire bavarder nombre de penseurs tant par son contenu que par sa démonstration.
Toujours est-il que le résultat est très lourd, et que les informations délivrées sont parfois d'une telle complexité qu'il aurait peut-être été préférable de rallonger la durée du métrage pour nous exposer les points de vue nécessaire à une totale compréhension des propos amenés.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 février 2025
Après deux courts-métrages couleurs extrêmement bavards, David Cronenberg part dans l’extrême inverse avec son premier long-métrage, c’est-à-dire un film en noir et blanc et dont l’unique son sera une voix-off récitant un texte proche d’un rapport scientifique. Les passages totalement silencieux sont donc extrêmement présents et c’est cette voix-off qui explique véritablement le thème de l’intrigue. Stereo est donc un film très austère et pouvant facilement ennuyer. Pourtant, on ne peut que constater que, d’un point de vue visuel, Cronenberg a fait d’énormes progrès en offrant une forme désormais professionnelle malgré son petit budget : on peut même penser à Stanley Kubrick sur certains plans (en particulier des travellings). En outre, la personnalité du cinéaste émerge plus fortement en utilisant des thèmes que l’on retrouvera dans certaines de ses œuvres suivantes comme la télépathie, les expériences scientifiques et l’érotisme. Stereo est donc un film peu passionnant en tant que tel mais qui permet de voir se créer les caractéristiques d’une œuvre assez identifiable.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 juillet 2014
Nous sommes en 1969. Le jeune David Cronenberg, toujours en plein dans ses études de cinéma, signe son premier long-métrage après deux courts (Transfer et From the Drain) sans autre intérêt que d'exposer - déjà - son intérêt pour la psychanalyse et le danger de la contamination. Stereo, quant à lui, se veut à la fois prolonger cette veine et offrir une expérience sensorielle particulière, elle-même mise en abyme d'une autre expérience justement anti-sensorielle. Développons, sous peine de devenir aussi hermétique que peut l'être Stereo. Le principe est en fait de filmer l'isolement d'un groupe de 8 sujets d'étude soumis peu à peu à une disparition de leur capacités cognitives au profit de capacités télépathiques, étudiant ainsi la nature des communications, des liens et des rapports qu'ils mettent alors en place. La mise en abyme, justement, passe par l'absence totale de sons (mis à part une voix off explicative des enjeux de l'expérience), qui place le spectateur dans un état semblable à celui des personnages. Là réside principalement l'intérêt de Stereo, en cette expérience troublante qui génère très peu de repères et donne au hors-champ une importance encore plus grande que d'ordinaire. Tout ça en parallèle de répliques servies par une voix-off assez bien placée, qui, décrivant les processus expérimentaux (on sent bien dans son approche que Cronenberg a commencé par des études scientifiques) et leurs impacts nous amènent à évaluer la probabilité de ceux-ci, faisant sans problème extrapoler sur toutes les questions parallèles qui se développent, de la nature réelle du langage et de la pensée aux tenants de la sexualité humaine, en passant par la maçonnerie de la société ou encore la construction du psychisme. Le problème, au final, c'est que tout ça est bien théorique, que la voix-off extérieure nous le rappelle sans arrêt, et que Stereo manque de fait sacrément de force, quand développer l'expérience sous une forme plus fictionnelle aurait sans doute permis une meilleure implication du spectateur (manque de moyens pour développer le récit sur plus d'une heure, peut-être). Mais surtout, c'est l'intérêt des séquences qui entrecoupent les interventions de cette voix-off qui peut être questionné. Les personnages s'y déplacent selon des règles et des idées très confuses, sans vraiment démentir, sans vraiment confirmer quoi que ce soit. La symbolique est également assez lourde, et les cadres étudiés n'y changent rien. Bref pas de doute, Stereo possède déjà beaucoup de ce qui a fait le cinéma de son auteur, et demeure une expérience plutôt riche, mais pas dénuée quand même d'une part de prétention qu'elle n'arrive pas à contenir. La note, pour un tel film, est quand même plutôt anecdotique ; ici seule l'expérimentation importe.
JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2017
Premier film de Cronenberg. Film de science-fiction, sans dialogue, uniquement une voix off, qui essaie d'expliquer des expériences faites dans un institut de recherche, entre des personnages s'adonnant à la télépathie.

Une bonne réalisation sur un scénario pseudo-scientifique quasi incompréhensible. Le discours est abscons, mais la réalisation est intéressante (couloirs, angle de prise de vue, noir et blanc). La recherche stylistique est constante, ce qui fait qu'un cinéphile est intéressé mais le film reste ennuyeux, et pourtant le film ne dure qu'une heure.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 26 juin 2012
Stereo est une expérience troublante. Tous les éléments de la réalisation sont là pour perturber le spectateur et le mettre dans un état similaire aux personnages. Le premier film de Cronenberg pourrait presque être comparé à un film expérimental, où la forme rejoint idéalement le fond dans cette étude des relations sociales. Les personnages, sujets d'une expérience scientifique visant à développer la télépathie, vont connaître des évènements périodiques aux diverses causes et effets ; alimentée par des commentaires nous renseignant sur l'expérience, l'image va être toujours liée à ce que la voix nous apprend. Le complexe canadien, cadre de l'expérience, va nous apparaître comme une bulle où sont enfermés les patients, filmée avec des effets destinés à la rendre mystérieuse, voir terrifiante : travelling avant, renversement du cadre etc.

Difficile de décrocher une fois plongé au cœur de l'expérience, ce mélange entre cette fascination dérangeante et cette ambiance malsaine ne nous laissant pas indemne. Des rapports de force naissent entre les sujets, entre confiance et méfiance, on ne sait pas qui domine, qui subit, et on est incapable de savoir jusqu'où le malêtre créé par ces communications peut aller. Les êtres humains deviennent secondaires par rapport à ce qu'ils sont entrain de créer, un groupe de personnes uni par des liens qui dépassent l'entendement, une entité générée de ces communications télépathiques. Le travail psychique mis en évidence, les faiblesses mentales des patients qui se dévoilent au fur et à mesure et les risques causés par de telles expérimentations nous sont toutes présentées avec une maîtrise telle que l'on ne peut rester insensible.

Ce silence absolu, cette absence de relation sensorielle avec les personnages, joue sur notre propre psychisme et nous transmet littéralement leurs craintes. Car, malgré la présence d'une voix-off qui pourrait mettre une distance entre le spectateur et les personnages, l'empathie est présente, la peur de savoir ce que peut provoquer de telles relations se voulant de plus en plus insistante. C'est une véritable étude de l'humanité, de sa conscience d'appartenance à un groupe, de ses rapports de force constants, et de sa manière d'y réagir. Persuasion, protection, tout est au rendez-vous, et les divers duo ou trio qui partagent l'écran sont non seulement joué par des acteurs aux gueules uniques, mais aussi par des acteurs qui parviennent à nous apparaître sympathiques et détestables à la fois.

Le film, dans sa composition, du montage aux choix artistique, sert un discours qui gagne en intensité au fil des minutes et qui en une heure seulement arrive à nous prendre dans son jeu, dans son expérience, et nous devenons un patient comme un autre, aux craintes grandissantes. Émerger de Stereo n'est pas chose facile, j'ai rarement vu un film aussi dérangeant, qui pourrait être très mauvais, mais qui, grâce à des choix judicieux, devient beau, et surtout fascinant.
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 février 2023
Il y à de l'idée, mais que c'est looooooooooong... Et pourtant, ce film ne dure que 62 minutes, un moyen-métrage donc. Mais au ressenti, ce film semble en durer le triple. J'ai vraiment eu l'impression que le temps défilait au ralenti. C'est, désolé de la vulgarité, d'un chiant...
Filmé en noir & blanc, sans piste sonore (la caméra était tellement bruyante que Cronenberg a préféré, ou bien n'avait-il tout simplement pas le choix, faire le film en muet) mais avec, rajouté en studio, une voix-off (plusieurs, en fait) énonçant mollement des précisions scientifiques sur le sujet du film (une expérience cheloue sur la télépathie dans un institut canadien), "Stereo" a été fait avec des acteurs que j'imagine non-professionnels. C'est un film expérimental un peu SF, dont le scénario est si abstrait (et l'absence de dialogues n'arrange rien) que je ne sais pas s'il y en à un, en fait.
On s'ennuie franchement devant ce film. Et je me demande bien pourquoi, vu qu'il a rajouté au montage une voix-off de commentaire, Cronenberg n'en a-t-il pas profité pour rajouter les quelques dialogues du film. Hein, David, pourquoi ? Il avait sûrement ses raisons... Quoi qu'il en soit, ce premier film de Cronenberg ne figure aisément pas parmi ses réussites, mais il s'agit en revanche d'un de ses plus étranges, si ce n'est le plus étrange. Une curiosité qui ne plaira pas à tout le monde, loin de là.
GéDéon
GéDéon

133 abonnés 711 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 août 2025
S’il ne s’agissait du premier long-métrage de David Cronenberg, il n’est pas certain qu’il susciterait beaucoup d’intérêt. Ce film, sorti en 1969, contient déjà quelques thèmes chers au réalisateur canadien (la médecine, la psychanalyse, la sexualité, etc.), mais l’ensemble reste noyé dans un océan de verbiage pseudo-intellectuel absolument éprouvant. L’histoire de cette expérience scientifique basée sur la télépathie pour attiser les pulsions sexuelles des patients devient vite pompeuse. L’unique message accessible demeure la démonstration que l’attirance physique repose principalement sur des critères de reproduction. Seule la mise en scène basée sur une photographie en noir et blanc stylisée permet de conserver un peu d’attention. Bref, un film expérimental très prétentieux et totalement abscons.
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 octobre 2008
Loin des clichés, ce chef d'oeuvre numéro 1 de Cronenberg nous montre une belle allégorie sur ces gens faussement ambitieux, et en réalité ultra pro " système " : Le coté inquiétant des cobayes rebelles préférant le vrai contact parle de lui-même !
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2018
Un premier long métrage de David Cronenberg assez plaisant, et qui ne se révèle absolument pas ridicule, et vide en terme d’images, malgré son petit budget à hurler de rire. Pour quelques milliers de dollars, Cronenberg sort Stereo, une œuvre qui ressemble à un documentaire, qui évoque la psychanalyse. On essaie même d’analyser, de redécouvrir et même d’expérimenter cette pratique. Les relations sociales, la télépathie, et l'étude du rapport entre le chercheur et le patient. Un casting inconnu, qui rend l’œuvre pure, les protagonistes ont réellement l’air de psychanalystes. Un film en noir et blanc, qui crée de certains malaises de temps à autres, par son silence absolu qui peut durer des minutes. De temps à autres, des voix nous expliquent les études qui constituent le film, et nous racontent, ce que l’on peut en déduire. De beaux décors de temps à autres, un magnifique lieu qui correspond parfaitement au film, il en est de même pour les décors, ou les maquillages. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 4/5
cylon86

2 833 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 septembre 2010
La curiosité des dix premières minutes finit par faire place à l'ennui pour ce premier film de Cronenberg qui endort le spectateur avec sa voix-off pompeuse. Si la mise en scène est de bonne qualité, le mutisme de tout le film finit par endormir. Sûrement intéressant si l'on a l'esprit bien éveillé mais sinon c'est chiant.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 15 juin 2011
Cybernétique socio-humaine : expériences sur 8 sujets télépathes de la catégorie A, selon les théories d'un docteur "aphrodisiaste". Dans son premier long métrage, Cronenberg nous emmène dans une sorte de secte avec pour unique son la voix morne d'un narrateur dont le langage supra technique nous assomme. Très belle photo en noir et blanc jouant avec les espaces et les lumières. Décalage assez intéressant entre le texte qui expose des vérités froides et mathématiques, et les images de nos sujets les démentant. Domination, pilules du plaisir, interaction, ce "Stereo" pose des questions intéressantes, "A quel point la pensée dépend-elle du langage?" mais s'embourbe dans la théorie avec une telle lourdeur, abuse des clichés les plus faciles (bandeau sur les yeux, oeil gigantesque en photo, homme caressant un mannequin pour cours d'anatomie, la tétine de l'enfant tétée puis découpée, les symboles surfaits à la pelle) qu'on peine à aller jusqu'au bout de cette heure de film qui en paraît quatre. Il eût pu être une expérience surréaliste ou futuriste intéressante si le texte n'avait pas été aussi mathématiquement envahissant au point de nous éloigner parfois de l'image. Cronenberg, il a 25/26 ans, confond messages overdosés et impact cinématographique.
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