692 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
81 critiques spectateurs
5
13 critiques
4
34 critiques
3
19 critiques
2
9 critiques
1
5 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Patjob
45 abonnés
766 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 3 décembre 2021
Il faut être patient dans la première partie du film, un long prologue plutôt pesant qui réunit pas mal de poncifs du western : l’image du « héros » imperturbable, Tom Dunson, le baiser d’au revoir à sa dulcinée, la fidélité du vieux Groot, la menace des indiens, le tout sur une musique grandiloquente…Elle n’a que le mérite de poser les personnages et les bases de la suite. Le film prend son envol dans sa seconde partie, qui commence quinze ans plus tard, et qui réunit les histoires individuelles et l’histoire collective : l’ouverture d’une piste par un gigantesque transfert de bétail qui représente un pas décisif dans l’histoire et l’économie du pays. Au cours de cette grandiose aventure, les failles et faiblesses des différents personnages se font jour, relativisant ainsi les impressions données dans le prologue. Et le film bascule lorsque Matt choisit d’écouter sa conscience, au détriment de sa fidélité et de son amitié pour son père adoptif. La troisième partie du film prend une dimension dramatique et psychologique entre les différents personnages. Cela donne des scènes remarquables comme les face à face entre Tom et Matt, ou la magnifique discussion entre Tom et Tess, le récent grand amour de Matt. Là, dans son premier western, Hawks dynamite (il faut resituer le film à son époque) le genre, en déconstruisant l’image mythique du héros, et en donnant aux femmes l’intelligence et la lucidité qui manquent aux hommes ; et le dernier duel qui oppose habituellement solennellement les deux héros se transforme en une simple bagarre sans vainqueur, si ce n’est le discours raisonnable que cette femme leur tient.
La Rivière rouge (Red River) est l'histoire d'un éleveur qui a construit un empire du bétail et décide de quitter le Texas pour aller vendre son bétail au Missouri (Chisholm Trail). La transhumance est un élément classique du western et le réalisateur Howard Hawks nous faît vivre les rudes conditions inhérentes à un tel périple.
Le film a tout de même un peu vieilli (1948) et les défauts de montage et de découpage sont très visibles. Mais on reste impressionné par les moyens de l'époque avec certainement le plus grand troupeau de vaches jamais constitué au cinéma.
Howard Hawks signe ici son premier western et dirige pour la première fois Wayne et Clift. John Wayne nous livre une belle performance dans un rôle délicat de héros imparfait.
Le résultat est globalement bon mais la relation père/fils adoptif aurait méritée d'être davantage approfondie. On regrettera quelques longueurs et une fin trop précipitée.
Le chef d'oeuvre des chefs d'oeuvre. Un affrontement épique entre l'ancienne et la nouvelle école. Clift oublie le déplorable enseignement de la méthode de l'Actor's studio et tient tête à John Wayne.
Un western banal avec de grands espaces, des méchants indiens à dégommer (ils sont tous mauvais contrairement aux braves hommes blancs),... mais ce n'est pas le seul problème: Howard Hawks n'est pas John Ford et ça se voit dans la réalisation qui comporte plusieurs défauts. Et puis la fin est ridicule, John Wayne redevient un gentil gars et tout le monde le pardonne d'avoir été tyrannique; il ne fallait pas choquer le public en diabolisant son héros.
Un grand classique du western et l'un des derniers chefs d'oeuvre du grand Howard Hawks. Les relations entre John Wayne et Montgomery Clift sont bien décrites et les 2 acteurs sont excellents à la tête d'un casting irréprochable.
Ce grand classique du western est d’une incroyable modernité : réflexion sur l’histoire (le passage d’un monde de traditions à la modernité), sur l’exercice du pouvoir (et sa dérive totalitaire) et interrogation sur la notion de transmission… « La Rivière rouge » est d’une grande complexité thématique. Ses personnages sont tout autant attachants qu’ambivalents (John Wayne campe magistralement un personnage paranoïaque et obsessionnel, Montgomery Clift est à la fois angélique et très ambigu dans son rapport à ce père de substitution, etc). Mais le film est aussi une magnifique épopée, celle de ces vachers qui amenèrent le bétail au-delà de la Frontière, permettant l’élargissement d’un pays. Histoire d’hommes comme les aime Hawks, ici teinté d’ambigüité homosexuelle à travers la douceur de Clift ; « La Rivière rouge » est une grande réussite, tant sur le fond que sur la forme.
Merveilleux classique du genre : Il est étonnant d'apprendre que c'est le 1er western du réalisateur car le" fil rouge" du film est bien ce long convoyage de milliers de têtes de bétail. Le passage le plus captivant est justement le passage de la "Red River" où la tension est palpable,spoiler: ( bien qu'il ne se passe rien) ,avec la traversé des "cows" et le travail des "cows boys" sur leurs monturesspoiler: (vraiment doués).
Certes la vision des "peaux rouges" et des femmes est caricatural , mais on appréciera de voir l'attaque du convoi par les "comanches". Les deux acteurs principaux jouent avec harmonie leurs rôles : John Wayne en rustre impitoyable, et Montgomery Cliff spoiler: (qu'il est beau et monte bien à cheval) en fils épris de justice et de justesse Le tournage en noir et blanc et la musique sont très au point. On regrettera, comme dans beaucoup ces vieux films, une fin sympathique mais ridicule
Un grand western puissant au souffle épique, ou les scènes grandioses se succèdent. Mais ce qui reste passionnant c'est les rapports entre les personnages. John Wayne tout à la fois courageux puis cruel face à un Walter Brennan fidèle en lui même et une Joan Dru magnifique . Mais la vrai sensation du film c'est Montgomery Clift, 26 ans , qui pour son premier film, tout en retenue et en puissance arrive à faire jeu égal voire même par moments à éclipser le grand John Wayne. Certains regretteront peut être une happy end mais on pourra difficilement s'en plaindre tant la tension a été forte pendant la deuxième partie du film.
Un excellent western si on excepte les archétypes de l'époque. Le film vaut surtout par la mise en scène et l'interprétation de l'ensemble du casting, John Wayne en tête. J'ai une version "16 mm" vieille de quarante ans que j'avais soigneusement nettoyée et restaurée pour amoindrir les rayures et les craquements de la piste magnétique. J'ai été réellement déçu par le transfert numérique diffusé sur Arte le 20 janvier 2014, alors que cette chaîne est de coutume une garantie de haute qualité pour le visionnage des films qu'elle programme. Les contrastes du noir et blanc étaient ignobles. Quant au son, il était quasiment inaudible. Sur ma copie argentique les paysages et les cieux sortent de l'écran tandis que le son mono, même s'il diffuse un léger souffle, donne l'impression que le troupeau vous entoure. Ben franchement, je préfèrerais que les américains confient la numérisation et la restauration de leurs films aux allemands, quand on voit comment ces derniers ont refaits la "Belle et la Bête" de Cocteau et "Les Misérables" avec Harry Baure !!!
Voilà un western « classique » de très bonne facture. Le 1er pour Howard Hawks qui dirige John Wayne dans le rôle d'un chef de convoi de bétail qui va progressivement devenir un insupportable tyran. Il est assez plaisant de voir Wayne dans ce type de rôle, opposé à un jeune loup aux dents longues, Montgomery Clift, qui campe parfaitement la figure du « fils » tuant le « père ». La mise en scène est assez exceptionnelle avec une maîtrise parfaite des grands espaces et des combats pêchus avec des hordes d'Indiens énervés (classique mais efficace). L'incroyable périple entre le Texas et le Missouri nous transporte littéralement dans le Grand Ouest et la beauté de Joanne Dru apporte une touche de romance et de lyrisme. Très bon western qui aurait pu être un chef d'oeuvre si la fin n'était pas si « happy », celle-ci ne respectant apparemment pas celle du livre dont le film est tiré.
Il est assez rare de voir John Wayne jouer un rôle de « méchant ». Du moins, à cause de l’aigreur, il va devenir progressivement paranoïaque et violent. Intéressant. A son opposé, le très « cool » et sensible Montgomery Clift, son fils « adoptif ». « La rivière vouge » aborde la question du rapport filial (mythe d’Œdipe) : le « fils » qui n’a pas son mot à dire va chercher à s’extraire progressivement de l’emprise de son « père » omnipotent. L’intérêt principal de ce film réside, d’un côté, dans cette confrontation qui va dégénérer (avec une « mise à mort » symbolique) et, de l’autre, dans le mythe du convoi du bétail à travers le Wild West. Dès les premières scènes, la violence inhérente à cet univers sauvage s’installe et ne cessera d’aller crescendo. Dans la seconde partie du film, l’arrivée de la solaire Joanne Dru va éclaircir le film avec une happy end attendue (on aime, on n’aime pas). Malgré quelques temps faibles, un quasi chef d’œuvre quasi incontournable. Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
Un très bon western, peut-être même le meilleur de Howard Hawks avec Rio Bravo. Épique, la traversée du désert par les cow-boys et leur troupeaux de 9000 têtes sur 3000 km est mise en scène dans les règles de l'art avec indiens, mutinerie, eun John Wayne éblouissant dans son rôle de chef autoritaire et imperturbable. C'est d'ailleurs du côté des personnages que le film brille le plus, sans oublier un humour cher a Howard Hawks qui fait souvent mouche.
Howard Hawks signe ici un western grand spectacle de qualité. Pour l'époque on a ainsi droit à des scènes très impressionnantes de chevauchées et de convoyage du bétail. Si on peut regretter une fin aseptisée, c'est la vision de Hawks qui est de divertir avant tout et donc la fin se devait de ne pas être sombre, cependant on appréciera néanmoins ce héros campé par John Wayne qui devient peu à peu tyrannique dans l'exercice du pouvoir, créant ainsi une analyse de la mécanique du groupe particulièrement réussie donnant la part belle au débutant Montgomery Clift.
Howard Hawks nous offre cet excellent western parfaitement mis en scène, qui se base sur une opposition père et fils spirituels entre John Wayne et Montgomery Clift.