The Tragedy of Macbeth
Note moyenne
3,3
374 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

25 critiques spectateurs

5
2 critiques
4
8 critiques
3
4 critiques
2
10 critiques
1
0 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
liamsi
liamsi

26 abonnés 475 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 février 2022
J'attendais impatiemment ce film au casting 5 étoiles réalisateur compris... Finalement il est à réserver aux amateurs de théâtre plutôt que de cinéma, le mélange des deux n'a pas été plaisant pour ma part.
Franck P.
Franck P.

4 abonnés 1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 janvier 2022
Le réalisateur Joel Coen adapte Shakespeare avec The Tragedy of Macbeth, un film visuellement époustouflant qui met en vedette certains des meilleurs acteurs de cette génération.

Macbeth de William Shakespeare a existé dans de nombreuses itérations différentes au cours des siècles depuis sa première mise sur papier. Ici, le réalisateur Joel Coen, travaillant sans son frère Ethan, cherche à adapter la fable populaire du Barde et fait appel aux deux acteurs Denzel Washington et Frances McDormand pour jouer ses deux personnages centraux.

Alors que les œuvres antérieures de Coen ont mélangé comédie et drame, The Tragedy of Macbeth est aussi fidèle d'une adaptation qu'on pourrait l'imaginer. À tel point qu'on a parfois l'impression qu'une pièce de théâtre a pris vie avec des décors minimalistes et des tours de caméra qui encadrent les scènes comme sur une scène. The Tragedy of Macbeth est toujours Shakespeare et tout ce qui l'accompagne, mais c'est facilement l'une des versions les plus impressionnantes de cette histoire mise en film.

Macbeth est une pièce qui n'a pas besoin de beaucoup de résumé, mais qui vaut la peine de souligner les choix narratifs de Coen. Il choisit de ne pas embellir les événements de la pièce de Shakespeare ou d'y ajouter au-delà de ce que le texte suggère. The Tragedy of Macbeth est sans doute l'une des adaptations cinématographiques les plus fidèles, mais ce qui rend cette version de Macbeth si unique, c'est son cinéma et ses performances.

Denzel Washington commande l'écran avec une présence séduisante. Lorsqu'il tombe pour la première fois sur les Wyrd Sisters (jouées avec une confiance troublante par Kathryn Hunter), Macbeth est entrepreneurial et naïf. Mais à mesure que le personnage commence à gagner en puissance et en confiance, poussé par les prophéties des sorcières, Washington devient obsédant et alarmant. Washington a clairement le don de livrer un pentamètre iambique shakespearien.

En face de Denzel Washington, Lady Macbeth de Frances McDormand entre dans le cadre en tant qu'épouse obsédée, mais dévouée dont l'ambition la pousse à la folie. Alors que la descendance du personnage de Washington est mise en évidence par une ignorance béate, McDormand se sent contrainte par le désir d'être libérée de sa culpabilité. Qu'il s'agisse d'agir en face de Washington ou de monologuer la caméra, Lady Macbeth de McDormand est à la fois envoûtante et troublante.

Le reste de la distribution de The Tragedy of Macbeth convient également à la matière. Les points forts particuliers sont Ross interprété par Alex Hassell, Banquo par Bertie Carvel et Malcolm par Harry Melling. Évidemment, une adaptation de Shakespeare mettant en vedette Denzel Washington et Frances McDormand est facile à vendre, mais l'histoire ne fonctionne que si tout le monde sert le ton de la pièce. Coen s'est assuré de trouver des acteurs qui non seulement pouvaient relever le défi du dialogue, mais aussi capturer la nature onirique du film.

Où le ton de The Tragedy of Macbeth transparaît le plus, c'est dans sa cinématographie et sa conception de production. L'utilisation de la lumière et de l'ombre par Bruno Delbonnel aide à donner aux ensembles clairsemés un sentiment de portée et d'échelle qui s'étend au-delà du cadre 4:3. Le choix de tourner le film en noir et blanc met un certain accent sur les performances, mais il met également en évidence les petits détails des costumes et des visages des acteurs. Les mèches individuelles de cheveux gris de la barbe de Macbeth ou les corbeaux foncés qui servent de motif constant dans le film donnent à The Tragedy of Macbeth une texture palpable et transforment chaque cadre en un régal pour les yeux.

Partie intégrante de la cinématographie, la scénographie de The Tragedy of the Macbeth évoque le sens d'une pièce de théâtre filmée. Il y a une qualité presque diorama dans les décors du film, ce qui permet aux 4:3 de servir de rideaux autour du cadre, et l'utilisation de fumée aide les éléments visuels individuels à se démarquer et suggère également un monde plus vaste qui est hors de portée. Chaque scène et chaque décor semble soigneusement construit pour travailler avec la cinématographie afin de créer un aspect et une sensation d'ensemble qui se marient bien avec la nature onirique du récit de la pièce. Même ceux qui ne se soucient peut-être pas de la langue de Shakespeare pourront apprécier l'expertise cinématographique exposée.

The Tragedy of Macbeth est une adaptation impeccablement conçue qui est exacte dans les moindres détails. Les performances sont respectueuses du matériel d'origine. Visuellement, le film récompense un œil actif et chaque image pourrait exister comme une œuvre d'art austère. La substance a été prouvée à maintes reprises, mais le style est ce qui vend vraiment cette version particulière.
Guillaume
Guillaume

155 abonnés 1 753 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2022
"THE TRAGEDY OF MACBETH" se dévoile sous un autre jour, celui de la modernité. Portée par un Denzel Washington au charisme hyptonique, l'oeuvre du dramaturge britanique le plus célèbre de l'histoire s'aborde sous un aspect hybride, entre théâtre et cinquième art.
Une production peu conventionnelle, mais qui n'arrive malheureusement pas à la rendre accessible au plus grand nombre.
fbelleton
fbelleton

4 abonnés 32 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 janvier 2022
Ce film est d'une beauté sublimée par le choix du noir et blanc. La photo est magnifique, les plans doux et naturels apportent beaucoup de douceur au texte. Je connais (un peu) l'oeuvre de Shakespeare et pour moi tout est respecté.

Côté respect de l'oeuvre (que je connais un peu) c'est vraiment bien, on n'a même quelques phrases intégrales. Le choix d'un black comme personnage enlève beaucoup de crédibilité toutefois.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 janvier 2022
Denzel est magistral. Le format et le choix du N§B sont particulièrement bien adaptés à une réalisation théâtrale cinématographique. La fidélité aux textes et à la pièce ne faillit pas. Les décors sont épurés avec de magnifiques jeux d'ombre théâtraux avec des musiques soignées.
Le cinéma permet les allégories rajoutant une dimension illustrative très efficace : sorcières et corbeaux, vision angoissante qui fait péter les plombs devant sa cour, reflets de visages à l'énonciation des prophéties,...
Et le fog écossais devient un élément central au service des décors ciselés...
Arthur Guezou
Arthur Guezou

215 abonnés 1 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2022
Le film est vraiment très bien, et c'est une très bonne adaptation. Chaque plan est méticuleusement bien composé avec de magnifiques décors. La mise en scène est théâtrale parfois un peu trop mais connaissant le style du frère Coen et l'œuvre originale, cela parait logique. Mais pour moi ce qui m'a un peu dérangé est l'écriture non pas du récit car sur ce point c'est parfait mais des dialogues : ils ne sont malheureusement pas réécrit et donc il ne sont pas très naturel, cela ne vient pas de l'acting car l'incarnation est parfait, mais bien de l'écriture même.
Ce n'est bien sûr pas une raison pour passer à côté de ce film si vous en avez l'occasion.
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2022
Baigné dans un magnifique noir et blanc, le superbe texte du plus grand dramaturge britannique se déroule avec ses métaphores, sa poésie et ses allégories, malgré la violence de l'histoire et la noirceur de ses personnages.
Le travail soigné de lumière, la scénographie entre film et théâtre, et surtout la distribution impeccable des comédiens aussi sobres que précis, ne pourront que réjouir les amateurs dont je fais partie.
Moderne, crépusculaire, la richesse des mots de Shakespeare peut se décliner à l'infini...
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 janvier 2022
Ce film, réalisé par Joel Coen et sorti directement sur Apple TV+ tout récemment, n'est pas terrible. Pourtant, je dois dire que ce film m'attirait particulièrement, même si on ne peut pas dire que je sois spécialement fan de la pièce homonyme de Shakespeare. Shakespeare, ça peut être magnifique comme très chiant, surtout lorsque cela tombe entre de mauvaises mains. Joel Coen, cette fois seul, s'essaye à un genre différent de ce qu'il a l'habitude de nous présenter et nous sommes ici devant une œuvre très "sérieuse" puisqu'il s'agit d'une vraie tragédie mais surtout très stylisée. Je sais que le film a déjà été énormément comparé au "Macbeth" d'Orson Welles mais en même temps, il y a de quoi ! Nous sommes effectivement une fois de plus devant une œuvre en noir et blanc et devant un film qui assume ses décors créés de toutes pièces et son côté finalement très théâtral. Ce n'est pas forcément une mauvaise chose, il ne s'agit pas ici véritablement de plagiat mais d'inspiration, Coen reprenant effectivement le style installé par Welles mais avec plus der lumières et surtout, une mise en scène très marquée ! J'avoue que j'ai adoré cette mise en scène, c'est certes très intello, très film d'auteur, voire art et essai mais je trouve que ça fonctionne très bien avec l'univers ! Mais, paradoxalement, cette mise en scène est également la principale cause de mon profond ennui durant le film ! Le film est effectivement déjà très verbeux et la mise en scène ne fait franchement rien pour accélérer le film, elle filme les (très longues) répliques des personnages en plans fixes, ou alors avec de légères panos ou travellings. Cela correspond certes au style et à l'univers mais dans un film comme celui-ci, ce n'est pas franchement la meilleure chose à faire. Ainsi, les un peu plus d'une heure trente de film nous en paraisse facilement trois car les répliques, si bien écrites soient-elles, sont interminables ! Concernant les acteurs, nous retiendrons principalement Denzel Washington et Frances McDormand qui jouent très bien. "The Tragedy of Macbeth" est donc visuellement très beau mais malheureusement très long !
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 janvier 2022
On n’arrête plus d’invoquer William Shakespeare, dans la littérature, sur la scène de théâtre, de l’opéra ou à l’écran. Welles, Kurosawa, Polanski et d’autres cinéastes se sont frottés à la malédiction d’un homme qui succombe à la tentation, qui se plie à l’influence prophétique et à son épouse. Cette fois-ci, Joel Coen revient en solo, ou presque, pour restaurer la tragédie et la folie d’un roi, malgré lui. Il en vient même à surligner le format de son récit, à même le titre, chose qui constitue toute l’hyperbole reçue pendant les 1h45 de reconstitution laborieuse. Il en appelle à l’expressionnisme de Bruno Delbonnel, notamment inspiré des Allemands Murnau et Lang, qui aura mieux géré l’effet de ses ombres dans ses œuvres précédentes, quand bien même il dépasse rarement la citation. C’est le même problème que porte cette nouvelle adaptation, qui ne sait pas vraiment s’il souhaite se ranger sur l’étagère cinématographique.

Sa sortie, bien écartée des salles, nous renvoie à un écran plus modeste et qui enterre les chances de découvrir ou de redécouvrir les origines du mal, dans des conditions recommandables. Cela dit, il est évident, au premier abord, de constater la superficialité du geste technique, trop proche du théâtre filmé. Les personnages seront souvent de face, pour justifier la sensation douteuse des dialogues. Est-ce au spectateur que l’on s’adresse ou n’est que le reflet d’un contre-champ mal pensé ? La seconde option semble tout indiquée, hélas. Les quelques rares idées de mise en scène s’écrasent donc face à la transposition rigoureuse du texte. Mais ces mots tiennent en grâce l’élan littéraire, alors que les comédiens accentuent la disgrâce dans ce qui restera. Manier le verbe dans un format aussi lourd et explicatif ne rend pas la lecture plus enthousiasmante, au contraire, nous la digérons mal, alors que le visuel aurait pu emporter une bonne partie du texte, non pas pour trahir le matériel de base ou d’en atténuer son caractère, mais pour peut-être la sublimer, comme l’on s’efforce de le faire avec un décor qui travaille correctement ses lignes.

Les personnages demeurent ainsi perdus dans un labyrinthe de culpabilités, mal servi par l’apparition de spectres ou le détachement entre le corps et l’esprit. Il n’y a que peu d’esprits qui se manifestent, malgré les prêtresses de la mort, qui ne révèlent que les failles et le mal des hommes. MacBeth (Denzel Washington) et sa Lady (Frances McDormand), abreuvés de désirs et de pouvoirs, sombrent dans une spirale de doutes, malgré la conviction de l’épouse. Le reste de l’intrigue ne diffère pas d’une destinée toute tracée, mais là où la folie gagne à exister, c’est bien dans l’évidence de la situation que dans un jeu d’acteurs excessif. Le réalisateur a du mal se séparer de la pièce pour enfin libérer sa créativité du cadre et de l’espace, comme lui et son frère Ethan nous l’ont bien démontré, à maintes reprises et avec un engouement inexistant dans ces circonstances.

« The Tragedy of MacBeth » cultive un profond malaise en décidant de ne pas exploiter le potentiel du champ, de sa profondeur et des personnages secondaires, qui alimentent également cette descente aux enfers du couple sur le trône. Le tournage en studio n’est pas un choix contesté, mais un choix inabouti, qui laisse des traces derrière son passage, en plus d’un goût amer pour ses incarnations et ses écueils. La proposition peut néanmoins plaire à celles et ceux qui n’envisageraient pas d’observer cet effondrement humain autrement que dans un format pictural, là où le mouvement et le chaos se cacheront dans une petite tâche en arrière-plan.
Vador Mir

304 abonnés 999 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2022
Chaque réplique a un impact puissant, c'est un vrai feu d'artifice. On est à mi-chemin entre la pièce de théâtre et le film, décors minimalistes, le jeu d'acteur est sublimé, magnifique et passionnant.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse