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tuco-ramirez
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5,0
Publiée le 17 janvier 2022
Cette œuvre est magistrale. Planté au cœur d’une enquête contre un trafic de drogue, ce film en dit énormément sur tout l’état d’un pays, l’Iran ; au bord du chaos. Dès la première course poursuite dans le dédale des rues pauvres de Téhéran, on est happé par ce polar sur l’enfer du crack. Et des scènes aussi époustouflantes que la première, ce film en regorge. Placé du point de vue du flic qui brigue un poste de commissaire, on perçoit très vite qu’il a des pieds d’argile. On a beau être flic et pouvoir faire appliquer la loi selon ses propres règles ; on peut vite basculer du côté des inculpés. Dans ce pays, la justice, la police et plus largement toute la société est gangrenée. Ce flic arrête plus vite que l’on ne le pense le parrain local, et là Saeed Roustayi, digne héritier d’un cinéma iranien qui lui se porte bien, fait un pas de côté. A partir de là, nous suivrons deux hommes qui jouent chacun leur vie. Le trafiquant dispose de quelques heures pour trouver dans son réseau celui qui viendra sauver sa tête ; le flic verra sa vie et sa carrière pulvérisée si le premier trouve la faille légale pour lui échapper. Le décor est planté pour un polar social ambitieux à la réalisation virtuose mais sans effet de manche. William Friedkin, réalisateur en son temps du fameux « French connection », dit même qu’il s’agit d’un des plus grands thrillers qu’il n’ait jamais vu. Ce genre de compliment place ce long métrage super haut dans la hiérarchie du cinéma mondial. Rarement film de deux heures m’aura autant tenu en haleine, paradoxe pour un film très souvent en quasi huis clos asphyxiant et extrêmement bavard. Et pour finir avec ce chef d’œuvre, j’ai pu lire : « …l’enjeu pour ce peuple est de sortir de la pauvreté. A commencer par les policiers, prêts à toutes les corruptions ou tous les mensonges pour monter les marches de la hiérarchie ou simplement augmenter leur pouvoir d’achat, en se payant sur la peau des délinquants. Même les dealers de bas étage font figure de résistants face au chaos économique et social qui gangrène l’Iran… on est révolté par les méthodes expéditives de la police et de la magistrature… les malfrats obéissent finalement aux mêmes règles que les institutions chargées de faire régner l’ordre, c’est-à-dire la loi du plus fort ». Au terme du film on réalise que la vie est belle dans nos pays démocratiques. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
C'est un petit bijou ce film. Un truc superbement interprété dont les dialogues ne vous lâchent pas une minute. Y aller file un coup sur une réalité iranienne dont on sait que ce pays figure parmi les tous premiers consommateurs de drogue au monde. Dire que la censure a laissé passer un tel portrait d'une partie de la société iranienne fait penser que le pouvoir lâche un peu. Le cinéma est souvent annonciateur des mouvements sociaux. Mais n'extrapolons pas et laissons agir cette œuvre maîtrisée et efficace.
« La loi de Téhéran », premier film de l’iranien Saeed Roustayi présenté à l'automne 2019 à la Mostra de Venise est enfin sorti en 2011. Il est surprenant vu le sujet : la toxicomanie. Partant du principe qu’en Iran, le fait d’avoir 3 g ou 3 kilogrammes de drogues sur soi expose à la même peine, la pendaison, le marché s’est développé et près 6,5 Millions d’Iraniens sont toxicomanes soit 6 à 7 % (et surement beaucoup plus à Téhéran même) contre curieusement moins de 500 000 en France (?). L’opium coexiste avec le crack qui est en pleine essor et l’Iran est un gros producteur pour le Japon notamment. A Téhéran, le marché est tenu par Nasser Khazad et Raz le japonais dont curieusement la police n’a aucune photo ! Devant ce constat, le chef de la brigade des stupéfiants menée par Samad (Payman Maadi) en conflit pour une raison que je n’ai pas bien comprise avec son bras droit, vont procéder autrement. Ils décident d’arrêter tous les drogués et les petits dealers en espérant qu’un « repenti » ne leurs fournissent des renseignements précis. Le film est promptement mené avec des scènes choc : la perquisition du tuyau-bidonville des drogués, les locaux de la police avec des cellules bondées crasseuses (mais un équipement high-tech avec analyse informatique des empreintes digitales et des iris)… et bien sûr la dernière scène. Un film dont le sujet n’était a priori pas attirant mais qui est vraiment très bien réalisé et prenant et qui doit être vu et qui a d’ailleurs eu un grand succès en Iran. On attend avec impatience le second film de ce jeune réalisateur de 31 ans.
6,5 millions de drogués en Iran! Et cette faune hirsute, hagarde, est traquée puis capturée par des policiers corrompus... Beaucoup de scènes fortes : les "citernes" hébétées transportant dans leur corps de la drogue, course-poursuite dans les ruelles se terminant tragiquement, prisons surpeuplées et surchauffées, confrontations entre juges et dealers, entre policiers et dealers, démonstration de gymnastique du fils devant son père condamné,... Un film choc!
bravo!film authentique et réaliste trèe bien joué et profondément humain;quand on voit ce qu on palme à Cannes;on comprend ce qu est le vrai cinéma sans esbroufe!je le recommande pleinement!
Le film démarre sur les chapeaux de roue mais hélas, ralentit, se perd dans des histoires secondaires, finit par patiner puis par s'enliser avant de redémarrer dans les vingt dernières minutes.Le propos devient confus, les séquences carcérales sont interminables. Trop de longueurs que l'on aurait pu facilement supprimer ! Le flic débordé par le trafic de stups est superbement interprété. Certains comparent le film avec "french connexion". Même scénario. Mais le film de Friedkin est vif et épuré et celui de l'Iranien, hors la séquence d'ouverture, inutilement laborieux. C'est comparé une Ferrari avec un gros 4x4. Cela dit beaux jeux d'acteur et une description clinique du pays qui fait froid dans le dos avec des juges qui nous rappellent leurs homologues turcs de "Midnight Express".
Plongée dans les arcanes de la police et de la justice iranienne quasi documentaire, ce film a également comme intérêt de démontrer que la compassion envers le pire des mafieux est possible quand on s’intéresse à son histoire. La forme très austère, ainsi que la VO quasi impénétrable pour la plupart, nuisent au contenu pédagogique. Une forme plus avenante, d’autant plus importante que le film est long et bavard) eut été appréciable et sans nuisance pour le message.
Second film réalisé par Saeed Roustayi, La Loi de Téhéran est tout simplement une véritable claque ! Cette plongée dans les milieux policier, judiciaire et carcéral possède une puissance assez impressionnante. Même si on peut parfois être un peu dépassé à cause du débit des personnages, Roustayi enchaîne les séquences mémorables mélangeant une force rare et un aspect documentaire passionnant. En outre, le cinéaste bénéficie de comédiens incroyables qui ne semblent pas interpréter mais être leurs personnages (on peut se demander si une éventuelle future VF pourrait retranscrire véritablement cette force). La Loi de Téhéran est donc une véritable surprise totalement inattendue qui révèle à la fois des comédiens exceptionnels et un réalisateur extrêmement prometteur. On en ressort en ayant envie de se jeter sur son premier film, Life and a day !
" La Loi de Téhéran " encensé par la critique est un film policier dramatique qui tient la route. En effet c'est la curiosité de la semaine, il est rare dans nos écrans de voir un film iranien traité de ce sujet (le fléau de la drogue en Iran) , il est vrai que j'ai noté des longueurs et que ce huis clos tourne parfois en rond cependant cette histoire est un puissant réquisitoire contre la peine de mort, la corruption et le trafic de drogue dans un face à face intense entre un policier et un trafiquant de drogue.
Film d'excellente facture, tension dramatique maîtrisée avec qques moments de grâce ici ou là. Toujours intéressant de se plonger dans une société différente tout en observant que les ravages de la drogue sont universels: à voir!
En Iran, la lutte contre le trafic de drogue s’intensifie, quitte à sanctionner de la même manière aussi bien les consommateurs que les dealers. Que vous soyez pris en flagrant délit avec 30g ou 50kg, peu importe, il vous en coûtera la peine capitale, à savoir la peine de mort ! Le crack prend une ampleur de plus en plus grande ces dernières années, sortant de la clandestinité les toxicomanes.
Pour son second long-métrage, Saeed Roustayi souhaitait réaliser un documentaire sur ce sujet, finalement, il en sera autrement, avec ce film. La Loi de Téhéran (2019) oscille brillamment entre le documentaire et la fiction, nous plongeant dans les limbes du trafic de drogue aux côtés d’une équipe des stups bien décidés à coincer le parrain de la drogue.
Intitulé "Just 6.5" à l’international, le titre fait référence aux 6.5 millions d’accrocs au crack que le réalisateur tente de mettre en lumière, notamment avec ces bains de foules dans un bidonville ou le commissariat plein à craquer ainsi que les cellules où les drogués y sont entassés comme du bétail.
Le film a le mérite de mettre en parallèle deux protagonistes diamétralement opposé, avec d’un côté le flic (aux méthodes expéditives) et de l’autre, le gangster (prêt à tout pour ne pas finir derrière les barreaux). Le film démarre en trombe avec une course-poursuite dont le climax vous laissera sans voix, avant de se prolonger par la suite, au cœur d’une immersion passionnante & palpitante de plus de 2h au cœur d’une traque sans relâche, une lutte contre le trafic de drogue qui gangrène tout un pays et surtout, ses concitoyens (la plupart issue de la classe populaire) transformés en zombies accrocs à cette drogue dure et devant faire face à une justice sans pitié.
Le réalisateur retrouve pour l’occasion Payman Maadi (le flic) & Navid Mohammadzadeh (le gangster), après les avoir dirigés dans Abad va yek rooz (2016), qui était son premier film. Payman Maadi (Une séparation - 2011) est de tous les plans, il porte le film sur ses épaules et nous offre une très belle composition. Une plongée fascinante au cœur d’une traque asphyxiante et du système judiciaire iranien qui glace le sang. Un polar psychologique qui ne vous laissera clairement pas indifférent.
Le cinéma iranien a encore frappé. Ce thriller passionnant et haletant n'a rien à envier aux grands modèles du genre américains, tout en en disant beaucoup sur la société iranienne. À ne pas manquer !
On suit une enquete sur le trafic de stupefiants à Teheran où des enqueteurs suvertuent à eradiquer ce fléau. Le film est tres interessant on y voit les coulisses garde à vue, repercussions des sanctions infligees, consommateurs, precarité ... une lutte contre des traficants sans cesse remplacés
De temps en temps un film étranger sort et qui impressionne par sa originalité et sa façon de mélanger la culture locale. Dans ce sens, un film qui m’a marqué est "Memories of Murder". Bien que le thème ne soit pas similaire, il y a des ressemblances. Surtout le côté délirant et hystérique de filmer certaines scènes.
Et une humeur assez atypique qu’on a rarement l’habitude de voir. Si je peux citer certaines scènes (le dénouement bizarre de la chasse de début, de voir un défilé des femmes voilées fumeuses de crack, un juge qui menotte un flic car un dealer accuse le flic d’avoir usurpé une partie de prise de drogue !). Un film si efficace qu’on ne voit pas le temps passer. Bravo et bravo.
Qu'est ce que c'est chiant !!! En général , les films iraniens qui nous parviennent sont interessants , voire super , mais là....Le seul truc original , c'est les gens qui hurlent dans un langage qu'on ne comprend pas , sinon , les luttes entre dealers et trafiquants de tout poil , on a vu ça des dizaines de fois , merci , aucun intéret particulier....Mais pourquoi de telles critiques enthousiastes??? Snobisme , sans doute.....Allez , attendons , le cinéma iranien peut produire d'excellents films , n'allez pas vous égarer dans celui ci....