La Loi de Téhéran
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Arno M.
Arno M.

12 abonnés 333 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2021
L’Iran de nos jours : 6,5 millions de personnes (d’où le titre original 6,5) sont toxicomanes. Pour lutter contre ce fleau, quelque que soit le poids 5 grammes ou 5 kilos c’est la peine de mort.
LA LOI DE TEHERAN se décompose en deux parties.
La première, est somme doute classique pour un thriller. Un policier au méthode expéditive et brutal traque un trafiquant de drogue. Pour cela, il remonte la chaîne du consommateur au petit dealer et ainsi de suite.
C’est plutôt lors de la seconde partie que le film prend son sens. Se déroulant après l’arrestation du trafiquant, dans un contexte de pénitentiaire/procédure judiciaire. Elle met en lumière les défaillance de la société Iranienne . Corruption des policiers et juges, système judiciaire implacable jusqu’à l’absurde, enfants condamnés, junkies au fond du trou….
Mais également, en se concentrant sur le trafiquant et loin d’excuser, elle permet de comprendre ses motivations, très loin de l’odieux méchant hollywoodien
Maximus28
Maximus28

51 abonnés 131 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 août 2021
Film horrible !!! Images moches , scènes desgeazble ça hurle ça crie et cette langue insupportable qui parle a toute vitesse on y comprends rien et c'est inaudible !!! Long et désespérant ...je ne comprends pas du tout les notes au dessus de 1 étoiles mais qui peut noter ce film bien ?! C'est juste affligent de faire des films comme ça si on peut appeler ça un film !!!
Soraya S.
Soraya S.

10 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 août 2021
Magnifique - quels acteurs !!!! Magique cinéma iranien toujours réaliste et lucide. Voilà le résultat d'un régime d'oppression anti démocratique accentué par un embargo International criminel qui ne crée que pauvreté et désespoir. Y arrivera t-on un jour en Iran..?! Quand on voit tant de talent artistique qui sait ! On ne respire pas du début à la fin c'est magnifique.
Grain2Sable
Grain2Sable

8 abonnés 40 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 septembre 2021
Un film policier de grande qualité haletant dès les premières minutes qui nous sèche à la première course poursuite de la première scène. Une richesse psychologique servie par de grands acteurs qui ne tombe jamais dans le cliché.
la réalisation et bande son est impeccable. un film à voir.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 août 2022
Les acteurs sont super mais c’est pas très captivant et vraiment long.
Daniel B.
Daniel B.

1 abonné 84 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 août 2021
Un film parfaitement réalisé où les méchants ne sont peut être pas toujours du même côté. La drogue y est omniprésente et corrompt tous les liens. La famille justifie t elle tout?
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2022
Le cinéma iranien ne nous avait pas vraiment habitué à ce type de films et c’est ce qui nous surprend d’autant plus. Vendu comme un film policier sous tension et sans concession, « La loi de Téhéran » est plutôt une plongée dans la misère et les trafics de la capitale iranienne d’aujourd’hui, le film abandonnant assez vite le côté thriller pour une dissection sociale d’un pays gangréné par la corruption et l’usage de drogues dures. C’est pourquoi il pourra en décevoir certains venus pour se régaler d’un suspense à couper le souffle. Et on ne peut pas dire que ce soit sa première qualité bien que quelques scènes de la première partie soient particulièrement prenantes. Le long-métrage est très bavard et pas forcément facile d’accès mais il sait captiver son spectateur, même dans sa seconde partie plus posée et psychologique.



Bref, on est loin des films de Kiarostami ou Panahi mais certains aspects de « La loi de Téhéran » peuvent le rapprocher de certaines œuvres d’Asghar Farhadi. Imposant sur la forme, cette plongée infernale dans les dédales de la drogue ose un changement de point de vue assez déroutant mais conduit de manière assez progressive et fluide pour ne pas perdre le spectateur. On suit d’abord un trio de flics bien déterminés à mettre sous les verrous un ponte de la drogue locale, qui n’apparaîtra qu’à un bon tiers du film, pour ensuite se focaliser sur ce dernier. Le film brouille même les pistes dans son discours en nuançant intelligemment les caractères établis, les bons n’étant pas si irréprochables que prévu et le méchant n’étant pas si mauvais qu’attendu. En évitant tout manichéisme, le cinéaste débutant Saeed Roustayi marque des points, surprend et donne une profondeur insoupçonnée à son premier long-métrage. Il aurait cependant gagné à parfois faire des pauses dans les tunnels de dialogues qui constituent les joutes verbales du film. C’est peu dire qu’il faut une attention de chaque instant pour ne pas être largué. On est face à une œuvre qui demande beaucoup à son spectateur au niveau de l’implication.



Certaines séquences sont sans conteste à couper le souffle. Pas au niveau du spectaculaire et de l’épate tels qu’on pourrait les imaginer mais plutôt dans le choix des décors (la descente dans un terrain de construction en début de film est impressionnante par son ampleur) et des scènes de foule (les scènes de prison). Lors de ces dernières, il filme tous ces figurants censés être des toxicomanes comme une armée de zombie et vu leur faciès on se demande d’ailleurs s’il n’a pas recruté de véritables drogués. Ces scènes mettent mal à l’aise et sont suffocantes. Elles montrent la déliquescence d’une société où les inégalités sont flagrantes et où ceux qui en sont exclus se suicident à petit feu au crack. Les petits arrangements entre policiers et les paradoxes administratifs sont également pointés du doigt et il est étonnant que la censure iranienne ait laissé passer certains aspects d’un scénario méticuleux et qu’on devine le fruit de longues recherches. Avec « La loi de Téhéran », on est presque dans du docu-fiction. Et lorsque la tragédie pointe le bout de son nez vers la fin, on se dit que le film policier n’était que le déguisement d’une descente aux enfers psychologique et sociale magistrale mais parfois ténue. Un sacré morceau de cinéma qui épate autant qu’il choque mais qui pourra en laisser certains de côté par sa densité. Un chaos asphyxiant mais magnétique qui vous tient pendant deux heures où il faut clairement s’accrocher. Mais peut-être pas non plus le chef-d’œuvre que certains voudraient faire croire...



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Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2022
Coincé entre deux gros producteurs de pavot et d'opium que sont l'Afghanistan et la Turquie, l'Iran tente tant bien que mal de lutter contre la hausse du trafique de drogue tout comme sa consommation. C'est cette lutte menée par la police et la justice iraniennes que montre "La loi de Téhéran".


Dans ce film policier, le cinéaste Saeed Roustaee s'attarde surtout sur l'aspect humain. On y voit les forces et la faiblesses tant des forces de l'ordre que du trafiquant ou des consommateurs. Loin de tout sensationnalisme et d'action à répétition, on y voit ici surtout l'envers du décor, presque à la manière d'un documentaire. C'est bien fait, bien interprété et émotionnellement intense.


Le cinéma iranien en a toujours dans le bide et ça fait plaisir !
Hotinhere

790 abonnés 5 467 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2022
Un polar intense et haletant, à la réal nerveuse en mode quasi-documentaire, qui dresse un constat édifiant d'une société iranienne sous l'emprise de la drogue face à la répression policière et judiciaire gangrénée par la corruption et totalement impuissante.
ferdinand75

723 abonnés 4 463 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2021
Un polar surprenant , un vrai thriller , assez loin de la production habituelle iranienne, aux films plus intellectuels , plus lents. Ici on est immergé dans la société contemporaine , dans la trafic de drogue , et les consommateurs de crack.Un rythme solide, une très bonne intrigue. La description d'un Iran moderne, aux quartiers Téhéran nord de luxe, les beaux appart , aevc jacuzzi sur le toit? pas de misérabilisme et pourtant aussi de l'autre côté du spectre , les drogués addits , sans abri , complément déjantés. un incroyable réalisme.
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 août 2021
Voilà une vraie surprise que je ne serai probablement jamais allé voir si je n'avais pas vu autant d'avis positif. "La Loi de Téhéran" est un thriller qui a rencontré un vrai succès en Iran et qui s'éloigne amplement du cliché du film d'auteur qu'on a l'habitude de voir en France. Le tout jeune réalisateur Saeed Roustayi y dépeint la lutte contre le trafic de drogue dans un microcosme surpeuplé, prêt à imploser. En Iran, la peine de mort est de rigueur pour toutes possessions de substances illicites, mais ça n'empêche pas une surconsommation de 6,5 millions de personnes. Sous un angle on ne peut plus réaliste et presque documentaire, on suit le dédale d'un flic à la brigade des stupéfiants qui parvient à retrouver la trace d'un baron de la drogue, mais leur confrontation va s'avérer épique. Sans artifices, ce polar frappe fort en disséquant une population rongée par la corruption et ravagée par l'usage de drogues dures. Le constat social est aberrant de vérité et de cruauté tandis que le suspense est mené tambour battant, sans temps morts. Oscillant entre des grandes envolées de dialogues, séquences d'interpellations nerveuses et pics d'émotions, force est de constater que cette descente aux Enfers en décors arides, brassant les classes sociales et saisit par l'urgence, fait l'effet d'une chute au ralenti. On sent bien que l'espoir n'a pas lieu d'être dans ce film où la mort et la misère hantent tout le métrage. La mise en scène et la photographie sont glaçantes et constituent une sorte de tragédie où les joutes verbales prennent parfois le pas sur l'action. Mais ce n'est pas pour autant que ce n'est pas du grand cinéma, rivé sur des personnages denses, sans pitié, ni morale. Le réalisateur parvient à mettre en exergue une rivalité asymétrique, violente, psychologique entre deux hommes que tout oppose, se battant littéralement pour leurs vies, à l'instar des deux faces d'une même pièce : Payman Maadi et Navid Mohammadzadeh livrent des prestations bluffantes, totalement imprégnée par ce chaos qui les entoure. Au fur et à mesure que le film se déroule, les seconds rôles se dévoilent dans des montées d'émotions qui cognent et perturbent, tant le contexte leur parait proche. Enfin, les vingts dernières minutes propulse le spectateur en dehors de sa zone de confort et permettent au jeune réalisateur d'alterner poésie imprévue, fatalité et élan de vie, noirceur et liberté. Ce n'est vraiment pas le genre de film avec lequel j'accroche en règle générale, que ce soit le film à procès ou de nationalité iranienne, mais j'ai été saisi par sa puissance, son authenticité et sa maitrise. À voir sans hésiter !
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2021
Dans la continuité de son « Perpétuité plus un jour », Saeed Roustayi porte son second long-métrage avec une rage et un dynamisme, qui descend indéniablement des meilleurs polars que l’on aurait déjà rencontré. Usant du chiffre hallucinant que comptent les toxicomanes de l’Iran comme titre international, nous découvrons 6,5 millions de victimes, soit 13% de la population nationale. Et là où la nuance juridique semble ironique, c’est que malgré la peine de mort imposé pour absolument tout porteur de drogue, on ne peut freiner cet autre genre d’épidémie, qui vient compléter un portrait de la misère et d’une désolation de masse. La caméra du cinéaste iranien déambule alors dans des rues, des couloirs, des cellules ou d’autres établissements, qui étouffent autant les personnages que le spectateur, surtout celui qui n’a pas l’habitude de sortir de l’influence occidental.

Avec une grande malice et un sens du mouvement, Roustayi dompte le chaos le temps d’une introspection et de plusieurs chroniques, qui touchent cette société dans le doute et avec une profonde addiction pour les vices. Dès les premières minutes, on nous propulse dans une course-poursuite effrénée entre un policier et un trafiquant, qui se conclut par une mise à mort silencieuse, invisible et suffocante. Dans cette même démarche, le réalisateur nous accompagnera dans une enquête, dans le but d’endiguer cette expansion du crack dans les rues, et à fortiori de limiter l’errance des toxicomanes. Il retrouve donc ses comédiens, Payman Maadi et Navid Mohammadzadeh, dans une opposition de force qui alimente sa fibre narrative. Le premier, Samad Majidi, est un flic intransigeant avec la loi et le devoir qu’il s’est confié, tandis que le second, Nasser Khakzad, est ce marginal, rêveur et à la tête d’un trafic majeur de stupéfiants dans la cité de Téhéran.

Alors que l’on superpose des couches de maux et d’indignation, au frais d’un système judiciaire suffisant et un rapport de force biaisé par une loi, qui pousse le plus petit maquereau à prendre les plus gros risques, pour peut-être essayer de s’extirper de la masse, c’est un duel psychologique qui s’engage. Des coups bas à base de corruptions, de violence et de domination morale viennent enrichir la cellule des protagonistes, qui ont tous un point en commun, à savoir un désaccord avec la fatalité de la justice. Tout est noir ou blanc, mais la sentence semble quasiment irrévocable et invoque sans cesse une détresse, qui désarme ceux qui ont encore la force de se défendre. Mais à quel prix ? Des familles, des carrières et des idéaux brisés par la seule force du nombre et d’une traque interminable, c’est ce que surligne très clairement l’ultime plan large, qui prend aux tripes.

Anobli par William Friedkin, « La Loi de Téhéran » (Metri Shesh Va Nim) n’est jamais mécanique, si ce n’est pour en venir explorer la psyché d’hommes et de femmes, qui ont accepté le déni comme une illusion protectrice. D’autres s’abandonnent à une dépendance, qui reflète la maladie d’une société qui ne sait plus quoi faire et qui ne sait pas comment réellement agir pour que chaque action soit pertinente et durable. Rien ne l’est ici, tout réside dans l’instant, parfois si fin qu’il ne faudrait pas grand-chose pour faire pencher la balance et c’est dans une oscillation permanente que l’œuvre nous transporte, nous terrifie et nous chante son hymne le plus torturé.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 septembre 2022
Le film passe avec maestria du film de traque à l'étude sociologique d'un problème majeur en Iran ou la consommation de drogue dure est énorme Certaines scènes comme la descente de police dans les bidonvilles sont impressionnantes, il faut dire que la mise en scène est très efficace et intense avec sa lumière naturaliste qui nous fait nous sentir proche de cette histoire. Le film parvient à humaniser ce qui semblait être au départ, un parfait salaud, ce qui n'est pas une mince affaire. Il montre aussi la dureté des institutions du pays, et la corruption qu'elle entraîne dans le cœur des hommes car chacun a peur d'abord pour lui. La pauvreté joue aussi son rôle dans ce chaos humain. Au final, une œuvre enlevé, nerveuse, dramatique et inquietante
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2023
Sorti en 2019, "La loi de Téhéran" fut acclamé par la critique internationale. Le film est incontestablement une réussite et place Saeed Roustayi parmi les espoirs du cinéma iranien. Sous les traits d'une campagne contre la drogue, le long-métrage est une photographie saisissante de la société iranienne. Les scènes de prison où les prisonniers sont entassés sont à ce titres les meilleurs exemples de ce sentiment de suffocation qui domine. L’interprétation est souvent magistrale à l'image de Peyman Maadi Si l'intrigue pâtit à de nombreuses reprises de longueurs ou s'avère bavarde, le propos reste néanmoins pertinent sur le degré de corruption ou de répression qui imprègne la société.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 avril 2024
Déception pour un film dont j'attendais beaucoup... Passé les premières scènes très réussies, le film questionne rapidement par quelques choix narratifs, mais c'est surtout dans sa deuxième partie que les choses dérapent. L'intrigue est très confuse à de nombreux moments, il ne se passe pas grand chose, et surtout le film reste extrêmement linéaire dans son rythme effréné. Ca bavarde beaucoup, très vite et tout le temps, pas de temps mort, pas de pose ou de simples moments laissés à l'émotion ou à la tension. Certes le film n'est pas manichéen, mais il ne va pas au-delà de dire que la politique iranienne et les efforts de la police pour lutter contre le fléau de la drogue sont des échecs cuisants. C'est surement très compliqué de faire un film à charge en Iran contre le pouvoir en place, mais je m'attendais quand même à quelque chose qui irait bien au-delà dans le développement de sa thématique. Je n'ai à aucun moment, en dehors de trois ou quatre scènes, été impressionné par ce que je voyais, c'est trop peu pour moi pour une œuvre soit disant coup de poing, pas mauvaise en soit mais loin quand même de ce que peut laisser présager son excellente réputation.
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