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mazou31
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5,0
Publiée le 8 juillet 2022
Un film policier comme on n’en voit jamais ! French Connection au pays des mollahs ! Un polar rempli de scènes-chocs : le début et la fin en sont les points d’orgue. On vit une traque de la part d’un flic des stups iranien mais aussi le chemin d’un gros bonnet jusqu’à son exécution. Deux rôles superbement tenus. Et l’on passe ainsi d’un thriller classique mais comme on en voit peu par son rythme, par le choix des lieux et des cadrages, à un film sociologique sur la justice en Iran, partie tout aussi décoiffante que la première. Bref, tout du long, on est emporté par la virtuosité du réalisateur comme par la profondeur des personneges. Un des films les plus réussis dans le genre, pourtant riche en très grands films.
Avec Saeed Roustayi, l'Iran tiens peut-être enfin un réalisateur capable de faire renaitre son cinéma national de ses cendres depuis la révolution islamique des années 80 et à le faire sortir hors de ses frontières et du cercle des films d'auteurs. C'est en tout cas ce qu'il a réussit à faire avec ce film qui n'est que son deuxième long métrage et qui va être distribué dans le monde entier avec succès, avec même une nomination aux Césars dans la catégorie films étrangers. Un film percutant dès sa première séquence et qui va aller à 100 à l'heure jusqu'au bout. Un rythme frénétique que le réalisateur garde pendent plus de 2 heures, rendant le film hyper nerveux, mais parfois aussi dure à suivre. On s'étonne de la qualité des acteurs sans se rendre compte que le cinéma iranien n'a rien d'une industrie naissance dans son pays, mais une histoire (perturbée) de plus d'un siècle. Mais aussi de l'audace de certains plans comme le dernier du film, tournée sur une voie rapide de Téhéran et qui pour des raisons de sécurité serait quasi infaisable en Europe ou même aux USA. Le projet du film est nait d'un documentaire de le réalisateur devait faire au sujet de l'explosion de phénomène du crack en Iran. Le documentaire ne verra pas le jour, mais le jeune réalisateur utilisera la matière et les informations qu'il a pu glaner pour écrire son scénario qui grouille de détails rendant authentique la noirceur de l'histoire. De toute évidence l'industrie du cinéma va désormais garder un oeil sur le devenir de ce jeune cinéaste...
Coincé entre deux gros producteurs de pavot et d'opium que sont l'Afghanistan et la Turquie, l'Iran tente tant bien que mal de lutter contre la hausse du trafique de drogue tout comme sa consommation. C'est cette lutte menée par la police et la justice iraniennes que montre "La loi de Téhéran".
Dans ce film policier, le cinéaste Saeed Roustaee s'attarde surtout sur l'aspect humain. On y voit les forces et la faiblesses tant des forces de l'ordre que du trafiquant ou des consommateurs. Loin de tout sensationnalisme et d'action à répétition, on y voit ici surtout l'envers du décor, presque à la manière d'un documentaire. C'est bien fait, bien interprété et émotionnellement intense.
Le cinéma iranien en a toujours dans le bide et ça fait plaisir !
Un excellent polar qui, plutôt que de proposer un énième jeu du chat et de la souris entre un policier aux méthodes expéditives et un narcotrafiquant roublard, dresse au delà une peinture du système judiciaire iranien et du problème majeur de la consommation de crack dans ce pas du Moyen Orient. Un film au discours impactant mais qui montre de façon parfois trop académique, pas assez cinématographique le travail de terrain puis les interrogatoires puis l'énonciation de la sentence jusqu'à son application légale mais des personnages qui apparaissent au final très stéréotypés, peu dérangeants. Peut-être pas exactement l'ensemble de l'année mais une oeuvre solide.
6,5 millions de drogués en Iran! Et cette faune hirsute, hagarde, est traquée puis capturée par des policiers corrompus... Beaucoup de scènes fortes : les "citernes" hébétées transportant dans leur corps de la drogue, course-poursuite dans les ruelles se terminant tragiquement, prisons surpeuplées et surchauffées, confrontations entre juges et dealers, entre policiers et dealers, démonstration de gymnastique du fils devant son père condamné,... Un film choc!
Un polar intense et haletant, à la réal nerveuse en mode quasi-documentaire, qui dresse un constat édifiant d'une société iranienne sous l'emprise de la drogue face à la répression policière et judiciaire gangrénée par la corruption et totalement impuissante.
Posséder de la drogue en Iran c’est la peine de mort assurée, que ce soit 30g ou 30kg. D’entrée de jeu , la première scène du film nous met dans le bain , l’inspecteur joue très bien, la réalisation est aussi vrai que nature ,le succès de ce film est justifié.
Sensationnel, un choc. On est pris du début à la fin, c'est extrêmement bien joué et filmé, le scénario est plein de rebondissements et les personnages complexes. Le meilleur film que j'ai vu cette année.
Il y a des films comme ça qui laisse immédiatement une empreinte. Dès le début avec la scène de descente de flics dans le bidonville je me suis dis que j’étais devant un grand film. « La lois de Téhéran » est un polar froid qui raconte son histoire de manière presque documentaire mais qui n’oublie pas de faire du grand cinéma avec une mise en scène virevoltante et une écriture très soignée de ses personnages. Ça prend au tripes, c’est brillant, très réfléchi et ça apporte une vision de l’Iran actuel que j’étais loin d’imaginer comme cela.
J'ai impatiemment attendu ce film. Le soufflet est très vite retombé. Lent, lent et lent. Le doublage en français n'a pas arrangé les choses. Où l'on voit un Téhéran pas vraiment différent de n'importe quel endroit du monde : drogue, misère, criminalité... J'ai zappé au milieu.
En 2019, le réalisateur iranien Saeed Roustayi livre un thriller efficace. Tout en peignant avec justesse le portrait de deux hommes (un flic et un baron de la drogue), le cinéaste porte un regard sans concession sur le système pénitencier et judiciaire de son pays. Avec un caractère de quasi documentaire pour un spectateur occidental (l’addiction au crack d’une frange de la population, l’entassement des détenus dans les geôles, etc.), le film possède également une mise en scène soignée. Des séquences de perquisition à celles du procès tout est extrêmement fluide. En outre, le parti pris de ne porter aucun jugement sur le truand mais au contraire d’expliquer son cheminement social et intellectuel, apporte une profondeur psychologique au récit. Bref, un film accompli dont l’excès de dialogues finit néanmoins par nuire au rythme.
Une mise en scène qui prend aux tripes, un rythme constant, sans temps mort et des acteurs convaincants : un polar à haute densité dont on ne ressort pas indemne. Les messages, percutants, laissent peu de place à l'interprétation : du cinéma engagé.
Excellent polar traitant d'un sujet, les ravages que le crack est en train de faire en Iran, totalement méconnu en France. Œuvre à la fois spectaculaire et quasi-documentaire, il est impossible de rester de marbre devant ce thriller sociale. En plus la mise en scène est tellement bonne qu'on ne s'ennuie pas une seconde jusqu'au dénouement et le jeu des deux acteurs principaux transpire de justesse.