Belle réussite pour montrer le trafic de drogue en Iran, pays qui a aussi fait face à la montée du crack. A travers deux policiers qui tentent de freiner ce trafic, on découvre surtout la vie en Iran, ses rouages, son système et sa justice. Un film qui a même été sous la menace de la censure du gouvernement iranien parce qu'il ne montrait pas la police sous son meilleur jour, mais seulement de sa réalité.
Je n'ai pas aimé. J'ai du le regarder en plusieurs fois. Je n'ai pas saisi le sens peut être. J'ai préféré du même réalisateur leila et ses frères. Beaucoup mieux réussi à mon sens.
Je pensais voir un polar exceptionnel (adoubé par William "French Connection" Friedkin) et le film glisse peu à peu vers le drame social. Ici le baron de la drogue n'a rien d'un crack, il a des failles au point de vouloir se routre en l'air et les policiers qui le traquent sont tiraillés par leurs états d'âme. La loi de Téhéran est quasi documentaire, soit un instantané d'un Iran exsangue, imprégné de pathos.
Le doublage du personnage principal est catastrophique, le scénario pourrait être bien, mais malheureusement le ressenti n'est pas là, absolument pas prenant.. c'est plat et l'ambiance, le son sont de mauvaise qualité. bref ya pas grand chose de bien à tirer.
Super film découvert par hasard sur primevideo, je recommande. Ca m'a procuré de l'émotion, des scènes sont pas banales et on ne s'y attend pas, c'es très humain.
Comme d'autres spectateurs, je trouve la première partie excellente mais la seconde se perd dans énormément de dialogues très difficiles à suivre (le Persan n'étant pas une langue simple à suivre, même quand c'est traduit !). Et c'est vraiment très long. 2h10 pour expliquer que les grands dealers font aussi ça pour leur famille. Comment enfoncer des portes ouvertes. La fin reste très poignante et réelle (900 exécutions par an en Iran !) et force le spectateur à réaliser l'horreur de ce pays. (Et surtout de son régime !)
Ce film policier iranien suivant l’enquête d’un détective des stupéfiants cherchant à remonter la filière de la drogue dans la capitale du pays fait preuve d’une impressionnante maitrise tant dans son écriture que dans sa réalisation. La mise en scène sans fioriture est assez efficace tandis que le récit à son enquête va se mêler une réflexion sociale et politique très pertinente et percutante sur l’Iran même si celle-ci prend parfois trop le pas sur l’intrigue. Pour finir, l’interprétation d’une grande justesse parachève cette œuvre aboutie.
La Loi de Téhéran n'est pas un thriller, non, pas même un film de genre à proprement parler, malgré son apparat policier, ses traques, ses déferlantes de corps et de cris.
Ce que Saeed Roustaee met en scène, ce n’est pas une affaire, c’est un état. Un état d’hyperventilation judiciaire, de panique politique, de saturation morale. Ce n’est pas le récit d’une enquête, mais celui d’une nausée collective. Une nausée qui ne se dit pas, ne se théorise pas, mais s’incarne, prend la forme de cellules bondées, de sirènes hurlantes, de salles d’interrogatoire où l’on ne distingue plus les coupables des innocents.
Le spectateur est emporté, piégé, happé dès les premières scènes par ce mouvement de fuite en avant et un montage, une caméra qui ne s’autorise jamais le repos, qui colle au corps des policiers.
Mais cette énergie ne vise pas l’efficacité. Elle vise l’étouffement. L'étouffement d’un pays pris dans la boucle infernale de sa propre logique punitive. Car ce que La Loi de Téhéran raconte, au fond, ce n’est pas la chasse au dealer, mais la reproduction continue de l’ordre et du chaos, jusqu’à l’indiscernable. Les prisons se remplissent. Les visages se succèdent. Les confessions tombent les unes après les autres, sans que jamais ne se dessine une issue. Le crime est devenu un réflexe, la répression une mécanique, la justice une fiction qui tient debout par habitude plus que par croyance.
Et dans ce cauchemar, deux figures émergent. D’un côté, Samad Majidi, policier intègre, rigide, engoncé dans sa foi institutionnelle. De l’autre, Nasser Khakzad, trafiquant.
Entre eux, pas de combat moral, pas de duel. Seulement deux trajectoires parallèles, deux produits d’un même système, chacun enfermé dans sa cellule : physique pour l’un, mentale pour l’autre.
Le film n’est pas neutre, il est désespéré. Il regarde une société entière, Téhéran, l’Iran peut-être, mais aussi ailleurs : tout ce que le monde produit quand il oublie que la justice n’est pas un outil de contrôle mais une idée.
On sort de La Loi de Téhéran épuisé, lessivé, mais aussi traversé d’une certitude : ce que Roustaee filme, c'est l’implosion morale d’un appareil de pouvoir qui se regarde punir pour mieux éviter de penser. La loi n’est plus qu’un mot, une fiction creuse, une mise en scène de contrôle sur fond d’abandon.
J'avoue ne jamais voir un film aussi violent et bipolaire. On s'attache au vendeur de drogue. Alors qu'il vend de la mort. C'est extrêmement addictiit Comme série. Mais désolée même si j'adore l'art perse... .penses pas trop venir dans ce pays L'acteur principal est magnifique on l'a déjà vu dans la. Série Iranienne " ACTOR " sur Arte'
Une plongée haletante dans la dure réalité sociale et politique d’un pays qui recense pas moins de 6,5 millions de consommateurs de produits stupéfiants. Impeccablement filmé, rythmé et interprété, « La Loi de Téhéran » est un polar d’une grande maîtrise, cru, intense et nerveux qui annonce sa couleur dès sa frénétique ouverture. C’est le premier film iranien que je vois et franchement, je n’ai pas été déçu. A découvrir d’urgence.
Ce n'est pas l'enquête qui est remarquable avouons le; Les passages à tabac consécutifs mènent nécessairement à un suspect tout désigné qui finira par payer. Non, ce qui est remarquable, c'est l'aspect personnel et la façon de traiter sans détour un traffic qui ne trouvera jamais d'issue. L'interprétation et le fond sont irréprochables.
Un très bon film policier qui montre l'étendue du fléau de la drogue en Iran. A travers l'enquete d'un groupe de policiers qui cherchent à démanteler un réseau de trafiquants, le scénario brosse le portrait de la population iranienne confronté à des très grandes difficultés financières et qui tombe dans les griffes des dealers. Le casting est excellent et la mise en scène dynamique. Une belle réussite.
Des critiques très élogieuses pour un film qui devient vite bavard, lent et ennuyeux. Quelques scènes réussis ne sauvent pas l'ensemble et le doublage français n'arrange rien. Une déception.
Un film intéressant sur le désir de ne pas être corrompu, l'ambition. Totalement axé sur le traffic de drogues, ce que je regrette car j'aurais préféré en savoir plus sur cette société et je pense que les policiers doivent voir beaucoup de gens/histoires. On nous permet de voir l'envers du décors et des personnages avec leurs psychologie et failles. Loin des attentats, des fous de dieu donc rendant l'homme humain. Reste que les femmes sont toujours aussi peu présentes. Un peu ennuyée par la voix adolescente type Spiderman en VF, l'ensemble donne un film qui vaut le coup d'œil. 3,7/5