3931 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
226 critiques spectateurs
5
37 critiques
4
113 critiques
3
48 critiques
2
19 critiques
1
6 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
David P.
27 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 25 août 2021
Chef-d'œuvre !! N'ayons pas peur de le dire. Il y a des films qui vous marquent a vie. Celui y restera gravé. Là j'étais parmi eux : les flics, les toxicomanes, les trafiquants... j'étais triste, touché et en colère. Et l'acteur Navid Mohammadzadeh est exceptionnel !
L’intelligence de Metri Shesh Va Nim consiste à nous convaincre de l’absurdité d’une loi – celle qui condamne à mort quiconque est surpris à consommer ou à vendre de la drogue au-delà d’une certaine quantité – par la redistribution permanente des rôles qui s’y opère, à laquelle correspond une liberté esthétique et tonale fort à propos. Nous avons l’impression de voir entremêlés des films issus de genres différents : polar nerveux lors de la traque initiale, pamphlet politique, documentaire sur les conditions de détention des prisonniers, réflexion sur le service de son pays par le biais d’un policier dont l’incorruptibilité ne suffit pourtant pas à le préserver en accord avec ses principes moraux. L’art du long métrage réside aussitôt dans l’entrelacs de l’individuel et du collectif : sa façon de placer ses personnages dans des espaces remplis de masses populaires que l’on déplace d’un endroit à l’autre, qui partagent une même déshumanisation, incarne par la mise en scène l’injustice fondamentale d’une loi qui non seulement ne résout pas les problèmes liées à la drogue, mais qui place les individus dans une position de coupables par défaut. Il suffit de voir la facilité avec laquelle les accusations glissent depuis Naser vers Samad pour apprécier ce règne de la suspicion collective. Le film a l’audace de révéler l’inutilité d’une loi qui empire les choses ; ce faisant, il déplace la question de la drogue non en se contentant d’en punir les détenteurs, mais en exhibant les fractures et les incomplétudes d’une société qui pousse ses citoyens à en consommer comme seule échappatoire accessible à la précarité environnante. Une œuvre très aboutie, remarquablement mise en scène.
Le film le plus bouleversant que j'ai jamais vu. Les acteurs, le réalisme, les fulgurances de scénario sont captivant. La dimension sociale fait passer le côté policier au second plan au bout d'un moment. L'Iran tue ses pauvres, on en a les larmes aux yeux.
Une première scène époustouflante donne le rythme et met dans le bain ! Il y en aura d’autres, comme l’évacuation du surprenant bidonville ! Tout le film n’est pas de ce niveau, et la tension baisse après la fin de la traque du caïd. Mais le film reste prenant, avec les conflits internes de la police, les tentatives ou les soupçons de corruption, la plongée dans le système judiciaire et pénitentiaire, les méandres psychologiques des deux personnages principaux. Saeed Roustayi, nouvelle révélation du cinéma Iranien, réussit à trouver le bon équilibre entre empathie et distanciation. Il a surtout réussi un vrai polar, de ceux qui tiennent en haleine tout en immergeant le spectateur dans les rouages et le fonctionnement d’une société. Qu’il conclut par une scène étrange, où l’on a simplement l’impression de prendre de la hauteur en observant le chaos.
Le cinéaste frappe très fort pour un deuxième film à la fois thriller, sociétal, émotionnel et documentaire. On peut d'ailleurs se demander comment il a pu passer les affres de la censure du gouvernement iranien à moins que celui-ci, de part une des dernières scènes ait cherché à faire un exemple à l'attention des dealers. La loi de Téhéran est d'une grande richesse dans le nombre d'informations données et la puissance de la mise en scène qui innove lors de nombreux plans. Les scènes de poursuites sont filmées avec un rythme et une force indéniables. De plus, le scénario y ajoute beaucoup de bonnes idées ; le film frappant d'ailleurs fort d'entrée. Les surprises tiennent en haleine le spectateur qui ne s'ennuie jamais. Nous pourrions reprocher une certaine répétition dans la partie où les dealers sont regroupés dans le cachot, certes mais si le cinéphile se fatigue, c'est peut être aussi sciemment de la part du cinéaste. La foule de prisonniers qui ne fait qu'accroître à quelque chose de quasi comique et surréaliste. La finesse du scénario tient aussi à l'écriture des personnages qui gardent leurs doutes, leurs fêlures et leur côté humain. L'histoire est à l'image de ce que doit traverser le pays, une forme d'enlisement généralisé sans solutions d'autre que la mort ou la disparition. Le pathos de certains passages n'est qu'en fait qu'une émotion humaine que portent les personnages qui ne se comportent pas comme on pouvait l'entendre. La qualité d'interprétation est exceptionnelle, hommes ou femmes et même un chien. Le film n'est pas un chef d'oeuvre mais puissant et un des tout meilleurs de l'année.
Un film très maîtrisé, tant au niveau du scénario que dans la façon de filmer., la deuxième séquence où les policiers débarquent est par exemple remarquable. Aucun manichéisme, pas de personnage tout blanc ou tout noir, un film dur qui dénonce sans effet de manche les travers de notre société moderne. Des acteurs sobres et convaincants. L'histoire se déroule à Téhéran , dans la chaleur et l'inhumanité des geôles iraniennes, mais elle est universelle. Un film à voir.
Un film superbement construit où les acteurs sont excellents et la réalisation au top. Qu'en dire de plus sans dévoiler sa trame. Bien sûr, il ne donne peut-être pas la meilleure image de l'Iran tel qu'on le connait au travers de ses dépliants touristiques. On en sort un peu estomaqué, non par lNéanmoins, et pose plus de questions qu'il ne donne de réponses (ce serait d'ailleurs le cas dans beaucoup d'autres pays).
Ce film est une rareté sur les écrans en France, un policier iranien, à apprécier en farsi. Il illustre la difficulté de la lutte contre le fléau social de la consommation massive de drogue, qui concerne plus de 6 millions d'Iraniens, chiffre énorme. L'enquête policière est bien menée Les personnages s'avèrent un minimum complexe et intéressent. Le film est une réussite.
Excellent moment pour ce policier , malgré des parties inégales et parfois un peu moralisatrices, ce qui n'était pas nécessaire. Cela se passe en Iran ce qui le rend d'autant plus intéressant. Perfectible, bien sûr, mais on ne s'ennuie pas et les acteurs sont justes.
La loi de Téhéran de Saeed Roustayi n aborde ni le sujet religieux ni la cause des femmes en pays persan mais un sujet bien plus international le trafic de crack qui ne sévit pas uniquement dans le 19 ème arrondissement mais bien au pays des mollahs. Roustayi se là joue petit Friedkin avec son iranian Connection. Bien que la réalisation soit digne d un téléfilm l aspect documentaire n y est pas absent. Même sous les ayatollahs la drogue sévit. On vit et meurt sous crack. Le personnage principal un flic de la brigade des stups recherche un gros vendeur de drogue dont tout le monde à entendu parler mais dont personne ne connaît le visage. Le kaiser sosz iranien qui veut se payer du bon temps la vie etant si triste en Iran. Corruption, prisons surpeuplées, misère, la vie n est plus dans le droit fil d Allah mais dans la déliquescence organisée, la misère affleure, l Iran est une pétaudière où partout règne l anarchie. Petits et gros vendeur sont soumis à la même peine, la mort par pendaison à la grande différence de la France où à peine encaserne le délinquant ressort. L aspect documentaire du film est intéressant et nous change des ballades kiarostamiques au volant de son auto. Roustayi est un cinéaste à suivre dans le très surestimé cinéma d auteur iranien.
Excellent film! Le ton est donné dès la scène d'ouverture. Très bonne prestation des acteurs, avec une mention particulière pour Navid Mohammadzadeh (Nasser Khakzad).
Excellent ! Le schéma narratif est original, les personnages très bien construits, les images belles. C'est un film assez lent et quel plaisir d'en profiter !
c'est un thriller qui sent l'ognon, l'Iran et ses démons. On reconnaît assez bien le mensonge larmoyant, l'honneur déchu, le rythme au volant de Peugeot du bled. Pas de moyen de se reposer, pas moyen de comprendre le fléau de l'ignorance, de la détresse sociale. L'enfer, c'est les autres, et la drogue reconnaitra les siens. Il est beau l'acteur, pas assez Bad Lieutenant à mon goût, un système gangréné par la corruption de bas étage. C'était bien et les dialogues intelligents. Mais comment a-t-il fait ? Pas d'écran vert, petit bourgeois.
Un polar iranien qui ne lâche jamais le spectateur, une embrouille,de la drogue, beaucoup de deal et de paumés, et des acteurs fous, dirigés par une main de maître. Le film commence par une course poursuite et finit à l'aube, un matin à Téhéran. Entre temps, plus de 2 heures se sont écoulées , avec des dizaines de visages d'hommes et seulement 2 femmes dans des scénes inoubliables.
Plongée dans la lutte contre les trafiquants de drogue à Téhéran, fléau qui touche plus de 6,5 millions de personnes en Iran. (d'ailleurs 6,5 c'est le titre du film en iranien). Le film ne juge pas les protagonistes mais nous livre une vision sombre et terrible de la situation. Du trafiquant au lieutenant chargé de l'arrêter on connaît peu à peu les motivations de chacun et leur histoire est intéressante. Le film est intense du début à la fin et, mis à part l'avant dernière scène avec le neveu de Nasser, on a peu de respiration et de moments calmes. Très bonne interprétation et excellente mise en scène. Je recommande. 18//20