3965 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
228 critiques spectateurs
5
38 critiques
4
113 critiques
3
49 critiques
2
19 critiques
1
6 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Paul Gioan
7 abonnés
21 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 10 août 2021
Qu'est ce que c'est chiant !!! En général , les films iraniens qui nous parviennent sont interessants , voire super , mais là....Le seul truc original , c'est les gens qui hurlent dans un langage qu'on ne comprend pas , sinon , les luttes entre dealers et trafiquants de tout poil , on a vu ça des dizaines de fois , merci , aucun intéret particulier....Mais pourquoi de telles critiques enthousiastes??? Snobisme , sans doute.....Allez , attendons , le cinéma iranien peut produire d'excellents films , n'allez pas vous égarer dans celui ci....
Voilà une vraie surprise que je ne serai probablement jamais allé voir si je n'avais pas vu autant d'avis positif. "La Loi de Téhéran" est un thriller qui a rencontré un vrai succès en Iran et qui s'éloigne amplement du cliché du film d'auteur qu'on a l'habitude de voir en France. Le tout jeune réalisateur Saeed Roustayi y dépeint la lutte contre le trafic de drogue dans un microcosme surpeuplé, prêt à imploser. En Iran, la peine de mort est de rigueur pour toutes possessions de substances illicites, mais ça n'empêche pas une surconsommation de 6,5 millions de personnes. Sous un angle on ne peut plus réaliste et presque documentaire, on suit le dédale d'un flic à la brigade des stupéfiants qui parvient à retrouver la trace d'un baron de la drogue, mais leur confrontation va s'avérer épique. Sans artifices, ce polar frappe fort en disséquant une population rongée par la corruption et ravagée par l'usage de drogues dures. Le constat social est aberrant de vérité et de cruauté tandis que le suspense est mené tambour battant, sans temps morts. Oscillant entre des grandes envolées de dialogues, séquences d'interpellations nerveuses et pics d'émotions, force est de constater que cette descente aux Enfers en décors arides, brassant les classes sociales et saisit par l'urgence, fait l'effet d'une chute au ralenti. On sent bien que l'espoir n'a pas lieu d'être dans ce film où la mort et la misère hantent tout le métrage. La mise en scène et la photographie sont glaçantes et constituent une sorte de tragédie où les joutes verbales prennent parfois le pas sur l'action. Mais ce n'est pas pour autant que ce n'est pas du grand cinéma, rivé sur des personnages denses, sans pitié, ni morale. Le réalisateur parvient à mettre en exergue une rivalité asymétrique, violente, psychologique entre deux hommes que tout oppose, se battant littéralement pour leurs vies, à l'instar des deux faces d'une même pièce : Payman Maadi et Navid Mohammadzadeh livrent des prestations bluffantes, totalement imprégnée par ce chaos qui les entoure. Au fur et à mesure que le film se déroule, les seconds rôles se dévoilent dans des montées d'émotions qui cognent et perturbent, tant le contexte leur parait proche. Enfin, les vingts dernières minutes propulse le spectateur en dehors de sa zone de confort et permettent au jeune réalisateur d'alterner poésie imprévue, fatalité et élan de vie, noirceur et liberté. Ce n'est vraiment pas le genre de film avec lequel j'accroche en règle générale, que ce soit le film à procès ou de nationalité iranienne, mais j'ai été saisi par sa puissance, son authenticité et sa maitrise. À voir sans hésiter !
Maintenant que le mot dictature a été tellement galvaudé, comment qualifier le régime iranien quand la férule religieuse n’empêche même pas la consommation massive de stupéfiants (6 millions et demi de toxicomanes) et que la possession de trente grammes de drogue entraine la peine de mort ? Le titre choisi n’est pas moins inquiétant que « Just 6.5 » proposé à l’international. La déliquescence de la société parait encore plus avancée que par chez nous à travers des histoires glauques de mâles ténébreux. Un seul visage de femme s’inscrira dans notre mémoire, ses semblables n’apparaissant que comme des silhouettes noires devant des portes en fer. La tension est constante qui estropiera d’abord les enfants que chacun dit protéger. Dans un tel contexte, le genre film policier est efficacement renouvelé avec une confrontation entre un commissaire et un caïd du crack à l’insolente richesse construite sur la misère de ses clients. Les acteurs sont excellents, traduisant efficacement la violence des rapports humains sans que l’écran dégouline de sang. Les conditions de détention sont moyenâgeuses. Entre une première scène suffocante et une conclusion terrible, quelques épisodes sont remarquables comme cette rafle parmi des miséreux se shootant à l’abri de canalisations d’égout en attente d’être posées. Les critiques unanimes au « Masque et la plume » feront-ils sortir de la confidentialité cette production qui a connu le succès dans son pays ? Alimentant jusque là surtout les festivals, https://blog-de-guy.blogspot.com/2017/11/teheran-tabou-ali-soozandeh.html l’intéressant cinéma iranien peut ici contredire la légèreté des sorties estivales en osant solliciter des émotions au service d’une vision du monde dépourvue de manichéisme
Film d'excellente facture, tension dramatique maîtrisée avec qques moments de grâce ici ou là. Toujours intéressant de se plonger dans une société différente tout en observant que les ravages de la drogue sont universels: à voir!
Des les premieres images nous sommes immergés dans l action et l intrigue . Pas le temps de souffler ! Unfilm haletant très bien de bout en bout avec des acteurs remarquables . Un scenario qui tient la route et une fluidité dans les mouvements de caméra et les cadrages . Tout est réglé pour suivre avec intérêt cette enquête policière aux multiples rebondissements et facettes : cette dualité entre le policier et le trafiquant est sans concession et realisme . Un tres bon film qui fera date !
Les polars iraniens qui parviennent dans nos salles ne sont pas légion ; ce film est donc en soi une curiosité. Une curiosité d’autant plus intéressante qu’elle est de bonne facture. C’est bien filmé, bien interprété et d’une tension permanente. Les dialogues sont percutants, à la réserve près qu’ils sont probablement trop abondants et un peu fatigants sur la longueur du film. Quelques temps morts auraient été bienvenus. Au delà de cette réserve, l’ensemble est d’une efficacité sans fioriture et marque surtout par sa teneur sociale, sa valeur documentaire quant à l’usage et aux trafics de drogues en Iran, quant aux ravages sur la population pauvre, quant à certains rêves d’émancipation, et enfin quant au fonctionnement de la police et de la justice nationales.
Après une première partie prenante et réussie, la seconde laisse place à beaucoup d'ennui et sans l'aspect critique, le film aurait clairement fini sa (courte) carrière aux oubliettes.
J ai beaucoup aimé ce film qui est très bien interprété par ces acteurs Mention particulière au jeune garçon de 12 ans Ce n est pas sur joué comme certains films Pas d effets spéciaux Je recommande fortement ce film notamment à ceux qui se plaignent en France
Superbe chiant pour ceux qui connaissent l’Iran c’est un mauvais film qui passe à 16 h sur la télé nationale. Réellement déçue perdez pas votre temps ! Merci
A tous ceux qui parlent de dictature face au pass sanitaire, allez jeter un œil sir un pays où il ne fait pas bon vivre quand les stup deviennent le seul recours ...
Superbe film. Ai eu l'impression parfois de regarder un documentaire tant toutes les scènes paraissent réalistes. 2h15 sans aucun temps mort. Toutes les scènes ont une utilité. Et des acteurs impressionnants. Pourtant le sujet est difficile, le monde de la drogue et parle d'une société que l'on connaît peu, l'Iran. Superbe film !
En attendant le nouveau Farhadi (décevant ces dernières années) et sans nouvelles de Jafar Panahi, voici le nouveau film de Saeed Roustayi, jeune réalisateur iranien de trente et un ans. Cela part très fort, une course poursuite haletante qui se termine par une scène terrible. Plus calme par la suite mais tout de même bien nerveux, on plonge dans la lutte quotidienne contre le trafic de crack qui gangrène de plus en plus la société iranienne. pretexte à un face à face policier/trafiquant très prenant. L'ensemble est bien écrit, superbement mais simplement mis en scène et bien interprété. On ne s'ennuie pas une minute. Peut être pas le meilleur thriller jamais vu (comme nous le William Friedkin sur l'affiche), mais un polar très bien ficelé et donc très efficace. Et un certain portrait sans concession de l'Iran d'aujourd'hui. Une belle surprise.
« La loi de Téhéran », premier film de l’iranien Saeed Roustayi présenté à l'automne 2019 à la Mostra de Venise est enfin sorti en 2011. Il est surprenant vu le sujet : la toxicomanie. Partant du principe qu’en Iran, le fait d’avoir 3 g ou 3 kilogrammes de drogues sur soi expose à la même peine, la pendaison, le marché s’est développé et près 6,5 Millions d’Iraniens sont toxicomanes soit 6 à 7 % (et surement beaucoup plus à Téhéran même) contre curieusement moins de 500 000 en France (?). L’opium coexiste avec le crack qui est en pleine essor et l’Iran est un gros producteur pour le Japon notamment. A Téhéran, le marché est tenu par Nasser Khazad et Raz le japonais dont curieusement la police n’a aucune photo ! Devant ce constat, le chef de la brigade des stupéfiants menée par Samad (Payman Maadi) en conflit pour une raison que je n’ai pas bien comprise avec son bras droit, vont procéder autrement. Ils décident d’arrêter tous les drogués et les petits dealers en espérant qu’un « repenti » ne leurs fournissent des renseignements précis. Le film est promptement mené avec des scènes choc : la perquisition du tuyau-bidonville des drogués, les locaux de la police avec des cellules bondées crasseuses (mais un équipement high-tech avec analyse informatique des empreintes digitales et des iris)… et bien sûr la dernière scène. Un film dont le sujet n’était a priori pas attirant mais qui est vraiment très bien réalisé et prenant et qui doit être vu et qui a d’ailleurs eu un grand succès en Iran. On attend avec impatience le second film de ce jeune réalisateur de 31 ans.
Super film, prenant de bout en bout ! Deux acteurs grandioses avec un sujet fort malheureusement d actualité en Iran. Il aurait dû avoir un prix, à mon sens. Pas vu passer les 2 h 14. Allez le voir, vous ne serez pas déçus
pas du tout un polar ou un thriller comme indiqué bêtement sur l'affiche mais une peinture glacée de l'iran et de sa police-justice et plus globalement de sa société. un excellent film, passionnant, des acteurs parfaits, plus de 2h en apnée, je suis ressorti marqué. Je recommande