6,5 millions d'Iraniens sont toxicomanes. La drogue est devenue un véritable fléau et le trafic est passible de la peine de mort. “La loi de Téhéran” va remonter toute la filière, du plus petit consommateur des bidonvilles jusqu’au baron de la drogue en passant par les passeurs, les livreurs, les stockeurs et les mules. “La loi de Téhéran” va également exposer les corps de métiers qui interviennent, des flics sur le terrain, des enquêteurs et de la justice. Si bien documenté, “La loi de Téhéran” n’est pourtant pas un documentaire, mais un passionnant polar iranien à la mise en scène époustouflante. De la maîtrise des plans larges aux gros plans, de la musique aux bruitages, de la couleur aux décors, du rythme nerveux aux instants explicatifs, tout est spectaculaire. Enfin, saluons le jeu des policiers, des trafiquants et des seconds rôles qui captent notre attention dès la première seconde et qui ne nous lâchent pas avant le final explosif. “La loi de Téhéran” est un chef-d'œuvre aussi instructif que percutant. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Les critiques dithyrambiques sont pour le moins étonnantes, s’il y a effectivement quelques scènes intéressantes, le scénario a sans doute été écrit dans les bureaux du Ministère de l’Intérieur iranien : on vous explique en long et en large ce qu’il va vous arriver s’il vous vient à l’idée de vous lancer dans de tels trafics, comment spoiler: la radiographie va vous attraper à l’aéroport si vous avalez les produits, comment spoiler: les chiens vont les trouver si vous les confiez à votre femme , quelles vont être les (épouvantables) conditions de détention si vous vous faites serrer en tant que consommateur, etc. Au passage, on vous explique à quel point la police et la justice iranienne sont incorruptibles, tout en soulignant leur travail EXEMPLAIRE, et la surveillance pointilleuse à laquelle sont soumis les fonctionnaires… Après avoir longuement évoqué et illustré en détail ce que vous risquez, le dealer en personne (présenté tout au long du film comme l’intelligence même, spoiler: mais inévitablement trahi par son entourage , avis aux amateurs…) spoiler: finit lui-même par tenter de vous faire comprendre pourquoi c’est très très mal et très très bête de vendre de la drogue. Et si vous n’avez toujours pas pigé (vous êtes compliqué à endoctriner, hein ?), spoiler: la scène d’exécution finale est là pour vous convaincre dé-fi-ni-ti-ve-ment. Bref, le truc est tellement bien ficelé qu’on comprend tout à fait qu’il soit officiellement et intensivement exporté : c’est de la propagande qui peut aussi parfaitement s’adresser à tous les petits malins qui auraient l’idée stupide de faire rentrer des stupéfiants en Iran (cf. l’aéroport, le Japonais, etc.). Par contre la ficelle est vraiment très grosse… On attend la version philippine avec Duterte himself qui flingue des toxicos !
Malgré une critique dithyrambique de mon cinéma ... j'ai trouvé le film très "moyen". D'abord, je confondais les 2 flics (pourquoi avoir mis des acteurs aussi ressemblants?) Ensuite, je n'avais pas le temps de lire TOUS les sous-titres, car le film était très-très-très BAVARD ! Au final, j'ai trouvé ce film "FOUILLIS" et mal ficelé ... et je ne comprends pas sa dénomination de "Thriller"....
Précèdé d’une rumeur critique plus que favorable, le film iranien a déboulé sur les écrans estivaux en position d’outsider. Et il démarre très fort, avec une scène poursuite qui emprunte tous les codes du genre et nous captive d’emblée. Hélas ça ne suit pas toujours, il y a notamment un gros «ventre mou » au milieu du film , beaucoup de dialogues au sein de ce commissariat ou de cette prison, je ne sais plus. Ça parle beaucoup,vraiment, et la pénombre permanente du film n’aide pas vraiment à se tenir totalement éveillé Et puis vers la fin, le film déplace son centre d’ intérêt de la description ( certes brillante) de ce chaos qu’est la chasse aux trafiquants pour se concentrer sur la figure d’un d’entre eux. Le caïd, le boss qui n’est au final qu’un pauvre rouage de l’engrenage. Et la on délaisse la dénonciation, le portrait sociologique, pour embarquer vers l’émotion. Grâce soit rendue à son extraordinaire interprète ainsi qu’à cet enfant qui nous emmène soudain loin et haut. Il y a comme ça, des films qui démarrent nerveusement et se terminent au plus près du cœur. La loi de Téhéran en fait partie et, malgré ses longueurs, vaut le détour.
Un excellent film à tous les points de vue. On ne s'y ennuie pas un instant. Un film édifiant mais pas pesant. Le réalisateur s'empare du sujet avec un grand soucis du réalisme mais n'oublie jamais de faire du vrai cinéma. Les acteurs sont excellents et poignants.On y découvre un Téhéran que je n'imaginais pas. Le film est très moderne. A voir absolument.
La diffusion de la drogue ignore les religions. La République Islamique d'Iran fait face elle aussi à une flambée de l'usage des drogues par sa population, malgré une répression féroce. Le film suit les méandres du combat quotidien d'une brigade de flics contre les dealers locaux. Avec les mêmes turpitudes que dans nos démocraties: corruption, influence politique, confrontation des egos, bataille de petits chefs... La Loi de Téhéran est surtout un passionnant documentaire sur la société iranienne entre affichage idéologique et réalité nettement moins glamour. Religieuses ou laïques, nos sociétés ne font plus rêver et favorisent les paradis articiels.
Un film policier bien joué une intrigue réaliste et bien menée qui mets en lumière les vraies difficultés de la lutte contre le trafic de drogue la corruption et le courage et l'intelligence de l'enqueteur
Aussi intéressant qu'un reportage sur la Justice iranienne. On s'ennuie très vite, cela ressemble à un documentaire mais sans une bonne intrigue. A fuir !
Un film rythmé, sans fioritures, avec des acteurs très convaincants, un scénario efficace et une mise en scène de très haut niveau. Cela commence en enquête policière très réaliste, à la limite du documentaire, puis évolue vers un chassé croisé entre les deux protagonistes, sur fond de détresse sociale. Pas de fausse note pour ce film iranien qui en mérite donc une excellente.
Le film de Saeed Roustayi mérite-t-il son excellente réputation et l'accueil chaleureux de la critique dont il fait l'objet ?
La réponse est oui, mille fois oui. Tout est en effet admirable dans La loi de Téhéran : le rythme effréné du début (la première course poursuite est époustouflante), la richesse des interactions entre les différents personnages, le glissement progressif vers le point de vue du criminel et le caractère extrêmement spectaculaire de sa mise en scène.
Ce film, nouveau témoin de l'extraordinaire vitalité du cinéma iranien, n'est pas seulement un polar ultra-efficace, c'est aussi un formidable thriller psychologique (je n'ai pu m'empêcher de penser au cinéma de Farhadi durant toute la seconde partie), un tableau saisissant de la société iranienne, et un drame poignant en ce qui concerne les dernières scènes. Les acteurs sont excellents, et rarement une masse de figurants aura été aussi impressionnante.
Un film policier de grande qualité haletant dès les premières minutes qui nous sèche à la première course poursuite de la première scène. Une richesse psychologique servie par de grands acteurs qui ne tombe jamais dans le cliché. la réalisation et bande son est impeccable. un film à voir.
Un polar surprenant , un vrai thriller , assez loin de la production habituelle iranienne, aux films plus intellectuels , plus lents. Ici on est immergé dans la société contemporaine , dans la trafic de drogue , et les consommateurs de crack.Un rythme solide, une très bonne intrigue. La description d'un Iran moderne, aux quartiers Téhéran nord de luxe, les beaux appart , aevc jacuzzi sur le toit? pas de misérabilisme et pourtant aussi de l'autre côté du spectre , les drogués addits , sans abri , complément déjantés. un incroyable réalisme.