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Fabien D
216 abonnés
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3,0
Publiée le 29 novembre 2022
Bones and all aurait pu être un grand film. Jamais la mise en scène de Guadagnino n'avait été aussi grandiose,rappelant les premières œuvres de Malick mais aussi toute une tradition du road.movie américain, tout en filmant l'attrait pour la chair humaine avec une incroyable sobriété brutale qui evoque le trouble every day de Claire Denis. Les acteurs sont très bons, notamment Timothée Chalamet, d'une sensualité incroyable, et la musique du film participe, avec grâce à à son ambiance mélancolique. Pourtant, bones and all manque, et c'est un paradoxe, de chair. Tout semble assez désincarné, presque sans émotion, ça traîne même un peu en longueur pour arriver à un final assez décevant alors quil aurait dû être l'acmé du film. Le film se regarde sans déplaisir mais est assez fade alors que d'un tel sujet, on pouvait s'attendre à quelque chose de plus fort et lyrique. C'est bien mieux que son horrible remake de suspiria mais on peut être en droit de préfèrer le plus solaire call me by your name.
De Luca Guadagnino (2022). J'ai adoré autant qu'halluciné ! Un choc sur un amour absolu de deux jeunes personnes pourtant monstrueuses. Le film est horrifique, oui, trash , violent et carrément gore. Souvent horrible et filmé avec aucune retenue. Une histoire à la limite du fantastique parlant pourtant en l'exagérant jusqu'à son paroxysme du cannibalisme. Mais il ne faut pas uniquement s'arrêter au coté horrifique du film. Il y a aussi et surtout dans ce carnage parfois à la limite du supportable une histoire d'amour incandescent entre deux êtres pourtant maléfiques mais sublimé par leur sentiment réciproque . Jusqu'à la fin digne de Roméo et Juliette . Horrifique oui mais renversant ! Avec Timothée Chalamet aussi horrifique que séduisant et la sulfureuse Taylor Russell. Sans oublier Mark Rylance dans le rôle Sully en ciel amoureux éconduit.
Ce road-movie sur fond d’amour adolescente cannibale détonne en alternant séquences romantiques entre ses deux héros cherchant leur place dans le monde dans une Amérique sinistrée et moments gores à souhait sans jamais trouver le bon ton. Le réalisateur Luca Guadagnino n’obtient jamais l’équilibre idéal à cause d’un récit bien trop long pour au final le peu qu’il a à raconter et d’une mise en scène incapable d’exploiter ses paysages filmés. Il reste du long-métrage l’interprétation convaincante du couple formé à l’écran par Taylor Russell et Timothée Chalamet. Cette romance charnelle au sens propre est bien trop boursoufflée de défauts pour avoir un quelconque intérêt.
A la fois magnifique & horrifique, Bones and all est un road-trip virtuose inoubliable, qui ne peut pas laisser indemne. La brutalité du film est d'autant plus saisissante que ses scènes les plus intenses sont filmées avec un naturel et une sobriété déconcertantes. Mais c'est le drame qui prend le dessus, avec des personnages très réussis dont le parcours est une inexorable tragédie.
Un road trip amoureux à la Bonnie et Clyde où l'impeccable duo Taylor Russell et Timothée Chalamet, incarne un couple en marge de la société et survit à ses propres démons.
Quelle belle surprise que ce film, sorte de road movie de deux jeunes paumés à travers les Etats-Unis, un peu comme "La balade sauvage" de Malick nous présentant ce pays avec ses fêlures et ses marginaux, le tout avec un fond fantastique servant de fil directeur jusqu'à une fin aussi belle qu'onirique ! Saluons également les performances des acteurs : Thimothée Chalamet prouve avec ce protagoniste toujours sur la retenue pour se protéger qu'il sait faire pleins de choses, mais aussi la révélation Taylor Russell aussi belle que sauvage, alors que les seconds rôles comme Mark Rylance et Chloë Sévigny seront bien inquiétants il faut le dire ! Hyper originale mais aussi bien gore par moments, cette œuvre du réalisateur de "Call me by your name" nous confirmera, encore une fois, tout le bien qu'on pense de lui !
Si la note d’intention de ce film est fort séduisante, force est de constater que Bones and all n’a pas la puissance à laquelle son thème « cannibalistique » pouvait prétendre. Ce premier long-métrage américain du réalisateur italien Luca Guadagnino n’a cependant rien de honteux, et possède même de sérieux arguments en sa faveur : plusieurs très belles séquences, un Thimothée Chalamet charismatique, un thème central qui évoque la marginalité sous toutes ses formes… Mais le film est fragilisé par des faiblesses d’écriture, un côté un peu brouillon et un personnage féminin mis de côté. Mais malgré ses faiblesses, un film qui vaut clairement le détour.
Un film qui peut être éprouvant pour certain . Il y a un esthétisme qui convient parfaitement au sujet . La réalisation est très soignée comme souvent avec ce réalisateur. Petit bémol perso Mark Rylance frise le ridicule dans son rôle de personnage inquiétant qui au final est too much et rate complètement la scène finale pourtant importante. Malgré tout un film à part certe mais intéressant.
un road movie dans l'amérique profonde , par un couple amoureux mangeur de chair humaine , surprise totale , bon scénario , beaux paysages , et du sang . Original
Première aventure authentiquement américaine pour Luca Guadagnino, qui reniflait jusqu’ici avec envie les archétypes et les atmosphères du cinéma d’outre-Atlantique sans vraiment oser se les approprier. C’est donc avec un de ses genres les plus emblématiques - le road-movie - qu’il se décide à sauter le pas. Quoiqu’on ressente bien l’époque envisagée - les années Reagan - sans qu’on puisse jurer que ce choix apporte vraiment quoi que ce soit de particulier, ‘Bones and all’ fonctionne sur le même mode que bon nombre de ses modèles avoués, avec ces adolescents marginaux et marginalisés, qui cherchent à comprendre qui ils sont et ce qu’ils veulent en parcourant les immensités du Midwest et les possibilités infinies qu’elles recèlent. Que la romance infuse lentement au coeur de cette odyssée dont l’objectif avoué - la jeune fille incarnée par Taylor Russell souhaite retrouver sa mère - semble périodiquement s’éloigner ou perdre de sa pertinence n’est pas une surprise. En revanche, ce qui l’est davantage, c’est d’avoir fait de ce couple en quête de sens et de reconnaissance un couple de cannibales. Ou plutôt, parce qu’on n’est quand même pas chez Ruggero Deodato, des êtres à l’occasion soumis à un irrépressible désir de chair humaine et ayant chacun développé une philosophie pour justifier ou refuser cet appel. D’ailleurs, ‘Bones and all’ ne se refuse pas quelques brins de gore, ce qui est étrange compte tenu de l’esprit très “sundancien” des autres facettes du film mais ce côté parfois très crû a le mérite de refuser l’hypocrisie. L'antagoniste incarné avec brio par Mark Rylance s’avère également particulièrement magistral puisqu’il échappe aux catégorisations habituelles de ce genre de personnalités troubles. Même s’il traîne parfois en longueur et n’arrive pas toujours à relier correctement sa facette “genre” et sa facette plus réaliste et doucement mélancolique, ‘Bones and all’ a surtout le mérite, et ce sera son principal argument de vente, de s’imposer comme une oeuvre relativement inclassable.
Mouais. Des plaines et un roatrip américain c'est tout ce que j'ai retenu de ce film. Franchement décevant. Les personnes ne sont pas étudiés, ils n'ont aucune profondeur, comme l'histoire d'ailleurs. Dommage, le film aurait pu aller au bout des choses (au bout de l'histoire amoureuse, au bout de l'histoire surnaturel), le budget, les acteurs étaient là.
Encore un film sur le cannibalisme, ce qui n'était vraiment explicite dans le synopsis. Mais bon, j'avais bien été voir ma loute en 2016 ou grave en 2017. L'originalité du film est de mettre en scène une histoire d'amour entre 2 jeunes cannibales touchés par ce mal depuis l'enfance. Des "monstres" qui auraient une odeur et des sens particuliers et qui se reconnaissent entre eux à distance, soumis à un "mal" qui paraît inéluctable et Imprévisible. Mai cet amour, alors qu'on aurait pû penser qu'il serait à l'origine d'"une escalade incontrôlable" aura l'effet inverse. Il y a des scènes évidemment extrêmement violentes mais relativement furtives hormis la scène de la fin où ils se transforment en "justiciers". Film primé à la mostra de Venise, il est tout de même à éviter pour les âmes sensibles.
Une superbe petite découverte. Une histoire magnifiquement racontée, de très bons acteurs et un thème sous-jacent intéressant. Je ne peux rien vous dire de plus, découvrez-le sans hésiter.