Madre
Note moyenne
3,2
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128 critiques spectateurs

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Laurent A.
Laurent A.

60 abonnés 476 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2020
Le film retrace une histoire débutant par un fait divers, pour retrouver 10 années plus tard l'une de ses victimes avec une blessure qui va se raviver par surprise et à son insu. Le thème de l'amour maternel et de la culpabilité est présent tout au long du film, tout comme celui de la folie sous-jacente et consécutive à n'importe quel traumatisme psychoaffectif important.
Les interprètes sont bons, même si on aurait parfois espéré un traitement différent face à l'incompréhension de certains personnages dont le trait semble parfois trop peu nuancé...Mais au fond, qui peut savoir réellement ce qu'il advient véritablement des individus et de leur psyché lorsque de tels chamboulements leur arrivent.
La fin n'est pas de l'une de celles que l'on attend, ce serait trop simple et même décevant, le suspense du dénouement est cependant distillé tout au long du scénario pour amener finalement vers une conclusion imprévisible et en tout cas une conclusion que l'on n'attend pas, et qui pourtant résonne comme un écho à la séquence première du film.
Au final c'est un film fort, dont le réalisme laisse une porte ouverte vers une plus grande foi en l'être humain : le choc de l'épreuve de vie étant finalement là pour aider à faire grandir l'âme et non là pour la condamner, la leçon est quant à elle d'autant plus dure à vivre que l'on n'est pas prêt à en accepter sa conclusion, c'est pour moi le message de ce film qui n'est ni pessimiste ni optimiste mais simplement et terriblement réaliste.
OresteA
OresteA

20 abonnés 80 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 août 2020
Étrange film sans action ; une tranche de vie à la plage comme chaque été - pour distraire les actifs sans vacance en été ?
Mais comment comprendre l'attitude des parents et du grand frère à l'éclairage de la première scène (celle de Madrid) ?
marmottedu77
marmottedu77

13 abonnés 69 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 août 2020
C'est un film qui part comme une brute, une première séquence qui happe complètement, qui soulève, fait rentrer en apnée. 10 premières minutes qui nous clouent à notre siège, une force qui se lève, lentement, sûrement, la respiration qui s'arrête, une séquence qui jamais ne semble devoir s'arrêter, qui nous emporte dans le drame le plus douloureux qui soit, celui de perdre un enfant. Et derrière, l'océan. Immense, magnifique, insubmersible, insondable témoin de tout, il dévore les plus terribles des secrets et ne les laissent pas réchapper. Muet. Les vagues font des allers-retours sur le sable. La caméra suit une personne sur la plage. L'espace est aussi ample que l’abîme creusé par la douleur. Marta Nieto est belle, sensible, impossible à cerner. Comment vivre après ça ? Comment se reconstruire ? Et qui sommes nous pour juger de son comportement, aussi choquant, aussi déroutant, puisse-t-il être. La seconde partie du film ouvre malheureusement sur des longueurs dont on se passerait bien. L'histoire d'amour impossible avec un jeune mineur qui aurait eu l'âge de son fils offre des scènes qui manquent parfois de crédibilité. Jules Porier joue tout sur le même registre et si le rôle d'Elena est passionnant, le sien est assez incompréhensible, son interprétation assez maladroite. La fin est prévisible, un peu facile et finalement, que veut-on nous dire ?
Ciné-13
Ciné-13

176 abonnés 1 442 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 février 2021
Les longueurs pendant la recherche transie de l'enfant perdu sont frustrantes.
Les 3 longs plans séquence sont 3 moments forts du film : la mère qui, au téléphone' sent disparaître son fils, les retrouvailles malsaines entre les ex, la violente dispute entre la mère et la famille de l'ado.
Mais la fin est trop ambigue...
Spider cineman
Spider cineman

215 abonnés 2 550 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 mai 2021
Mais qu est ce qu on s ennuie dans ce film ! ... un début qui laisse penser que ce va être un film intense ... et puis ça s effondre ... 1:30 d une rencontre improbable entre cette femme endeuillée de son fils disparu avec un ado dont on ne comprend au final pas très bien la relation. Bon et puis on passera sur les dialogues sans intérêt... enfin bon ... bon courage. L étoile donnée c est pour les belles images des Landes ... mais je crois qu un reportage aurait été plus inspiré sur ce temps d écran.
Hector184
Hector184

7 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2020
Madre est un film particulièrement intéressant, d'une part parce qu'il se regarde de bout en bout sans ennui ni lassitude, porté par les deux personnages principaux, excellents, d'autre part parce qu'il exige la participation intense du spectateur. Une question en effet semble rester en suspens, du moins de manière explicite : l'enfant d'Elena, Ivan, est-il mort ou a-t-il simplement, si j'ose dire, disparu ? La question est essentielle, car elle détermine toute la vision que l'on a du personnage de la "madre", et le "jugement" que l'on peut porter sur elle. Si l'enfant est mort, que son corps a été retrouvé au bord de cette plage des Landes, transporté à Madrid pour y être enterré ou incinéré, alors Elena peut apparaître effectivement folle, ou du moins en proie à une raison égarée. SI elle voulait se rapprocher du corps de son enfant défunt, il n'y avait rien de mieux que Madrid, la tombe où repose le petit corps, l'urne où sont enfermées les cendres, et sur lesquelles elle aurait pu se recueillir chaque jour. Mais s'il a "simplement" disparu, alors on comprend que cette mère, dans un désir désespéré de retrouver un jour son enfant, qu'elle peut croire encore vivant, soit venue s'installer aux abords de l'endroit où il s'est volatilisé. Et la mère, de folle devient pathétique. Or si la réponse à cette question ne nous est pas donnée explicitement, elle l'est de manière indirecte et elle sollicite alors la capacité du spectateur à la lecture sémantique et à la lecture d'image. C'est en cela que le film est également intéressant. Pour répondre à cette interrogation, il existe dans "Madre" une scène essentielle, celle où Elena et son compagnon sont au restaurant. A la table derrière eux, un homme raconte à ses amis l'histoire d'Elena que le spectateur perçoit en voix off. Que dit-il ? Qu'on l'appelle la "folle de la plage", qu'elle passe son temps, depuis dix ans, à chercher son fils disparu dans le secteur. Nous pouvons alors en déduire que l'enfant n'est pas mort et que son corps n'a jamais été retrouvé. S'il l'avait été, tué par le prédateur sexuel dont on on devine l"ombre dans la conversation téléphonique du début entre Elena et le petit Ivan, il est probable que l'homme du restaurant aurait dit à ses amis : l'enfant est mort depuis dix ans, son corps a été retrouvé sur la plage, son meurtrier, un satyre, a été arrêté (ou il court toujours, on ne l'a jamais retrouvé....), informations qu'un narrateur ne manque pas de donner dans ce genre d'affaire. Or, il n'en est rien et le locuteur en reste au stade de la disparition, dans un lieu indéterminé, situé dans cette zone où se passe l'action. On comprend alors pourquoi Elena a choisi cette plage comme centre de ses investigations : des rochers à droite, l'immensité du sable à gauche, comme le décrit l'enfant dans le dialogue initial. Mais rien ne dit que cette plage soit le lieu de la disparition. On comprend aussi pourquoi, ayant cru reconnaître, par projection, son fils disparu dans les traits de Jean, elle le suit jusque chez lui. Mais, quand elle regarde la famille attablée sur la terrasse, elle comprend aussi et aussitôt qu'il ne peut s'agir de son fils : il est visible que cet adolescent est parfaitement intégré dans cette famille qui est la sienne (le jeu avec sa mère à propos de la salade....), qu'il y est né et qu'il ne peut en aucun cas avoir été "adopté", "recueilli" par ces gens à l'âge de six ans. Et Elena renonce immédiatement, quitte le jardin et rentre chez elle, ayant compris que Jean ne peut en aucun cas être son fils. Combien de temps s'est écoulé entre cette scène et celle où Jean vient s'attabler dans le restaurant pour la provoquer gentiment : donnez-moi votre adresse, puisque vous connaissez la mienne..... On ne sait, mais il est probable que Elena, tout à fait consciente et femme responsable (ce sens des responsabilités chez cette femme qui n'est nullement folle, apparaît implicitement dans leur dernière conversation dans la voiture), a renoncé à suivre l'adolescent dont elle sait qu'il n'y a aucune chance qu'il soit son enfant. C'est lui qu relance la jeune femme, à la faveur de cette attirance que les adolescents peuvent éprouver pour une femme plus âgée. Que pensait-elle trouver en suivant Jean ? Qu'il vivait avec une homme de trente ans son aîné (le prédateur sexuel du début), qu'il était arrivé là à l'âge de six ou sept ans, sans que l'on sache trop pourquoi......? Cette hypothèse était évidemment sans aucun fondement possible, mais une mère en désarroi est capable de tout imaginer. Enfin, ce film me semble présenter toutes les caractéristiques d'une excellent film dans lequel le cinéaste a eu à coeur de rendre son spectateur actif, analysant ce qu'il voit et ce qu'il entend pour élaborer un scénario. Ajoutons à cela que la disparition de l'enfant peut avoir eu pour cause la marée montante (certains critiques parlent de ressac, mais c'est bien une marée que l'on voit à plusieurs reprises). Quand elle rêve des troncs d'arbres sous lesquels Ivan s'était réfugié, elle les voit humide encore de l'eau qui monte jusqu'à eux. On peut donc aussi imaginer que l'enfant a disparu emporté par le flot, que le prétendu prédateur, dont Ivan ne comprend pas la langue, mais qui lui dit 'Viens, viens,...." ne cherchait qu'à l'éloigner de la marée. L'enfant, guidé par la peur, se serait alors enfuit en direction de la plage et aurait péri dans les vagues puissantes. Bref, un film stimulant pour l'intellect et qui sollicite une intense participation du spectateur.
selenie

7 460 abonnés 6 690 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 août 2020
Le film de Sorogoyen débute fort avec un prologue émotionnellement puissant, tragique et déchirant qui nous plonge direct dans un climax de thriller. Comme l'indique le titre et le speech du film il est question de "mère" et de deuil, on se demande alors pourquoi et comment une mère en deuil peut créer une telle relation avec ce jeune, aussi ambigue ?! Le désir sexuel ainsi mis en place semble un peu hors sujet, sorte de complexe d'Oedipe inversé. D'ailleurs la scène de la rencontre est en cela assez parlant. Heureusement, le prologue, la très belle photographie, une actrice inspirée, une relation de couple déchirante et quelques séquences pleine de grâce sauve le film qui méritait beaucoup mieux pourtant. Note indulgente !
Site : Selenie
weihnachtsmann

1 622 abonnés 5 745 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2022
Quel beau film bouleversant sur cette femme qui a perdu l'amour d'un enfant et qui au fond d'elle-même choisit ce garçon pour guérir. J'ai profondément aimé cette scène à la fin du film dans la voiture où ils se regardent simplement. Comme si cette femme voulait passer du temps avec le souvenir de son fils disparu. Vivre un instant son rêve. Être heureuse furtivement. C'est le bonheur que lui offre le garçon. Sa présence. L'amour faussé certainement de son jeune âge, mais qui se verse avec plénitude dans le cœur de la femme.
Je laisserai d'autres critiques évoquer la première scène bouleversante et terrible car je préférais m'attarder sur cette douleur d'une vie où l'amour, même d'un instant, peut tellement sauver un être.
Hotinhere

794 abonnés 5 495 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2021
Un drame intimiste sensible et troublant, soutenu par une mise en scène intense qui accompagne son héroïne sur le chemin âpre du retour à la vie, interprétée par la lumineuse Marta Nieto.
moket

663 abonnés 4 717 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 août 2021
Après une introduction prometteuse, où une mère assiste à distance et impuissante à l'enlèvement de son fils, on sombre dans l'ennui le plus profond. Le film explore la relation malaisante entre cette femme et un ado et, même si l'actrice est excellente, les réactions des personnages sonnent faux et tout le monde affiche le même air affecté pendant 2 heures... Éprouvant.
Gentilbordelais

404 abonnés 3 583 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 octobre 2021
Après une scène d'ouverture d'une forte intensité, le récit s'enlise dans une direction totalement inattendue. Un film bien long pour si peu et qui finalement n'éclaire jamais sur son drame de départ. Par ailleurs, la mise en scène est parfois approximative et certains dialogues sont inaudibles. Décevant.
Incertitudes
Incertitudes

265 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2022
J'avais pris une baffe sur Que dieu nous pardonne. Je ne suis pas loin d'en avoir pris une autre avec Madre. Rien que le plan-séquence d'ouverture de quinze minutes où cette jeune mère de famille tente de localiser son fils au téléphone est étouffante. Ce n'est pas pourtant pas vers l'enquête policière que Rodrigo Sorogoyen va orienter Madre. Mais plus sur le drame familial. On l'entend souvent quand il y a une disparition. Rien n'est pire que de ne pas savoir. Impossible donc de se mettre à la place de cette femme qui va passer dix ans à tenir une buvette dans le sud de la France pour se reconstruire et espérer...si tant est qu'il y ait un espoir et qu'elle ait pu construire quelque chose. Elle va nouer avec cet ado de seize ans une relation un peu trouble. Qu'elle y ait vu son fils, peut-être. Moi, il m'a semblé que c'était un moyen pour elle de vivre un moment d'insouciance, d'amitié, de détente avec un garçon qui ne va pas la traiter de "folle de la plage", à qui elle ne parlera pas de ce qu'elle a vécu dix ans auparavant. Je ne sais pas vraiment s'il y a une attirance sexuelle entre les deux. Je dirais plutôt que, comme elle semble à n'importe quel moment sur le point de partir en vrille et que lui est en décalage avec sa famille et ses amis, ils ont voulu s'offrir des moments de tendresse. Des moments rien qu'à eux. Rien qu'entre eux.
bobmorane63
bobmorane63

248 abonnés 2 227 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 août 2020
Il y a des bons films a voir au cinéma en cette période très difficile du Corona Virus de l'été 2020, la preuve avec "Madre" du cinéaste Rodriguo Sorogoyen (un nom a retenir) dans une production Franco/ Espagnole !! Ce long métrage commence par un plan d'un quart d'heure avec une mère nommé Hélèna qui reçoit un coup de téléphone de son fils en vacances avec le père dans les Pyrénées au bord d'une plage qui se sent perdu sans son papa et c'est la détresse pour l'orienter et le perdre avec un mystérieux homme qui s'approche. La mère le recherche, mème dis ans plus tard sur les traces de son fils perdu, travaillant comme serveuse dans un restaurant en France, rencontrant un jeune adolescent qui y ressemble auquel elle sympathise et s'amusant avec ses amis tout en ayant un compagnon dans la vie. Une oeuvre que j'ai beaucoup aimé qui a la principale qualité de faire des plans longs et magnifiques en mouvement suivant surtout son actrice Maria Nieto formidable et exceptionnelle. La plage et les alentours sont superbes à l'image. Les acteurs secondaires sont très bons aussi et le scénario prend bien son temps pour raconter l'histoire. Je le conseille à tout bons cinéphiles.
Fabien D
Fabien D

217 abonnés 1 281 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 août 2020
Madre est un film esthétiquement très soigné. Les plans grands angles sont d'une grande beauté et les acteurs sont très convaincants. Malgré ces qualités cette histoire de deuil et d'amour naissant quasiment incestueux a beau intrigué, elle manque cruellement d'incarnation comme si le cinéaste n'arrivait pas à aller au bout de son sujet. Le scénario, finalement assez conventionnel, dans son traitement, aurait mérité un meilleur dénouement même si certaines séquences sont aussi glaciales que remarquables en terme de pure mise en scène. Sur un sujet similaire, mais avec un traitement très différent, on peut préfèrer le récent et sublime faute d'amour.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

161 abonnés 2 383 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 février 2023
L'éternité c'est long quand on marche sans coeur. De ton triste coma, je t'en prie libère toi. Quand rien qu'une chanson te mets la chair de poule. Faut il preciser que j'ai aimé?
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