Madre
Note moyenne
3,2
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126 critiques spectateurs

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dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 août 2020
À part l'excellente scène de début du film,toute en tension sourde où l'imagination du spectateur est à son comble, ce film est raté sur le fond avec une esthétique trop forcée sur la forme.
Sur le fond je ne sais pas où veut en venir le réalisateur en confiant au personnage principal la charge d'opérer une forme de transfert d'amour maternel sur un adolescent de l'âge de son fils s'il était toujours vivant. Le réalisateur ne réussit pas à transmettre une quelconque émotion sur la relation de ces deux personnages.
Bref, à l'inverse de la plupart des membres du club 300, je n'adhère absolument pas aux propos et à l'esthétique du film.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 juillet 2023
Je n’ai pas aimé le portrait de cette névrosée qui part travailler à Vieux Boucau sur les lieux où son fils , qui avait 6 ans, a disparu 10 ans avant. D’abord, quid de l’enquête de police qui a dû avoir lieu : mystère. Ensuite, cette rencontre avec un jeune ado qui lui rappelle son fils (mais qui ne l’est pas, sans quoi ils se seraient forcément reconnus) : c’est plein d’ambiguïté, limite malsain. Bref, on ne croit pas du tout à cette histoire, avec son lot d’incohérences ou d’absence d’explications, comme si le réalisateur se fichait royalement des spectateurs que nous sommes. D’habitude, j’aime bien les films espagnols mais ici…que c’est présomptueux !
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 000 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2021
Une véritable claque, un drame d’une mère en quête d’un signe de son fils disparu 10 ans plus tôt. La relation qu’elle va nouer avec Jean , le sosie de son fils est ambiguë, intense, profonde… Une vraie réflexion sur la mort, le deuil, la relation mère-fils. La première scène est d’une rare violence mentale. M.Nieto est incroyable de justesse. Une vraie réussite.
Henning P
Henning P

82 abonnés 280 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2020
Une interprétation de l'actrice principale Marta Nieto tout simplement parfaite.
Les quelques longueurs du film peuvent s'expliquer par la volonté du réalisateur de mettre en exergue les moments de tension où l'on se met à la place de cette mère qui a perdu son fils de 6 ans. Ils prennent à la gorge. spoiler: D'autant plus qu'on finit par s'habituer à la placidité de cette femme qui semble ne plus savoir profiter de la vie ou en tout cas semble passer à travers la vie telle une ombre
.

Les acteurs français que l'on connait bien (Pierrot et Consigny) jouent également une belle partition.
Et le jeune acteur tient son rang.

Un film intense au final qui malgré un rythme quelquefois lent nous fait réfléchir sur la disparition d'un être cher. Il est facile de s'identifier à cette mère.
16/20
Jonathan P
Jonathan P

73 abonnés 395 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2021
Après une scène d'ouverture magnifique, qui me rappelle le cinéma d''Andreï Zviaguintsev. Que cela soit à travers les mouvements de caméra et de son sujet. Petit à petit, Madre ma déçue, à cause essentiellement de son écriture à partir de la scène de la voiture sur le départ pour l'after. Le film se perd ne sachant plus trop quoi raconter, cela force le trait comme l'on force l'entrée dans un jardin. Évidemment, totalement sous le charme de l'immense et fiévreuse interprétation de Marta Nieto absolument incroyable, que je rêve et désire grandement chez Pedro Almodovar. Sinon magnifique travail d''Alejandro de Pablo en particulier les scènes de plages d'une belle profondeur. Boulevardducinema.com
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2025
Déjà il y a la qualité plastique, de la beauté d’une photographie saisissante à une mise en scène sophistiquée entre ses nombreux plan-séquences et sa direction artistique hors norme. Cet emballage n’est jamais superflu tant il met en lumière la tragique trajectoire d’une mère incapable de surmonter la perte de son enfant. Le réalisateur espagnol Rodrigo Sorogoyen confirme tout son talent de cinéaste avec ce long-métrage poignant.
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juillet 2020
" Madre " remarqué l'an dernier au festival de Venise est un drame psychologique plutôt convaincant . En effet en dépit de longueurs et un message pas toujours clair du réalisateur , cette histoire qui parle de la pire tragédie que peut connaitre une personne perdre son enfant se révèle être troublant, parfois dérageant avec le tandem Marta Nieto ( récompensée lors du festival de Venise ) et Jules Porier forment un duo qui fonctionne bien.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 décembre 2020
Tout commence par 15’ suffocantes lors d’un plan séquence virtuose mené de main de maitre par Rodrigo Sorogoyen. On est dans un appartement madrilène en compagnie d’une jeune mère qui reçoit un appel de son fils de 6 ans en panique. Il est seul sur une plage française et son père l’a abandonné quelques minutes mais ne revient pas. On sort de cette séquence rincé et sidéré. Sorogoyen recycle un court métrage qui lui valut de nombreux prix et en fait le point de démarrage de son histoire.
L’espagnol, un des maitres planétaires actuels du thriller, nous scotche en quelques minutes pour nous transporter via une ellipse de 10 ans, sur la côte basque où la mère du petit vit seule dans une sorte de errance psychologique. Et là démarre un second film traitant, non d’une éventuelle enquête sur sa disparition, mais du deuil le plus terrible, celui d’un jeune enfant. Dans cette nouvelle vie, elle rencontre un ado de 16 ans qui pourrait donc être son fils par l’âge mais aussi par la ressemblance ; et jette son dévolu sur lui. Lui flatté d’être le fruit de l’attention de cette belle femme et elle perdue en face de ce jeune homme sur lequel elle projette son manque. Cette histoire de transfert affectif est traitée avec beaucoup de tact et de finesse. La bascule entre les deux films est brusque ; du thriller, on passe au film psycho intimiste, mais à la sauce Sorogoyen, c’est-à-dire en mode marionnettiste manipulant les sentiments de ses personnages. De fait, il reste un peu de mystère et de tension dans ce second film de 1h40, car le metteur en scène maitrise parfaitement son cadrage, ses plans et sa direction d’acteur. Marta Nieto en mère sur la lame du rasoir est magnifique et bouleversante de complexité jusqu’à un final dont on ressortira avec mille questions sans réponse.
Même si ce film est frappé du sceau du talent à tous niveaux, on ressort un peu circonspect entre une montée d’adrénaline inhabituelle et un récit qui se dégonfle au fur et à mesure qu’il s’étire en longueur.
Avoir tout de même pour la virtuosité des 17 premières minutes et la maitrise de Sorogoyen
tout-un-cinema.blogspot.com
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2021
Rodrigo Sorogoyen nous offre une maestria de mise en scène pour aborder le thème humainement le plus déchirant qui soit : la perte de l'enfant. Virtuose dès la première scène, on suffoque devant une mère désemparée qui va subir le drame d'une vie, totalement impuissante. Il n'y a pas de larmoyant, juste une actrice qui joue et vie sa scène à fond. On s'attend donc à un thriller fait de rebondissement, mais pas du tout : ellipse temporelle et on se retrouve, entre deux plans-séquence d'envergure, au milieu d'une plage de la côte basque française, avec le chaos matérialisé par l'immensité du lieu. Le cinéaste tisse sa toile de maître par le grand-angle, qui apporte une dimension de vertige à l'image et représentant en tout point la perdition totale de son actrice principale. La relation avec ce jeune homme, brillamment interprété également, est confuse : un transfert affectif pour celui qui pourrait être son fils, ou bien le coeur qui parle ? Le film s'accapare du drame pour coller avec la réalité, et on se met fortuitement à imaginer ce qu'à pu subir cette femme ces dix dernières années : un cauchemar éveillé. Une belle claque.
AlphaWolf
AlphaWolf

91 abonnés 895 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mars 2021
Sorogoyen nous propose ce drame aux antipodes de son précédent film, l'excellent thriller politique El Reino. L'espagnol prend ici tout son temps pour dérouler une histoire qui démarre sur un plan séquence magistral... et puis plus rien. Dès l'ellipse, le scénario enchaine les redondances et l'intrigue fait un surplace monumental. L'ensemble est très maladroit, manque cruellement de subtilité, et la relation entre les deux personnages, en plus d'être relativement mal interprétée, est peu crédible. L’impression du soufflé qui retombe est tellement violente qu'on ne s'en remet jamais vraiment jusqu'au générique de fin.
Juan 75
Juan 75

78 abonnés 488 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2020
Le film a le mérite de l'ambiguïté et le scénario est original. Toujours à la limite. Il y a des longueurs et les ruptures de ton laissent soit perplexes soit étonnent. C'est très bien joué mais il manque un petit quelque chose pour que ce soit vraiment emballant. La scène d'ouverture est superbe mais ne ressemble pas au reste. Pourquoi ?
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 août 2020
De Rodrigo Sorogoyen (2020)
Pour son cinquième film, le réalisateur confirme son talent à scrutter l'âme humaine et les tourments de la vie. Ce dans un film passionnel, où l'attirance est autant passionnele que fusionnelle. On prescent continuellement le conflit entre sentiment amoureux, attirance physique et amour maternel fusionnel. Jusqu'à a fin, le film puissant instille un doute vu du côté de la mère . Est ce vraiement lui ... ou pas. Très bien joué avec force, finesse et pudeur . Avec Marta Nieto, Jules Porier, Alex Brendemühl
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 avril 2026
Avec Madre, Rodrigo Sorogoyen conserve le plan-séquence d'ouverture de son court-métrage inaugural - cet appel téléphonique où une mère entend son fils disparaître hors champ - mais choisit de déplacer le centre de gravité non plus vers le rapt mais l’après. Le film s’attache alors à une fixation : comment habiter une image traumatique trop longtemps sans s’y dissoudre.

C'est ainsi que dix ans ont passé. Elena vit face à la mer, travaille sur la plage où son enfant s’est volatilisé. L’horizon, loin d’ouvrir, suspend. L’espace fixe le temps. Tant qu’elle demeure là, quelque chose en elle reste arrêté. La mise en scène travaille cette fixation par des cadres stables, légèrement distants, laissant Elena s’inscrire dans le paysage plutôt que de le dominer. Elle est visuellement absorbée. Le deuil est une inertie.

L’apparition de Jean, adolescent qui pourrait avoir l’âge du fils disparu, introduit un frémissement. Les plans se rapprochent. Les dialogues s’allongent. Le mouvement remplace la fixité. Ce qui est troublant, et finement travaillé, tient à l’ambiguïté du lien. Sorogoyen ne souligne pas. Il ne musicalise pas l’ambivalence. Il laisse des silences, des regards trop longs, des gestes à peine décalés. Le lien demeure équivoque. Transfert maternel, substitution, désir déplacé ? Cette indécision est sa justesse : le deuil ne suit aucune ligne droite.

Certes, quelques dialogues appuient le diagnostic social, désignant Elena comme instable, au risque de réduire la métaphore. De même, la virée nocturne filmée au caméscope en basse définition constitue un autre geste marquant. L’image se fragmente, perd en netteté. On pourrait y lire la matérialisation d’une dérive, d’une perte de repères. Mais le contraste avec la sobriété dominante donne parfois le sentiment d’un ajout appuyé, comme si le film voulait signaler sa modernité. Le dispositif se montre, au risque de rompre l’équilibre fragile installé jusque-là. Il y a aussi cette séquence, à la fin, dans la voiture qui caricature l'ambiguïté du lien. Mais l’essentiel tient ailleurs, dans la manière dont la caméra observe sans condamner. Jean résiste à la projection, impose ses limites. À mesure qu’Elena accepte qu’il ne soit pas son fils, la plage cesse d’être un tombeau immobile pour redevenir un lieu traversable.

La scène finale, où Elena téléphone à son ex-mari pour lui dire qu’elle a trouvé une manière d’avancer, est d’une grande justesse. Elle ne s’adresse pas d’abord à son compagnon actuel mais à celui qui partage l’image originelle du traumatisme. La transformation doit être reconnue par celui qui a vécu la perte. Ainsi la mer est toujours là, le vent aussi, mais l’horizon n’est plus sa ligne d’arrêt.
Dom Domi
Dom Domi

54 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 août 2020
Le film est composé de 2 moments forts, le début et la fin.
Entre ces deux moments d'importance, on s'ennuie un peu du fait d'un scénario un peu juste en intensité qui laisse le bâillement s'imposer.
Dommage, car il y avait matière à plus de qualité.
domi...
Julie Charlotte F.
Julie Charlotte F.

29 abonnés 29 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2023
Cette actrice et ses non dits sont bouleversants. Beaucoup de beauté, de volupté et de déchirure dans ce joli film, dont l'environnement géographique offre un cadre superbe.
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