Madre
Note moyenne
3,2
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128 critiques spectateurs

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marmottedu77
marmottedu77

13 abonnés 69 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 août 2020
C'est un film qui part comme une brute, une première séquence qui happe complètement, qui soulève, fait rentrer en apnée. 10 premières minutes qui nous clouent à notre siège, une force qui se lève, lentement, sûrement, la respiration qui s'arrête, une séquence qui jamais ne semble devoir s'arrêter, qui nous emporte dans le drame le plus douloureux qui soit, celui de perdre un enfant. Et derrière, l'océan. Immense, magnifique, insubmersible, insondable témoin de tout, il dévore les plus terribles des secrets et ne les laissent pas réchapper. Muet. Les vagues font des allers-retours sur le sable. La caméra suit une personne sur la plage. L'espace est aussi ample que l’abîme creusé par la douleur. Marta Nieto est belle, sensible, impossible à cerner. Comment vivre après ça ? Comment se reconstruire ? Et qui sommes nous pour juger de son comportement, aussi choquant, aussi déroutant, puisse-t-il être. La seconde partie du film ouvre malheureusement sur des longueurs dont on se passerait bien. L'histoire d'amour impossible avec un jeune mineur qui aurait eu l'âge de son fils offre des scènes qui manquent parfois de crédibilité. Jules Porier joue tout sur le même registre et si le rôle d'Elena est passionnant, le sien est assez incompréhensible, son interprétation assez maladroite. La fin est prévisible, un peu facile et finalement, que veut-on nous dire ?
Hector184
Hector184

7 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2020
Madre est un film particulièrement intéressant, d'une part parce qu'il se regarde de bout en bout sans ennui ni lassitude, porté par les deux personnages principaux, excellents, d'autre part parce qu'il exige la participation intense du spectateur. Une question en effet semble rester en suspens, du moins de manière explicite : l'enfant d'Elena, Ivan, est-il mort ou a-t-il simplement, si j'ose dire, disparu ? La question est essentielle, car elle détermine toute la vision que l'on a du personnage de la "madre", et le "jugement" que l'on peut porter sur elle. Si l'enfant est mort, que son corps a été retrouvé au bord de cette plage des Landes, transporté à Madrid pour y être enterré ou incinéré, alors Elena peut apparaître effectivement folle, ou du moins en proie à une raison égarée. SI elle voulait se rapprocher du corps de son enfant défunt, il n'y avait rien de mieux que Madrid, la tombe où repose le petit corps, l'urne où sont enfermées les cendres, et sur lesquelles elle aurait pu se recueillir chaque jour. Mais s'il a "simplement" disparu, alors on comprend que cette mère, dans un désir désespéré de retrouver un jour son enfant, qu'elle peut croire encore vivant, soit venue s'installer aux abords de l'endroit où il s'est volatilisé. Et la mère, de folle devient pathétique. Or si la réponse à cette question ne nous est pas donnée explicitement, elle l'est de manière indirecte et elle sollicite alors la capacité du spectateur à la lecture sémantique et à la lecture d'image. C'est en cela que le film est également intéressant. Pour répondre à cette interrogation, il existe dans "Madre" une scène essentielle, celle où Elena et son compagnon sont au restaurant. A la table derrière eux, un homme raconte à ses amis l'histoire d'Elena que le spectateur perçoit en voix off. Que dit-il ? Qu'on l'appelle la "folle de la plage", qu'elle passe son temps, depuis dix ans, à chercher son fils disparu dans le secteur. Nous pouvons alors en déduire que l'enfant n'est pas mort et que son corps n'a jamais été retrouvé. S'il l'avait été, tué par le prédateur sexuel dont on on devine l"ombre dans la conversation téléphonique du début entre Elena et le petit Ivan, il est probable que l'homme du restaurant aurait dit à ses amis : l'enfant est mort depuis dix ans, son corps a été retrouvé sur la plage, son meurtrier, un satyre, a été arrêté (ou il court toujours, on ne l'a jamais retrouvé....), informations qu'un narrateur ne manque pas de donner dans ce genre d'affaire. Or, il n'en est rien et le locuteur en reste au stade de la disparition, dans un lieu indéterminé, situé dans cette zone où se passe l'action. On comprend alors pourquoi Elena a choisi cette plage comme centre de ses investigations : des rochers à droite, l'immensité du sable à gauche, comme le décrit l'enfant dans le dialogue initial. Mais rien ne dit que cette plage soit le lieu de la disparition. On comprend aussi pourquoi, ayant cru reconnaître, par projection, son fils disparu dans les traits de Jean, elle le suit jusque chez lui. Mais, quand elle regarde la famille attablée sur la terrasse, elle comprend aussi et aussitôt qu'il ne peut s'agir de son fils : il est visible que cet adolescent est parfaitement intégré dans cette famille qui est la sienne (le jeu avec sa mère à propos de la salade....), qu'il y est né et qu'il ne peut en aucun cas avoir été "adopté", "recueilli" par ces gens à l'âge de six ans. Et Elena renonce immédiatement, quitte le jardin et rentre chez elle, ayant compris que Jean ne peut en aucun cas être son fils. Combien de temps s'est écoulé entre cette scène et celle où Jean vient s'attabler dans le restaurant pour la provoquer gentiment : donnez-moi votre adresse, puisque vous connaissez la mienne..... On ne sait, mais il est probable que Elena, tout à fait consciente et femme responsable (ce sens des responsabilités chez cette femme qui n'est nullement folle, apparaît implicitement dans leur dernière conversation dans la voiture), a renoncé à suivre l'adolescent dont elle sait qu'il n'y a aucune chance qu'il soit son enfant. C'est lui qu relance la jeune femme, à la faveur de cette attirance que les adolescents peuvent éprouver pour une femme plus âgée. Que pensait-elle trouver en suivant Jean ? Qu'il vivait avec une homme de trente ans son aîné (le prédateur sexuel du début), qu'il était arrivé là à l'âge de six ou sept ans, sans que l'on sache trop pourquoi......? Cette hypothèse était évidemment sans aucun fondement possible, mais une mère en désarroi est capable de tout imaginer. Enfin, ce film me semble présenter toutes les caractéristiques d'une excellent film dans lequel le cinéaste a eu à coeur de rendre son spectateur actif, analysant ce qu'il voit et ce qu'il entend pour élaborer un scénario. Ajoutons à cela que la disparition de l'enfant peut avoir eu pour cause la marée montante (certains critiques parlent de ressac, mais c'est bien une marée que l'on voit à plusieurs reprises). Quand elle rêve des troncs d'arbres sous lesquels Ivan s'était réfugié, elle les voit humide encore de l'eau qui monte jusqu'à eux. On peut donc aussi imaginer que l'enfant a disparu emporté par le flot, que le prétendu prédateur, dont Ivan ne comprend pas la langue, mais qui lui dit 'Viens, viens,...." ne cherchait qu'à l'éloigner de la marée. L'enfant, guidé par la peur, se serait alors enfuit en direction de la plage et aurait péri dans les vagues puissantes. Bref, un film stimulant pour l'intellect et qui sollicite une intense participation du spectateur.
montecristo59
montecristo59

41 abonnés 288 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 août 2020
Dans cette histoire d'un deuil empêché, difficile de se décider pour une note carrément haut de gamme tant est prégnante la frustration de spectateur qu'on ressent au final. Si le réal a d'abord voulu nous faire ressentir la permanence du manque et du doute qui prend possession d'une mère confrontée à une disparition mystérieuse, il réussit son coup haut la main, peut-être mieux encore que F.Ozon dans "Sous le sable" (où C.Rampling voyait "s'évanouir" quasiment sous ses yeux son B.Cremer de mari, au bord d'une plage). Il s'appuie surtout sur l'excellente et sobre Marta Nieto (Elena), belle et fine mère courage anéantie qui lutte pour survivre à l'inconnu. Autour d'elle il place une palette de faire-valoirs bien dirigée, à commencer par le jeune Jules Porier (Jean), assez juste dans sa relation équivoque avec la belle inconnue qui s'intéresse à lui.
Si par contre il a voulu tisser la trame d'un thriller psychologique angoissant en jouant la carte de l'originalité, il a pratiqué trop d'ellipses pour qu'on adhère à fond...
Je pencherais plutôt pour la première option. Reste que pour moi ce bon film cherche quand même un peu trop son registre. La tension est constante, certes, et l'attention itou du coup. Mais grande est la faim sur laquelle on reste à la fin !
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 août 2020
Mais que ce film est beau et intense ! Le genre de délice cinématographique à tous points de vue qu’on ne voit pas venir mais qui imprègne durablement le cœur et l’esprit. « Madre » est un film d’une complexité dramatique et psychologique rare mais aussi un pur régal pour les yeux tellement les images sont belles. A la barre, un cinéaste vraiment de plus en plus prometteur qui fait partie du renouveau du cinéma espagnol, Rodrigo Sorogoyen. On lui doit l’excellent thriller « Que Dios No Perdones » mais aussi l’an passé « El Reino ». Ce dernier opus sur les coulisses de la politique espagnole et la corruption, acclamé par les critiques, était certes très habile et maîtrisé mais il nous avait laissé sur le bas-côté par son extrême complexité qui faisait décrocher. Ici, il change radicalement de genre (du moins en apparence), laissant le thriller pur et dur de côté pour un drame psychologique mâtiné de suspense voire une tragédie où les enjeux émotionnels sont si forts qu’ils nous coupent le souffle. « Madre » c’est à la fois un fond renversant et intelligent à partir d’un sujet qui tient en haleine et une forme hypnotique et qui émerveille, le tout dans un accord parfait.



Le long-métrage commence fort par un moment de très haute tension. Une scène d’une quinzaine de minutes faite d’un plan-séquence incroyable qui nous scotche à notre siège dès le départ et augure du meilleur pour la suite. Cette séquence est d’une telle intensité qu’elle nous fait penser à celle de « Scream » premier du nom, de par le côté téléphonique présent dans les deux. Ces premières minutes tétanisent et jouent avec nos nerfs et si la suite est bien plus apaisée et apaisante, elle n’en demeure pas moins magistrale. Sorogoyen n’a pas son pareil pour alterner moments solaires et d’une douceur folle avec d’autres qui mettent nos sens en ébullition (souvent en plan-séquence ce qui accentue l’immersion et la tension), comme la séquence d’ouverture donc. On retient aussi la séquence de l’after dans la voiture et celle de l’irruption de l’héroïne dans la villa familiale, des scènes éprouvantes et stressantes où le suspense atteint son paroxysme. La façon de filmer du cinéaste en met plein la vue et cela se répercute également dans le reste du film où la beauté des images est à couper le souffle.



En effet, dans un cadre exagérément rectangulaire et écrasé, ce qui a pour effet de faire ressortir encore plus le sublime de ce qui est filmé, le réalisateur compose ses plans comme des tableaux. Un régal pour les yeux où le pays basque en version hivernale est magnifié, sublimé et envoûtant. Les couleurs sont belles à se damner, rares sont les œuvres qui convainquent autant sur le plan pictural (tel que dans un tout autre genre le « Blade Runner 2049 » de Villeneuve). « Madre » doit aussi beaucoup à son personnage principal incarné par la magnifique Marta Nieto qui en plus d’être belle comme le jour est tout à fait bluffante. Ce personnage de femme blessée nous emmène avec lui dans ses bonheurs, ses espérances et ses joies tout autant que dans ses drames, sa tristesse et sa dépression. On partage vraiment ses états d’âmes d’une façon rare et unique. Le trouble psychologique véhiculé par le film peut paraître gênant et le rapport entre les deux personnages principaux répréhensible. Mais cela nous renvoie à nos propres convictions et jusqu’au bout le trouble et un léger malaise sont entretenus de manière soigneuse. Le film nous chamboule, interpelle, c’est aussi ça le cinéma. Les intentions d’Elena restent opaques et la fin, à la fois équivoque et pleine de non-dits, nous laisse faire notre propre avis sur le sujet avec malice. « Madre » c’est plus de deux heures de très grand cinéma, de bout en bout, à voir et à revoir, autant pour sa forme parfaite que pour ce qu’il provoque et raconte. Un must !



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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 août 2020
Elena, personnage principal, est une femme complexe qu'on tente de comprendre tout le long du film et qui en devient attachante ; je ne me suis pas ennuyée une minute, j'ai adoré les images du pays basque, j'ai adoré le rythme du film qui laisse le temps du ressenti, des émotions.
Dom Domi
Dom Domi

55 abonnés 362 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 août 2020
Le film est composé de 2 moments forts, le début et la fin.
Entre ces deux moments d'importance, on s'ennuie un peu du fait d'un scénario un peu juste en intensité qui laisse le bâillement s'imposer.
Dommage, car il y avait matière à plus de qualité.
domi...
bambiche
bambiche

5 abonnés 7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 août 2020
un premier quart d'heure très prometteur mais une suite qui traîne en longueurs. Le scénario manque même parfois de crédibilité et se noie dans une brume un peu trop opaque. Dommage, car les acteurs sont eux à la hauteur !
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 320 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 août 2020
De Rodrigo Sorogoyen (2020)
Pour son cinquième film, le réalisateur confirme son talent à scrutter l'âme humaine et les tourments de la vie. Ce dans un film passionnel, où l'attirance est autant passionnele que fusionnelle. On prescent continuellement le conflit entre sentiment amoureux, attirance physique et amour maternel fusionnel. Jusqu'à a fin, le film puissant instille un doute vu du côté de la mère . Est ce vraiement lui ... ou pas. Très bien joué avec force, finesse et pudeur . Avec Marta Nieto, Jules Porier, Alex Brendemühl
OresteA
OresteA

20 abonnés 80 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 août 2020
Étrange film sans action ; une tranche de vie à la plage comme chaque été - pour distraire les actifs sans vacance en été ?
Mais comment comprendre l'attitude des parents et du grand frère à l'éclairage de la première scène (celle de Madrid) ?
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 août 2020
super film superbe actrice remarquable Marta Nieto fait preuve d'une dignité face à la douleur qui l'a ronge depuis 10 ans...
Juan 75
Juan 75

79 abonnés 502 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2020
Le film a le mérite de l'ambiguïté et le scénario est original. Toujours à la limite. Il y a des longueurs et les ruptures de ton laissent soit perplexes soit étonnent. C'est très bien joué mais il manque un petit quelque chose pour que ce soit vraiment emballant. La scène d'ouverture est superbe mais ne ressemble pas au reste. Pourquoi ?
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

182 abonnés 589 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 août 2020
Ai vu "Madre" de Rodrigo Sorogoyen metteur en scène espagnol que j'aime beaucoup et dont j'avais adoré "El Reino" et "Que dios nos perdone". Dans le cas présent le film s'ouvre par une scène en plan séquence de 15 minutes absolument sidérante... la tension psychologique, la caméra d'une grande fluidité, une comédienne fascinante (Marta Nieto). Ce film en comporte deux, l'un assez réussi dont toutes les scènes sont tournées en espagnol et l'autre en français assez loupé plein de longueur et de fadeur... Est-ce du aux comédiens français dont les scènes manquent de rythme et sont peu intéressantes et/ou au jeune Jules Portier pas toujours très juste ? Toujours est-il que rapidement on se fiche de l'attirance d'Elena (femme espagnole de 40 ans qui a perdu son enfant sur une plage du pays basque dix ans auparavant) pour Jean adolescent français en vacances avec ses parents. Les moments de solitude et de tourment d'Elena sont les plus poétiques et les plus inspirés ainsi que les scènes avec son ex-mari, sa mère et son fiancé espagnol. La caméra que l'on avait trouvé virtuose dans la scène d'exposition devient insupportable dans ses mouvements incéssants et souvent trop près des personnages. La façon de filmer en grand angle en permanence a tendance à déformer le cadre et l'image parfois de façon assez intrigante (!). Sorogoyen qui est d'habitude un très fin scénariste et cinéaste a ici eu la malencontreuse idée d'allonger son court métrage (2016) de 18 minutes portant le même titre en un film de plus de deux heures. De beaux moments mais trop peu comparés à des scènes pénibles et longues (la virée à Dax avec 3 adolescents ivres, la scène d'hystérie familiale où Elena se fait violenter par le fils, la longue scène de fête nocturne...). Je suis ressorti déçu mais avec l'envie de voir le court métrage initial qui lui je suis sûr doit être un modèle de concision. Décidément entre "Madre" et "Eté 85" les amours de jeunes adolescents sur les plages françaises ne me portent pas bonheur en cette saison !
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 août 2020
Je suis mitigé pour donner un avis global, mais certains points noirs font finalement que je l’ai trouvé assez moyen. Au-delà du film en lui-même, sa symbolique, et le dégout qu’elle m’a donné, ont influencé mon ressenti final. Tout commence pourtant de la meilleure des manières. Rodrigo Sorogoyen en guise d’introduction nous a remis son court-métrage de 18 minutes afin de se mettre dans la peau du personnage. Je dois avouer que c’est une pure merveille. L’impression forte que m’a laissée cette première séquence m’a porté longtemps. Malheureusement, sur la durée cela dessert le film, car à aucun moment on ne va retrouver cette intensité. Alors que cette entrée est très choc, le reste du drame va être dans un ton plus lent, et mélancolique. Pendant longtemps j’ai espéré que ça revienne mais non. C’est dommage quand on sent que le personnage joué par Marta Nieto est au bord de l’implosion. Il en faut si peu pour que tout bascule. Cette actrice m’a laissé une très forte impression car même dans les moments plus raplapla, elle reste extrêmement douée. Je ne dirais pas la même chose de Jules Porier dont la prestation un peu bateau, m’a empêché de rentrer à 100% dedans. On va donc être porté par cette histoire ambiguë entre une mère, et un jeune adolescent qu’elle identifie à son fils. Les limites de la moralité sont atteintes. Alors certes, malgré certaines longueurs difficiles, et d’autres passages trop poussés, ce récit nous est très bien retranscrit. Cela ne suffit pas car sur le fond, plus le temps passait, plus je trouvais cela malsain, et donc forcément le visionnage n’était pas agréable.
Ceiner M
Ceiner M

54 abonnés 256 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 août 2020
J'ai eu la mauvaise idée de me tromper de salle et de louper la super scène du début mais j'avais vu la bande annonce et en avait tellement entendu parler que j'attendrai que cela repasse à la télé...donc les minutes qui suivent , j'ai été très gênée par le cadrage...on dirait une camera de surveillance qui fait des va et vient de gauche à droite...C'est très très bien joué et cela m'a donné très envie d'aller au vieux boucau ....Quelle plage et quels couchers de soleil!!! merci ça fait du bien coincée à Paris sous canicule extrême avec la pollution de se prendre un super bol d'air frais....Il y a beaucoup d'ambiguïté sur les rapports d'Eléna et Jean mais malgré toutes les qualités des acteurs et le brio du réalisateur, à la fin, on se dit....tout ça pour ça...ce n'est pas désagréable mais je pense que cela ne marquera aucune mémoire...c'est plus un film d'ambiance, d'étude psychologique et de photo mais le scénario est super maigre.
folyr
folyr

37 abonnés 74 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 août 2020
Il y a une scène à sauver dans le film, la première. Les comédiennes sont justes, la tension à son comble. Grosso modo cinq minutes. Puis 1h 55 d'ennui. Des personnages qui ne nous intéressent pas, pas creusés, un scénario qui patine, des relations qui n'évoluent pas, rien ne se passe, on y croit à peine, et puis, cette scène où le père apparaît, on se dit, on va enfin comprendre ce qui s'est passé, pas du tout ! Genre scène inutile de chez inutile. Comme le film.
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