Madre
Note moyenne
3,2
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126 critiques spectateurs

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19 critiques
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Claquéausol
Claquéausol

1 abonné 23 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 mai 2026
Ok c'est bien filmé, l'image est belle, les acteurs sont tous très bons. Mais j'ai quand même beaucoup de mal avec un film qui romanticise spoiler: l'inceste et une certaine forme de prédation (il a 16 ans, elle en a 40).
. Je me demande si la critique aurait été pareillement émue si ça avait mis en scène spoiler: un homme de 40 ans moche et une jeune fille de 16 qui lui rappelle sa fille, plutôt qu'un ado et une femme de 40 ans super belle.
Par ailleurs la "musique" de Saez c'est juste insupportable pour l'esprit et pour les oreilles.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 avril 2026
Avec Madre, Rodrigo Sorogoyen conserve le plan-séquence d'ouverture de son court-métrage inaugural - cet appel téléphonique où une mère entend son fils disparaître hors champ - mais choisit de déplacer le centre de gravité non plus vers le rapt mais l’après. Le film s’attache alors à une fixation : comment habiter une image traumatique trop longtemps sans s’y dissoudre.

C'est ainsi que dix ans ont passé. Elena vit face à la mer, travaille sur la plage où son enfant s’est volatilisé. L’horizon, loin d’ouvrir, suspend. L’espace fixe le temps. Tant qu’elle demeure là, quelque chose en elle reste arrêté. La mise en scène travaille cette fixation par des cadres stables, légèrement distants, laissant Elena s’inscrire dans le paysage plutôt que de le dominer. Elle est visuellement absorbée. Le deuil est une inertie.

L’apparition de Jean, adolescent qui pourrait avoir l’âge du fils disparu, introduit un frémissement. Les plans se rapprochent. Les dialogues s’allongent. Le mouvement remplace la fixité. Ce qui est troublant, et finement travaillé, tient à l’ambiguïté du lien. Sorogoyen ne souligne pas. Il ne musicalise pas l’ambivalence. Il laisse des silences, des regards trop longs, des gestes à peine décalés. Le lien demeure équivoque. Transfert maternel, substitution, désir déplacé ? Cette indécision est sa justesse : le deuil ne suit aucune ligne droite.

Certes, quelques dialogues appuient le diagnostic social, désignant Elena comme instable, au risque de réduire la métaphore. De même, la virée nocturne filmée au caméscope en basse définition constitue un autre geste marquant. L’image se fragmente, perd en netteté. On pourrait y lire la matérialisation d’une dérive, d’une perte de repères. Mais le contraste avec la sobriété dominante donne parfois le sentiment d’un ajout appuyé, comme si le film voulait signaler sa modernité. Le dispositif se montre, au risque de rompre l’équilibre fragile installé jusque-là. Il y a aussi cette séquence, à la fin, dans la voiture qui caricature l'ambiguïté du lien. Mais l’essentiel tient ailleurs, dans la manière dont la caméra observe sans condamner. Jean résiste à la projection, impose ses limites. À mesure qu’Elena accepte qu’il ne soit pas son fils, la plage cesse d’être un tombeau immobile pour redevenir un lieu traversable.

La scène finale, où Elena téléphone à son ex-mari pour lui dire qu’elle a trouvé une manière d’avancer, est d’une grande justesse. Elle ne s’adresse pas d’abord à son compagnon actuel mais à celui qui partage l’image originelle du traumatisme. La transformation doit être reconnue par celui qui a vécu la perte. Ainsi la mer est toujours là, le vent aussi, mais l’horizon n’est plus sa ligne d’arrêt.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2025
Déjà il y a la qualité plastique, de la beauté d’une photographie saisissante à une mise en scène sophistiquée entre ses nombreux plan-séquences et sa direction artistique hors norme. Cet emballage n’est jamais superflu tant il met en lumière la tragique trajectoire d’une mère incapable de surmonter la perte de son enfant. Le réalisateur espagnol Rodrigo Sorogoyen confirme tout son talent de cinéaste avec ce long-métrage poignant.
Eyeswideopen
Eyeswideopen

5 abonnés 42 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mars 2025
La mère, face à la mer, face à l’amer. Bouleversé par cette mère détruite, touché pour toujours par cette actrice et par cette réalisation.
Mayté A
Mayté A

7 abonnés 126 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 mars 2025
Très beau film du réalisateur espagnol Rodrigo Sorogoyen. Le premier plan nous plonge en direct, avec toute l angoisse et la peur, sur un appel téléphonique entre une maman et son enfant de 6 ans perdu sur une plage du pays Basque français. 10 ans plus tard cette même maman erre toujours sur cette plage. Elle rencontre par hasard un adolescent qui aurait le même âge que son fils et pourrait lui ressembler... Mais ce n est pas son fils. Il naît de cette rencontre une jolie amitié (amourette ?) qui va aider ces deux êtres un peu perdus à trouver une sorte de sens à leur vie. Le scénario est très bien ecrit et la réalisation toute en finesse et délicatesse est un vrai régal. Le film tourné en plans large apporte une vraie beauté aux images. Marta Nieto, l actrice principale, crève l écran par son naturel et son intensité Ce film est une vraie réussite. Il avait reçu plein de récompenses lors de différents festivals et avait été nominé à l Oscar du
meilleur film étranger. Laissez vous porter par la quête pleine de sensibilité de ces deux êtres hors du temps. Je recommande.
Julie Charlotte F.
Julie Charlotte F.

29 abonnés 29 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2023
Cette actrice et ses non dits sont bouleversants. Beaucoup de beauté, de volupté et de déchirure dans ce joli film, dont l'environnement géographique offre un cadre superbe.
Nathan C.
Nathan C.

27 abonnés 36 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 septembre 2023
Film déchirant, à la force surpuissante, dépassant l'irrationnel en expliquant la névrose de ses héros sans les trahir. Un film fort qui fera pleurer les spectateurs les plus sensibles.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 juillet 2023
Je n’ai pas aimé le portrait de cette névrosée qui part travailler à Vieux Boucau sur les lieux où son fils , qui avait 6 ans, a disparu 10 ans avant. D’abord, quid de l’enquête de police qui a dû avoir lieu : mystère. Ensuite, cette rencontre avec un jeune ado qui lui rappelle son fils (mais qui ne l’est pas, sans quoi ils se seraient forcément reconnus) : c’est plein d’ambiguïté, limite malsain. Bref, on ne croit pas du tout à cette histoire, avec son lot d’incohérences ou d’absence d’explications, comme si le réalisateur se fichait royalement des spectateurs que nous sommes. D’habitude, j’aime bien les films espagnols mais ici…que c’est présomptueux !
Bowen Tyler
Bowen Tyler

3 abonnés 112 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mai 2023
Un chef d'œuvre. La disparition d'un enfant et l'impossible nécessité de vivre et de survivre à cette douloureuse absence jour après jour, avec l'espoir de le voir enfin reparaître, voilà ce à quoi est confronté le personnage principal de Madre. Sans chercher à nous expliquer l'indicible, Sorogoyen nous fait partager les errements psychologiques de cette mère qui ne peut tourner la page ni ne peut tout à fait arrêter de vivre.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 février 2023
Un film poignant mais parfois dérangeant,o est tout de suite happé sur plan séquence d une dizaine de minutes où une femme reçoit un appel de son fils de 6 ans qui lui annonce qu il est tout seul sur une plage, son père est parti,la mère commence à s affoler et la tension va crescendo jusqu a que son fils se fait enlever.
On se retrouve 10 ans après en Bretagne où elle est responsable d un restaurant,elle remarque un jeune homme de 16 ans qui pourrait ressembler à son fils disparu, s ensuit une relation va naître entre ces 2 personnages qui est assez ambigu sans être glauque ni transgressif,on s attache beaucoup à la mère qui pour surmonter son deuil va flirter avec la folie mais a la fin réapprend à vivre avec l absence.
La réalisation est superbe la mise en scène nette
Un film a découvrir
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 février 2023
L'éternité c'est long quand on marche sans coeur. De ton triste coma, je t'en prie libère toi. Quand rien qu'une chanson te mets la chair de poule. Faut il preciser que j'ai aimé?
Ladyoscar L.
Ladyoscar L.

6 abonnés 50 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 février 2023
Jeu inegal, récit poussif et une mise en scène qui ne dit rien à part des plans séquences à la lumière et aux cadres mal maîtrisés . Ce film est une purge. Pourtant l'idée avait tout pour séduire. Ce film est la preuve, s'il en fallait une, qu'une bonne idée ne fait pas un bon film.
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 775 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 janvier 2023
Cela faisait très longtemps que je n'avais pas été subjugué par un film comme ça ! Déjà le début est immonde... la longue scène au téléphone est insoutenable à regarder tant la panique de la mère est communicative et je pense que j'en ferai des cauchemars un moment... en plus le film a beau changer de ton par la suite, cela reste fascinant tout de même ! La relation entre la mère en deuil & le jeune garçon est ambigue et parfois difficile à assumer tant elle est taboue et j'ai vécu quelques moments de solitude tant c'été à la fois drôle et à la fois choquant... les acteurs sont bons, le scénario excellent et vraiment je recommande cette petite pépite à tous... âmes sensibles s'abstenir toutefois car le début est vraiment raide !
Joël DI DOMIZIO
Joël DI DOMIZIO

16 abonnés 130 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2022
Après le fiévreux et tourmenté "El Reino", Sorogoyen change de registre et nous offre un film émouvant sur une femme navigant au bord de la folie après la disparition 10 ans auparavant de son fils. MADRE nous expose une lente reconstruction, un deuil qui n’en finit pas et qui empêche Elena d’avancer dans sa vie. Elle croit reconnaitre son fils dans la peau d'un jeune adolescent tout en éprouvant une attirance étrange pour le jeune homme. Ces deux personnages vont s'attirer mutuellement et chacun va donc avancer à sa manière dans le but de se projeter dans un futur meilleur et plus apaisant...
Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2022
J'avais pris une baffe sur Que dieu nous pardonne. Je ne suis pas loin d'en avoir pris une autre avec Madre. Rien que le plan-séquence d'ouverture de quinze minutes où cette jeune mère de famille tente de localiser son fils au téléphone est étouffante. Ce n'est pas pourtant pas vers l'enquête policière que Rodrigo Sorogoyen va orienter Madre. Mais plus sur le drame familial. On l'entend souvent quand il y a une disparition. Rien n'est pire que de ne pas savoir. Impossible donc de se mettre à la place de cette femme qui va passer dix ans à tenir une buvette dans le sud de la France pour se reconstruire et espérer...si tant est qu'il y ait un espoir et qu'elle ait pu construire quelque chose. Elle va nouer avec cet ado de seize ans une relation un peu trouble. Qu'elle y ait vu son fils, peut-être. Moi, il m'a semblé que c'était un moyen pour elle de vivre un moment d'insouciance, d'amitié, de détente avec un garçon qui ne va pas la traiter de "folle de la plage", à qui elle ne parlera pas de ce qu'elle a vécu dix ans auparavant. Je ne sais pas vraiment s'il y a une attirance sexuelle entre les deux. Je dirais plutôt que, comme elle semble à n'importe quel moment sur le point de partir en vrille et que lui est en décalage avec sa famille et ses amis, ils ont voulu s'offrir des moments de tendresse. Des moments rien qu'à eux. Rien qu'entre eux.
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