Madre
Note moyenne
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126 critiques spectateurs

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Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 août 2020
Avec un pitch de départ dramatique – la perte inexpliquée d’un enfant-, le film de Sorogoyen aurait pu se fracasser dans l’écume de la renaissance miraculeuse ou s’aventurer dans des terres bien plus scabreuses. Fort heureusement, le jeune metteur en scène espagnol nous embarque avec Madre dans une introspection d’une délicatesse inattendue et ouverte sur tous les possibles.

Nous, spectateurs, n’en savons pas plus que Elena, alors, perdus comme elle, nous avançons pas à pas, minés par émotions qui traversent cette mère, déchirée entre le remords, le désir de vengeance, son déni de la vie sociale et de l’amour pour les autres.

La réussite de Madre vient de l’équilibre général des choix du réalisateur: un scénario ouvert qui ne vous donnera pas toutes les réponses, une mise en scène d’une maîtrise hors pair, avec de longs plans séquences marquant les grandes étapes du retour à la vie sociale de Elena, une musique discrète dans un film qui prend son temps, et surtout une actrice Marta Nieto d’une sensibilité prodigieuse (que la caméra grand angle capte avec bienveillance).

La mer landaise filmée en scope est dangereusement belle, et souligne les ambiguïtés avec lesquelles Elena se confronte à son corps défendant. Les pistes de lectures sont multiples, et certains d’entre vous penseront peut-être à Malle, Cayatte ou Ozon. N’en disons pas plus, et courrez vous faire votre propre opinion.
Cinéma juillet 2020
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 août 2020
Rodriguo Sorogoyen revient avec un drame extrêmement maitrisé. "Madre", le court-métrage qui l'a fait connaître, ouvre le film avec un plan-séquence qui marque dès le départ, aussi bien par sa maîtrise, par son actrice et par le style. Le film suit cette ligne directrice et nous subjugué par la beauté de ces ballets, par l'interprétation des acteurs, les images splendides, rappelant par moment "Roma". L'histoire est très prenante. Cette mère qui ne fait pas le deuil de son enfant et, 10 ans plus tard, pense le reconnaître dans un adolescent qui s'amourache d'elle. C'est intriguant et parfois dérangeant ... En l'espace de deux films Rodriguo Sorogoyen s'impose dans les cinéastes à suivre.
Yves S
Yves S

14 abonnés 36 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 août 2020
Le problème c'est que lorsque la mère espagnole parle en français, on ne comprend rien à ce qu'elle dit en l'absence de sous-titres...à cause de son accent. On se demande même si elle parle bien français.
Sinon, avec de bonnes intentions, le film est trop décousu avec des scènes sans intérêt pour l'intrigue telles que celle où l'héroïne complètement ivre se retrouve embarquée dans la voiture de jeunes gens qui veulent faire la fête et qui veut s'échapper de la voiture malgré l'insistance de ces jeunes (j'ai cru un moment que ça allait se terminer par un viol en réunion). Très mal à l'aise également lorsque l'héroïne s'introduit de façon bruyante dans la maison du jeune de 16 ans et se fait rabrouer violemment par les parents de celui-ci et qui ne comprennent pas son insistance à courir après leur adolescent. Il aurait plus simple que la mère épleurée raconte son histoire à la mère de cet adolescent comme elle lui a proposé à un moment mais non c'est dans le caractère et sa souffrance que l'espagnole préfère se fermer et se taire. Film finalement assez pénible
luclem1998
luclem1998

2 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 août 2020
Rodrigo Sorogoyen m'avait habitué à des polars nerveux réussis (Que dios nos perdone, El Reino) si bien que l'annonce de la sortie de ce film m'a quelque peu surpris. Heureusement, à l'arrivée, la qualité est toujours de mise et je me demande même si ce n'est pas mon film préféré de ce cinéaste. Le film est clairement construit autour de deux plans séquences remarquables faits de bruit, de fureur et où on retrouve la nervosité de la mise en scène du réalisateur. Le premier plan séquence introduit le film et se situe tout bêtement dans un appartement. Cette scène d'introduction dure une dizaine de minutes et suit une mère marcher dans son appartement avec son fils au téléphone. Sorogoyen laisse en hors champ le drame qui se produit et convoque l'imagination de l'héroïne et du spectateur pour comprendre ce qui se déroule à l'autre bout du fil. La tension grimpe par phases de manière brusque, le réalisateur jouant diablement bien avec le son et captant l'errance de cette mère éprise de hantise et d'espoir. L'horreur de ce qui se passe hors de l'image donne des frissons assez sensationnels et fait verser quelques larmes lors du dénouement terrible de la scène. Sorogoyen réutilise sa mise en scène énervée et opte pour un long plan séquence lors d'une scène de dîner où Elena s'invite, pensant que le jeune adolescent épris d'elle est en danger. Cette scène témoigne de tout le tragique du film, ici représenté par la tension et la violence sourdes puis audibles des sentiments. La peur de perdre à nouveau un enfant qui lui est cher, de ne pas arriver à temps, que le fil du téléphone coupe de nouveau et que l'atroce se produise, est si prégnante qu'elle se communique littéralement au spectateur.

Sorogoyen filme donc sur le mode home invasion une scène de thriller qui met à bout de souffle les personnages et le spectateur et qui repose sur l’ambiguïté générale du long métrage. En effet, Sorogoyen peut se vanter de signer un film terriblement ambigu sur de nombreux points. Tout d'abord, le personnage d'Elena apparaît dix ans plus tard sur la plage comme un personnage perturbé, qui suit un jeune adolescent jusqu'à chez lui, l'épie, ira même jusqu'à pénétrer dans la maison sans y être conviée. Cette invasion de la vie privée d'un inconnu, le réalisateur laisse le spectateur juger si cela est immoral ou non car, dans l'autre sens, le jeune Jean va clairement draguer cette femme plus âgée qui pourrait être sa mère. Le comportement des deux protagonistes est dur à expliquer mais le film nous le fait l'accepter. La relation qui se noue entre cette mère endeuillée et cet adolescent lumineux fait des ravages : elle dérange par rapport à la différence d'âge, par rapport à la volonté des deux intéressés, leur différence d'affection l'un pour l'autre. Le réalisateur frustre le spectateur, qui veut que les deux protagonistes s'avouent les raisons de leurs ballades ensemble, de l'affection qu'ils éprouvent mutuellement.

Sorogoyen signe malgré tout une relation intense et magnifique, esquivant toute perversité, toute allusion à l'inceste pour mieux capter ces deux âmes solitaires qui se rencontrent, s'éveillent et s'apaisent. En effet, petit à petit, Elena prend son envol, recherche les sensations, s'éveille à un nouveau monde, rattrapage en quelque sorte sa jeunesse qui lui a été volée. Elle séduit autant qu'elle est séduite, elle prend des risques qu'on peut lui reprocher. Elle est à la fois insouciante et lucide, irrationnelle et consciente de ce qui se passe entre elle et Jean. Sorogoyen instaure de manière assez magique et délicate un vrai suspense, une tension entre tous les personnages (l'amant d'Elena, la famille et les amis de Jean, les collègues d'Elena). La rencontre d'Elena avec la mère de Jean est brève, dure juste ce qu'il faut. Si la relation peut paraître incroyable, toutes les scènes sonnent vrai. Il y a une vraie justesse des situations car les personnages sont troubles et passionnants à découvrir. Ils bénéficient de l'interprétation remarquable de Marta Nieto, de quasiment tous les plans, dont le visage vous déchire et capable de rendre l'insaisissable émouvant, mais aussi de Jules Porier, angélique, fougueux, libre.

Sorogoyen, débarrassé d'un scénario trop écrit et trop rempli, se laisse captiver par les errements des deux protagonistes. Il opte pour de longs plans larges sur la plage qui sont assez éblouissants, le réalisateur maîtrisant très bien la profondeur de champ. Puis sa mise en scène et surtout sa caméra adopte le mouvement de vagues qui poursuivent l'héroïne où qu'elle aille. Cette utilisation de la steadycam est grandiose : Sorogoyen rapproche la caméra de son héroïne puis s'en éloigne avec une fluidité exceptionnelle. Il filme essentiellement de nuit ou lors de jours gris, captant cette lumière propre à la fin d'été sur la côte Atlantique avec une tempête qui gronde avant de se déchaîner lors de la dernière partie du film. Cela permet également de semer le doute : ciel et mer se confondent magistralement. La beauté du film réside dans l'entreprise du deuil qu'effectue Elena. Elle retrouve son ancien époux, le mari de son défunt fils, et la caméra se veut mystérieuse, faite de clair obscur saisissant. La résolution de l'intrigue, belle mais amère, est somme toute logique et humaine. Sorogoyen se réinvente donc en maître des émotions, avec une mise en scène organique et minérale, un ton sobre et un sujet rongé à l'os sans sous intrigues ou personnages secondaires pas évidents à gérer.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 août 2020
Madre est un film esthétiquement très soigné. Les plans grands angles sont d'une grande beauté et les acteurs sont très convaincants. Malgré ces qualités cette histoire de deuil et d'amour naissant quasiment incestueux a beau intrigué, elle manque cruellement d'incarnation comme si le cinéaste n'arrivait pas à aller au bout de son sujet. Le scénario, finalement assez conventionnel, dans son traitement, aurait mérité un meilleur dénouement même si certaines séquences sont aussi glaciales que remarquables en terme de pure mise en scène. Sur un sujet similaire, mais avec un traitement très différent, on peut préfèrer le récent et sublime faute d'amour.
lionelb30

535 abonnés 2 905 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juillet 2020
Difficile de croire a cette histoire avec un comportement souvent incohérent du personnage principal.C'est dommage car les acteurs sont plutôt pas mal et le début de l'histoire pouvait donner un très bon suspens. Drame , oui thriller non et donc frustrant.
Yves L.
Yves L.

3 abonnés 49 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juillet 2020
D'un ennui abyssal .. seule la première scène retient l'attention mais l'absence totale d'action et le mutisme de l'héroïne font plonger le film
Henning P
Henning P

82 abonnés 280 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2020
Une interprétation de l'actrice principale Marta Nieto tout simplement parfaite.
Les quelques longueurs du film peuvent s'expliquer par la volonté du réalisateur de mettre en exergue les moments de tension où l'on se met à la place de cette mère qui a perdu son fils de 6 ans. Ils prennent à la gorge. spoiler: D'autant plus qu'on finit par s'habituer à la placidité de cette femme qui semble ne plus savoir profiter de la vie ou en tout cas semble passer à travers la vie telle une ombre
.

Les acteurs français que l'on connait bien (Pierrot et Consigny) jouent également une belle partition.
Et le jeune acteur tient son rang.

Un film intense au final qui malgré un rythme quelquefois lent nous fait réfléchir sur la disparition d'un être cher. Il est facile de s'identifier à cette mère.
16/20
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juillet 2020
Autant le court métrage était d’une grande intensité (18 mn d’un seul plan séquence) où une mère espagnole, Elena, découvre au téléphone portable que son fils, de 6 ans, Yván, est perdu, son père Ramon l’ayant laissé sur une plage de la côte landaise, autant le long métrage [dont l’incorporation intégrale du court métrage aurait pu être évitée et remplacée par des dialogues le résumant, réduisant ainsi sa durée trop longue (2h09)] repose sur un scénario qui part dans tous les sens, cultivant l’ambiguïté spoiler: (fausse), d’une part, que l’adolescent, Jean, rencontré sur une plage où Elena vit, comme gérante d’un restaurant (à Vieux-Boucau-les-Bains) depuis 10 ans n’est pas son fils disparu et d’autre part, du comportement de la mère, amoureux ou maternel vis-à-vis de l’adolescent mais aussi de 3 jeunes hommes (scène inutile d’une soirée dansante et arrosée, suivie d’une virée en voiture), sans oublier la scène grotesque et hystérique chez les parents de Jean
. La façon de filmer (à la steadicam et en plans séquences), les images de l’océan dans la brume, montré comme un monstre grondant pouvant engloutir les enfants, accompagnées par la musique envoutante d’Olivier ARSON (associé également aux 2 précédents films du réalisateur) et l’interprétation remarquable de Marta NIETO ne suffisent pas à sauver le film, un peu lent et qui se cherche. Dommage !
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 septembre 2020
Un nouveau grand réalisateur ? Après les épatants films « politico-policiers »
- Que Dios nos perdone
- El Reino
Ce film moins spectaculaire et beaucoup plus intimiste est bouleversant. Souvent sur le fil du rasoir, il conserve précieusement la vraisemblance, la délicatesse et les ambiguités des humains …
Le long plan-séquence, au début du film, a beaucoup de force et nous laisse imaginer tout ce que nous ne voyons pas !!!
Il installe tout le sujet du film:
- comment retrouver son fils à travers une relation « mystérieuse » avec un adolescent ?
- comment cette relation est-elle « comprise » par l’entourage, les voisins, les parents du jeune homme.

La réussite du film ce sont la vraisemblance, la délicatesse, la pureté des sentiments, le mystère d’une relation.
Le réalisateur a évité les pièges,
très joli film
Laurent A.
Laurent A.

59 abonnés 470 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2020
Le film retrace une histoire débutant par un fait divers, pour retrouver 10 années plus tard l'une de ses victimes avec une blessure qui va se raviver par surprise et à son insu. Le thème de l'amour maternel et de la culpabilité est présent tout au long du film, tout comme celui de la folie sous-jacente et consécutive à n'importe quel traumatisme psychoaffectif important.
Les interprètes sont bons, même si on aurait parfois espéré un traitement différent face à l'incompréhension de certains personnages dont le trait semble parfois trop peu nuancé...Mais au fond, qui peut savoir réellement ce qu'il advient véritablement des individus et de leur psyché lorsque de tels chamboulements leur arrivent.
La fin n'est pas de l'une de celles que l'on attend, ce serait trop simple et même décevant, le suspense du dénouement est cependant distillé tout au long du scénario pour amener finalement vers une conclusion imprévisible et en tout cas une conclusion que l'on n'attend pas, et qui pourtant résonne comme un écho à la séquence première du film.
Au final c'est un film fort, dont le réalisme laisse une porte ouverte vers une plus grande foi en l'être humain : le choc de l'épreuve de vie étant finalement là pour aider à faire grandir l'âme et non là pour la condamner, la leçon est quant à elle d'autant plus dure à vivre que l'on n'est pas prêt à en accepter sa conclusion, c'est pour moi le message de ce film qui n'est ni pessimiste ni optimiste mais simplement et terriblement réaliste.
petitbandit
petitbandit

117 abonnés 679 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 juillet 2020
Après une scène d'introduction choc qui lance la base du film, "Madre" se perd pendant plus de 2h sur cette mère à la recherche de son enfant. L'état de manque, le deuil, la frustration de ne pas savoir sont un excellent sujet pour lequel le film aurait pu révéler une charge émotionnelle, un suspense, une empathie, un lourd secret. Sur cela, aucune explication sur la présence d'Helena, comment suit elle le jeune Jean, pourquoi agit elle ainsi. On cherche, on cherche, on ne trouve jamais sauf le sommeil qui gagne au fur et à mesure que les minutes s'écoulent. On peut laisser place à l'imagination mais là ...... A éviter
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2020
Sonné par le choc El Reino, qui confirmait le talent de son auteur après Que Dios nos perdone, je faisais rentrer Rodrigo Sorogoyen dans la liste des réalisateurs immanquables. Après le thriller bien noir et le survival bien politique, le cinéaste espagnol tente le drame intimiste.
Officieusement, les germes de Madre étaient déjà là, au cœur d'un court métrage tourné entre ses deux premiers longs. Mais on sent que les expérimentations à l'œuvre sur El Reino ont défini le style Sorogoyen. Plans-séquences dévastateurs, steadicam à satiété, rythme à la fois aérien et resserré ; la signature est reconnaissable et elle parafe (une nouvelle fois) le contrat qui la lie à son personnage.
Lors de son introduction (remarquable), on passe avec Elena d'un état à un autre alors que la situation se pose et implose, faisant passer foule d'émotions en l'espace de quelques minutes (voire quelques secondes). À partir de là, la caméra ne lâchera jamais son héroïne, nous faisant partager son quotidien et ses imprévus, captant les souffles de vie entre les (longs) moments de suspension qui ponctuent l'existence d'un être bloqué.
Une fois encore, le génie filmique de Sorogoyen est incontestable. Il rend l'identification à Elena immédiate avec une économie de mots et de plans, et offre bon nombre d'images à tomber par terre (clairement un des auteurs les plus visionnaires de ces dernières années). Si démonstration de force il y a, c'est son excellence à servir le récit qui la rend implacable. Le dispositif mélangeant précision et chaos n'est là qu'une porte ouverte sur l'âme meurtrie d'une mère dont le cœur se remet à battre au contact d'un adolescent qui pourrait être le sien. On pourrait choisir tant de mots pour vanter la prestation de Marta Nieto mais combien arriveraient à restituer son incroyable beauté ? Faites l'expérience, vous verrez.
Madre accuse cependant un petit ventre mou en milieu de parcours, comme si Sorogoyen avait eu grande peine à couper quelques moments de vie "maternelle" (et je le comprends) pour un peu trop précipiter son épilogue. Ce qui ne l'aura pas empêché de réussir un drame désarmant de sincérité et d'arracher quelques larmes pour cette mère à la sortie du purgatoire.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 juillet 2020
Quelle poésie dans ce film de Rodrigo Sorogoyen, après le court-métrage que j'avais beaucoup aimé, j'avais beaucoup d'attente sur ce film. L'interprétation est d'une justesse infinie et l'histoire m'a vraiment pris aux tripes. Le long-métrage, qui inclut le court, est très différent de ses deux premiers films : Que Dios nos perdone et El Reino, avec l'abandon du genre thriller pour un récit dramatique et psychologique, cependant sous-tendu par des ressorts dignes d'un bon suspense. Techniquement abouti et maîtrisé, Madre est à la fois un puissant mélodrame sur le deuil impossible d’une mère, mais aussi un grand thriller sur le trouble amoureux. Je recommande ce film !
Lily J.
Lily J.

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juillet 2020
Une histoire bouleversante qui nous happe jusqu'à la dernière seconde.
Tout en finesse, Rodrigo Sorogoyen tisse son film comme de la dentelle grâce à des plans contemplatifs et des musiques haletantes.
Une véritable pépite.
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