Madre
Note moyenne
3,2
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126 critiques spectateurs

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Chatcaliban
Chatcaliban

47 abonnés 122 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 août 2020
J'avais adoré ses précédents films mais là c'est raté. Probablement car le réalisateur ne va pas au bout de son sujet. Le sujet pensé comme il l'est était casse gueule mais il n'en ressort pas grand chose. Ennuyeux et creux.
Raphaël L
Raphaël L

20 abonnés 69 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 mars 2021
Je suis vraiment déçu de ne pas avoir accroché à ce nouveau film de Rodrigo sorogoyen pourtant réalisateur du prometteur "Que dios nos perdone" et de l'excellent "El reino".
Le film possède un sujet très fort ainsi qu'un développement scénaristiques très original (bien qu'un peu trop bancal) mais mis à part la scène d'introduction la mise en scène ne rend pas honneur à ce scénario.
Le grand angle, la courte focale, les travellings avant, les plan séquences (qui n'aide pas le jeune acteur qui interprète Jean) n'étaient pas obligatoires et nous rend à l'écran quelque chose de tape à l'œil. Tout est fait pour retranscrire l'émotion des personnages mais c'est trop voyant: C'est bon j'ai compris la métaphore des vagues, du ciel gris, de la forêt tu peux maintenant essayer de combler le vide.
Seule l'actrice principale porte le film les autres acteurs n'arrivent pas à rattraper leur dialogues pas narurels.
Francois P
Francois P

1 abonné 1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2023
Super film superbe acteurs ne pas oublier les mouchoirs...
C'est un drame pas un "thriller". Marta Nieto est remarquable. Elle a cette délicatesse des gens qui ont vécus un drame et qui continue à vivre.
Vivre d'espoir et souvent hélas de désespoir...
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 août 2020
Le film s'ouvre par un plan séquence d'une maitrise et d'une tension palpable absolument incroyable. Et puis malheureusement il s'embourbe avec cette histoire de mère incapable de faire le deuil de son enfant. Même si bien évidemment le spectateur ne peut que la comprendre il peut rester perplexe sur le chemin psychotique teinté d'inceste qu'elle décide d'emprunter pour atteindre la lumière. Et surtout se perdre devant un film beaucoup trop long.
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 août 2020
Le film de Sorogoyen débute fort avec un prologue émotionnellement puissant, tragique et déchirant qui nous plonge direct dans un climax de thriller. Comme l'indique le titre et le speech du film il est question de "mère" et de deuil, on se demande alors pourquoi et comment une mère en deuil peut créer une telle relation avec ce jeune, aussi ambigue ?! Le désir sexuel ainsi mis en place semble un peu hors sujet, sorte de complexe d'Oedipe inversé. D'ailleurs la scène de la rencontre est en cela assez parlant. Heureusement, le prologue, la très belle photographie, une actrice inspirée, une relation de couple déchirante et quelques séquences pleine de grâce sauve le film qui méritait beaucoup mieux pourtant. Note indulgente !
Site : Selenie
Jen H.
Jen H.

36 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 août 2020
Film très touchant, avec une magnifique complexité des différents personnages.
Marta Nieto joue merveilleusement bien.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2020
Malgré un bon plan-séquence, le début du film pose un argument de thriller assez basique et "facile", au sens où il est facile d'émouvoir avec la disparition d'un enfant vécue par une mère impuissante. La suite est heureusement plus complexe et troublante, même si l'on est en terrain connu : deuil et reconstruction impossibles, illusion et obsession autour d'un fils de substitution… Là où le film trouve son originalité et sa force, c'est dans la confusion des sentiments qui se déploie entre Elena, la mère, et Jean, cet ado rencontré sur la plage. Quelque chose d'aussi trouble qu'une atmosphère de bord de mer chargée d'embruns. Un élan d'instinct maternel face au désir et à la compassion, une attraction réciproque avec un transfert consenti. Tout cela est traité avec un délicat sens de l'ambiguïté et une tension permanente, pour une réussite funambule qui doit beaucoup au talent de l'actrice Marta Nieto dans un registre borderline et à la qualité de la mise en scène. Le reste du casting (Jules Porier, Alex Brendemühl, Anne Consigny, Frédéric Pierrot) est très bon. Petit bémol concernant le scénario, développé à partir d'un court-métrage du même réalisateur, qui est probablement un peu tiré en longueur sur un enjeu dramatique unique, et qui aurait pu avoir d'autres ramifications. Ce drame intimiste n'en demeure pas moins très prenant, dans la lignée efficace des précédents thrillers de Sorogoyen (Que Dios nos perdone, El Reino).
Corbett
Corbett

43 abonnés 122 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 août 2020
Thriller intimiste bouleversant et palpitant.
J'y allais un peu à reculons, de peur d'être déçu après les chefs d'œuvre que sont El Reino et Que Dioz Perdone, peur que Sorogoyen se perde dans un nouveau genre . Mais en fait grosse claque, film incroyable, on retrouve son style flamboyant et haletant. Allez hop j'y retourne !
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2020
Les 15 premières minutes de ce film sont extraordinaires ne serait-ce que par la tension qu'elles dégagent ! Et, pourtant, il ne s'agit pratiquement que d'un seul long plan séquence, un plan séquence d'une grande simplicité dans ce qu'il raconte et dans la façon dont il est filmé : une mère qui reçoit un coup de téléphone de son fils de 6 ans qui lui dit que son père est parti il y a déjà pas mal de temps, qu'il n'est pas revenu, qu'il est seul sur une plage du sud-ouest de la France dont il est incapable de dire où elle se trouve précisément. Seul, sauf qu'un homme est en train de venir vers lui et le téléphone tombe en panne de batterie. Angoisse ! De la mère, de la grand-mère, qui assiste à la scène, et du spectateur. Il s'agit là de la reprise d'un court métrage réalisé en 2017 par Rodrigo Sorogoyen et qui a été couvert de prix dans les nombreux festivals qui l'ont accueilli. Le réalisateur a souhaité réaliser un long métrage reprenant cette scène et la prolongeant, non pas en nous racontant ce qui s'est passé tout de suite après, mais en nous entrainant 10 années plus tard, avec une mère, toujours chamboulée par la disparition de son fils, qui s'est établie dans la région où son fils a disparu et qui rencontre sur la plage un adolescent de l'âge qu'aurait son fils et qui, en plus, a des points communs avec lui. Pas question de divulgâcher ce qui va se passer entre eux ! Par contre, il y a un problème récurrent avec Rodrigo Sorogoyen : regardez la longueur de ses 3 derniers longs métrages, "Que dios nos perdone", 2 heures et 6 minutes, "El Reino", 2 heures et 11 minutes, "Madre", 2 heures et 9 minutes. Certes, "Madre" est largement supérieur à "Que dios .." et à "El Reino", 2 films dans lesquels il était difficile, voire impossible, de comprendre quelque chose. Certes il y a dans le prolongement du court métrage un certain nombre de scènes presque aussi fortes que la scène d'ouverture, mais il y a aussi un peu trop de remplissage, de scènes inutiles qui nuisent au jugement qu'on porte sur ce film et qui aurait dû, qui aurait pu, n'être que louangeur. Il y a aussi certaines incohérences, quelques scènes qui apparaissent peu crédibles. Cela, en fait, est recherché par le réalisateur et sa coscénariste : "Toutes nos histoires naissent toujours, et je dis bien toujours, de l’incompréhension du comportement d’un (ou de plusieurs) personnage/être humain". Puisque vous le dites .... Sinon, la mise en scène est vraiment top, l'interprétation également ainsi que la photographie. A noter que, dans ce film espagnol, la grande majorité des dialogues sont en français, ce qui pose d'ailleurs, parfois, un petit problème : ce que dit Marta Nieto, l'interprète de la mère (par ailleurs excellente) quand elle s'exprime en français , n'est pas toujours bien compréhensible et, bien sûr, ce n'est pas sous-titré.
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2020
De Rodrigo Sorogoyen, jusqu’à présent, je n’avais vu qu’un seul film : c’était « El Reino », sorti l’an dernier.
« El Reino » pour moi c’était certes maitrisé, mais c’était quand même beaucoup d’esbroufe pour cacher au final le fait que, dans ce film, l’auteur n’avait pas grand-chose à dire.
Or, étonnamment, c’est à mon sens tout l’inverse qui s’est produit avec ce « Madre ».
…Et j’ai beaucoup aimé ça.

Les premières minutes du film rappellent pourtant qu’il s’agit bien du réalisateur de « El Reino » qui est aux commandes.
L’intrigue se lance tout de suite. La tension monte rapidement et habilement. Le cadre, bien que très dynamique (sûrement trop d’ailleurs) ne se cale jamais hasardeusement.
C’est maitrisé. C’est nerveux. C’est efficace.
Seulement, telle l’annonce du virage qui va être opéré par ce « Madre », des changements formels radicaux sont déjà réalisés : absence de musique, plan séquence, déplacementdélicat du cadre. Quelque-chose de presque invisible.

D’ailleurs le film abandonne vite son amorce de thriller au profit d’un film plus posé.
Un lieu va être installé et on n’en bougera plus. Une plage presque infinie sans bordure ni points d’intérêt. Une zone qui, par effet de miroir, appelle presque immédiatement à explorer les âmes à défaut de pouvoir explorer l’espace.
Là où « El Reino » fonçait dans tous les sens à grands coups de musiques pétaradantes et de cuts à tout va, « Madre » appelle à l’introspection.
Et j’avoue que c’est sur cet aspect là que Sorogoyen a su capter mon attention : cet art de l’effacement ou plutôt devrais-je dire de la sobriété.

Car ce serait mentir que de dire qu’on ne ressent pas la patte du plasticien dans ce « Madre ».
Ce n’est pas parce qu’on joue la carte de la sobriété que le geste de l’auteur est moins évident. C’est ce que m’a d’ailleurs récemment rappelé Claude Sautet avec son « Mauvais fils » : (que j’ai découvert au cours du printemps dernier) : souvent le meilleur moyen de restituer l’émotion des personnages et la suggestion des situations reste encore de faire confiance aux acteurs et à ce que peuvent dire les moments par eux-mêmes.
Ainsi, « Madre » est tout d’abord un magnifique théâtre où chaque acteur est laissé à son talent. Leur direction est très justement menée : on insiste sur les regards, les petits gestes et les intonations bien plus que sur ce qui se dit textuellement. Au fond, ce qu’il y a à écouter et à comprendre se trouve entre les mots et dans l’électricité qui circule entre chacun des personnages. En cela d’ailleurs, le film est très intelligemment écrit. Tout en suggestion.
Au fond c’est encore le meilleur moyen de laisser sa place au spectateur pour qu’il puisse ressentir, comprendre et interpréter à sa guise.
Et moi, un cinéma qui laisse une place au spectateur, c’est un cinéma que j’aime.

D’ailleurs, cette place laissée au spectateur, elle est à la fois le fait de l’écriture, mais elle est aussi et indéniablement la conséquence d’un véritable sens de l’espace qui transpire à chaque plan.
Les lieux de rencontres et de discussions sont très souvent vides, parfois baignés dans des contre-jours remarquablement gérés.
On ressent le poids malgré l’intimisme. On ressent la fragilité et la vulnérabilité de chacun malgré la douceur de l’endroit.
D’une certaine manière, toute l’horlogerie de ce film, en cherchant à réduire le plus possible les cuts, les mouvements brusques, les musiques, parvient à créer un espace de cinéma dans lequel les personnages ne peuvent qu’être mis à nus. Et cette plage qu’on nous présente du début à la (presque) fin de ce film parvient presque à « incarner » cette démarche à elle toute seule.
La plage devient ce lieu de mise à nu. Ce lieu froid, stérile et séduisant pourtant.
Un théâtre siliceux où on ne risque rien parce qu’il n’y a rien. Un théâtre dans lequel on s’abandonne et où on se livre à l’introspection parce qu’il est rassurant à défaut d’être fertile. Un sas avant d’oser retrouver le vivant.
…Cette forêt effrayante.

C’est tout cela qui, chez moi, m’a beaucoup fait apprécier ce « Madre ».
Au fond, à abandonner l’esbroufe au profit de l’introspection, Sorogoyen a su proposer un voyage intérieur qui ne pouvait que s’opérer avec délicatesse.
Et cette délicatesse – à ma grande surprise – il a su la trouver.
Il a su explorer ces entrailles à vif de cette humanité matricielle détruite d’en-dedans. Et il a su nous les montrer, sans trop de fard ni de superflu.
Franchement c’est beau.
Et moi ça me fait plaisir de retrouver un cinéma comme ça.
Donc merci señor Rodrigo…
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 août 2020
J'avais adoré les deux précédents films du metteur en scène (Que Dios nos pardone et El reino). Une certaine attente pour celui-là donc. Je n'ai pas été déçu. Il reprend ici l'idée d'un de ses propres court-métrages pour en faire un long (tourné presque entièrement en français). Après un thriller policier et un autre politique, il s'essaie au drame familial beaucoup plus intimiste. Même si la première partie de Madre, angoissante à souhait, nous scotche littéralement. Le tout devient plus calme par la suite, mais reste mystérieux et intriguant. Avec un côté très ambigu qui peut mettre mal à l'aise. L'écriture est toujours aussi nette et précise, la mise en scène toujours aussi solide et rigoureuse et la direction d'acteurs toujours excellente. Marta Nieto (inconnue pour moi) est très convaincante, tout comme le jeune acteur français Jules Porier. Avec également les toujours impeccables Alex Brendemühl, Anne Consigny et Frédéric Pierrot. Pour couronner le tout, les images sont sublimes. Au final, un très beau film sur le deuil et la perte d'un enfant, aussi tragique que lumineux, aussi sombre que sensible. On en ressort troublé et ému. Et une nouvelle magnifique réussite, intense et bouleversante, pour le réalisateur espagnol Rodrigo Sorogoyen.
Bernard F
Bernard F

35 abonnés 82 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 août 2020
Début poignant qui laisse présager d'un film prenant. Et puis le reste s'endort et traîne un peu en longueur. Et puis on ne comprend pas très bien cette relation avec cette adolescent entre relation maternelle et amoureuse. On ne sait pas trop ce qui est arrivé à l'enfant de cette femme (probablement tué par un rôdeur), pourquoi le père l'a abandonné sur cette plage. On a pu penser un moment qu'il était dans l'incapacité de revenir (meurtre, accident?) pour le récupérer mais on le voit réapparaître 10 ans plus tard sans comprendre vraiment son attitude d'alors. C'est un film intéressant mais en gros, on passe son temps à attendre. Un peu comme cette femme.
CinÉmotion
CinÉmotion

220 abonnés 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2020
Qu'est-ce que j'ai adoré ce film !! Un film à personnage, superbement bien mené et écrit.
Le début est déjà très intéressant en soit et accrocheur, avec une intrigue se déroulant par téléphone avec de l'hors champ tourné tout en plan séquence, et qui s'avère en fait être un court-métrage ayant permis de donner vie à ce long-métrage qui n'est que sa suite...
On se demande donc dés le début vers quoi le film va tendre, puisqu'il débute façon thriller/policier. Va-t-on assister à la quête de la mère pour tenter de résoudre l'affaire afin d'apaiser son âme et de se reconstruire ? Ou de sa vengeance et de sa quête solitaire envers le père irresponsable ou la fameuse "voix" du suspect ? Rien de cela. Le film nous embarque avec surprise dans le développement d'une relation ambigüe entre la mère et un jeune de 16 ans, à travers qui elle voit revivre son fils. C'est intéressant la façon dont cela est amené, car on peut nous laisser penser au départ qu'elle voit en lui son vrai fils, avec une supposée retrouvaille, où il aurait refait sa vie auprès d'une autre famille car en réalité aucun élément n'est donné sur l'enquête et sur un éventuel corps qui aurait été retrouvé etc, donc cette idée pouvait paraître possible à première vue. Puis finalement, des éléments sont distillés au compte goutte pour que l'on comprenne qu'elle projette seulement l'image de son fils disparu à travers Jean, du même âge et qu'on va donc davantage avoir affaire à une intrigue autour d'un développement psychologique très intéressant de la mère ! Donc déjà cette mise en place multi-porte de l'intrigue avec une ouverture progressive dans la définition précise de l'enjeu principal du film, est pour moi brillante !
Ensuite je suis absolument fan de ce genre de développement psychologique, poussée à l'extrême avec ces différentes strates et degrés de compréhension à mesure qu'avance le film. Et là encore, plus le film avance, plus on est nous même baladé en tant que spectateur sur la vrai caractérisation d'Elena, face à sa difficile reconstruction psychologique. Car l'intrigue laisse aussi planer le doute si oui ou non elle allait emprunter le chemin de la folie pure et simple sans retour possible, ou s'il s'agit simplement d'une instabilité psychologique liée au traumatisme, incluant une part de lucidité et de questionnement suffisant qui permet de lisser l'enjeu dramatique et donc de renforcer la relation entre la mère et le jeune Jean (qui parait comme impossible à priori) vers quelque chose de tangible et même "acceptable" pour le spectateur.
Sans parler de l'idée incestueuse qui fait partie intégrante du conflit intérieure d'Elena, et appuyée par les personnages secondaires (son mari actuel notamment) qui tente de faire opposition. Autant d'éléments intégrés au développement de l'intrigue et du personnage qui m'a tenu en haleine sans aucun temps morts !
J'ai adoré la mise en scène de Rodrigo Sorogoyen, le réalisateur, qui laisse le temps à l'intrigue de s'installer, et d'ensuite de la filmer avec de nombreux plans séquences permettant de nous plonger au plus proche de cette relation interdite, au plus proche du réel et de la temporalité de la construction cette relation. Et que dire de la prestation sublime et incroyable d'intensité de Marta Nieto (Elena) et Jules Porier (Jean), jeune acteur que j'avais découvert et déjà beaucoup aimé dans Marvin ou la belle éducation, ou plus récemment dans Play. Le seul bémol que je mettrais c'est quelques problèmes de compréhension sur certaines répliques de l'un ou de l'autre, par moments, que ce soit à cause de la diction/articulation et/ou de l'accent prononcé, il fallait avoir une oreille attentive sur certaine scène pour être sûr de bien comprendre certains mots. Mais cela n'efface en rien le plaisir immense que j'ai eu à regarder ce film, et des émotions qui s'en est dégagées.
Il peut aussi y avoir débat et réflexion sur le parti pris à la fin du film... mais je l'ai trouvé personnellement bien pensée, permettant de clore la trajectoire des 2 personnages, tout en laissant un espoir dans leur relation future, mais aussi de la reconstruction à présent possible d'Elena. C'est l'autre côté brillant du scénario pour moi, avoir réussi une fin permettant à la fois une résolution et une ouverture. C'est vraiment donc pour moi un film d'une très grande maîtrise à tous les niveaux, dont le résultat est en grande partie dû au travail scénaristique d'une qualité indéniable qui a été fait dans le développement du personnage principal. Magnifique !
Poulet fr
Poulet fr

4 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 août 2020
Le film est bien mais il y a trop de doute qui reste Jean est-il sont fils, qu'est d'il devenue de son fils d'il y a 10ans ??? sinon le film reste intéressant et captivant
Joyeux
Joyeux

119 abonnés 107 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 août 2020
A travers le regard de cette femme au destin particulier, on vit les doutes et les contradictions d'une aventure singulière. Cadre, plans séquence maîtrisés à la perfection, jeu d'acteur, tout est juste et tout est beau. Un film d'une très grande puissance.
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