Madre
Note moyenne
3,2
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126 critiques spectateurs

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Victor A.
Victor A.

88 abonnés 388 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2020
Rodrygo Sorogoyen confirme après El Reino et Que dios nos perdone son immense talent de réalisation. Totalement différents de ses deux premiers longs, Madre est lent, profondément triste malgré qu'on suive un personnage qui va de mieux en mieux. Le lieu de l'histoire influe beaucoup sur l'ambiance général du film.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2020
Quel changement de thème et de rythme après l'époustouflant "El reino", chef d'oeuvre de 2019. Plus de lenteur et d'intimité dans ce nouveau film mais on retrouve l'efficacité de Rodrigo Sorogoyen pour filmer l'insoutenable et les tourments. Sa façon de filmer est unique, ses plans larges sont fascinants et quelques plans discrets méritent l'analyse des cinéphiles.
Eddie Brock
Eddie Brock

3 abonnés 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 septembre 2020
Génial ! Poignant, complexe et si rare dans le cinéma d'aujourd'hui. Amoral et profond, Sorogoyen nous prouve depuis déjà trois long-métrages qu'il reste encore des réalisateurs en Europe qui ont un style, qu'on peut encore faire une mise en scène unique et personnelle et s'introduire dans des récits inexplorés.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 septembre 2020
Au départ, une drame absolu . Ensuite, une relation ambiguë, réparatrice ou toxique difficile de le savoir mais 2 êtres qui se rencontrent, tentent de se réparer. Le spectateur est le témoin de ce pas de deux étrange, attachant, réjouissant, inquiétant, jusqu'à une conclusion très bien trouvée. Les difficultés de la psyché humaine, la difficile ou impossible réparation. Les films de Rodrigo Sorogoyan ont ceci d'originaux qu'ils combinent un sens du réalisme rattaché à la psyché de ses personnages. On a à la fois un film réaliste et étrange. Mention à cette belle actrice qui joue le rôle d'Elena qu'on ne quite pas des yeux et qu'on accompagne dans sa douleur contenue
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 septembre 2020
Rodrigo Sorogoyen ("Que Dios Nos Perdone" "El Reino") change ici de registre avec un film et une entrée en matière tonitruante avec ce coup de téléphone avec le fils de l'héroïne qui disparait sur une plage. La suite nous projette 10 années plus tard où Elena (Marta Nieto) tente de se reconstruire. Cette oeuvre ressemble presque à une analyse psychanalytique voyant chez, et à travers Jean, un jeune français, l'image de son fils. Marta Nieto est bouleversante, mais sa présence n'empêche pas le film de subir de grosses baisses de rythme compensées par un suspense constant. Très différent de ses précédents films, le cinéaste dresse un beau portrait de femme, toujours sur un fil, jamais loin de basculer dans la folie. Un beau récit sur l'acceptation de l'inacceptable pour une mère.
Mrik S.
Mrik S.

67 abonnés 27 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 septembre 2020
L'ouverture est dingue de tension et de mise en scène, hélas le reste du film peine à retrouver cette même intensité, même si l'intrigue et la relation entre le jeune homme et l'héroïne demeure intéressante.
PBI-69
PBI-69

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2020
Très beau film espagnol. La scène d'ouverture est bluffante de réalisme, d'émotion et donne des frissons. Atmosphère. Scénario. Photo. Jeux d'acteurs. Rien à jeter ! On conseille fortement. A voir impérativement en VO.
Aurélia R
Aurélia R

18 abonnés 80 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 août 2020
Un chef d'œuvre cinématographique. J'y suis allée par hasard et j'en suis sortie complètement chamboulée. Le premier film qui m'a fait vivre une telle émotion. C'est beau, c'est immersif, c'est intimiste... C'est émouvant et percutant ! Bravo à l'actrice principale qui est magnifique dans son rôle ! Merci Rodrigo Sorogoyen pour ce moment !
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 août 2020
À part l'excellente scène de début du film,toute en tension sourde où l'imagination du spectateur est à son comble, ce film est raté sur le fond avec une esthétique trop forcée sur la forme.
Sur le fond je ne sais pas où veut en venir le réalisateur en confiant au personnage principal la charge d'opérer une forme de transfert d'amour maternel sur un adolescent de l'âge de son fils s'il était toujours vivant. Le réalisateur ne réussit pas à transmettre une quelconque émotion sur la relation de ces deux personnages.
Bref, à l'inverse de la plupart des membres du club 300, je n'adhère absolument pas aux propos et à l'esthétique du film.
BGV
BGV

1 abonné 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2020
Excellent film qui vous met sous tension dès les premiers instants . Ce film intimiste , sous forme de thriller , vous baigne dans une atmosphère parfois suffocante . Marta Nieto est particulièrement convaincante .
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 août 2020
Madre, exercice de style bien léché, confirme que Rodrigo Sorogoyen est un réalisateur doué et maniériste.

Doué d'abord, parce qu'on ne peut pas nier que sa mise en scène soit efficace, par moment tellement belle que cela en devient gênant : quelques plans semblent guidés plus par une volonté de "faire beau" que d'exprimer quelque chose.

Maniéré, parce que le film se complait dans une sorte de lenteur sourde et sentencieuse, comme El reino semblait vouloir nous égarer dans une excitation de tous les instants. Dans les deux cas, il s'agit, j'imagine, de refléter les états d'âmes des personnages principaux, quitte à paraître parfois un peu scolaire.

Personnellement, j'ai vraiment eu un peu de mal à adhérer à l'histoire qui mettait proposée. Probablement parce que l'ambition du film me semble se résumer à son programme clairement exposé dès les premières minutes du films (voire dès son premier plan) : le deuil va être long, compliqué et douloureux. Peut-être aussi parce que les personnages me semblent trop corsetés dans des postures qui n'évoluent pas tout au long du film, et qui sont souvent très caricaturales. Enfin, parce que le film est trop long de trente minutes.

Je reconnais toutefois que certaines scènes ne manquent pas de brio, comme celle du début, ou celle du repas avec l'ex-mari. Bien que téléguidée, la prestation de l'actrice Maria Neto, mérite aussi d'être vue. Elle a d'ailleurs reçu un prix à Venise.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 212 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 août 2020
Il y a des bons films a voir au cinéma en cette période très difficile du Corona Virus de l'été 2020, la preuve avec "Madre" du cinéaste Rodriguo Sorogoyen (un nom a retenir) dans une production Franco/ Espagnole !! Ce long métrage commence par un plan d'un quart d'heure avec une mère nommé Hélèna qui reçoit un coup de téléphone de son fils en vacances avec le père dans les Pyrénées au bord d'une plage qui se sent perdu sans son papa et c'est la détresse pour l'orienter et le perdre avec un mystérieux homme qui s'approche. La mère le recherche, mème dis ans plus tard sur les traces de son fils perdu, travaillant comme serveuse dans un restaurant en France, rencontrant un jeune adolescent qui y ressemble auquel elle sympathise et s'amusant avec ses amis tout en ayant un compagnon dans la vie. Une oeuvre que j'ai beaucoup aimé qui a la principale qualité de faire des plans longs et magnifiques en mouvement suivant surtout son actrice Maria Nieto formidable et exceptionnelle. La plage et les alentours sont superbes à l'image. Les acteurs secondaires sont très bons aussi et le scénario prend bien son temps pour raconter l'histoire. Je le conseille à tout bons cinéphiles.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 juin 2021
Un film très bien réalisé. La justesse du jeu d'acteur nous plonge dans leur quotidien et nous bouleverse dès les premières minutes. Le reste du film nous laisse envisager diverses possibilités. Une fin plutôt intrigante qui nous reste en-tête.
marmottedu77
marmottedu77

12 abonnés 69 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 août 2020
C'est un film qui part comme une brute, une première séquence qui happe complètement, qui soulève, fait rentrer en apnée. 10 premières minutes qui nous clouent à notre siège, une force qui se lève, lentement, sûrement, la respiration qui s'arrête, une séquence qui jamais ne semble devoir s'arrêter, qui nous emporte dans le drame le plus douloureux qui soit, celui de perdre un enfant. Et derrière, l'océan. Immense, magnifique, insubmersible, insondable témoin de tout, il dévore les plus terribles des secrets et ne les laissent pas réchapper. Muet. Les vagues font des allers-retours sur le sable. La caméra suit une personne sur la plage. L'espace est aussi ample que l’abîme creusé par la douleur. Marta Nieto est belle, sensible, impossible à cerner. Comment vivre après ça ? Comment se reconstruire ? Et qui sommes nous pour juger de son comportement, aussi choquant, aussi déroutant, puisse-t-il être. La seconde partie du film ouvre malheureusement sur des longueurs dont on se passerait bien. L'histoire d'amour impossible avec un jeune mineur qui aurait eu l'âge de son fils offre des scènes qui manquent parfois de crédibilité. Jules Porier joue tout sur le même registre et si le rôle d'Elena est passionnant, le sien est assez incompréhensible, son interprétation assez maladroite. La fin est prévisible, un peu facile et finalement, que veut-on nous dire ?
Hector184
Hector184

7 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2020
Madre est un film particulièrement intéressant, d'une part parce qu'il se regarde de bout en bout sans ennui ni lassitude, porté par les deux personnages principaux, excellents, d'autre part parce qu'il exige la participation intense du spectateur. Une question en effet semble rester en suspens, du moins de manière explicite : l'enfant d'Elena, Ivan, est-il mort ou a-t-il simplement, si j'ose dire, disparu ? La question est essentielle, car elle détermine toute la vision que l'on a du personnage de la "madre", et le "jugement" que l'on peut porter sur elle. Si l'enfant est mort, que son corps a été retrouvé au bord de cette plage des Landes, transporté à Madrid pour y être enterré ou incinéré, alors Elena peut apparaître effectivement folle, ou du moins en proie à une raison égarée. SI elle voulait se rapprocher du corps de son enfant défunt, il n'y avait rien de mieux que Madrid, la tombe où repose le petit corps, l'urne où sont enfermées les cendres, et sur lesquelles elle aurait pu se recueillir chaque jour. Mais s'il a "simplement" disparu, alors on comprend que cette mère, dans un désir désespéré de retrouver un jour son enfant, qu'elle peut croire encore vivant, soit venue s'installer aux abords de l'endroit où il s'est volatilisé. Et la mère, de folle devient pathétique. Or si la réponse à cette question ne nous est pas donnée explicitement, elle l'est de manière indirecte et elle sollicite alors la capacité du spectateur à la lecture sémantique et à la lecture d'image. C'est en cela que le film est également intéressant. Pour répondre à cette interrogation, il existe dans "Madre" une scène essentielle, celle où Elena et son compagnon sont au restaurant. A la table derrière eux, un homme raconte à ses amis l'histoire d'Elena que le spectateur perçoit en voix off. Que dit-il ? Qu'on l'appelle la "folle de la plage", qu'elle passe son temps, depuis dix ans, à chercher son fils disparu dans le secteur. Nous pouvons alors en déduire que l'enfant n'est pas mort et que son corps n'a jamais été retrouvé. S'il l'avait été, tué par le prédateur sexuel dont on on devine l"ombre dans la conversation téléphonique du début entre Elena et le petit Ivan, il est probable que l'homme du restaurant aurait dit à ses amis : l'enfant est mort depuis dix ans, son corps a été retrouvé sur la plage, son meurtrier, un satyre, a été arrêté (ou il court toujours, on ne l'a jamais retrouvé....), informations qu'un narrateur ne manque pas de donner dans ce genre d'affaire. Or, il n'en est rien et le locuteur en reste au stade de la disparition, dans un lieu indéterminé, situé dans cette zone où se passe l'action. On comprend alors pourquoi Elena a choisi cette plage comme centre de ses investigations : des rochers à droite, l'immensité du sable à gauche, comme le décrit l'enfant dans le dialogue initial. Mais rien ne dit que cette plage soit le lieu de la disparition. On comprend aussi pourquoi, ayant cru reconnaître, par projection, son fils disparu dans les traits de Jean, elle le suit jusque chez lui. Mais, quand elle regarde la famille attablée sur la terrasse, elle comprend aussi et aussitôt qu'il ne peut s'agir de son fils : il est visible que cet adolescent est parfaitement intégré dans cette famille qui est la sienne (le jeu avec sa mère à propos de la salade....), qu'il y est né et qu'il ne peut en aucun cas avoir été "adopté", "recueilli" par ces gens à l'âge de six ans. Et Elena renonce immédiatement, quitte le jardin et rentre chez elle, ayant compris que Jean ne peut en aucun cas être son fils. Combien de temps s'est écoulé entre cette scène et celle où Jean vient s'attabler dans le restaurant pour la provoquer gentiment : donnez-moi votre adresse, puisque vous connaissez la mienne..... On ne sait, mais il est probable que Elena, tout à fait consciente et femme responsable (ce sens des responsabilités chez cette femme qui n'est nullement folle, apparaît implicitement dans leur dernière conversation dans la voiture), a renoncé à suivre l'adolescent dont elle sait qu'il n'y a aucune chance qu'il soit son enfant. C'est lui qu relance la jeune femme, à la faveur de cette attirance que les adolescents peuvent éprouver pour une femme plus âgée. Que pensait-elle trouver en suivant Jean ? Qu'il vivait avec une homme de trente ans son aîné (le prédateur sexuel du début), qu'il était arrivé là à l'âge de six ou sept ans, sans que l'on sache trop pourquoi......? Cette hypothèse était évidemment sans aucun fondement possible, mais une mère en désarroi est capable de tout imaginer. Enfin, ce film me semble présenter toutes les caractéristiques d'une excellent film dans lequel le cinéaste a eu à coeur de rendre son spectateur actif, analysant ce qu'il voit et ce qu'il entend pour élaborer un scénario. Ajoutons à cela que la disparition de l'enfant peut avoir eu pour cause la marée montante (certains critiques parlent de ressac, mais c'est bien une marée que l'on voit à plusieurs reprises). Quand elle rêve des troncs d'arbres sous lesquels Ivan s'était réfugié, elle les voit humide encore de l'eau qui monte jusqu'à eux. On peut donc aussi imaginer que l'enfant a disparu emporté par le flot, que le prétendu prédateur, dont Ivan ne comprend pas la langue, mais qui lui dit 'Viens, viens,...." ne cherchait qu'à l'éloigner de la marée. L'enfant, guidé par la peur, se serait alors enfuit en direction de la plage et aurait péri dans les vagues puissantes. Bref, un film stimulant pour l'intellect et qui sollicite une intense participation du spectateur.
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