2073 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
128 critiques spectateurs
5
19 critiques
4
44 critiques
3
33 critiques
2
19 critiques
1
11 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 juillet 2020
Quelle poésie dans ce film de Rodrigo Sorogoyen, après le court-métrage que j'avais beaucoup aimé, j'avais beaucoup d'attente sur ce film. L'interprétation est d'une justesse infinie et l'histoire m'a vraiment pris aux tripes. Le long-métrage, qui inclut le court, est très différent de ses deux premiers films : Que Dios nos perdone et El Reino, avec l'abandon du genre thriller pour un récit dramatique et psychologique, cependant sous-tendu par des ressorts dignes d'un bon suspense. Techniquement abouti et maîtrisé, Madre est à la fois un puissant mélodrame sur le deuil impossible d’une mère, mais aussi un grand thriller sur le trouble amoureux. Je recommande ce film !
Une histoire bouleversante qui nous happe jusqu'à la dernière seconde. Tout en finesse, Rodrigo Sorogoyen tisse son film comme de la dentelle grâce à des plans contemplatifs et des musiques haletantes. Une véritable pépite.
Film super bien réalisé. On ressens fort les émotions de tous les acteurs- l'histoire est surprenante et bouleversante.... J'attendais pas de tout à ça. J'ai adoré!
Il est de ces films dont vous vous demandez quel spectateur vous êtes quand vous ne voyez qu’ennui là ou les premières critiques ont été bouleversées. C’est dit et ça été redit, ça commence comme un thriller. Et puis, clap de fin de cette scène initiale lorsque la mère quitte affolée son appartement pour partir à la recherche de son fils de six ans perdu sur une plage que nul, à commencer par elle, ne sait trop situer. Aucun développement de ce qui a pu se passer après, des recherches entreprises, des pistes, des explications du père (qui nous reviendra pourtant dans le scénario plus tard… preuve que lui n’est pas disparu, avant on ne savait pas puisqu’on ne nous a rien dit). Tout de go, un bond 10 ans après. On devine que saison après saison, la mère vient travailler sur le lieu de disparition, c’est sa thérapie à elle (pourquoi pas ?). Et puis, elle croise un ado de 16 ans, l’âge de – qu’aurait – son fils. Vaguement ressemblant si on veut bien le deviner puisque évidemment on ne le connait pas d'avant ! C’est fou la quantité de choses qu’il faut deviner ! Qu’éprouve cette mère envers ce fils d’une autre famille, figure du fils qu'elle n'a plus ? Oh là, c’est compliqué ! Vous aurez encore à deviner ou vous faire votre propre opinion. Et puis c’est lent, c’est torturé, abscons, presque sans rebonds. Le mélodrame, mais sans émotion. Un comble.
un sujet qui a été traité maintes fois. le début est malheureusement très réaliste donc très émouvant mais après la situation vire dans une drôle de relation entre la mère et "le fils" qui met mal à l'aise et dont la mère (qui joue très bien) ne fait rien pour empêcher l'amour d'un ado envers une adulte en se taisant sur ses réelles motivations. on peut entrevoir de l'inceste. bravo au monteur du film et au cameraman
Début de film archi prometteur, le spectateur est accroché au téléphone avec elle, la mère, et on a hâte de regarder les 2h de film qui restent. Sauf que rapidement ça devient long et lent. La relation malsaine qui s'installe n'est pas crédible tout le temps. La fin est carrément improbable, pour ce qui est de cette mère, dont on ne saura finalement pas à quel point elle voit son fils en ce jeune homme : pense t'elle que c'est lui ? Le croit t'elle toujours vivant ? ou mort ? Ce qui donnerait un regard différent à l'ambiguïté de leurs rapports. Les seconds rôles excellents, en particulier A.Consigny et F.Pierrot
" Madre " remarqué l'an dernier au festival de Venise est un drame psychologique plutôt convaincant . En effet en dépit de longueurs et un message pas toujours clair du réalisateur , cette histoire qui parle de la pire tragédie que peut connaitre une personne perdre son enfant se révèle être troublant, parfois dérageant avec le tandem Marta Nieto ( récompensée lors du festival de Venise ) et Jules Porier forment un duo qui fonctionne bien.
En 2017, Rodrigo Sorogoyen avait écrit et réalisé un excellent court métrage titré Madre. Ce court métrage d’une durée excédant à peine un quart d’heure avait été lauréat en 2018 du Goya du meilleur court métrage de fiction avant d’être nommé l’année suivante dans la même catégorie des oscars. Deux ans plus tard, de cette réalisation à succès, Sorogoyen conserve le titre et imagine une suite au long cours (deux heures). D’un point de vue cinématographique, Madre est bien une suite et non un prolongement de son aîné. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/2020/07/24/madre/
Après Reino, thriller confus sur les sombres dessous de politique espagnole, et le début angoissant de Madre, le réalisateur Rodrigo Sorogoyen nous prend à contre-pied et change totalement de registre. Là où on s’attendait à une enquête policière ou à une sourde vengeance, on atterrit dans une petite station balnéaire du littoral basque français, dix ans après la disparition d’un petit garçon de six ans. Le film est alors porté par une actrice incandescente au charme lumineux, la belle Marta Nieto - justement récompensée par le Goya de la meilleure actrice - qui incarne le rôle-titre de la mère - madre - , celle-ci n’ayant pas totalement fait le deuil de son enfant. Sa rencontre avec l’adolescent qu’il aurait pu devenir est le vrai sujet de ce film. Avec une grande pudeur, avec beaucoup de finesse, le scénario valse et tangue, explore quelques fausses pistes et finalement se rattrape aux branches, conduisant habilement le spectateur vers une conclusion plutôt cohérente. Du beau travail !
« Madre », le troisième long métrage du réalisateur espagnol Rodrigo Sorogoyen, est pour ma part un film raté ! Il démarre par un magnifique plan-séquence dans lequel Elena, madrilène de 29 ans, reçoit un coup de fil de son fils de 6 ans qui est tout seul sur une plage des landes car son père est parti, et qui voit un homme s’approcher de lui … fin de l’appel du fait d’un manque de batterie. Dix ans plus tard, Elena est serveuse dans un restaurant-café de cette plage qu’elle arpente tous les jours dans le souvenir de son fils. Un jour, elle capte le regard d’un adolescent de 16 ans, Jean, et elle va le suivre faisant un transfert sur son visage poupin … mais - et c’est en cela que ce film est raté - cette phase est très lente et parfois lourde même si de magnifiques plans de la mer dans tous ses états, viennent la rythmer. La fin pour Jean n’est pas s’en évoquer un peu « Préparez vos mouchoirs » de Bertrand Blier (1978) alors que pour Elena elle me semble illogique pour ne pas dire psychiatrique !
Elena est une femme espagnole de 29 ans, elle est également la maman d'un fils de 6 ans en vacances avec son papa au bord de la mer dans le Sud-Ouest de la France. Un drame survient avec cet enfant et on se retrouve 10 ans plus tard : Elena ne vit plus en Espagne et dirige désormais depuis des années un restaurant dans les Landes, l'endroit où toute sa vie de mère a basculé... Ce thriller dramatique porté par le charme indéniable de Marta Nieto et du jeune et talentueux Jules Porier (déjà vu dans le film "Play") est véritablement touchant de justesse et de sincérité. Même si le thème principal peut légèrement surprendre et déranger, l'intelligence et l'habileté du réalisateur nous emportent dans une histoire d'amour au sens large. Délicat et troublant, avec en toile de fond les plages sublimes de l'Océan Atlantique. Site CINEMADOURG.free.fr
Ce drame psychologique captive de bout en bout en réussissant à contourner tous les clichés du genre. Le cinéaste réussit à créer une tension narrative tout en sachant préserver les zones d'ombre de son scénario. Marta Nieto et le jeune Jules Porier sont surprenants.
Thriller qui tient en haleine du début à la fin. ...impression de malaise car beaucoup de non dits qui mettent le doute, compassion et incompréhension se mélangent. ..