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Un visiteur
2,0
Publiée le 9 mai 2021
d'accord avec ceux qui ont été emballés par la scène du debut, puis la scène de la plage interminable et après plus rien sauf quelques belles images et une belle actrice....et peu probable que ce jeune de 16 ans limite pubere s'intéresse à une femme de 39....on reste sur sa faim aussi à la fin....bref, dommage !
Mais qu est ce qu on s ennuie dans ce film ! ... un début qui laisse penser que ce va être un film intense ... et puis ça s effondre ... 1:30 d une rencontre improbable entre cette femme endeuillée de son fils disparu avec un ado dont on ne comprend au final pas très bien la relation. Bon et puis on passera sur les dialogues sans intérêt... enfin bon ... bon courage. L étoile donnée c est pour les belles images des Landes ... mais je crois qu un reportage aurait été plus inspiré sur ce temps d écran.
Ambivalent. Prend son temps pour exposer ce personnage perdu. Perdu et magnifique, comme son actrice. On reste dans le vertige, sur le rebord de la falaise.
Une véritable claque, un drame d’une mère en quête d’un signe de son fils disparu 10 ans plus tôt. La relation qu’elle va nouer avec Jean , le sosie de son fils est ambiguë, intense, profonde… Une vraie réflexion sur la mort, le deuil, la relation mère-fils. La première scène est d’une rare violence mentale. M.Nieto est incroyable de justesse. Une vraie réussite.
Ne serait-ce que pour l’époustouflante scène d’ouverture, un plan-séquence de plus de treize minutes repris d’un court-métrage également réalisé quelques années auparavant par Rodrigo Sorogoyen, ce film sorti en 2019 mérite le détour. Passant du thriller au drame intimiste, l’histoire nous permet de suivre une femme meurtrie (l’excellente Marta Nieto) qui, ayant perdu son enfant dix ans plus tôt, effectue un report d’affect sur un jeune adolescent (Jules Porier). Jouant sur différents registres (de l’amour maternel à l’inceste) cette relation troublante entraine tout sur son passage. Si le cinéaste espagnol prouve une nouvelle fois son énorme talent en ce qui concerne la réalisation et la mise en scène, son écriture scénaristique doit encore s’étoffer. Bref, comme pour « El reino », le récit est ici trop brouillon et pas assez concis, ce qui laisse un goût d’inachevé.
Comment, après un premier quart d'heure flamboyant, un film peut-il se vautrer aussi lamentablement ? Je ne sais pas... Sur l’enlèvement de l'enfant, on ne saura rien de plus. Ce n'est clairement pas le sujet du film. Alors, quel est-il ? Je ne sais pas... Peut-être le transfert d'un enfant mort sur un ado lui ressemblant vaguement ? Je ne pense pas qu'Elena ait un seul instant pu croire que Jean pouvait être son fils. Peut-être alors est-ce une histoire d'amour un peu malsaine entre un ado exalté en crise contre sa famille et une femme qui lui montre de l'intérêt et le comprend ? C'est ce que nous laissent à penser les baisers échangés dans la voiture et l'abandon par Elena de l'homme qui partage sa vie lorsqu'elle vole « au secours » de l’éphèbe qui a planté ses parents trop rigides au bord de la route. Je ne sais pas…. On parle d'un film sur la reconstruction d'une mère. Je ne sais pas… On parle de « la folle de la plage » mais moi, j'ai vu une femme bien intégrée professionnellement ( bien qu'elle serve des shots à des mineurs jusqu'à l'ivresse, ceci expliquerait le terme de « folle ») et sentimentalement stable. Je ne sais pas… Ce que je sais, par contre, c'est que je me suis ennuyée pendant près de 2h en espérant que quelque chose se passe.
La doxa ayant clamé que c’était un beau film, sensible, délicat, et patati et patata... il faudrait donc la suivre. Eh bien non ! Tout est faux. Très vite, on comprend que le propos est vain, avec des ficelles de scénario qui ressemblent à des câbles sous-marins. Les acteurs jouent mal, les plans se trainent en longueur. Bref, on n’arrive pax à croire à l’histoire. Seul « plaisir » : attendre les poncifs qui vont bien arriver tôt ou tard dans ce type de cinéma. Loin d’un art, on assiste à un entassement de conversations dignes de mauvais bars. Deux mots pour résumer cette œuvre : ennui et artifices.
Sorogoyen nous propose ce drame aux antipodes de son précédent film, l'excellent thriller politique El Reino. L'espagnol prend ici tout son temps pour dérouler une histoire qui démarre sur un plan séquence magistral... et puis plus rien. Dès l'ellipse, le scénario enchaine les redondances et l'intrigue fait un surplace monumental. L'ensemble est très maladroit, manque cruellement de subtilité, et la relation entre les deux personnages, en plus d'être relativement mal interprétée, est peu crédible. L’impression du soufflé qui retombe est tellement violente qu'on ne s'en remet jamais vraiment jusqu'au générique de fin.
Les longueurs pendant la recherche transie de l'enfant perdu sont frustrantes. Les 3 longs plans séquence sont 3 moments forts du film : la mère qui, au téléphone' sent disparaître son fils, les retrouvailles malsaines entre les ex, la violente dispute entre la mère et la famille de l'ado. Mais la fin est trop ambigue...
Après une scène d'ouverture magnifique, qui me rappelle le cinéma d''Andreï Zviaguintsev. Que cela soit à travers les mouvements de caméra et de son sujet. Petit à petit, Madre ma déçue, à cause essentiellement de son écriture à partir de la scène de la voiture sur le départ pour l'after. Le film se perd ne sachant plus trop quoi raconter, cela force le trait comme l'on force l'entrée dans un jardin. Évidemment, totalement sous le charme de l'immense et fiévreuse interprétation de Marta Nieto absolument incroyable, que je rêve et désire grandement chez Pedro Almodovar. Sinon magnifique travail d''Alejandro de Pablo en particulier les scènes de plages d'une belle profondeur. Boulevardducinema.com
Aucune restriction, AUCUNE, sur ce film bouleversant porté par un réalisateur surdoué, Rodrigo Sorogoyen et une actrice "incandescente" et "envahie" par le rôle, Marta Nieto ! (adjectifs pour la qualifier trouvés ça et là) Certains pourront légitimement ergoter sur tel ou tel point, détester mais tout comme Alejandro González Iñárritu, Sorogoyen possède ses propres codes narratifs portés par des plans, des cadrages et un rythme qui n'appartiennent qu'à lui. C'est remarquable d'intelligence et c'est la marque des grands ! Quant à Marta Nieto, elle est (juste) magnifique d'interprétation !
La puissance de Madre tient à ce cadre estival hors du temps qui constitue à la fois un conservatoire du traumatisme passé et un espace de rétablissement tendu vers un avenir radieux, une zone de turbulences pour une femme et ses proches qui n’obéit à aucune règle, qui ne dispose pas d’un bornage moral mais qui finit par se heurter à l’impossibilité d’une substitution. Rodrigo Sorogoyen réussit magnifiquement à composer un personnage principal à mi-chemin entre le rêve et la réalité, un être de fiction dont le combat intérieur est à ce point constant et contenu qu’il le raccorde à une authenticité éprouvante : toujours prête à vaciller, flottant pieds nus sur les sols qu’elle arpente– le sable de la plage, le revêtement de son appartement –, Elena apparaît comme un fantôme, aussi discrète dans ses fréquentations qu’efficace dans son emploi de gérante d’un restaurant. Le français utilisé en langue étrangère accentue cette impression d’exil volontaire, de purgatoire vécu sur un paradis terrestre. Et au milieu du chaos, une rencontre. Celle d’un adolescent, d’un garçon, d’un fils. D’un amant également. Le trouble que génère le long métrage s’avère remarquable en ce qu’il s’impose de lui-même, évident, naturel : il bouleverse par le destin déchirant qu’il programme, accéléré par les parents de Jean, accepté par Elena en guise de clausule. Madre raconte le deuil comme une histoire d’amour, affirme que la seule façon pour une mère de faire ses adieux à son enfant est de renoncer à l’approche thriller initiale (chercher la justice, obtenir réparation alors qu’une disparition ne saurait être réparée) pour mieux choisir la romance estivale et, par la superposition de l’être perdu sur un être aimé, le ressusciter et l’offrir à la vie. Un acte de foi en la puissance de l’amour magistralement réalisé et interprété – immense Marta Nieto –, qui recourt au calme et la fluidité pour exprimer le tumulte d’une intériorité tourmentée. L’un des plus beaux films de l’année 2020.
Très déçu ! Très long...trop long... certes je m'attendais à une intrigue et c'est tout l'inverse ! Mais passé cette première déception MADRE aurait pu être un très bon film d'émotion à la recherche de la sensibilité extrême de son héroïne. Quelques scènes répondent à cela :spoiler: la scène de début, la scène du petit déjeuner (très bien maîtrisé), la scène de rencontre avec l'ex mari responsable de ce malheur (selon elle !). La séquence où elle rejoue avec Jean la scène au portable de la disparition de son enfant... Le reste n'est que lenteur et ennui... A l'image du premier plan séquence après la scène de 15 mn du début... un long plan séquence de 3 mn où il ne se passe rien et où la photographie n'est même pas recherchée ! Une fête de village avec deux trois figurants...une virée à Dax incompréhensible...une scène de panique avec les parents totalement ubuesque... Faire un long métrage d'un court n'est pas toujours une réussite...MADRE en est la preuve !