Pleasure
Note moyenne
3,3
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114 critiques spectateurs

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Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 avril 2022
Glauque et malsain, le film veut révéler la toxicité de l'industrie pornographique. Mais attendu qu'il ne révèle pas les motivations psychologiques profondes de Bella, il ne dépasse pas le simple documentaire. On voit de vrais hardeurs jouer les beaux rôles de "professionnels". Rien ne nous est épargné : lavements, risques de mycoses, masturbations, BDSM, viols simulés, fellations sur sextoys, La contradiction de Bella la Suédoise qui veut être la meilleure est incompréhensible : traumatisée par une scène, elle en redemande et nous laisse perplexe. La fin nous fera peut-être croire qu'elle arrêtera de louvoyer?
Immoral! Non plutôt écervelée sans conscience!
TrufosLover
TrufosLover

3 abonnés 116 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 novembre 2021
OK le milieu du porno est ce qu'il est :violent envers les femmes, dénué de sentimentalisme. Mais alors qu'a donc été faire la protagoniste dans cette galère ? Le fait que le scénario n'explique jamais la démarche de cette suédoise débarquée à Los Angeles pour devenir star du porno est problématique pour moi. D'autre part, les nombreux effets de mise en scène (ralenti, blancs) transforment le film par moments en clip vidéo. Ce qui est le plus rédhibitoire à mon sens c'est l'absence de finesse dans le scenario et dans la construction des personnages, ce qui entraîne souvent un certain ennui. On aurait aimé davantage de punch tant dans le déroulement de l'histoire que dans le caractère des personnages.
NotThatYouThink
NotThatYouThink

46 abonnés 281 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2022
“Pleasure” a l’audace de montrer une réalité qu’on voudrait voir cachée. Ce que retiendra principalement celui qui est derrière l’écran, c’est que les acteurs pornos sont avant tout des acteurs et comme dans tout film : il joue un rôle. Ainsi, avec un bon acteur, on ne voit pas la différence entre son rôle dans le film et celui de sa vraie vie, il ne fait qu’un avec son personnage. Nous avons tendance à identifier un acteur dans sa réalité comme le personnage de la fiction dans laquelle il évolue et il est là le biais. “Pleasure” met les choses au clair et démontre toutes les limites du système, aussi bien morales et physiques que psychiques. Comme l’accès à la pornographie est facile de nos jours et il est difficile de la contrôler, le meilleur moyen est d’éduquer, c’est un vrai motif pour sensibiliser la jeunesse, de comprendre les mécanismes qui sont en jeux. Le mot d’ordre qui pèse vraiment dans ce long-métrage, c’est le patriarcat, un monde d’homme pour le plaisir des hommes et on le ressent de manière virulente, une femme objetisée au possible, qu’on dévalorise, qu’on méprise. Pourtant, c’est dans les moments ou on voit l’actrice principale, Bella (Sofia Kappel) discuter, sortir avec ses amis, chanter, rire, s’amuser qu’on se rend compte de sa richesse, de sa sensibilité et de sa féminité. Sur le plateau et pendant les tournages, on fait croire aux actrices qu’elles sont libres d'elles même et de leurs corps, mais il n’en est rien, ce sont avant tout des marchandises du capitalisme et du patriarcat. Leurs buts vu de l’extérieur paraît rapidement vide de sens, le prix d’un sacrifice qui ne vaut pas grand chose, si ce n’est du vent et du nombrilisme qui revient un jour brutalement en pleine face. Alors si le but était de nous rendre compte des dessous de la pornographie et de la place de la femme dans ce milieu, c’est réussi. C’est dur mais nécessaire pour comprendre l’enjeu ( spoiler: La scène “hardcore” est particulièrement difficile à soutenir et regarder
). Aucun jugement, ni de partie pris pendant le long-métrage, seulement des faits. Il y a une vraie portée sociale sur les schémas du capitalisme et la domination masculine dans le monde de la pornographie, qui par effet domino, dépeint sur notre société et notre notion du respect et de l’égalité entre les hommes et les femmes. Tout ça ne date pas d’hier, mais ça fait du bien de le rappeler.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2021
Audacieux et bien senti. Très documenté. Tourné dans des lieux et avec des personnalités de l’industrie pornographique US, univers professionnel dans lequel se sont immergées la réalisatrice ainsi que l’actrice principale (dont c’est le premier rôle à l’écran – sacré baptême du feu). Le résultat est d’un réalisme cash, sans complaisance, sans surdramatisation. Avec un objectif clair : dresser le portrait d’une jeune femme d’aujourd’hui, saisir une expérience parmi d’autres dans ce monde particulier, donner à voir ses coulisses. Sans jugement mais en laissant juge. Il faut d’abord dire que le film ne montre que le versant le plus “présentable” du porno, légalement clean et pro, où toutes les parties sont consentantes. On n’est pas chez les bisounours – l’expression de la liberté des femmes y est toute relative, face aux pressions de toutes sortes – mais on n’est pas sur le versant le plus glauque ou le plus abject. Tout reste affaire de choix pour le personnage central. Pas de victimisation. Et c’est peut-être ce qui rend son histoire aussi pathétique. On touche là du doigt un rêve bien réel de célébrité, qui fait fi de l’intégrité physique comme de l’intégrité morale. Une forme d’arrivisme qui va de pair avec un avilissement volontaire. Où il est question de pouvoir, à grands coups de vulgarité et de violence assumées, à grands coups de réseaux sociaux. Tout cela capté stylistiquement dans un pur jus indé, dans une certaine trivialité du quotidien. L’expérience de cinéma est inconfortable mais toujours intéressante dans son approche, honnête et nuancée, et toujours bien tenue sur une ligne de crête où il n’était pas facile de trouver un équilibre.
Framas54
Framas54

19 abonnés 120 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 novembre 2021
Évidemment ce n’est pas le pensionnat des oiseaux ..on pénètre, enfin bon, on découvre le milieu du porniflard américain.. pas jojo, mais très professionnel comme tout là-bas. On aime bien la jeune Bella qui arrive sa Suede natale pour réussir à faire son trou à LA. Elle est sympa et attirante, mais..méfiez vous, elle ne se laisse pas faire, enfin pas tant.
Donc pas vraiment de surprises, un documentaire émoustillant qui jette un œil inquisiteur sur ce milieu pas baisant..
pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 296 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mai 2022
Grosse claque et grosse surprise pour Pleasure, film choc de l'industrie du porno brillamment interprété par d'excellents acteurs et à la réalisation impeccable. Bella,19 ans,quitte sa Suède natale pour L.A et son industrie du porno, des rêves pleins la tête, elle veut être la meilleure actrice, celle que l'on s'arrachera, elle sera très vite riche. Intelligeament mise en scène, les expériences et les premières fois s’enchaînent dans un rythme choquant et bouleversant avec en toile de fond, une industrie pourtant bien cadrée, propre, en façade seulement. Bella est prête à tout, un subtile jeu de confrontation avec l’égérie actuelle du milieu fera de l'histoire un petit fil rouge. Les plans, la photographie, la réalisation sont exceptionnelles. L’ascension est intriguant, l'histoire captivante malgré des scenes choquantes mais réalistes dans ce milieu. Une très belle réussite avec beaucoup de subtilités dans le scénario, malgré la violence des scenes...
Americo
Americo

23 abonnés 110 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2021
A voir. Actrice exceptionnelle et très bon film. Dur. Choquant. Prenant. Violent. Sonné à la sortie du film. On ne sait pas qui est un(e) porno star et qui est un(e) acteur classique
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2021
Bella a tout juste 19ans et vient de quitter sa Suède natale pour la Californie afin de faire carrière dans l’industrie du porno. Elle n’a peur de rien et se vante « d’aimer la b!te », raison pour laquelle elle souhaite percer dans le milieu et devenir une pornstar.

Pour son premier long-métrage, la cinéaste suédoise Ninja Thyberg a transposé en version longue son court-métrage éponyme sorti en 2013 en dressant ici une satire contre l’industrie pornographique et dénonce par la même occasion l’image de la femme qu’elle véhicule (ou plutôt, qu’elle souille). Le film à cette originalité de traiter de la pornographie avec un regard féminin, alors que jusqu’à présent, le sujet était essentiellement traité sous l’angle masculin (Larry Flynt - 1997 ou encore Boogie Nights - 1998, pour ne citer que les plus connus).

Pleasure (2021) nous dévoile (s’il ne le fallait encore), la triste réalité de ce qu’est la pornographie mainstream, celle réalisée à tour de bras en Californie, bien loin de la pornographie éthique ou féministe (oui, oui, ça existe, mais vous ne la trouverez pas sur les canaux habituels, il faut sortir des sentiers battus). La réalisatrice dénonce le male gaze et ses pratiques qui laissent perplexe, comme cette pression qui est mise sur les actrices pour faire telle ou telle scène et où la notion de consentement ne signifie plus rien, face aux pressions économiques ou logistiques que peuvent rencontrer certains tournages.

La mise en scène fait la part belle au female gaze, comme pour mieux dénoncer et dézinguer le male gaze. L’interdiction aux moins de 16ans s’avère justifiée car si toutes les scènes de scènes sont simulées, il n’en reste pas moins que certaines scènes de violence pourraient en rebuter certains(es), ainsi que quelques séquences de nudité frontale et autres fluides corporels...

Le film est criant de réalisme et parfois même à la limite du documentaire, entre l’insouciance des jeunes filles parfois tout juste majeur et l’emprise psychologique que certains font peser sur les actrices. On rit des clichés qui y sont dévoilés, mais c’est hélas la triste réalité, notamment la séquence dite de la double-pénétration interraciale (avec d’un côté les black mamba et de l’autre, la frêle blanche à la peau cristalline).

Impossible de ne pas repenser au documentaire de Jill Bauer & Ronna Gradus : Hot Girls Wanted (2015) qui montrait des ados à peine majeures se lançant dans l’industrie du porno. Afin d’insuffler encore plus de réalisme à son récit, la réalisatrice a été jusqu’à faire appel à de véritable stars du X, comme en témoigne la présence de Chris Cock, John Strong, Evelyn Claire ou encore, l’agent artistique Mark Spiegler.

Le film dénonce sans complaisance l’industrie du X, d’une rare brutalité tant dans le fond que dans la forme. Mais ce qui nous frappe le plus au final, c’est surtout, la performance de Sofia Kappel dont c’était son premier rôle au cinéma. Il lui en a fallu du courage et de la détermination pour encaisser un tel rôle.

► http://bit.ly/CinephileNostalGeek ★ http://twitter.com/B_Renger ◄
jthuil
jthuil

22 abonnés 364 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 avril 2023
Plus intéressante que Showgirls, cette success story a le mérite de mettre en lumière la manière dont le système induit la reproduction de la maltraitance sexuelle et des rapports de domination dans l'univers du porno. Portée par une actrice envoûtante aux faux-airs de Lana Del Rey, cette fiction n'en reste pas moins bien longuette dans sa démonstration. On peut aussi s'interroger sur sa tendance à vouloir tout montrer : complaisance ou crudité servant la violence du propos ? À vous de juger...
JayMorrison95
JayMorrison95

5 abonnés 53 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 8 juin 2022
Aucun intérêt si ce n'est montrer à la fois que le monde du porno est destructeur psychologiquement et fraternel entre certains acteurs/Real qui se préoccupent du bien des autres. Au final on apprend rien, le sujet n'avance pas, et le film se coupe subitement. Le buzz est réussi avec toutes les parties génitales qu'on y voit. Qu'on me fasse pas dire que c'était pas le but, le buzz.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 avril 2022
Il est très difficile de bien représenter l’industrie pornographique au cinéma tant sont facilement actionnables les deux leviers de l’indécence, à savoir d’une part la morale manichéenne et d’autre part la complaisance dans les dégradations faites aux acteurs et surtout aux actrices. Paul Thomas Anderson y parvenait avec brio dans son Boogie Nights parce qu’il conjurait ces deux tentations au profit d’un point de vue doublé d’un soin porté à la peinture d’une époque, c’est-à-dire d’une réflexion sur l’Histoire.

Il n’en est rien ici, et Pleasure alterne les dialogues pompeux sur la libération de la femme et le contrôle du désir masculin permis par le porno avec une réalisation volontiers trash qui se repaît de la plastique de ses actrices et de verges en érection, suivant l’idée selon laquelle nous assisterions aux coulisses d’un spectacle au demeurant peu attractif dont l’unique intérêt serait réaliste. Il faut faire vrai, donner l’impression que la réalité est dévoilée dans sa crudité fondamentale, alors que tout est « mise en scène » et que de mise en scène il n’est question que par échanges interposés entre deux gifles ou autres plaisirs contractuels, scènes pertinentes.

Nous aurions aimé un questionnement plus grand sur l’image et sa construction, sur le consentement et la transformation d’une personne en personnage ; en lieu et place, nous suivons la pauvre Suédoise dans une prise de pouvoir qui n’atteste, en somme, que le triomphe d’un microcosme masculin sur des femmes réduites à des corps-objets. Qu’elle est loin la transgression esthétique d’un The Neon Demon (Nicolas Winding Refn, 2016) qui infuse mal ici par l’héroïne prête à tout et son récit d’apprentissage sur fond de rivalité entre femmes. Reste une immersion éprouvante dans une industrie qui attire à elle des individus soucieux de devenir et qui assistent à la conversion de leur rêve de gloire en cauchemar.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2022
Les coulisses de l'industrie du porno vues par une jeune actrice arriviste. Film coup de poing et salutaire de ce fait car il dévoile l'avilissement, la solitude et les renoncements que les femmes y subissent, même sous couvert de "protections" réglementaires. Les scènes de hard porn sont difficiles à regarder et Sofia Kappel joue une fille perdue plus vraie que nature. Malaisant au vrai sens du terme.
Sosa
Sosa

11 abonnés 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 novembre 2021
Le thème est original, j'ai jamais vu un film sur ça.
C'est un milieu où la trahison est présente et où les gens on encore moins de valeurs ( respect d'autrui, liberté, amitié sincère ).
J'ai plutôt aimé la bande son.

Le film transmet bien le malaise et dégoût de l'actrice, les différentes phases par laquelle celle ci passe.
La fin est abrupte et ouverte, on peut imaginer qu'en suite elle retourne dans le droit chemin plutot que celui qu'elle empreinte dans le dernier tiers du film mais je doute fortement que cela ce passererai inci.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juillet 2023
Pour son premier long-mètrage, Ninja Thyberg nous plonge directement et frontalement dans l'industrie du X californien. "Pleasure (2021) est une oeuvre intrigante èvitant tout jugement moral, èlevèe dèsormais au niveau de film qui ne peut laisser indiffèrent pour son rèalisme! On peut, sans exagèrer, affirmer que Sofia Kappel fait une prestation remarquable et remarquèe, foncièrement solitaire et secrète, et qui n'a pas que pour seul talent son minois poupin et ses lèvres pulpeuses! D'autre part, la jeune actrice suèdoise a su ègalement encaisser les souffrances et les humiliations, en particulier le sèvère passage lors d'un tournage hardcore! Ne laissant finalement aucune place pour les femmes , Thyberg conclut sur l'idèe qu'on devient star du porno dès lors qu'on rèussit à imposer une image! Bella Cherry n'est rien, puisque son image est tout! Mais à quel prix ? Et pour combien de temps ? Certes ce film clinquant par une rèalisation maitrisèe ne plaira pas à tout le monde, mais il y a là une actrice qui possède un talent assez rare, celle de paraître quasi impassible tout en retenant l'entière attention de la salle! Et ça c'est plutôt fort...
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juin 2023
"Pleasure" est adapté du court-métrage du même nom sorti en 2013 qui mettait en scène une actrice en pleine préparation d'une scène exigeante. L'actrice en question semble plutôt à l'aise, ce qui n'est pas le cas dans la version longue puisque Ninja Thyberg revient au début de l'histoire de son personnage qui n'est cependant pas le même dans les deux films. Ici, Bella arrive aux États-Unis avec de grandes ambitions, mais va se heurter à un milieu exigeant où il n'y a pas de place pour tout le monde. C'est justement cette demande qui permet à ceux qui tirent les ficelles de ne pas faire de concessions. Tu ne veux pas faire quelque chose ? Grand bien te fasse, il y a des dizaines de filles qui attendent. Bella, qui est toute fragile même si elle prend énormément sur elle, va avoir des hauts et des bas. Une expérience qui va considérablement la changer. "Pleasure" montre l'envers du décor de cette industrie qui peut autant apporter la gloire et l'argent que la destruction. Cependant, Bella reste maitre de ses décisions jusqu'au bout et il ne s'agit pas d'un film qui attaque. La réalisatrice met surtout en avant la misogynie ou encore la rivalité malsaine entre les filles. Le film est pas mal avec une Sofia Kappel convaincante pour un premier rôle pas facile, mais l'ensemble est finalement sans surprise.
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