Pleasure
Note moyenne
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115 critiques spectateurs

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Ricco92
Ricco92

286 abonnés 2 336 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 novembre 2021
Parmi les films se concentrant sur le milieu du cinéma, le genre le moins évoqué est clairement la pornographie. Pour son premier long-métrage, Ninja Thyberg adapte son second court-métrage et plonge dans cet environnement si particulier. La réalisatrice nous raconte la trajectoire passionnante d’une jeune suédoise débarquant aux États-Unis afin de percer dans le X. À aucun moment, elle ne cache les aspects les plus sordides de cette industrie spoiler: (violences à la limite du viol, racisme...)
sans pour autant représenter son héroïne comme une victime innocente spoiler: (c’est elle qui demande à participer à des séquences extrêmement hard alors qu’elle n’est psychologiquement pas prête puis acceptera d’oublier ses souffrances et sa moralité, quitte à trahir sa meilleure amie, par volonté de gloire et d’argent)
. La cinéaste livre donc un constat assez effrayant renvoyant dos à dos producteurs, comédiens et spectateurs spoiler: (dans la séquence clé de violences à la limite du viol, on en vient même à s’interroger sur l’attitude à adopter face à celle-ci car ce qui fait souffrir le personnage de Bella semble avoir aussi été supporté par l’actrice du film, Sofia Kappel qui est exceptionnelle dans le rôle)
. En outre, Ninja Thyberg a la maîtrise suffisante pour arriver à montrer la nudité inerrante au sujet sans pour autant rendre le tout voyeuriste ou racoleur (les spectateurs allant voir le film afin de se rincer l’œil comme pour un film érotique basique y seront pour leurs frais). Ninja Thyberg offre donc une vraie plongée passionnante, sans moralisme mais également sans angélisme dans le milieu sordide et obsédé par l’appât du gain qu’est le cinéma pornographique. Pour un premier long-métrage, c’est une très belle réussite.
evariste75
evariste75

213 abonnés 252 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2023
J'ai vu ce film à sa sortie il y a 2 ans. Très bien joué, aucune complaisance ni voyeurisme par rapport au monde du porno...
Charlotte28
Charlotte28

204 abonnés 2 898 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2022
Montrant avec pertinence les arcanes d'un milieu singulier ainsi qu'une démythification totale de l'American dream voire de son pseudo chill way of life ce pamphlet contre l'exploitation des corps et l'effectivité d'une déliquescence morale liée à des ambitions pervertissantes évite toutefois le manichéisme en exposant les deux façons d'appréhender la violence montrée dans ces films X quoi que le résultat puisse sembler identique. Amusant, rythmé, parfois endiablé ce drame sur une réalité non seulement psychologique mais surtout sociétale ne peut laisser indifférent par l'amoralisme et surtout la brutalité mis en scène. Intelligemment marquant - mais à ne pas offrir à tous les yeux.
Artriste
Artriste

188 abonnés 2 394 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2025
Drame écrit et réalisé par Ninja Thyberg, dont c'est le premier long-métrage derrière la caméra, Pleasure est un film atypique, de qualité. L'histoire nous fait suivre Bella Cherry, une jeune suédoise de vingt ans qui arrive à Los Angeles avec l'ambition de devenir actrice pornographique. C'est ainsi qu'elle va découvrir l'envers du décor de cette industrie pour adulte. Ce scénario, basé sur le court métrage homonyme de la même réalisatrice paru huit ans plus tôt, s'avère intéressant à visionner pendant toute sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue originale nous immergeant dès les premières secondes dans son univers singulier traitant d'un sujet peu abordé au cinéma. Et cette thématique est montrée sans concessions en nous balançant au visage les dessous de ce métier presque comme les autres. Car oui, on se rend bien compte que ces acteurs et actrices ne sont que des comédiens et qu'une fois la caméra coupée, ils ont un quotidien tout à fait normal. Cela permet de les humaniser, eux qui ne sont que de la chair sexualisée pendant les tournages. Elle permet également d'en savoir plus sur ce milieu professionnel où la pratique est très encadrée, respectueuse, laissant le libre arbitre à chacun, et évoquant le consentement. Un milieu montré de façon sûrement idéalisé mais qui cherche la nuance, ne se contentant pas d'être manichéen. Tout cela est exprimé via des scènes explicites montrant les corps nus et les actes sexuelles, sans aller pour autant au bout puisque nous n'assistons à aucune séquence non simulée. Mais certains passages sont fortement marquants car la jeune femme souhaite aller dans des pratiques extrêmes ce qui choc à certains moments. Le ton se veut lui ambigu. L'ensemble est porté par des personnages bien écrits car loin d'être caricaturaux. Des rôles interprétés par une distribution convaincante, à commencer par la tête d'affiche incarnée par Sofia Kappel qui livre une prestation très difficile avec brio, d'autant plus qu'elle débute en tant qu'actrice. Elle est entourée par une distribution comprenant des personnes davantage habituées à ce milieu car certains proviennent réellement de l'industrie du X parmi Revika Anne Reustle, Evelyn Claire, Chris Cock, Dana DeArmond, Kendra Spade, Mark Spiegler, Eva Malander et Gina Valentina. Tous ces individus entretiennent des rapports basés sur l'argent, la jalousie ou encore la complicité. Des échanges soutenus par des dialogues crus et vulgaires mais qui n'écorchent pourtant pas les oreilles. Sur la forme, la réalisation de la cinéaste suédoise s'avère bonne. Sa mise en scène proche des corps nous plonge au cœur de l'action et évolue dans des lieux variés. Un visuel superficiel accompagné par une b.o. de bonne facture mêlant sons de rap bien lourds et chants d'église. Ce mélange des genres colle très bien au propos, d'autant plus que ces titres interviennent toujours à des moments opportuns. Cette quête d'ascension s'achève sur une fin qui aurait pu être décevante mais qui parvient à trouver une porte de sortie réussie, venant ainsi mettre un terme à Pleasure qui, en conclusion, est un film mature méritant d'être découvert.
Guillaume
Guillaume

156 abonnés 1 769 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mai 2022
Jamais outrancier, souvent cynique, parfois brutal : oui, "Pleasure" nous plonge dans cet univers, où la réalité est rarement celle fantasmée.
L'argent et le pouvoir restent rois ; celui ou celle qui ne respecte pas les règles prend ce risque de s'en bannir.
Froid et chirurgical, troublant.
Starwealther
Starwealther

109 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 mai 2022
J'entamais sa vie avec l'envie de découvrir de nouvelles choses sur les coulisses de l'industrie pornographiques, je ressors du visionnage du film avec un gout amer de déjà vu. Une fille qui s'engage dans le porno trouve sa nouvelle vie difficile mais bon elle l'a voulue après tout! C'est un monde étrange où la femme est rabaissée et doit être prête à subir toutes sortes de scènes rabaissantes, tout ça je le savais déjà. Non vraiment "Pleasure" est un film qui n'apporte rien, on y comprend que la compétition entre actrices est la même que pour n'importe quel job. Non vraiment la réalisatrice suédoise de Pleasure n'a rien su apporter de nouveau, un film qui ne sert, au final, pas à grand chose.
yeuce
yeuce

41 abonnés 1 064 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 janvier 2026
L'évolution d'une jeune suédoise dans le milieu du X aux USA, du porno classique, au porno hard core ....
mat niro

467 abonnés 2 169 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mars 2023
Après un court métrage du même nom sorti en 2013, la cinéaste Ninja Thyberg se plonge dans la vie d'une jeune suédoise (l'actrice a quand même 34 ans) qui veut percer dans le milieu du X à Los Angeles. Cette plongée dans le monde du cinéma pornographique est à mi-chemin entre docu et fiction. Elle est assez déstabilisante du fait de certaines scènes assez malaisantes. Sofia Kappel (alias Bella Cherry) est assez bluffante pour une non professionnelle. Il n'y a pas vraiment de message féministe et c'est un peu dommage quand on sait la réputation de cet univers. Le nom du film s'étiole au fil des expériences de notre héroïne pour donner au final un résultat intéressant et dérangeant à la fois, interdit aux moins de 16 ans.
I'm A Rocket Man

393 abonnés 3 818 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 décembre 2025
Moi c'est pas dur j'ai rarement vu un film aussi choquant, avilissant, humiliant et terrifiant.. comment a t on pu en arriver là sans déconner ??! C'est horrible.. voir cette pauvre fille se jeter dans le monde porno avec une telle motivation et assurance c'est déjà choquant car son attitude est outrante mais en plus, ce qu'elle vit là dedans.. y a même pas de mots pour décrire ça.. c'est le trauma et c'est pas Cory, Lily & les fauvettes qui vont dire le contraire.. on va tous faire des cauchemars tant l'Humanité est tombé bas... très bas ! En tout cas ça a bien pété l'excitation et la flirt de nos deux nouveaux tourtereaux c'est moi qui vous le dis.. voilà c'était un p'tit peu d'pleasure !
eldarkstone

305 abonnés 2 424 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 avril 2022
Une immersion humaine, d'un monde que trop peu connaissent vraiment de l'intérieur, ce film est assez réussi et nous montre le Porno du côté de celle qui le vive vraiment aux USA ! Assez poignant, intéressant et virulent !
CH1218
CH1218

282 abonnés 3 270 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 avril 2023
Comme des documentaires avant elle, Ninja Thyberg dresse un portrait sans consentions sur l’envers du décor de l’industrie du porno. Une industrie sexiste, à la fois profondément dégradante et humiliante. Même si le malaise est présent dès le début et monte progressivement en puissance, je m’attendais à un film beaucoup plus trash. De plus, je n’ai pas été si convaincu que ça de la performance de l’actrice Sophia Kappel, si osée et éprouvante soit-elle. De coup, je suis resté un peu sur ma faim.
Shelby77
Shelby77

193 abonnés 1 538 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mai 2022
Avec son sujet sur l'industrie du X, Pleasure amène tout un tas de questionnement intéressant à évoquer qu'il ne fait malheureusement qu'aborder partiellement. Dommage que l'histoire supplante à un message sous-exploité.
Nicolas L.
Nicolas L.

118 abonnés 2 085 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 septembre 2022
Film sur l'envers du porno à Los Angeles. Attention Âme sensible s'abstenir. C'est hard (sans faire de vilain jeu de mots...). L'actrice dont c'est le premier rôle est fabuleuse et ose beaucoup. La mise en scène inventive évite subtilement le voyeurisme, le provocateur ou même le chaste. Très dur à regarder mais bon film
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 septembre 2022
« Pleasure » est un film où Ninja Thyberg se garde bien de juger l’univers pornographique et sans plonger dans le misérabilisme.
Ici, il n’est nulle question d’une jeune femme forcée, contrainte, sous l’emprise d’hommes malveillants.
Bella veut faire du porno. C’est son choix.

Au commencement, elle rejoint le cinéma porno avec humilité, selon son rythme avec ses propres limites. Seulement Bella est ambitieuse, Bella veut briller comme Ava (Evelyn Claire) qui appartient à une grosse écurie : Mark Spielgler, himself.
Et oui, la réalisatrice inscrit son récit et son personnage dans la réalité avec Mark Spielgler, acteur porno.
Pour accéder au panthéon du porno, Bella abandonne le cinéma porno pour l’industrie pornographique. Elle doit repousser ses propres limites, encaisser des scènes hard voire traumatisantes pour séduire Mark Spielgler.

Au bout du compte, l’univers pornographique décrit par Ninja Thyberg s’avère peu reluisant.
Il y avait quelque chose de rassurant dans les débuts de Bella, mais à travers l’ambition de Bella, on s’aperçoit que l’industrie porno a des dents de requin.
Sans blagues !

Instructif dans la mesure où on découvre lors d’un entretien préalable que les actrices - (selon les maisons de production ?) - sont soumises à la question de confiance ; qu’elles sont pratiquement protégées, et qu’elles ont surtout le pouvoir de dire « Stop ».
Or, il s’avère que pouvoir dire « Stop » est une chose, respecter la requête est autre chose.
En effet, la production accepte le protocole le temps de consoler l’actrice, de l’encourager, de la manipuler.
Ce n’est rien d’autre que de la manipulation dans la mesure où le discours qui suit est de lui signifier qu’elle n’est pas à la hauteur en tant qu’actrice. Bref, dire « Stop » c’est donner une image d’amatrice, c’est trahir la confiance mise en elle, c’est planter ses partenaires et surtout sa production, c’est être responsable des engagements financiers.

Comment se faire respecter ? Comment réellement appliquer ce « Stop » ?
Ce « Stop » n’est rien d’autre qu’un leurre, une injonction rassurante mais inapplicable !
En soi, l'actrice n'a pas le choix !

Au commencement, Bella est blonde, naïve mais déterminée.
Quand elle rencontre Ava, celle-ci est brune et vêtue de noir ; son allure est fière, froide, distante. Disons inaccessible.
La star !
Aux yeux de Bella, Ava représente la réussite. Elle est son modèle.
Dans la limousine qui les amène à une soirée (?), les deux femmes sont assises côte à côte. Elles ne se parlent pas. Un peu avant, le tournage a été houleux ; spoiler: se sentant humiliée par Ava, Bella va se venger au cours d’une scène brutale qu’elle va jouer avec un certain plaisir.

Bella, désolée, est vêtue de noir alors qu’Ava est vêtue de blanc.
A travers ce plan, Ninja Thyberg aurait-elle employé le code du bien et du mal ?
Ou peut-on interpréter que Bella ait basculé dans le côté obscur ?

En tout cas, ce que je pressentais avec évidence, la scène finale ne pouvait que se terminer soudainement.
spoiler: En sortant inopinément de la limousine, Bella semble mettre un terme à son ambition laquelle lui paraît contraire à ses rêves.

Je saluerai la prestation de Sofia Kappel et la direction de Ninja Thyberg qui a su amener la susnommée Sofia Kappel à incarner Bella avec conviction et audace.
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2021
Pleasure est certainement le meilleur film sur le monde du porno. Pas moralisateur, la réalisatrice laisse a chacun le loisir de se faire sa propre opinion. L'actrice principale, premier rôle de sa carrière. est impressionnante surtout qu'il y a des scènes très difficiles. Par ailleurs tous les autres acteurs sont des gens du milieu du X et donc c'est très courageux à eux d'avoir accepté de jouer dans un film qui ne les met pas forcément en valeur. A noter qu'on ne voit aucunes parties génitales féminines alors que les masculines sont omniprésents, est-ce fait exprès ?
Enfin le film a évité l'écueil du voyeurisme sans êtretre trop soft et du coup trop édulcoré.
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