Ninja Thyberg pour son tout premier long métrage nous plonge sans retenue dans le milieu du X et via sa surprenante actrice principale (qui ne l’est même pas !) elle nous colle de plein fouet la réalité de ce milieu très particulier à la tronche. Ce qui est certain c’est que ça ne laisse pas indifférent, c’est tout de même très glauque malgré l’intelligence de la réalisatrice de ne véritablement montrer aucune scène hard, on les imagine en revanche très bien … On en apprend beaucoup sur ce milieu grâce à un véritable travail d’investigation de Thyberg en amont, notamment sur le consentement mais aussi malheureusement sur l’aspect très patriarcal de la chose. C’est intelligemment mis en scène, très bien joué et aussi dur qu’utile. Cette plongée malaisante dans un milieu finalement méconnu est tout sauf désagréable et l’intention de la réalisatrice est parfaitement louable, le milieu n’est pas facile, le métrage non plus. Bravo d’avoir osé.
Moi c'est pas dur j'ai rarement vu un film aussi choquant, avilissant, humiliant et terrifiant.. comment a t on pu en arriver là sans déconner ??! C'est horrible.. voir cette pauvre fille se jeter dans le monde porno avec une telle motivation et assurance c'est déjà choquant car son attitude est outrante mais en plus, ce qu'elle vit là dedans.. y a même pas de mots pour décrire ça.. c'est le trauma et c'est pas Cory, Lily & les fauvettes qui vont dire le contraire.. on va tous faire des cauchemars tant l'Humanité est tombé bas... très bas ! En tout cas ça a bien pété l'excitation et la flirt de nos deux nouveaux tourtereaux c'est moi qui vous le dis.. voilà c'était un p'tit peu d'pleasure !
Film hors norme et d’une cruauté visuelle et d’une vérité absolue. On ressent la complexité et la difficulté du monde porno en particulier pour les actrices. L’actrice principale est époustouflante et devrait figurer parmi les stars futures du cinéma (pas porno bien sûr ). A voir même si certaines scènes sont difficiles à regarder.
Difficile de noter un film comme ça, c'est pas inintéressant mais j'ai l'impression d'avoir vu un film d'horreur. Une fin trop ambiguë, le film ne va pas au bout de ce qu'il aurait du dénoncer.
Pleasure est un film audacieux et parfois difficile à regarder, mais il ne laisse pas indifférent. Il ouvre un dialogue sur des sujets rarement abordés avec autant de franchise dans le cinéma, notamment l’exploitation dans l’industrie pornographique et les réalités de la sexualité féminine. Ninja Thyberg offre une perspective critique mais humaine, tout en mettant en lumière les dilemmes intérieurs de son héroïne. Le film invite à la réflexion sur la manière dont nous consommons le sexe et ce que cela dit de nos sociétés.
Je suis très surpris de la classification de ce film en -16. Cependant, la morale qui en ressort a peut être besoin d'être comprise un peu plus tôt. C'est un film difficile à regarder, mais extrêmement bien réalisé, bien joué. Il n'y a rien à jeter, sauf peut être la musique.
Je savais dans quoi je m’embarquais avant de visionner Pleasure, mais je ne m’attendais pas à un film aussi puissant, qui n’épargne rien au spectateur. L’interdiction -16 ans n’est pas suffisante selon moi… c’est vraiment un film qui marque. J’ai pris une claque en le regardant, car au delà des scènes ultra choquantes (une en particulier vers le début) ce film prend aux tripes de plusieurs façons. Je trouve que ce film est particulièrement bien filmé. Tellement bien filmé que je me suis sentie mise à l’épreuve au même titre que l’actrice principale. Certaines scènes m’ont vraiment mise mal à l’aise. La seule chose que je reproche à ce film, c’est que le personnage principal manque quand même d’éthique sans rentrer dans les détails ce qui fait qu’on éprouve de la compassion bien évidemment mais ce n’est pas aussi appuyé que si le personnage avait été différent… d’un autre côté, c’est ultra réaliste et ça montre l’envers du décor d’un milieu vraiment particulier. Excellent film selon moi, mais vraiment pour public averti …
long métrage sur les dérives de l'industrie du por**. On y voit une actrice en devenir qui cherche à exploiter son envie pour arriver au sommet. Nonobstant son envie cela ne va pas se passer comme elle croit...
Drame écrit et réalisé par Ninja Thyberg, dont c'est le premier long-métrage derrière la caméra, Pleasure est un film atypique, de qualité. L'histoire nous fait suivre Bella Cherry, une jeune suédoise de vingt ans qui arrive à Los Angeles avec l'ambition de devenir actrice pornographique. C'est ainsi qu'elle va découvrir l'envers du décor de cette industrie pour adulte. Ce scénario, basé sur le court métrage homonyme de la même réalisatrice paru huit ans plus tôt, s'avère intéressant à visionner pendant toute sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue originale nous immergeant dès les premières secondes dans son univers singulier traitant d'un sujet peu abordé au cinéma. Et cette thématique est montrée sans concessions en nous balançant au visage les dessous de ce métier presque comme les autres. Car oui, on se rend bien compte que ces acteurs et actrices ne sont que des comédiens et qu'une fois la caméra coupée, ils ont un quotidien tout à fait normal. Cela permet de les humaniser, eux qui ne sont que de la chair sexualisée pendant les tournages. Elle permet également d'en savoir plus sur ce milieu professionnel où la pratique est très encadrée, respectueuse, laissant le libre arbitre à chacun, et évoquant le consentement. Un milieu montré de façon sûrement idéalisé mais qui cherche la nuance, ne se contentant pas d'être manichéen. Tout cela est exprimé via des scènes explicites montrant les corps nus et les actes sexuelles, sans aller pour autant au bout puisque nous n'assistons à aucune séquence non simulée. Mais certains passages sont fortement marquants car la jeune femme souhaite aller dans des pratiques extrêmes ce qui choc à certains moments. Le ton se veut lui ambigu. L'ensemble est porté par des personnages bien écrits car loin d'être caricaturaux. Des rôles interprétés par une distribution convaincante, à commencer par la tête d'affiche incarnée par Sofia Kappel qui livre une prestation très difficile avec brio, d'autant plus qu'elle débute en tant qu'actrice. Elle est entourée par une distribution comprenant des personnes davantage habituées à ce milieu car certains proviennent réellement de l'industrie du X parmi Revika Anne Reustle, Evelyn Claire, Chris Cock, Dana DeArmond, Kendra Spade, Mark Spiegler, Eva Malander et Gina Valentina. Tous ces individus entretiennent des rapports basés sur l'argent, la jalousie ou encore la complicité. Des échanges soutenus par des dialogues crus et vulgaires mais qui n'écorchent pourtant pas les oreilles. Sur la forme, la réalisation de la cinéaste suédoise s'avère bonne. Sa mise en scène proche des corps nous plonge au cœur de l'action et évolue dans des lieux variés. Un visuel superficiel accompagné par une b.o. de bonne facture mêlant sons de rap bien lourds et chants d'église. Ce mélange des genres colle très bien au propos, d'autant plus que ces titres interviennent toujours à des moments opportuns. Cette quête d'ascension s'achève sur une fin qui aurait pu être décevante mais qui parvient à trouver une porte de sortie réussie, venant ainsi mettre un terme à Pleasure qui, en conclusion, est un film mature méritant d'être découvert.
Au moins avec ce film, pas de bidonnage comme on en trouve dans les scènes érotiques des films français, pour attirer un très large public, faire de l'argent et plaire à la censure. Assez cru parfois mais qui s'attache toujours à se rapprocher de la réalité du monde du porno. Le fil conducteur est léger et l'actrice principale manque cruellement de charisme mais sa découverte de ce monde assez horrible est bien exprimée et bien mise en scène. Le montage est de bon niveau et la musique plutôt un bon support. Une réussite pour un film qui semble unique à ce jour.