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Anna_
30 abonnés
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3,5
Publiée le 23 août 2022
Ce film est une adaptation d'un roman. Je ne comparerai pas les deux puisque je n'ai pas lu le roman.
On suit ici plusieurs familles d'un même immeuble dont la vie va basculer quand un des personnage tue quelqu'un en voiture. Chacun a ses problèmes, ses doutes mais tout va se lier et se mélanger... trop peut-être ? Les clans vont se former.
Je n'ai pas compris certaines scènes (celle du corbeau surtout).
A voir, ce film représente la vie, une partie d'une vie tout simplement.
Bon film comme d'habitude pour banni moretti.. plusieurs vies qui se croisent et s'entremêlent. Très bien joué, plusieurs générations se côtoient.. très bon film
Nanni Moretti traite dans ce film de la paternité. Père autoritaire, père poule, père absent. Les mères ici, il faut le souligner, sont très épargnées et les enfants font ce qu'ils peuvent face à ces parents imparfaits. Il faut bien l'avouer c'est loin d'être son meilleur film, mais ça se laisse regarder sans déplaisir
Les trois thèmes qui obsèdent Nanni Moretti et colorent toute sa filmographie sont le cinéma, la société italienne et la psyché humaine. Ce nouvel opus, dont le scénario est emprunté au roman homonyme d'Eshkol Nevo, parle tout à la fois des tourments de l'âme humaine et de ceux de l'Italie contemporaine mais de façon subtile, sans explicite, laissant le spectateur interpréter ce qu'il lui donne à voir. C'est dans un immeuble freudien que se déroule l'action ; les protagonistes occupent les trois étages du ça, du moi et du surmoi. Mais par-delà l'étude psychanalytique du comportement des personnages, le film parle du sentiment invisible qui les lie : la peur. Une peur plus rationnelle qu'il n'y parait quand on pénètre dans l'intimité des individus, comme le permettent les longs plans de Nanni Moretti. Une peur qui pousse les hommes à agir de façon parfois incompréhensible, le juge intransigeant comme le père inquiet, la mère abandonnée ...ou l'Italie xénophobe. Un film intime et collectif. Un Nanni Moretti une nouvelle fois brillant.
Dans un premier mouvement convaincant Nanni Moretti ouvre les trois lignes de son récit, l'accouchement du 3eme étage, la peur d'un père pour sa fille du premier étage et le conflit générationnel du 2eme étage. Le film a la mise en scène d'un téléfilm mais les enjeux sont vraiment bien déplié et entremelé avec une grande finesse sans psychologisation à outrance des personnages. La fin avec le discours sur les migrants et les retrouvailles heureuses paraît bien niaise comparée à l'intelligence de la première partie.
Le film débute en comedia del arte et on se dit que ce sera un grand Moretti et puis les petits maux, trahisons, négligences, renonciations, abus, refoulements s'enchaînent sans qu'il ne se passe plus rien. Pas de méchants, pas de gentils, des vies banales qui se vivent...sans éclats
Scénario inégal , mais super acteurs et actrices Le théme de la filiation , de la vengeance et de la souffrance souvent présents mais très justement interprétés sans trop de pathos.. Des plans séquence vraiment très beaux
J'ai eu du mal à rentrer dans le film. Peut être à cause de la VO. Mais j'ai trouvé ça trop long pour pas grand chose... Ça n'est pas mauvais mais pas génial non plus, il y a bien un message derrière tout ça mais c'est un peu trop long et calme a mon goût.
C’est mon premier Nanni Morreti. Et le dernier certainement. Le réalisateur déroule lentement son film. Il s’éternise : j’ai trouvé le temps long sur la fin, surtout qu’il manque une boussole.
Tout va par trois dans ce film, d’où le tango introductif. Il y a trois temps. Trois chapitres : un peu comme la naissance, la vie et la mort. La faute, la justice, le pardon. L’homme, la femme, la maîtresse. Heureusement que les acteurs font très bien leur boulot. Si Moretti arrive à créer de l’émotion, c'est parce qu'il met le spectateur dans la peau de ce ressent chaque personnage.
Cette qualité en est aussi son principal défaut. Ça en devient un maelstrom et le spectateur ne sais pas quand va s’arrêter ce tourbillon et où il est emmené. D’autant quand des scènes sont rajoutés et ne servent pas le propos du film comme par exemple l’action des anti-migrants. Moretti veut-il faire un film naturaliste ? Symbolique ? A la rigueur un film témoignage sur des familles bourgeoises italiennes. Je qualifierai ce film juste de nombriliste, et je l’ai même trouvé par moment de malsain : je me faisais une autre idée de ce réalisateur par sa réputation.
Passée la première demie-heure un peu déconcertante par son manque de réalisme et le côté surjoué (du reste, typique du cinéma italien...), l'histoire se met en place et l'intérêt monte progressivement. Au point de se prendre au jeu et au final, d'apprécier le film pour sa justesse et sa sensibilité. Et même si il peut être qualifié de "bourgeois" dans son traitement, il peut aussi faire vibrer une corde en chacun de nous, pour avoir traversé l'une ou l'autre des situations. Le scénario souffre cependant de rigueur, la direction des acteurs n'est souvent pas à la hauteur et quelque part, c'est l'adaptation même de Moretti qui pêche... Avec un Alejandro González Iñárritu aux commandes, ça aurait pu être un grand film !
Vu en novembre 2021 De Nanni Moretti et avec Nanni Moretti, histoire de voisinage dans un immeuble de 3 étages
Une série d’événements va transformer radicalement l’existence des habitants d’un immeuble romain, dévoilant leur difficulté à être parent, frère ou voisin dans un monde où les rancœurs et la peur semblent avoir eu raison du vivre ensemble. Tandis que les hommes sont prisonniers de leurs entêtements, les femmes tentent, chacune à leur manière, de raccommoder ces vies désunies et de transmettre enfin sereinement un amour que l’on aurait pu croire à jamais disparu…