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Scorpius
10 critiques
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0,5
Publiée le 14 octobre 2020
J'aime bien les films engagés, ceux qui véhiculent un message, à condition que ce dernier soit audible. Ce film est clairement communautariste voir raciste. Ici le seul français blanc est un salop et tout les autres sont soient des gens bien soit des victimes soit les deux. On a droit a tous les clichés caricaturaux, des scènes justifiant l'injustifiable, avec une morale pondue comme un cheveu sur la soupe et dont la seule légitimité est qu'elle est signée Victor Hugo. Le réalisateur de ce "film" fait là un propagande, légitimant la violence comme seule arme contre l'injustice. Petite parenthèse : Il semble oublier que les voitures que l'on brule, que les victimes d'agression sont souvent des "monsieur tout le monde" C'est vrai que c'est plus facile que de s'attaquer aux vrais coupables. Faute de grives on mange des merles. La meilleure arme démocratique pour combattre l'injustice, c'est les urnes, à condition bien sur de ne pas voter idiot. Comme disait Desproges, le pays va mal parce que l'on a donné le droit de vote à des imbéciles. Fin de la parenthèse.
Bref un film qui ne mérite même ni la demie étoile, ni les 5 minutes que je viens de passer à rediger cet avis, pas plus que le temps perdu à le visionner.
J'avais peur d'avoir affaire à quelque chose de trop manichéen, les gentils jeunes des cités face aux méchants flics, et heureusement, j'avais tort. Le propos est bien plus nuancé : personne n'est totalement coupable ni totalement innocent. Le film dépeint très justement la cité, tant du côté système D que l'aspect marmite dont le couvercle ne demande qu'à exploser. Des personnages bien écrits, des mouvements de caméras virtuoses et une tension qui monte... Un grand film.
Pourquoi nous faire croire que le monde est de tél où tél façon alors qu'il est bien plus complexe. Il manque en vrac, les éducateurs, les animateurs, les profs (même si l'histoire se déroule en été), les pompiers, les infirmiers,les chauffeurs de bus, les éboueurs, les mjc...bref tout ceux qui sont sur le terrain. Encore un film qui stigmatise les banlieues.
Après une heure certes bien troussée mais convenue pendant laquelle Ladj Ly montre sans manichéisme les rapports entre la police et les habitants du quartier, "Les Misérables" s'emballe enfin pour aboutir à une dernière séquence sidérante, pleine d'une tension hors norme. Un grand moment de cinéma, aussi beau que terrible.
deux mondes opposés s'affrontent dans ce qu'ils ont de pire. les uns portant le lourd fardeau d'une colonisation sans partage et d'une décolonisation méprisante et humiliante, les autres aveuglés par une supériorité supposée. heureusement une part d'intelligence surgit.
"Les Misérables" de Ladj Ly est un film coup de poing sur la banlieue et les cités. Entre trafic de drogue, islamisme et prostitution, les policiers de la Brigade Anti-Criminalité travaillent dans une tension permanente, probablement à l'origine des dérives policières, sujet d'actualité également abordé dans le film. Une nouvelle recrue de la BAC de Montfermeil dans le 93 se retrouve donc au milieu des tensions et de la délinquance. Le casting est plutôt bon, et le réalisateur réussit avec beaucoup de virtuosité à nous immerger dans les quartiers. Après une belle introduction, le film ne commence toutefois pas très bien, nous pensions assister à un énième film sur la banlieue et ses clichées. Finalement, le film nous embarque progressivement, avec une succession de péripéties parfois emmener un peu brutalement, avec une tension qui ne cesse d'augmenter et qui se termine en apothéose avec un final quasi irrespirable. "Les Misérables" s'achève sur une fameuse citation de Victor Hugo, le film s'approchant souvent du documentaire dans son approche très terre-à-terre et réaliste, nous aura vraiment intéressé.
Un film captivant sur la forme mais vide sur le fond : les voleurs sont mis en avant et les racailles aussi, c'est dommage qu'un film qui se reflet de la cité oublié les honnêtes travailleurs qui représente la majorité de la population
Hormis le jeu de certains comédiens, parfois caricatural, Ladj Ly nous offre un film coup de poing. Un état des lieux terribles de certaines cités où le manichéisme n'a pas sa place et où chacun cherche la sienne comme il peut.
Que ce film àit obtenu LE César me laisse perplexe: quoi de neuf ss le soleil des banlieues? Rien depuis le Kassovitch de La Haine. Q' Une certaine critique politiquement correcte veuille se donner bonne conscience en encensant ce film est dramatique. Il ne suffit pas de citer V.Hugo pour en atteindre sa puissance. On en apprend autant sinon plus dans la dernière époque d'un"Engrenage" sur Canal +!
Véritable coup de poing, ce premier long métrage du réalisateur Ladj Ly remporte notamment le César du meilleur film en 2020. Et c’est franchement mérité tant l’immersion dans l’univers des cités de Montfermeil est puissante. La première partie, qui s’apparente presque à un documentaire, suit trois membres de la Brigade Anti-Criminalité (Damien Bonnard, Alexis Manenti et Djebril Didier Zonga) dans leurs interventions quotidiennes. C’est tourné et monté très efficacement avec beaucoup de rythme. Puis, c’est la bavure policière et là tout dérape. La force de cette œuvre repose sur la critique objective et sans parti pris d’une société complexe, où chaque clan contrôle sa parcelle de pouvoir sans empiéter sur celle du voisin pour éviter les ennuis. Les rapports de force sont éprouvants, violents moralement et quel final explosif ! Bref, deux films en un, guidés par l’absence de concession.
Film trop éloigné de la réalité, intrigue tirée par les cheveux, quasiment tous les autres films de ce genre sont bien mieux écrit et réalisé (Banlieusard par exemple). Le César ne veut pas dire grand chose pour moi
Tous les adultes dans ce film sont coupables ou corrompus sans pour autant être foncièrement mauvais. Et dans cet univers où chacun défend son intérêt, son pouvoir, son statut, son argent, les enfants innocents en paient le prix, ils sont misérables et abandonnés par tous.