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joevebulle
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4,0
Publiée le 20 juin 2020
Les misérables. Le titre résume bien le film. Mais il ne faut pas se tromper, les misérables ne sont pas que les jeunes des banlieues mais aussi la police qui se débat tant bien que mal pour assurer un minimum de règles nécessaires dans un monde où la loi n'est pas celle de l'état mais du plus fort (ou plus fou). Qu'importe, ce film est presque un documentaire. Malgré le nombre important d'amateurs, y compris dans des rôles importants, il n'y a rien à redire sur le jeu des acteurs. C'est bien filmé et bien rythmé. Certes il y a quelques clichés mais comment les éviter ...
A la fois poignant, cru, un brin exagéré pour mettre en scène un condensat de vie quotidienne, il n'y a pas de bon ou de mechant, pas de bonne ou de mauvaise fin. juste la vie qui est dépeinte avec justesse et où la jeunesse est en roue libre...
Un portrait très intéressant de la société actuel. Quelques clichés (mais est-ce vraiment des clichés?) La fin est vraiment intéressante et laisse beaucoup à réfléchir. Toutefois on sent un peu d'angélisme
Film coup de poing sur la banlieue, « Les Misérables » aborde avec beaucoup de justesse, certaines des grandes thématiques régulièrement débattues dans les media sur le sujet : jeunesse désœuvrée, déclassement social, influence des caïds, bavures policières... Après nous avoir fait vivre lors des premières minutes la célébration sur les Champs Elysées par une foule en liesse de la victoire en Coupe du Monde de l’équipe de France de football, Ladj Ly nous plonge immédiatement au cœur des barres d’immeubles de Montfermeil et du quotidien d’une brigade de police locale. Grâce à une façon novatrice et sans parti pris de traiter du thème de la banlieue, il retranscrit les interactions entre ces policiers et les habitants de ces quartiers et nous permet de suivre l’opposition entre Chris et Stéphane, deux flics aux style et méthodes radicalement différents : le premier, fonceur et jusqu’au-boutiste, qui met en avant son expérience du terrain, le second, plus humain et diplomate, qui apporte son œil neuf à chaque situation. La manière de filmer de Ladj Ly, à travers une alternance de plans serrés et de plans d’ensemble très larges, nous permet de mieux ressentir les émotions de chacun des personnages et de nous reconnecter dès qu’il le faut à leur environnement. Certains plans d’ensemble sont à, ce titre, remarquables notamment ceux portant sur les barres d’immeuble à différents moments de la journée ou celui nous montrant le marché local vu du ciel à l’image des photographies de Yann Arthus-Bertrand. Grâce à un montage et à une mise en scène efficaces, le film tient en 1 h 45 et ne s’attarde pas sur des détails superflus qui n’apporteraient rien au récit. Les différents acteurs du film donnent beaucoup de réalisme à leurs personnages, mention spéciale à Damien Bonnard qui, après avoir cherché le loup dans « Rester Vertical », cherche ici le lion. Ladj Ly choisit de conclure son film par une dernière scène particulièrement marquante d’intensité dont il laisse au spectateur le soin d’imaginer lui-même le dénouement à la manière des frères Dardenne. Une dernière scène qui nous laisse face à nos propres interrogations sur ces quartiers sensibles et que vient renforcer la citation de Victor Hugo qui apparait au générique de fin : quel espoir pour la banlieue et sa jeunesse ?
Un film français sans aucune crédibilité, à la fois sur l'environnement (des banlieusards qui parlent en prose et des policiers en mode [vilain-sadique]) et le noeud de l'intrigue ; qui peut croire à ces personnages et cette histoire ?
Pas mal... Un mix entre Training Day, la haine et ma cité va craquer... Néanmoins beaucoup de clichés sur les flics de la BAC, les jeunes de banlieue, les islamistes, les gitans etc... L histoire commence bien puis termine mal... Le réalisateur nous dresse un tableau noir d une banlieue chaotique - territoires perdus de la république - contrôler par des gangs communautarisés au service d une police ripoux... Il soulève des problématiques sans jamais parler des causes profondes et aussi sans apporter aucune solution... C est bien dommage... La fin est complètement chaotique... Elle va dans le sens d un embrassement et d une ensauvagerisation générale où l espoir n existe plus et où l ultra violence devient le seul moyen d expression pour ces jeunes... Finalement j ai plutôt bien aimé sauf la fin qui n a pas de sens de mon point de vue...
Un choc, c’est le mot qui vous viendra surement après avoir vu « Les Misérables ». Avec ce premier long métrage Ladj Ly commence fort en nous embarquant dans sa cité. On suit la Brigade Anti-Criminalité de Montfermeil, dans le 93 où Stéphane tout juste arrivé de Cherbourg fait la rencontre de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada.
On y découvre en même tant que lui, les tensions qui régent au sein de la cité. Mais tout explose quand une altercation entre des gitans d'un cirque et les habitants de la cité, un garçon à la peau noire aurait volé un lionceau du cirque.
Le film qui nous teint en haleine où tension et violence montent en crescendo. Nul ne sait comment cela va se finir et là est tous l’enjeu du film : le questionnement de l’après.
Ainsi, le film nous fait rentrer par une porte secrète qui nous plonge dans un quotidien d’une cité entre magouilles, tension et amitié. Mais loin de la violence« les misérables »souligne une pauvreté , des tensions inévitable et des rapports complexes entre cité et Etat.
Quatre Césars pour ce film inattendu au moment de sa sortie, une nomination aux Oscars, aux Golden Globes, et un très beau parcours en salles pour ce film plébiscité par la critique. Le film suit la Brigade Anti-Criminalité de Montfermeil en Seine Saint Denis (93) pendant un peu plus de 24h. Le stratagème utilisé est connu : il s'agit de suivre les événements par le spectre de Stéphane, nouveau venu qui vit sa première journée dans l'équipe, ce qui nous permet de découvrir l'environnement par ses yeux en nous identifiant à lui naturellement. On s'aperçoit, sans que ça soit une découverte, que les officiers sont obligés de dépasser leur fonction pour réussir leur mission, ce qui peut mener à des excès plus ou moins graves. Une cascade d'événements débouchera sur une bavure, qui elle-même créera un scandale dans la priorisation des tâches (la santé des citoyens versus l'intégrité de l'insigne). Le film est tendu de bout en bout, rythmé, et ne prend partie ni pour les uns, ni pour les autres. La meilleure preuve est que les habitants des cités ont accusé Ladj Ly, le réalisateur, d'avoir fait un film pro-flics, tandis que des policiers ont dénoncés un film anti-flics attisant la haine envers eux. Comme on dit dans ces cas là, tant que les deux parties se plaignent, c'est que le film doit être assez juste. Le film prend encore plus d'ampleur à la lumière des manifestations mondiales pour protester contre les violences policières.
Un film réussi. Le sujet est intéressant. La mise en scène est de qualité. Les différents acteurs, jeunes comme plus âgés sont excellents. Seul petit regret, la fin du film. J'aurais aimé quelques minutes de plus donc c'est un petit 4. En tout cas, c'est du solide.
Bon film sans être exceptionnel. On devine qu'il y a de tout tant dans la police qu'en banlieu, à savoir des bons et des mauvais. C'est manichéen quelque part. C'est bien réalisé dans l'ensemble. Le scénario est un peu bancal mais ce n'était pas le but recherché j'imagine. Il y a un peu de clichés quand même, c'est dommage. Pis, la fin est curieuse et m'a quelque peu déçu. Au final ce fut un bon visionnage qui doit questionner.
Les Misérables est un film puissant signé Ladj Ly, dont l'impact et les polémiques qu'il a suscité ne sont évidemment pas sans rappeler l'effet qu'a eu le film La Haine sur le cinéma français. Contrairement à ce qu'on pourrait redouter, le film n'est pas du tout manichéen ; les principaux acteurs de la banlieue (flics, gamins turbulents, chefs de gangs, gitans, salafistes repentis, …) ont tous leurs – quelques – qualités et leurs défauts. Ce long-métrage dessine avec précision une banlieue qui est au bord de l'explosionspoiler: (le plan final suggère même qu'elle explose puisqu'on peut supposer que le flic va tirer et / ou que le mioche va lancer son cocktail molotov) et qui, à défaut d'être exactement comme la nôtre (nous ne sommes pas encore dans un état de siège) y est extrêmement proche. D'où la nécessité de voir en ce film un message d'alerte, nous rappelant que la situation actuelle des banlieues peut déraper sur un bête kidnapping de lionceau avec des conséquences incontrôlables. Sans grandes performances, les acteurs sont convaincants. Très bon long-métrage.
Une vraie claque. Un film fort, puissant, juste ; un diagnostic de la France qui fait froid dans le dos et devrait pousser à un grand et vrai changement...
Film horrible apology de la violence cares tique du film cliché à donner raisons à cette de violence gratuite... À fuir à même secourir le réalisateur qui nous montre la fausse réalité des quartiers en France... La il jouie d un vie au Brésil ou autres ou la misère et la loin du plus fort est de rigueur mais désolé en France même si c est difficile de tout avoir on libre de vivre encore en paie !!! Franchement la c est abuser.....
Un film qui accumule les clichés comme des perles. Très SJW compatible, je comprends qu il ai eu le César. Le genre de film qui donne des frissons et aussi bonne conscience au bobos.