20645 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
1 132 critiques spectateurs
5
282 critiques
4
431 critiques
3
169 critiques
2
91 critiques
1
70 critiques
0
89 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
𝓂𝒶𝓉 𓆈 𝒽𝒾𝓈
173 abonnés
1 143 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 31 mars 2020
Et ben dis donc je ne pensais pas mettre une note aussi basse par rapport à ce que reflète les notes du film. Alexis Manent est parfait dans son rôle de pt'it con, on meurt d'envie de lui coller des baffes. Les autres acteurs sont correctes, mais pour moi ce film mérite un 3/5 pas plus, surtout pas toutes les récompenses qu'il a obtenue. Je comprend pas, il a quoi de si GÉNIAL ? C'est juste des mauvais flics qui font mal leurs boulot.... Il y a quoi d'original ou de touchant dans le fond, peut-être que l'émotion y est, en tout cas moi je ne l'ai pas ressenti.
Le film, bien qu'offrant un regard intéressant sur la banlieue, n'est finalement qu'un film de banlieue de plus. Qu'apporte t'il de plus qu'un film comme la Haine sorti il y a déjà 25 ans? Un film véritablement utile sur la banlieue serait un film qui donnerait quelques pistes pour en régler les (nombreux) problèmes. Or là c'est le vide. Plus gênant. Comme pas mal de monde, j'ai été mal à l'aise devant le regard bienveillant sur les islamistes (comme s'il ne faisaient pas partie de la problématique des banlieues!). Il faut croire que Ladj Ly n'est pas très Charlie... Gèné aussi j'ai été par le regard bienveillant porté sur la violence en fin de film, dont on perçoit bien qu'elle est aux yeux du réalisateur un moyen somme toute légitime d'expression.
Curieux phénomène que ce film! Parce qu'il brosse un portrait pour le moins peu flatteur de la cité et de ses habitants alors que l'on devinait des intentions plus avenantes à leur égard. On constate rapidement que le film ne nous montre que des cons (les enfants, les ados, les parents, le maire, les flics, les habitants) et se complaît dans l'illustration de leur connerie à laquelle se confronte le seul personnage doté d'un minimum de bon sens : un policier effectuant son premier jour dans la cité. Tous les clichés sont ici soigneusement cultivés (tous les enfants et les jeunes sont des racailles, les flics sont violents et racistes, le maire est un pourri, etc) alors qu'on espérait que les stéréotypes soient un minimum déjoués... Auréolé du César du meilleur film de l'année par une Académie à la ramasse, dont la cérémonie s'est avérée catastrophique (grâce à toutes sortes de revendications à deux balles: metoo et féministes, minorités, anti-Polanski), "Les Misérables" rappelle étrangement "12 Years a Slave", auréolé de 3 Oscars (dont celui de meilleur film!), dans une année de fortes tensions raciales aux USA alors que le film se limitait à compiler honteusement toutes sortes de supplices infligés à des esclaves totalement serviles en leur niant toute humanité. Evidemment, les deux films traitent des sujets très différents mais les contextes comportent des similitudes frappantes: deux films moyens, très surestimés et surprimés par la profession et la presse, dans une insupportable attitude démagogique visant à calmer les ardeurs contestataires des minorités représentées, notamment. En soi, le film n'est pas mauvais et possède une excellente montée en tension ainsi que quelques beaux moments de cinéma (les images de l'enfant défiguré et sa transfiguration sont assez impressionnantes!) mais il souffre de trop d'invraisemblances et de dialogues incompréhensibles, sans revenir sur sa contre-productivité dans la mesure où le film participe à l'hostilité générale vis-à-vis de la cité.
«Mes amis, retenez ceci. Il n'y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n'y a que de mauvais cultivateurs. » Le film se termine sur la citation de V.Hugo, et c'est à ce moment où le débat peut commencer. Car Ladj Ly dresse un constat, implacable, en racontant une histoire (son histoire?), mais ne s'aventure jamais dans un manichéisme (qui sont les gentils, qui sont les méchants?), ni en juge donneur de leçon ou de solution. Ce qu'il se passe dans cette ville de banlieue réveille nos peurs, non pas uniquement par les images et le récit choc qui nous sont délivrés, mais par notre ignorance sur le sujet ou notre tendance à stigmatiser et à généraliser ce qu'on méconnaît ou ce qu'on voudrait ignorer. Pire, en ne donnant jamais de solution, ni de raison, le réalisateur nous laisse face à un constat d'échec évident, insoluble et irréversible. Alors que "Les Misérables" démarre comme une histoire de flics qu'on a déjà vu ailleurs, il est évident ici que les caméras se sont posées là où ça se passe vraiment, et l'immersion réaliste fait vite la différence. Puis Ladj Ly avance exponentiellement son curseur d'intensité, puis comme une cocotte-minute sous pression, le film explose dans sa dernière demi-heure, comme rarement vu dans le cinéma français. Implacable, le film fait froid dans le dos, et jamais le réalisateur ne nous fera la morale. Il nous laisse sans voix et sans solution, spectateur, avec cette citation dont il faudra disséquer. Bien sûr, le film nous montre des moments de vie, de la jeunesse, des codes relationnels, et ne se limite pas qu'à un constat d'échec et de violence permanente. Mais sa conclusion éloigne toute forme d'optimisme. En plus de son sujet fort et sincère, comme son traitement "documentaire" très réaliste, on retiendra de "Les Misérables" une construction d'un véritable film de cinéma, qui prend aux tripes et perturbent nos émotions, qui joue adroitement avec ses images percutantes et un scénario travaillé sans viser la gratuité et en maintenant une réelle humilité. Comme un roman historique, social et philosophique sorti au XIXème siècle toujours d'actualité.
Ce " Spike Lee à la francaise" est un drame de grande intensité. Coécrit et magnifiquement mis en image par Ladj Ly, il nous propose des scènes dures mais malheureusement très réalistes. Le film, violent et pessimiste, se déroule dans le 9.3, mais il aurait pu tout aussi bien se passer à Marseille, au Havre ou à Grigny. Il démontre les tensions dans les quartiers dits "difficiles" ou zone de non droit pour la police, les pompiers, ou tout simplement vous et moi. La réalisation, amplement récompensée aux Césars et à Cannes nous offre a juste titre un solide casting avec les belles prestations du jeune Alexis Manenti et de Damien Bonnard dans le rôle de Stéphane Ruis, le brigadier nouvellement muté de la BAC.
A l'exception du personnage principal qui est le plus loyal, tout le monde dans les misérables est dans la même galère. Que ça soit le flic ripoux, le maire de la cité, les gitans ou l'ancien gangster reconverti, il sont tous tributaires les uns des autres. Jusqu'au jour où plusieurs bavures éclatent et menacent de couler l'équilibre et la paix sociale qui règnent à Montfermeil. Dommage que la fin soit un peu incohérente avec les 2/3 du film en dépit d'une intéressante conclusion. En revanche, les musiques, bien que éparses, sont très appréciables. Vis à vis de Cannes ou des Césars, les misérables est quand même en décat par rapport au "Banlieusards" de K.James, nettement plus prenant et intéressant dans son fond que le film et plus amen à avoir un titre.
Une claque ! L'univers des banlieues du 93 dépeint à travers la BAC, ainsi que différents acteurs : caïds politiques et mafieux, intégristes religieux et.... la jeunesse. Une jeunesse perdue et désœuvrée qui s'occupe comme elle peut et se nourrit de violences verbales et physiques. Les dérives sont mises en lumière ; et le malaise est omniprésent du début à la fin
une immersion sans concession, dans le quotidien d'une banlieue, dans l'esprit de Polisse. tel un docu-réalité, un récit certes coup de poing mais qui a vite ses limites. un constat d'une certaine France à la dérive et dramatique.
J'ai regardé ce film car il a obtenu de nombreuses récompenses mais j'ai étais très déçu. Une pâle copie du film The training day mais il n'y arrive malheureusement pas à la cheville. Un Djebril Zonga très mauvais dans son rôle et pas du tout crédible. Seul Alexis manenti et Steve Tientcheu sont très bon dans leur rôle et tiennent le film. Un scénario et des dialogues bien pauvre. Peut-être que les jeunes de quartier apprécieront et encore... A éviter
Ce film sociétal décrivant une journée "banale" de 3 membres de la BAC dans la banlieue de Montfermeil nous tient en haleine. Il n'est pas aussi manichéen que je le craignais: les policiers jouent parfois les cowboys mais savent aussi être proches des habitants dont ils partagent le quotidien, les jeunes des cités jouent au foot comme tous les jeunes mais sont aussi capables de violence et de provocation...Personne n'est tout blanc ou tout noir. Pourtant il souffre de beaucoup trop de défauts au niveau du scénario pour être encensé comme il l'est aujourd'hui: le principal problème du trio de la BAC n'est pas des jeunes adultes rejetés de la société ou dans le trafic de drogues mais des enfants qui ne les respectent pas; quel est l'intérêt d'intégrer des gitans dans l'histoire à part rajouter du stéréotype aux stéréotypes?; est il possible de faire un film sur la banlieue sans finir par la traditionnelle émeute...en plus ici, dirigée par un gamin de 14 ans?; Les adultes des cités se résument à :dealers, frères musulmans, caids et deux-trois mères qui ont baissé les bras et qui restent cloisonnées derrière leur porte. Si c'est vraiment le cas, tout espoir est perdu. Mais peut être qu'il aurait fallu noter la présence de quelques grands frères essayant de canaliser les plus jeunes, d'éducateurs...Bref quelque chose qui apporte un côté un peu positif, même si on ne va bien entendu pas accuser le réalisateur de ne pas connaitre la (sa) banlieue. Si les Misérables de Victor Hugo traitaient de l'injustice sociale, jusqu'à se terminer sur des barricades au milieu de révolutionnaires prêts à mourir pour améliorer leur condition et que l'on ne pouvait que soutenir, les Misérables de Ladj Ly ne donnent en aucun cas envie d'approuver ces nouveaux émeutiers qui ne donnent pas l'impression de se battre pour changer la société mais seulement dans un esprit destructeur et vengeur. Donc pour moi ce film est plaisant à regarder, les acteurs convaincants mais il n'est pas sensé conquérir un Oscar, ce n'est pas un film coup de poing...
C'est prenant, on est sous tension et une multitude de sentiments nous envahissent pendant ce film. La thématique est déjà vu, les problèmes connus, mais le message est un grand cri d'alerte: faites quelque chose!!! Personne ne peux vivez comme ça, ni les habitants, ni les forces de l'ordre. En revanche pas certains qu'autant de récompenses soient justifiées.
Pour sa première fiction, Ladj ly parle de ce qu' il connaît le mieux, le climat dans les banlieues.. à l' aide d' une mise en scène nerveuse et rythmée, ce brûlot social au scénario implacable est aussi prenant et haletant qu' un thriller. Sur le fond, le cinéaste montre bien que l' ambiance est électrique et ne demande qu' à s' embraser pour un rien. Le cinéaste nous montre aussi que chacun est responsable et qu' il n' y a pas les bons d' un côté, les méchants de l' autre. Un film coup de poing qui atteint son but.