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Mehdi Oub
1 critique
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0,5
Publiée le 26 mars 2025
Film qui vient salir l'image des banlieues, c'est politiquement très dirigé comme film si message il y a derriere ce film : c'est regardé comment la banlieue et leurs habitant font peur.
Avec un palmarès et des avis élogieux je m'attendais à un chef d'oeuvre mais malheureusement on en est très très loin...
Sur le plan de la réalisation c'est moyen. C'est plutôt bien filmé mais le scénario et les personnages détruisent tout.
On ressent dès les premières minutes que le film veut faire passer un message politique.
La méchante police est incroyable. La caricature du flic de la bac est presque comique: teeshirt venom, parle mal à tout le monde, magouille avec les dealers pour se sauver d'une situation problématique... On voit bien que le travail de documentation sur la police n'a pas ou a été mal fait lorsque l'un des fonctionnaires précise qu'ils n'ont pas de "mandat" pour perquisitionner...
Concernant le scénario on ne comprend pas trop, l'enjeu n'est vraiment pas intéressant. Même la faible durée du film m'a paru longue.
Il souffre forcément aujourd'hui de sa comparaison avec bac nord qui a fait beaucoup beaucoup mieux sur une thématique voisine.
Un dernier point sur la vie en banlieue présentée forcément de manière très positive, avec une religion bienveillante, aucun séparatisme et une jeunesse révoltée face à la police parce que celle-ci est volontairement et gratuitement violente.
Bref, un manque de subtilité mixée à un parti pris politique et des personnages caricaturaux c'est tout ce que vous aurez avec ce film
J'avais peur que le film soit un pamphlet anti-police simpliste mais je trouve qu'il montre aussi avec beaucoup de réalisme la désocialisation des enfants des cités et la démission des parents (il y a un père pendant une minute et deux mères complices ou épleurées) ce qui genèrrent un climat ingérable. On voit que le réalisateur connaît bien cet environnement. Bon rythme entre tension forte et scènes d'action mais une fin alambiquée.
Les Misérables offre un regard brut et immersif sur les tensions sociales dans une cité de Montfermeil, où la violence, les injustices et les frustrations explosent. Ladj Ly livre une œuvre forte, portée par une mise en scène nerveuse qui maintient une tension constante.
Les performances des acteurs, qu’il s’agisse de Damien Bonnard ou des jeunes non-professionnels, ajoutent une authenticité frappante à l’histoire. La caméra, souvent proche des personnages, immerge le spectateur dans leur quotidien, rendant chaque scène d’autant plus oppressante.
Si le film dépeint avec justesse les dynamiques de pouvoir et d’exclusion, le scénario peut parfois sembler un peu surchargé, et certains messages, bien que pertinents, manquent de subtilité. La comparaison avec l’œuvre de Victor Hugo, bien qu’intéressante, reste sous-exploitée.
Malgré quelques déséquilibres, Les Misérables est une œuvre importante, à la fois engagée et bouleversante, qui témoigne de l’urgence sociale de notre époque.
Super film, la réalisation est impeccable et les acteurs sont superbes. Film à regarder sans modération, un chef d’œuvre du XXIe siècle avec une bande-son exceptionnelle.
J’ai vu ce film au Studioskoop à Gand avec mes amis. Je pense que ce n’était pas facile à regarder, car il y a beaucoup de violence. À la fin de ce film, j’ai presque pleuré parce qu’il m’a fait réfléchir à tous les problèmes de la vie. Je souhaite que le racisme, la brutalité et la discrimination n’existent pas. Dans l’ensemble, je pense que ce film est très important, car il aborde des thèmes essentiels.
C’est un film pas mauvais avec une histoire plutot pas mal, elle se déroule dans les cités suivant la bac de la régions parisienne, ce film peut etre un peu cliché mais concrètement la bac non plus n’est pas bien représenté, je vous le recommande
Je ne comprends pas pourquoi les cinéastes ne veulent jamais aller au bout de leur propos.
Au pire, faites une scène post générique pour conclure. Et si vous préférez attendre un peu que les personnes puissent réfléchir à cette fin, sortez une vidéo sur Youtube ou en bonus dvd pour achever le film.
Et si vous n avez pas un avis tranché, proposez deux vrais fins en bonus dvd....
Un bon film de banlieue avec des flics dedans. Le tout est bien réalisé, les acteurs y mettent du coeur. Je trouve que l'on est un peu en dessous de la haine et de Bac Nord.
Bon ce film c’est avérer décevant par apport à mes attentes, mais faut dire qu’il est quand même réussie. Les personnages sont convainquant et l’atmosphère est proche de la réalité. Je valide
S'il prétend "casser les codes", Ladj Ly est, en vérité, trop sage, trop indécis, pour prendre vraiment un parti dans cette fresque sociale. La fin illustre parfaitement l'entre-deux dans lequel il se situe. Or, ne pas prendre parti est un parti en soi.
L'histoire nous tient en haleine par la bonne restitution du réel en banlieue. Mais ce réel part en fumée avec ce flic de gauche improbable qui intègre une brigade sous l'égide d'une grande autorité, sinon d'une dictature de la peur. Pas crédible pour un sou, ce personnage donne l'impression que ce type de policier se rencontre fréquemment, alors que jamais une personne socialement alerte n'accepterait de travailler avec ces méthodes et ces collègues.
Par ailleurs, le crime commis par l'enfant reste gentillet, presque attendrissant : un chapardage de poule, puis un vol de lionceau – certes, pas aux bonnes personnes. Délit sans portée et peu crédible.
En revanche, d'autres personnages, comme le kebabier ou Le Maire retiennent notre attention, car écrits plus finement.
Avec Les Misérables, Ladj Ly livre un portrait électrisant et chargé d'émotion de la banlieue française. Ce premier long métrage impressionne par son intensité, sa maîtrise narrative et son regard sans concession. S’il n’atteint pas toujours l’équilibre parfait, il n’en reste pas moins une œuvre majeure du cinéma contemporain.
Le film débute sur une séquence de célébration nationale : la victoire de l’équipe de France en 2018. Ce moment de ferveur collective est filmé avec une énergie galvanisante. Mais cet élan d’unité ne tarde pas à se dissoudre pour laisser place à une réalité plus fracturée. Ce contraste, savamment orchestré, donne le ton à une œuvre à la fois viscérale et introspective.
Le récit suit une journée dans la vie de trois policiers de la BAC à Montfermeil. À travers leurs interactions avec les habitants, Les Misérables explore les multiples couches de tensions qui traversent ce quartier. Chaque interaction, qu’elle soit tendue ou tragique, renforce l’impression d’un équilibre précaire.
Le film excelle dans sa capacité à saisir la complexité des relations humaines. Il n’y a ni héros ni méchants, seulement des individus pris dans des situations où les choix sont rarement évidents. Ladj Ly refuse la facilité et préfère poser des questions plutôt que de livrer des réponses toutes faites.
Le style visuel du film est l’un de ses points forts. La caméra de Julien Poupard capte chaque détail avec une nervosité calculée, renforçant l’immersion dans ce monde bouillonnant. Les cadrages serrés et les mouvements de caméra rapides servent à illustrer la tension omniprésente.
Chaque scène est baignée d’un réalisme brut, que ce soit dans les ruelles étroites de la cité ou dans les regards des personnages. Ce parti pris esthétique, couplé à une direction sonore impeccable, place le spectateur au cœur de l’action.
L’un des grands succès du film réside dans son traitement des personnages. Stéphane, interprété avec justesse par Damien Bonnard, incarne un regard extérieur hésitant mais bien intentionné. Chris, joué par Alexis Manenti, est un personnage complexe, souvent détestable mais jamais réductible à une simple caricature. Gwada, campé par Djebril Zonga, illustre la difficulté d’évoluer entre deux mondes.
Cependant, ce sont les personnages secondaires, notamment les habitants de la cité, qui enrichissent véritablement la trame. Issa, interprété par le jeune Issa Perica, est le symbole d’une jeunesse piégée dans un environnement qui semble condamné à l’échec. Salah, joué par Almamy Kanoute, est fascinant dans son rôle de figure paternaliste ambiguë.
Le rythme du film est parfaitement dosé, chaque scène augmentant graduellement la tension jusqu’à un final explosif. La confrontation dans les immeubles, orchestrée avec une précision chirurgicale, est un moment de cinéma pur. Le chaos qui s’en dégage est à la fois captivant et oppressant, mettant en lumière l’état de siège permanent dans lequel vivent ces personnages.
Au-delà de sa dimension locale, Les Misérables traite de thèmes universels : l’autorité, la justice et la fracture sociale. Ladj Ly interroge la responsabilité collective face aux injustices systémiques, tout en laissant la place à une réflexion personnelle sur la manière dont chaque individu contribue à cet équilibre fragile.
La citation finale empruntée à Victor Hugo n’est pas un simple artifice. Elle ancre le film dans une tradition littéraire tout en soulignant son ambition de parler à toutes les époques.
Certains choix narratifs peuvent sembler trop appuyés ou symboliques, mais ces légers excès n’entament pas la force globale de l’œuvre. Le film est traversé par une énergie brute qui compense largement ses imperfections.
Les Misérables est une œuvre qui frappe par sa sincérité et son audace. Avec un regard lucide et une mise en scène percutante, Ladj Ly capte l’essence d’une réalité souvent méconnue. Ce film n’est pas seulement un portrait de la banlieue ; c’est une réflexion sur la condition humaine dans un monde en tension constante. Une expérience cinématographique aussi intense qu’indispensable.