C'est dur mais le message est là. Un film de société dont on a besoin. Film réussi, efficace, au sujet fort et maîtrisé. Pour ceux qui aiment les films de vrais flics c'est un bel exemple de ce qui se fait de mieux en France.
Ladj Ly est un réalisateur à suivre. Clair, honnête dans son discours, ces films sont vrais. Ce film est épatant par sa force, le jeu des acteurs, la mise en scène.
Un bon film réaliste et froid sur la banlieue et la situation délinquants/Police décrite de manière romanesque. Dans la lignée des réussîtes Kourtrajme
Ladj Ly décrit la banlieue parisienne dans sa plus pure autenticité, pas de lissage tout est véritable, dur et violent. Au bled, c'est marche ou crève, les règlements de compte vont bon train. La police commet parfois des bavures qui ont des répercussions énormes. Du très bon cinéma, le réalisateur a su mener des acteurs amateurs, une véritable prouesse.
J'ai vu ce film sans enthousiasme au départ, juste parce qu'on en parlait beaucoup et je l'ai vu après Bac nord que j'ai trouvé mauvais, à peine au niveau d'un téléfilm. Les Misérables ressemble à un film de cinéma. La fin est terriblement angoissante, comme une impasse qui marque certainement la réalité des difficultés de ces quartiers-guettos, une vie sans avenir, une jeunesse sacrifiée. On aimerait cependant voir des flics avec les sourcils moins froncés, les muscles moins développés, ce qui leur donnerait un peu plus d'humanité, on a l'impression de pâles copies de cow boys de films américains et on aimerait également voir un peu plus les habitants de ces quartiers et pas seulement les délinquants afin de se faire une idée de ce qu'est le quotidien des gens dans ces cités et l'impact que les trafics en tous genres produit sur leur quotidien. À voir.
Les Misérables est un bon film, oui! Mais il a le défaut majeur de se vouloir réaliste tout en caricaturant ses personnages. Ainsi nous perdons la profondeur du propos, car les réactions deviennent sans finesse humaine et amènent des incohérences comparativement à la réalité. Au final, on veut faire passer une fiction pour une généralité. Et c'est dérangeant.
je ne comprends pas le succès de ce film, clichés de toutes parts et personnages caricaturaux de tous les côtés, la plupart des scènes sont très mauvaises.
Choc, triple choc 30 ans après "la Haine", le cinéaste choisit, ici sur le mode documentaire d';abord, de nous introduire dans la cité des 3000 du « 9.3 » : 1er constat,, la population n'est plus magrébine mais "d'Afrique noire". 2ème constat : cette cité est devenue totalement musulmane spoiler: (et le cinéaste en fait un sujet d'humour un peu lourd ) , 3ème constat : on a vite compris que les « misérables » sont autant les habitants que la police avec son si faible pouvoir et ses si faibles moyens ( ici la Bac 93) On bascule ensuite dans un polar véritablement « coup de poing » où personne ne sort gagnant : un état des lieux alarmant, (loin des "diabolisations" racistes politiques). Le film choque avec toutes ces violences verbales et physiques. Sur un rythme très soutenu, la caméra capte avec une maîtrise impressionnante ses acteurs, dans un scénario brute, âpre et réaliste, sans respiration et un final à véritablement couper le souffle Une œuvre sidérante, impressionnante, puissante , Incontournable pour qui accepte d'être lucide. Choc, triple choc
L'avantage d'un film vraiment tourné en banlieue, avec des personnages qui sonnent juste. Un monde pas souvent montré, mais il y a un côté très caricatural, des personnages excessifs, que ce soit le policier Chris, ou certains ados. On ne retrouve pas le juste ton et la froideur de "la Haine", qui avait atteint une autre niveau.
Dans l'absolu, d'un point de vue cinématographique et scénaristique, LES MISÉRABLES est sûrement réussis, MAIS... du point de vue culturel et social, ce film ne sert juste qu'à entretenir et envenimer les conflits population/police ! Donc, et ce n'est que mon avis et ressentis, ce film n'a vraiment aucun intéret dans un climat social actuel où le manque de repères est devenu habitude, détérioration et barbarisme social !
Encore un film sur la cité, en plus ultra primé au festival de Cannes, les critiques dithyrambiques,tout est réuni pour que je n'ai absolument pas envie de le voir. Il passe sur TMC, rien d'autre de bien intéressant à regarder à la TV, je le visionne donc, et là c'est le choc. J'ai des frissons, presque des larmes, je suis subjugué par ce récit, les acteurs, les dialogues, le scénario, les images. Incroyable, jamais l'histoire ne sert à dénoncer mais, et c'est la force de ce film, à constater. Bravo
L’impossible mission de faire régner l’ordre dans les cités avec leurs codes et leurs hiérarchies oblige la police à des compromis permanents. Les flics font ce qu’ils peuvent et ne sont pas infaillibles. Le film décrit plutôt un état – inquiétant – des lieux qu’il oppose à l’euphorie qu’avait suscitée la France championne du Monde de football. Refusant de sombrer dans le pessimisme, il conclut en citant Victor Hugo : « Il n’y a ni mauvaise herbe, ni mauvais homme, il n’y a que de mauvais cultivateurs. » Récompensé à Cannes et aux Césars.
Je ne l'avais pas vu lors de sa sortie en salle, je viens de le voir à l'occasion de sa diffusion sur TMC le 6 décembre dernier. J'ai trouvé le jeu des acteurs très moyens (c'était surtout les... figurants qui étaient bons), le scénario décousu et le montage pas terrible. Mais le pire étant sans doute qu'aucun des protagonistes n'arrivent à susciter ni sympathie ni empathie comme ce serait le cas pour Cosette et Gavroche dans les Misérables (les vrais), à l'exception peut-être des trois nanas qui viennent houspiller le jeune avec son drone qui joue les voyeurs sur ces dernières. La citation finale de Victor Hugo vient comme un cheveu pour la soupe. On ne comprend pas vraiment qui seraient ces "mauvais cultivateurs".
Suivre le quotidien d'une équipe de 3 policiers de la BAC n'a rien de nouveau. Mais l'angle d'approche de Ladj Ly offre quelque chose de différent. Certaines scènes collent au plus près de la réalité et sont prenantes et poignantes. La tension monte crescendo, jusqu'au très bon final. Malheureusement certains passages ne sont pas plus originaux qu'un reportage du genre "enquête d'action", et on a une impression de déjà vu. Dans le même genre, sur un sujet similaire, j'ai préféré "BAC Nord" de Cédric Jimenez.