Note moyenne
4,0
20732 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
284 critiques
4
433 critiques
3
169 critiques
2
92 critiques
1
70 critiques
0
89 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Je retire une demi étoile pour la fin ouverte.
Je ne comprends pas pourquoi les cinéastes ne veulent jamais aller au bout de leur propos.
Au pire, faites une scène post générique pour conclure. Et si vous préférez attendre un peu que les personnes puissent réfléchir à cette fin, sortez une vidéo sur Youtube ou en bonus dvd pour achever le film.
Et si vous n avez pas un avis tranché, proposez deux vrais fins en bonus dvd....
Je ne comprends pas pourquoi les cinéastes ne veulent jamais aller au bout de leur propos.
Au pire, faites une scène post générique pour conclure. Et si vous préférez attendre un peu que les personnes puissent réfléchir à cette fin, sortez une vidéo sur Youtube ou en bonus dvd pour achever le film.
Et si vous n avez pas un avis tranché, proposez deux vrais fins en bonus dvd....
Un bon film de banlieue avec des flics dedans. Le tout est bien réalisé, les acteurs y mettent du coeur. Je trouve que l'on est un peu en dessous de la haine et de Bac Nord.
Bon ce film c’est avérer décevant par apport à mes attentes, mais faut dire qu’il est quand même réussie. Les personnages sont convainquant et l’atmosphère est proche de la réalité. Je valide
S'il prétend "casser les codes", Ladj Ly est, en vérité, trop sage, trop indécis, pour prendre vraiment un parti dans cette fresque sociale. La fin illustre parfaitement l'entre-deux dans lequel il se situe. Or, ne pas prendre parti est un parti en soi.
L'histoire nous tient en haleine par la bonne restitution du réel en banlieue. Mais ce réel part en fumée avec ce flic de gauche improbable qui intègre une brigade sous l'égide d'une grande autorité, sinon d'une dictature de la peur. Pas crédible pour un sou, ce personnage donne l'impression que ce type de policier se rencontre fréquemment, alors que jamais une personne socialement alerte n'accepterait de travailler avec ces méthodes et ces collègues.
Par ailleurs, le crime commis par l'enfant reste gentillet, presque attendrissant : un chapardage de poule, puis un vol de lionceau – certes, pas aux bonnes personnes. Délit sans portée et peu crédible.
En revanche, d'autres personnages, comme le kebabier ou Le Maire retiennent notre attention, car écrits plus finement.
L'histoire nous tient en haleine par la bonne restitution du réel en banlieue. Mais ce réel part en fumée avec ce flic de gauche improbable qui intègre une brigade sous l'égide d'une grande autorité, sinon d'une dictature de la peur. Pas crédible pour un sou, ce personnage donne l'impression que ce type de policier se rencontre fréquemment, alors que jamais une personne socialement alerte n'accepterait de travailler avec ces méthodes et ces collègues.
Par ailleurs, le crime commis par l'enfant reste gentillet, presque attendrissant : un chapardage de poule, puis un vol de lionceau – certes, pas aux bonnes personnes. Délit sans portée et peu crédible.
En revanche, d'autres personnages, comme le kebabier ou Le Maire retiennent notre attention, car écrits plus finement.
Avec Les Misérables, Ladj Ly livre un portrait électrisant et chargé d'émotion de la banlieue française. Ce premier long métrage impressionne par son intensité, sa maîtrise narrative et son regard sans concession. S’il n’atteint pas toujours l’équilibre parfait, il n’en reste pas moins une œuvre majeure du cinéma contemporain.
Le film débute sur une séquence de célébration nationale : la victoire de l’équipe de France en 2018. Ce moment de ferveur collective est filmé avec une énergie galvanisante. Mais cet élan d’unité ne tarde pas à se dissoudre pour laisser place à une réalité plus fracturée. Ce contraste, savamment orchestré, donne le ton à une œuvre à la fois viscérale et introspective.
Le récit suit une journée dans la vie de trois policiers de la BAC à Montfermeil. À travers leurs interactions avec les habitants, Les Misérables explore les multiples couches de tensions qui traversent ce quartier. Chaque interaction, qu’elle soit tendue ou tragique, renforce l’impression d’un équilibre précaire.
Le film excelle dans sa capacité à saisir la complexité des relations humaines. Il n’y a ni héros ni méchants, seulement des individus pris dans des situations où les choix sont rarement évidents. Ladj Ly refuse la facilité et préfère poser des questions plutôt que de livrer des réponses toutes faites.
Le style visuel du film est l’un de ses points forts. La caméra de Julien Poupard capte chaque détail avec une nervosité calculée, renforçant l’immersion dans ce monde bouillonnant. Les cadrages serrés et les mouvements de caméra rapides servent à illustrer la tension omniprésente.
Chaque scène est baignée d’un réalisme brut, que ce soit dans les ruelles étroites de la cité ou dans les regards des personnages. Ce parti pris esthétique, couplé à une direction sonore impeccable, place le spectateur au cœur de l’action.
L’un des grands succès du film réside dans son traitement des personnages. Stéphane, interprété avec justesse par Damien Bonnard, incarne un regard extérieur hésitant mais bien intentionné. Chris, joué par Alexis Manenti, est un personnage complexe, souvent détestable mais jamais réductible à une simple caricature. Gwada, campé par Djebril Zonga, illustre la difficulté d’évoluer entre deux mondes.
Cependant, ce sont les personnages secondaires, notamment les habitants de la cité, qui enrichissent véritablement la trame. Issa, interprété par le jeune Issa Perica, est le symbole d’une jeunesse piégée dans un environnement qui semble condamné à l’échec. Salah, joué par Almamy Kanoute, est fascinant dans son rôle de figure paternaliste ambiguë.
Le rythme du film est parfaitement dosé, chaque scène augmentant graduellement la tension jusqu’à un final explosif. La confrontation dans les immeubles, orchestrée avec une précision chirurgicale, est un moment de cinéma pur. Le chaos qui s’en dégage est à la fois captivant et oppressant, mettant en lumière l’état de siège permanent dans lequel vivent ces personnages.
Au-delà de sa dimension locale, Les Misérables traite de thèmes universels : l’autorité, la justice et la fracture sociale. Ladj Ly interroge la responsabilité collective face aux injustices systémiques, tout en laissant la place à une réflexion personnelle sur la manière dont chaque individu contribue à cet équilibre fragile.
La citation finale empruntée à Victor Hugo n’est pas un simple artifice. Elle ancre le film dans une tradition littéraire tout en soulignant son ambition de parler à toutes les époques.
Certains choix narratifs peuvent sembler trop appuyés ou symboliques, mais ces légers excès n’entament pas la force globale de l’œuvre. Le film est traversé par une énergie brute qui compense largement ses imperfections.
Les Misérables est une œuvre qui frappe par sa sincérité et son audace. Avec un regard lucide et une mise en scène percutante, Ladj Ly capte l’essence d’une réalité souvent méconnue. Ce film n’est pas seulement un portrait de la banlieue ; c’est une réflexion sur la condition humaine dans un monde en tension constante. Une expérience cinématographique aussi intense qu’indispensable.
Le film débute sur une séquence de célébration nationale : la victoire de l’équipe de France en 2018. Ce moment de ferveur collective est filmé avec une énergie galvanisante. Mais cet élan d’unité ne tarde pas à se dissoudre pour laisser place à une réalité plus fracturée. Ce contraste, savamment orchestré, donne le ton à une œuvre à la fois viscérale et introspective.
Le récit suit une journée dans la vie de trois policiers de la BAC à Montfermeil. À travers leurs interactions avec les habitants, Les Misérables explore les multiples couches de tensions qui traversent ce quartier. Chaque interaction, qu’elle soit tendue ou tragique, renforce l’impression d’un équilibre précaire.
Le film excelle dans sa capacité à saisir la complexité des relations humaines. Il n’y a ni héros ni méchants, seulement des individus pris dans des situations où les choix sont rarement évidents. Ladj Ly refuse la facilité et préfère poser des questions plutôt que de livrer des réponses toutes faites.
Le style visuel du film est l’un de ses points forts. La caméra de Julien Poupard capte chaque détail avec une nervosité calculée, renforçant l’immersion dans ce monde bouillonnant. Les cadrages serrés et les mouvements de caméra rapides servent à illustrer la tension omniprésente.
Chaque scène est baignée d’un réalisme brut, que ce soit dans les ruelles étroites de la cité ou dans les regards des personnages. Ce parti pris esthétique, couplé à une direction sonore impeccable, place le spectateur au cœur de l’action.
L’un des grands succès du film réside dans son traitement des personnages. Stéphane, interprété avec justesse par Damien Bonnard, incarne un regard extérieur hésitant mais bien intentionné. Chris, joué par Alexis Manenti, est un personnage complexe, souvent détestable mais jamais réductible à une simple caricature. Gwada, campé par Djebril Zonga, illustre la difficulté d’évoluer entre deux mondes.
Cependant, ce sont les personnages secondaires, notamment les habitants de la cité, qui enrichissent véritablement la trame. Issa, interprété par le jeune Issa Perica, est le symbole d’une jeunesse piégée dans un environnement qui semble condamné à l’échec. Salah, joué par Almamy Kanoute, est fascinant dans son rôle de figure paternaliste ambiguë.
Le rythme du film est parfaitement dosé, chaque scène augmentant graduellement la tension jusqu’à un final explosif. La confrontation dans les immeubles, orchestrée avec une précision chirurgicale, est un moment de cinéma pur. Le chaos qui s’en dégage est à la fois captivant et oppressant, mettant en lumière l’état de siège permanent dans lequel vivent ces personnages.
Au-delà de sa dimension locale, Les Misérables traite de thèmes universels : l’autorité, la justice et la fracture sociale. Ladj Ly interroge la responsabilité collective face aux injustices systémiques, tout en laissant la place à une réflexion personnelle sur la manière dont chaque individu contribue à cet équilibre fragile.
La citation finale empruntée à Victor Hugo n’est pas un simple artifice. Elle ancre le film dans une tradition littéraire tout en soulignant son ambition de parler à toutes les époques.
Certains choix narratifs peuvent sembler trop appuyés ou symboliques, mais ces légers excès n’entament pas la force globale de l’œuvre. Le film est traversé par une énergie brute qui compense largement ses imperfections.
Les Misérables est une œuvre qui frappe par sa sincérité et son audace. Avec un regard lucide et une mise en scène percutante, Ladj Ly capte l’essence d’une réalité souvent méconnue. Ce film n’est pas seulement un portrait de la banlieue ; c’est une réflexion sur la condition humaine dans un monde en tension constante. Une expérience cinématographique aussi intense qu’indispensable.
Film choc. Rempli de clichés à mon goût. Assez bien réalisé. Peut-être pas au point d’avoir un César, mais se laisse regarder.
C'est dur mais le message est là. Un film de société dont on a besoin.
Film réussi, efficace, au sujet fort et maîtrisé. Pour ceux qui aiment les films de vrais flics c'est un bel exemple de ce qui se fait de mieux en France.
Film réussi, efficace, au sujet fort et maîtrisé. Pour ceux qui aiment les films de vrais flics c'est un bel exemple de ce qui se fait de mieux en France.
Ladj Ly est un réalisateur à suivre.
Clair, honnête dans son discours, ces films sont vrais. Ce film est épatant par sa force, le jeu des acteurs, la mise en scène.
Clair, honnête dans son discours, ces films sont vrais. Ce film est épatant par sa force, le jeu des acteurs, la mise en scène.
Un bon film réaliste et froid sur la banlieue et la situation délinquants/Police décrite de manière romanesque. Dans la lignée des réussîtes Kourtrajme
Ladj Ly décrit la banlieue parisienne dans sa plus pure autenticité, pas de lissage tout est véritable, dur et violent. Au bled, c'est marche ou crève, les règlements de compte vont bon train. La police commet parfois des bavures qui ont des répercussions énormes. Du très bon cinéma, le réalisateur a su mener des acteurs amateurs, une véritable prouesse.
J'ai vu ce film sans enthousiasme au départ, juste parce qu'on en parlait beaucoup et je l'ai vu après Bac nord que j'ai trouvé mauvais, à peine au niveau d'un téléfilm. Les Misérables ressemble à un film de cinéma. La fin est terriblement angoissante, comme une impasse qui marque certainement la réalité des difficultés de ces quartiers-guettos, une vie sans avenir, une jeunesse sacrifiée. On aimerait cependant voir des flics avec les sourcils moins froncés, les muscles moins développés, ce qui leur donnerait un peu plus d'humanité, on a l'impression de pâles copies de cow boys de films américains et on aimerait également voir un peu plus les habitants de ces quartiers et pas seulement les délinquants afin de se faire une idée de ce qu'est le quotidien des gens dans ces cités et l'impact que les trafics en tous genres produit sur leur quotidien. À voir.
Indice plaisir 4/5
Indice rythme 4/5
Indice psychologique 3/5
Indice jeu d'acteur 2/5
Indice qualité cinématographique 3/5
Indice populaire 3/5
Indice originalité 3/5
Indice chef d'oeuvre 3/5
Les Misérables est un bon film, oui!
Mais il a le défaut majeur de se vouloir réaliste tout en caricaturant ses personnages.
Ainsi nous perdons la profondeur du propos, car les réactions deviennent sans finesse humaine et amènent des incohérences comparativement à la réalité. Au final, on veut faire passer une fiction pour une généralité. Et c'est dérangeant.
Un bon film percutant, mais sur évalué.
Indice rythme 4/5
Indice psychologique 3/5
Indice jeu d'acteur 2/5
Indice qualité cinématographique 3/5
Indice populaire 3/5
Indice originalité 3/5
Indice chef d'oeuvre 3/5
Les Misérables est un bon film, oui!
Mais il a le défaut majeur de se vouloir réaliste tout en caricaturant ses personnages.
Ainsi nous perdons la profondeur du propos, car les réactions deviennent sans finesse humaine et amènent des incohérences comparativement à la réalité. Au final, on veut faire passer une fiction pour une généralité. Et c'est dérangeant.
Un bon film percutant, mais sur évalué.
je ne comprends pas le succès de ce film, clichés de toutes parts et personnages caricaturaux de tous les côtés, la plupart des scènes sont très mauvaises.
Choc, triple choc
30 ans après "la Haine", le cinéaste choisit, ici sur le mode documentaire d';abord, de nous introduire dans la cité des 3000 du « 9.3 » : 1er constat,, la population n'est plus magrébine mais "d'Afrique noire". 2ème constat : cette cité est devenue totalement musulmane spoiler: (et le cinéaste en fait un sujet d'humour un peu lourd )
, 3ème constat : on a vite compris que les « misérables » sont autant les habitants que la police avec son si faible pouvoir et ses si faibles moyens ( ici la Bac 93)
On bascule ensuite dans un polar véritablement « coup de poing » où personne ne sort gagnant : un état des lieux alarmant, (loin des "diabolisations" racistes politiques).
Le film choque avec toutes ces violences verbales et physiques. Sur un rythme très soutenu, la caméra capte avec une maîtrise impressionnante ses acteurs, dans un scénario brute, âpre et réaliste, sans respiration et un final à véritablement couper le souffle
Une œuvre sidérante, impressionnante, puissante , Incontournable pour qui accepte d'être lucide.
Choc, triple choc
30 ans après "la Haine", le cinéaste choisit, ici sur le mode documentaire d';abord, de nous introduire dans la cité des 3000 du « 9.3 » : 1er constat,, la population n'est plus magrébine mais "d'Afrique noire". 2ème constat : cette cité est devenue totalement musulmane spoiler: (et le cinéaste en fait un sujet d'humour un peu lourd )
, 3ème constat : on a vite compris que les « misérables » sont autant les habitants que la police avec son si faible pouvoir et ses si faibles moyens ( ici la Bac 93)
On bascule ensuite dans un polar véritablement « coup de poing » où personne ne sort gagnant : un état des lieux alarmant, (loin des "diabolisations" racistes politiques).
Le film choque avec toutes ces violences verbales et physiques. Sur un rythme très soutenu, la caméra capte avec une maîtrise impressionnante ses acteurs, dans un scénario brute, âpre et réaliste, sans respiration et un final à véritablement couper le souffle
Une œuvre sidérante, impressionnante, puissante , Incontournable pour qui accepte d'être lucide.
Choc, triple choc
L'avantage d'un film vraiment tourné en banlieue, avec des personnages qui sonnent juste. Un monde pas souvent montré, mais il y a un côté très caricatural, des personnages excessifs, que ce soit le policier Chris, ou certains ados. On ne retrouve pas le juste ton et la froideur de "la Haine", qui avait atteint une autre niveau.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse