The Climb
Note moyenne
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84 critiques spectateurs

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Charles R
Charles R

59 abonnés 424 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 août 2020
On se souviendra longtemps de cette première scène du film où l’on voit deux amis de toujours gravir à bicyclette un col dans l’arrière-pays niçois tout en poursuivant une discussion qui va bien sûr mal tourner puisque l’un annonce à son copain de but en blanc qu’il a couché avec la fiancée de celui-ci. La scène ne dure que quelques minutes, mais elle donne le ton de cette comédie dont on peut dire qu’elle constitue une franche réussite en ces temps si moroses.
Le film est drôle, profondément drôle, sans la moindre vulgarité. Divisé en huit chapitres, tel un roman dont il adopte la structure narrative, il n’a guère de prétentions, sinon de montrer que l’amitié virile peut surmonter toutes les querelles qui tirent le plus souvent leur origine de jalousies amoureuses. Non, l’amitié est plus forte que l’amour, mais ces deux copains d’enfance n’en sont pas pour autant des Montaigne et La Boëtie, rien que des potes qui peuvent se chamailler, se castagner (y compris lors d’un enterrement) et se brouiller, toujours sûrs que la réconciliation s’ensuivra et que l’on pourra de nouveau se faire de belles virées à vélo.
Michael Angelo Covino signe là son premier long-métrage, mais sa collaboration avec Kyle Marvin – tous deux interprètent des rôles qui leur collent à la peau, comme en témoignent les prénoms inchangés – date de l’époque où ils tournaient des spots publicitaires. C’est dire qu’ils ont acquis des trucs dans le domaine narratif et plus particulièrement le sens des ellipses. Mais on ne pourra qu’être séduit par le sens du filmage, toujours impeccable, et proposant des modèles de plans-séquences menés avec un brio confondant.
Et puis, il est plutôt rare de voir des films américains aussi francophiles. Certes on connaît la passion pour la France et sa culture chez Spielberg ou Woody Allen, mais ici on pourrait presque dire qu’il s’agit d’un fil conducteur. Depuis la montée au col de Vence en guise d’ouverture jusqu’à des citations cinématographiques (un court extrait du "Grand Amour" de Pierre Etaix figure dans le film), en passant par une bande-son qui nous fait entendre Gilbert Bécaud ou – plus insolite – Jacqueline Taïeb, "The Climb" multiplie les références à la France et à la culture française. Et, cerise sur le gâteau, Judith Godrèche fait partie du casting qu’elle honore de sa belle présence. Enfin, le réalisateur ne cache pas son admiration pour des cinéastes tels que Truffaut, Varda, Sautet ou Tavernier, qui, à des degrés différents, l’ont influencé.
Le film connaîtra-t-il un beau succès ? On peut en douter, vu la frilosité avec laquelle le public se hasarde en ce moment dans les salles de cinéma. On ne peut que le regretter car "The Climb" est une des comédies les plus intelligentes et les plus drôles de ces derniers mois.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 août 2020
Ce qui séduit dans une première réalisation de ce calibre, c’est l’endurance. Dès la première scène, Michael Angelo Covino et Kyle Marvin le comprennent et ils nous le partage dans une ascension émotionnelle, habilement mise en scène. Et quand bien même le concept repose sur du vécu, les mouvements et les dialogues prendront le pas sur cet élément qui semble à première vue anecdotique, mais que l’on détourne en un nouvel objet qui prône l’amitié. Sous une certaine influence de Woody Allen et une touche française, en passant notamment par le tristement méconnu « Le Grand Amour » de Pierre Etaix, Covino réalise un magnifique parcours dégraissant et d’une grande sensibilité.

Le metteur en scène ne lâche donc rien, même jusque dans le rôle de son personnage Mike, qui finit par se laisser distancer par son ami et manque en plus une sortie de route honorable. Mais c’est justement dans cette fragilité qu’on finit par puiser toute la noblesse d’une amitié, rigoureusement bien exploitée à l’écran. Quant à Kyle Marvin, qui tente tant bien que mal de tenir son boulet d’ami en laisse, il fait toujours l’objet d’un recul situationnel dans sa vie affective. Il ne cesse de progresser et s’emploie à faire plaisir à son entourage, dont il dépend, tout comme un ami qu’il a égaré sur le col de Vence. Chaque scène est ainsi soigneusement pensée afin de prendre de la hauteur sur les révélations et la vérité. Les nuances sont distinctes et permettent une lecture de l’intrigue en continue, malgré un chapitrage grossier, mais qui offre une meilleure méditation sur des ellipses dont on évite les écueils de la bromance.

Ainsi, le portrait du duo est brossé jusque dans une danse lascive, à la fois sur la selle d’une bicyclette et sur une scène de mariage apocalyptique. Covino prend également soin d’appliquer du rythme dans des plans-séquences que l’on croirait interminables. Mais l’on finit par pardonner, au diapason d’une relation toxique mais qui aura le dernier mot sur des émotions refoulées. Des plans sur le décor, c’est une pensée pour un état d’esprit et on fait constamment le point sur l’avancée comportemental de chacun, qui cherche à cueillir le bonheur comme il le perçoit. Et l’idée est de confronter ces deux visions, ces deux enragés de la vie qui se trouvent constamment sabordé par des comiques de situation entre deux échange intimes et furieux. Le sacré mélange alimente la tension et le plaisir du mauvais goût comme du bon. Le film ne ment pas, il se permet simplement d’écrire une comptine revigorante, surtout à ceux peinent à écrire leur lettre d’amour.

« The Climb » n’est pas seulement une tragicomédie sincère, car comme son nom l’indique, l’œuvre nous emmène toujours plus loin, malgré le cynisme, la trahison et la promesse des protagonistes. L’aboutissement de chacun ouvre alors des horizons, qui feront tantôt grimacer, tantôt rire et finit par retomber sur un équilibre limite revanchard, si l’on se tient à la description de l’amour vu par l’Eglise ou par des parents fétiches, dont l’émancipation ne fait aucun doute. La beauté du geste compte et on le ressent jusque dans la théâtralité de l’instant, celui qui saisit, celui qui rappelle ô combien il est plus facile d’aimer que d’haïr son alter-égo.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 août 2020
Ce film est très étonnant, il s'agit presque d'un film à sketches. Il est chapitré en 7 parties différentes qui permettent à l'intrigue de progresser. C'est une chronique de mœurs sur la relation amicale entre deux hommes au cours de leurs vies d'adultes. On notera aussi un hommage appuyé à la France (Judith Godrèche est à l'affiche, des scènes de cyclisme sont tournées dans le Sud et de nombreuses chansons françaises constituent la bande son). Si on s'attache globalement aux personnages principaux, le rythme et la construction du film peuvent rebuter, mais si on se prend au jeu, l'ensemble est agréable à suivre
LaNcelot44
LaNcelot44

38 abonnés 163 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 août 2020
The Climb est l'archétype du petit film que je déteste avec sympathie : le projet est beau, le réalisateur et les acteurs se donnent et livrent une copie divertissante, mais l'histoire est trop souvent reléguée à un simple accessoire du concept. Le genre de film qu'on va voir sans grande attente ou exigence, qui dès le début s'attire la bienveillance du spectateur en n'essayant pas de se faire plus beau qu'il n'est, sans prétention, on se laisse porter crescendo par le concept, par les émotions des personnages, mais ce faisant on oublie devant quoi on est et la fin nous le rappelle avec brutalité.
C'est très loin d'être ridicule, l'humour pince sans rire et la caméra très proche des personnages font souvent mouche. Les plans séquences sont capables du meilleur (la première scène est parfaitement adaptée par exemple, personnages et décors jouant au rythme des coups de pédale des cyclistes à entrer et sortir de champ) comme du pire (difficile de rentrer dans certaines scènes où l'intérêt est hors champ, on se prend à anticiper souvent à tort l'arrivée de l'action) mais donnent au final surtout la sensation d'une suite de scénettes/sketchs décousue (sensation renforcée par le décalage de certaines chansons qui viennent les clore).
Les acteurs sont plutôt honnêtes, la prestation convainc même si j'ai regretté la naïveté confondante d'un des deux principaux protagonistes, dans un rôle d'idiot du village ballotté par les évènements au grès de la volonté de son meilleur ami. Benêt béat, toujours victime mais d'une passivité coupable.
L'expérience n'était pas déplaisante malgré tout, elle ne me marquera pas mais m'a quand même déridé ce qui compte tenu du contexte n'est déjà pas si mal.
steevevo
steevevo

11 abonnés 637 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 août 2020
Une belle et étrange histoire d’amitié toxique, originale et mordante. Des moments vraiment amusants et d'autres un peu ternes. Une belle mise en scène qui malheureusement nous perd parfois...
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 août 2020
De Michael Angelo Covino (2020)
Une très bonne comédie sur l'amitié la vraie , la grande , l'unique qui peut lié deux mecs depuis l'enfance. C'est fort, très bien joué avec justesse, franchise. Des situations souvent ubusques voire désopilantes. Ubn film sur l'amitié avec une bienveillance communicative. Tout le monde aurait envi d'avoir un ami de cette trempe.
Avec Kyle Marvin, Michael Angelo Covino, Gayle Rankin
ltrbn
ltrbn

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 août 2020
"The Climb" n'est pas un chef d'œuvre mais c'est cela qui fait son charme car il n'en a pas la prétention : les plans sont beaux (certains rappellent le cinéma de Xavier Dolan !) les dialogues, tout comme les acteurs, sont drôles tendres et sincères sans pour autant tomber dans la larme facile. Tout ces éléments permettent de passer outre du scénario pas inoubliable et des quelques longueurs qui en résultent. Au final, on assiste à une émouvante mise en scène sur l'amitié, les épreuves de la vie, l'amour, la famille, la complexité des rapports humains...Je recommande !
Claude S.
Claude S.

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 août 2020
D'abord pourquoi une 2CV rouge dans la partie française au début ?
Sinon, les personnages sont attachants. Certes Mike est un ami toxique mais c'est le thème choisi du film.
On ne comprend pas toujours, mais on rit.
Henning P
Henning P

82 abonnés 280 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2020
L'amour ne s'explique pas quelquefois. Il en va de même pour l'amitié. Celle que l'on voit dans ce film est bien singulière. Entre deux hommes qui n'ont pas grand chose en commun mais qui sont amis depuis l'enfance. On sourit, on reste dubitatif devant les turpitudes de ce Mike. Pourtant Kyle malgré tous ces coups bas, ne le renie pas.
7 parties qui se suivent et nous montrent une chronique plus amère que douce d'une amitié qui dure avec ses hauts et ses bas.
Un film agréable à suivre et qui sort un peu des sentiers battus.
15/20
Patricia S
Patricia S

5 abonnés 44 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 août 2020
Sortie de la séance j'ai eu le fort sentiment d'avoir perdu mon temps . Pourtant bon public et cinéphile , je n'ai pas du tout adhéré à l'histoire . Humour anglais ? comédie pseudo- française ? les extraits de chansons françaises mal venues et le rôle de cet ami très "collant" mal dans sa peau , pour finir toxique, m'ont exaspéré .On a envie de secouer l' ami trop gentil qui fond carrément devant toutes situations sérieuses qu'il doit affronter ! Fuir cet ami toxique même au nom du lien d'amitié car finalement ce n'est pas une véritable amitié . L'autre vampirise pour exister ...ce qui est quand même évoqué dans une scène . Ouf ! Je ne comprends pas les critiques plutôt favorables ( voir très !) de ce film . Quel ennui !
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2020
J’ai trouvé c’est un bon drame. Le concept des deux amis, qui s’éloignent et se rapproche au fur et à mesure des épreuves de la vie, est fort sympathique. C’est un beau symbole de la fraternité qui peut lier deux personnes même si elles ne sont pas de la même famille. Il y a certes des déchirements, mais quelque chose de fort fait qu’ils ne peuvent pas sortir définitivement de leur vie. Cette force est bien mise en avant par les deux acteurs. Michael Angelo Covino et Kyle Marvin se connaissent depuis une dizaine d’années et des tournages publicitaires à New York. On sent la complicité à l’écran, et ce n’est pas seulement du cinéma. Leur jeu est très juste. C’était une belle surprise à ce niveau-là. Le scénario est d’ailleurs bien construit. Il y a pas mal de rebondissement, et la relation va être assez dynamique. Je ne me suis pas du tout ennuyé. Pour faire son film, Michael Angelo Covino a voulu se démarquer en le découpant sous forme de chapitre. Cette narration est certes plus originale, mais elle me dérange un peu car j’avais du mal à rentrer dedans. Chaque changement va avoir un temps mort, et cela casse la dynamique. Surtout qu’il y a des sauts temporels dont il faut toujours la petite latence pour s’y retrouver.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 10 août 2020
A éviter .Ce film, composé de saynètes sans réel lien entre elles, n'est pas vraiment drôle - on sourit de temps e temps - et est surtout caricatural et très superficiel. Le réalisateur est clairement dépassé par son sujet; n'est pas Altman ou Allen qui veut.
Rudlet4
Rudlet4

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 août 2020
Réjouissant c'est le terme approprié. Une bande musicale très sympa, des situations "foutraques" et sous des airs de comédie légère, finalement de bonnes questions sur le couple, l'amitié, le socle familial, les différentes manières d'aborder la vie...et la mort.
Nigivir G
Nigivir G

16 abonnés 51 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 août 2020
J'avoue que je suis passée à côté . Aucun fil conducteur , pas de lien entre les scènes si ce n'est cet ami "boulet" qu'il se traînera toute sa vie. passée à côté de la morale , y'en avait il une? Point positif du film la BO décalée .
Juan 75
Juan 75

78 abonnés 489 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 août 2020
L'humour du film est très particulier et je suis resté hermétique à cette pseudo- amitié entre deux types extrêmement pénibles. Les situations sont volontairement grotesques et le tout czricutatural. Bref vous adorerez ou vous détesterez. Film typique "festival" genre Sundance.
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