Papicha
Note moyenne
4,2
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238 critiques spectateurs

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lugini
lugini

22 abonnés 249 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 octobre 2019
Film bouleversant qui démontre vers quoi l obscurantisme peut conduire. Quelle belle leçon nous donnent ces jeunes filles qui se battent pour leur liberté.
fredbienaime
fredbienaime

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 octobre 2019
Un film d'une puissance inouï, d'une intensité émotionnelle absolument incroyable ! Les actrices de ce film sont exceptionnelles !
Jean-Pierre Jumez
Jean-Pierre Jumez

116 abonnés 222 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2019
Où s'arrête la détermination ? Où commence l'obstination ?
Très bel essay sup ce thème lyrique et éternel.
Je ne me suis pas ennuyée une seconde
mansouri c
mansouri c

20 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 octobre 2019
J'ai vécu moi même cette période de l Algérie, j'ai pleuré tellement les scènes étaient réelles pour moi. le film de l'année en ce qui me concerne. Bravo! #yetnahawga3
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 11 octobre 2019
La profusion de gros plans et de cadrages hyper-serrés affaiblit le propos qui se voudrait si démonstratif. L'essentiel finit par être noyé sous l'anecdotique dans cette présentation sans nuance. La construction est maladroite et la narration sans surprise et sans relief. Tout cela finit par lasser le spectateur le plus bienveillant. Dommage, car ce sujet d'importance aurait mérité un tout autre traitement et surtout plus de souffle.
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2019
La première réalisation de Mounia Meddour résonne indubitablement. "Papicha" ouvre les yeux sur une époque sombre et une société bafouée, où des jeunes femmes ont résisté à l'oppression, ont refusé de se soumettre à l'intégrisme religieux pour défendre leurs rêves, vivre leur vie avec rage et innocence. Pour la violence du propos et pour son hymne à l'émancipation des femmes, ce film m'a rappelé le récent "Les hirondelles de Kaboul". Ici, ce portrait de femme est magnifique, très prenant avec son parti-pris de filmer les corps de près et ainsi, de vivre toute l'action par l'intermédiaire du personnage principal. On observe ses gestes et ses mouvements, ses rires, ses pleurs face à toute l'horreur et les injustices de ce pays en guerre. De ceci découle une rage de vivre, une force imperceptible qui fait écho en chacun de nous. C'est violent et farouchement touchant. On découvre Lyna Khoudri, interprète solide et vibrante, lumineuse et coriace. Les autres personnages sont complexes, très interessants dans leur progression et leur mentalité et stimulent notre intérêt du début à la fin. Et je dois avouer que ces dialogues intégralement en françarabe apportent une originalité étonnante. Contempler ces jeunes femmes protester à leur manière par le biais d'un défilé de mode au coeur d'une ville frappée par des actes terroristes est un acte de rébellion d'une intensité exemplaire et bouleversante, synonyme de liberté, d'insoumission et de lutte. Ce sont avec des petits riens qu'on fait bouger les choses et "Papicha", de près ou de loin, le confirme.
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 octobre 2019
Papicha nous emmène dans l'Algérie sanglante du GIA quand
les fanatiques religieux semaient la terreur dans tout le pays.
le destin croisé de ces quatre jeunes filles éprises de liberté nous
bouleverse et nous donne envie de nous lever et nous
donne force et courage pour combattre ces fascistes.
Lyna Khoudri est magistrale dans son rôle de couturière amateure.
magnifique.
Paul F
Paul F

27 abonnés 1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 octobre 2019
Plongée immersive dans L'Algérie des années 90. La terreur de la montée de l'extrémisme religieux est bien représentée au travers de la vie de ces femmes talentueuses et de caractère. La dureté de la répression est atténuée dans le film par de nombreuses respirations humoristiques qui rendent le film grand public et facilement accessible.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 octobre 2019
Ce film est juste magnifique !!!!!
L'actrice principal a un jeu d'acteur époustouflant !!
J'irai le revoir une deuxième fois !
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2019
Très bon récit sur une aliénation politique, religieuse et patriarcale, sans féminisme lourdingue ni gros sabots. Une révélation !
Claudine G
Claudine G

229 abonnés 518 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 octobre 2019
En fait c'est un film surprenant par tous les méandres qu'il nous fait traverser. Tout d'abord l'amitié qui lit ces quatre jeunes filles et surtout la période année 90 où existent encore beaucoup de protocoles et coutumes, ce qui fait que l'on passe d'un passe-temps agréable devenir styliste) pour Nedjma et ses camarades, à des fusillades, des meurtres, histoire de rester dans "la lignée". C'est à la fois barbare et émouvant. Très bien interprété et réalisé, ce film nous fait découvrir un pays encore bien imprégné dans ses racines.
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2019
À Alger, au début des années quatre-vingt-dix, Nedjma (Lyna Khoudri) vit à la cité universitaire. Elle étudie les lettres modernes. Passionnée de stylisme, elle dessine, découpe et coud des robes pour ses amies. Avec ses voisines de dortoir, Wassila, Samira et Kahina, elle mène la vie d'une jeune femme libérée, fait le mur, sort en boîte.
Mais la situation du pays se dégrade. L'islamisme gagne du terrain. Quand la sœur de Nedjma est assassinée sous ses yeux, la jeune femme décide d'organiser un défilé de mode.

Quatre héroïnes sur l'affiche. Mais une actrice qui crève l'écran : Lyna Khoudri. On l'avait remarquée dans "Luna" (un des meilleurs films de l'année dernière passé injustement inaperçu) et dans "Les Bienheureux". Elle explose cet automne où on la verra dans le Nakache/Toledano "Hors normes" et dans la série de Canal + "Les Sauvages" avant d'avoir un rôle dans le prochain film de Wes Anderson "The French Dispatch" (aux côtés de Timothée Chalamet, Tilda Swinton, Mathieu Amalric, Frances McDormand, Bill Murray, Benicio del Toro, Owen Wilson, Adrien Brody, Léa Seydoux… to name but a few!).

Il y a bien des façons de raconter la "décennie noire" traversée par l'Algérie dans les années quatre-vingt-dix. "Les Bienheureux" s'y était essayé du point de vue d'un couple d'Algériens cultivés faisant partie de l'intelligentsia (Nadia Kaci qu'on retrouve au générique de "Papicha" et Sami Bouajila). "Le Harem de Madame Osmane" l'avait fait en radioscopant un immeuble façon "Les Choses" de Perec.

Papicha décide de mettre au centre de l'histoire une bande de jeunes filles. Chacune a sa personnalité. Samira est voilée et fait ses prières. Kahina ne rêve que de départ. Nedjma et Wassila, son double, sont plus légères. Elles sont heureuses en Algérie et n'imaginent pas une autre vie. Mais elles ne peuvent concevoir que leurs libertés soient remises en cause par l'islamisme qui monte.

Cette "bande de filles" - pour reprendre le titre du film de Céline Sciamma sorti en 2014 auquel "Papicha" emprunte la même fraîcheur - a son franc-parler. Les répliques fusent dans un sabir "françarabe", qui mélange les mots de français et d'arabe. L'ensemble a une énergie, une force roboratives.

Le film s'autorise certaines facilités. L'assassinat de Linda, la sœur aînée de Nedjma, est un événement trop important pour être traité si rapidement. Des seconds rôles sont trop brièvement esquissés qui auraient mérité plus d'attention, ainsi de la mère de Nedjma ou de sa directrice. Comme souvent dans un premier film, sa réalisatrice Mounia Meddour charge trop la barque.

Mais ses défauts lui seront pardonnés. Car "Papicha", si remarquablement servie par son interprète principale, déborde d'énergie et suscite une vraie émotion.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 octobre 2019
C'est l'un des meilleurs films que j'ai vue. On passe du rire au larme, un véritable ascenseur émotionnel. Il nous permet de visualiser ce qu'ont pu vivre les algériens de l'époque.
J'ai vraiment adorée ❤️
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 octobre 2019
J'ai vu ce film en avant première et je l'ai trouvé excellent. J'y au trouvé un aspect témoignage d'une période que j'ai également vécu, avec beaucoup d'éléments dans le détail, un jeu d'acteurs exceptionnel et des personnalités magnifiques, pleines de vie et de courage. Un témoignage simple, honnête et fidèle. J'ai à peu prêt le même âge que la réalisatrice et j'ai vécu en Algérie toutes ces années là. Je me retrouve dans cette histoire et je reconnais celle de milliers d'autres algériens. Ce film est une pépite. Voir absolument
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 octobre 2019
"Papicha" veut dire en algérien "jeune fille coquette" et est souvent utilisé par les garçons, quand ils cherchent les faveurs d'une demoiselle. Mais ce petit groupe d'étudiantes est bien plus que de jolies Papicha. Elles sont des militantes libres, passionnées, éprises de liberté, dans une Algérie des années 90, qui voit l'émergence de groupes religieux radicaux et la multiplication d'attentats terribles, ayant pour objectifs d'imposer l'idéologie salafiste et d'accéder au pouvoir. Dit comme cela, le portrait de cette Algérie semble simpliste. C'est au contraire tout le talent de la réalisatrice, Mounia Meddour, qui connaît bien le pays de l'intérieur, que de donner à voir une nation pays magnifique, complexe, s'aménageant des espaces de vie, entre une fin de la colonisation française toujours pas digérée, la tentation d'un totalitarisme religieux et la volonté de ses habitants de s'inventer une existence paisible et heureuse.

Nedjma, incarnée par une Lyna Khoudri tout en légèreté et puissance à la fois, est le personnage central de ce récit. Elle étudie les lettres dans une université d'Alger, aujourd'hui abandonnée, et habite une cité universitaire féminine, avec des copines, sinon sublimes, en tous les cas déterminées à faire de leur vie un projet de liberté. Elles s'esquivent le soir dans des discothèques, prennent soin de leur corps et de leur visage, et surtout acceptent de devenir les mannequins de la collection de vêtements que Nedjma dessine chaque jour. La réalisatrice a certainement trouvé dans ce portrait d'une jeune artiste couturière un écho à son propre parcours de cinéaste algérienne. Il y a une candeur presque sublime qui pousse cette jeune femme à réinventer sa vie et trouver un sens dans la création, malgré un contexte politique et social des plus violents. On souhaiterait presque que tous les jeunes gens dont les parents ont suivi un parcours de migration depuis le Maghreb vers la France, regardent ce film. En effet, "Papicha" rend hommage à des femmes combatives, résistantes contre la facilité religieuse et l'hégémonie masculine.

Mais "Papicha" n'est pas qu'un film politique. C'est un récit qui fait l'éloge d'un pays, l'Algérie, absolument magnifique. Il y a cette langue d'abord, pétrie d'algérois et de français, qui parcourt le film et lui donne une coloration toute particulière. On découvre, non sans délectation, le plaisir d'un langage qui s'amuse du monde et amplifie les événements d'une douce poésie. Il y a surtout ces paysages superbes où l'on reconnaît le charme des villes orientales, les bords de mer très bleus et le soleil qui se mire dans les montagnes. Le spectateur est invité à prendre le thé avec les personnages, à déguster des beignets, et à rêver un Maghreb dégagé de ses tensions internes. Mounia Meddour aime son pays. Elle le sublime grâce à une photographie très soignée. Ses personnages féminins sont filmés comme des icônes au service de tout un pays qui n'est que grâce, tout comme soudain, il peut sombrer dans la tyrannie et la colère. En ce sens, "Papicha" utilise le cinéma pour témoigner d'une histoire cruelle, que la force de quelques jeunes femmes libérées a permis de sauver du pire.

Voilà donc un véritable événement cinématographique de ce printemps 2019. Il est fort à parier que Lyna Khoudri continuera d'habiter la carrière de la réalisatrice, tant elle donne à voir une véritable osmose sur l'écran. Ce premier long métrage est un coup de force, au milieu d'un paysage cinématographique qui offre beaucoup d'espoir sur le devenir de nos sociétés portées par des femmes militantes et intègres. Le film constitue un immense chant d'amour pour un féminisme mesuré, au service de la liberté et du droit à être soi.
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