Papicha
Note moyenne
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238 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 octobre 2019
Une pépite.
Un groupe de filles algéroises, de la jeunesse, des rêves, une culture et la dure réalité.
Nadjema porte son groupe de sa force de caractère, de sa détermination dans un quotidien qui souligne la dualité de l'Algérie pendant ces années 90, entre la soif de liberté et la montée de l'islamisme radical.
Un film rythmé et poignant.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 octobre 2019
C'est toujours avec une certaine gêne qu'on se permet de faire un certain nombre de réserves à propos d'un premier film, certainement très sincère et plein de peps, tout simplement parce que on trouve des choses à redire au niveau de la forme ! Ben oui, mais un film, c'est un tout. Dans "Papicha", il y a donc du bon, le fond du film, et, pour moi, du moins bon, la forme. Rien à redire donc sur le fait de choisir une époque, les années 90, époque cruciale dans l'histoire de l'Algérie, l'époque de la décennie noire avec le conflit qui a opposé alors le gouvernement algérien à divers groupes islamistes armés. Rien à redire sur le fait de raconter l'histoire de Nedjma, une jeune fille de 18 ans, étudiante en lettres à Alger mais rêvant de devenir styliste, logeant dans une cité universitaire d'où il est très difficile de sortir le soir, une jeune fille sans arrêt en train de braver les interdits ce qui, dans le contexte de l'époque, pouvait s'avérer dangereux. Au fait, qu'est-ce qu'une papicha ? Dans l'argot algérien, une papicha, c'est une jeune femme drôle, jolie, libérée. Nedjma est une papicha et elle aimerait organiser, pour d'autres papichas, un défilé de mode dans la cité universitaire. Il y a d'autres éléments très intéressants comme la peinture qui est faite du machisme ordinaire chez les hommes que Nedjma et ses amies sont amenées à fréquenter. Après le positif, le négatif, que l'on va donc trouver dans la forme du film, mais aussi dans un élément à mi chemin entre forme et fond. Tout d'abord, un montage qui s'avère fatigant pour le spectateur, avec, souvent, trop de plans par unité de temps. Ensuite, un élément peu compréhensible dans le comportement de Nedjma : alors que Linda, la soeur de Nedjma, a été tuée alors que les 2 sœurs étaient chez leur mère, Nedjma donne l'impression de ne pas croire à un éventuel danger lorsque Mehdi lui propose de quitter avec lui l'Algérie et ses dangers. Quelques éléments pour terminer : Mounia Meddour, la réalisatrice, est la fille du réalisateur algérien Azzedine Meddour. Sa famille a décidé de quitter l'Algérie en 2015 alors qu'elle faisait sa scolarité en habitant une cité universitaire ressemblant beaucoup à celle qu'on voit dans le film. Quant à Lyna Khoudri, l'interprète de Nedjma, on l'avait déjà remarquée dans "Luna" et, surtout, dans "Les bienheureux". Une certitude : on n'a pas fini de la voir, tellement grandes sont ses qualités.
Camille P.
Camille P.

22 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 septembre 2019
On suit l’histoire de Nedjma et ses amies, des « papichas » (jeunes filles algériennes) étudiantes, belles, libres et insouciantes qui logent à la cité universitaire.
Au début du film, on s’amuse à observer Nedjma faire le mur, se changer, se maquiller et fumer avant d’aller danser en discothèque, un peu comme Sophie Marceau l’aurait fait dans la Boum 2.
Sauf que l’histoire ne se passe pas à Paris mais à Alger, dans les années 90 également appelées « décennie noire » du fait de la guerre civile opposant le gouvernement et plusieurs groupes islamistes qui, à coup de propagande et d’actes terroristes, tentent de radicaliser le pays.
A son retour de discothèque, Nedjma découvre des affiches collées sur le mur de la cité universitaire spoiler: pour inciter les femmes à porter le niqab.
La lumière du film, au départ gaie et solaire, va progressivement se ternir, tout comme les rêves de Nedjma spoiler: qui assiste à l’enlèvement d’un de ses professeurs accusé d’enseigner en français et non en arabe, à l’assassinat de sa sœur journaliste et à la construction d’un mur autour de la cité universitaire pour empêcher les filles d’en sortir. Plutôt que de chercher à fuir son pays comme le fait son amoureux, Nedjma se bat pour conserver sa liberté.
Passionnée de couture, elle décide, coûte que coûte et malgré les menaces des islamistes, d’organiser un défilé de mode avec ses amies.
Ce film est magnifique.
Il traite d’une période de l’histoire d’Algérie qui n’a pas été mise en lumière jusqu’à aujourd’hui et il permet de saisir l’impact de la montée de l’islamisme sur la population algérienne et plus particulièrement sa jeunesse.
On aime la sonorité de la langue utilisée par les algériens, mélange d’arabe et de français, on savoure leur joie de vivre et on comprend leur attachement viscéral à leur pays.
On est sidéré de voir la rapidité avec laquelle les islamistes réussissent à faire régresser les libertés mais on garde espoir de voir l’Algérie se réveiller grâce à sa jeunesse et grâce à ses femmes.
En juillet dernier, l’académie des Oscars a annoncé la sélection de Papicha pour représenter l’Algérie au titre du meilleur film étranger... et en septembre, la sortie du film en Algérie a été annulée par les autorités algériennes.
A la lumière de ces événements, on constate qu’il reste encore beaucoup de chemin à faire pour ce pays qui mérite bien mieux que la censure et la privation de liberté.
ALT
ALT

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2019
Vu en avant première
Très bon film: émouvant, fort dans une période noire , un combat pour la libération des femmes,
Le Mustang Algérien!
A voir!
Lea Gulbii
Lea Gulbii

3 abonnés 1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 août 2019
Vu au festival d'Angoulême. Ben quelle claque ce film est une totale réussite, par forcément mon style de film habituelle mais woww. L' actrice principale est exceptionnelle, pétillante et captivante. Félicitations à Mounia pour ce film qui est un cri d'amour à liberté des femmes. A voir vraiment.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2019
Papicha : à Alger, jeune femme drôle, jolie et libérée. Comme l'héroïne du premier long-métrage de Mounia Meddour, et aussi courageuse (inconsciente ?), obstinée et fragile. Dans la décennie noire de l'Algérie (150 000 morts dans les années 90), ce genre de caractéristiques vous exposait à un véritable danger de mort alors que l'intégrisme religieux et l'obscurantisme faisait d'elles des cibles idéales. Papicha est un film puissant et candide à la fois, impressionnant dans les scènes de violence, viscéral et attaché à une esthétique qui frôle parfois le maniérisme. Mais la force de conviction de la mise en scène emporte tout sur son passage, alternant la comédie (dialogues irrésistibles en "françarabe") et la tragédie sans transition et ménageant des ellipses brutales mais pertinentes. Cette Papicha est avant tout fière d'être algérienne et entend transcrire ses rêves dans la réalité en dépit d'un contexte délétère, elle est sans doute en partie d'essence autobiographique pour la réalisatrice qui l'érige aussi en symbole des femmes algériennes qui ont choisi de ne pas se soumettre. Le message, 20 ans après, conserve toute son acuité dans une société toujours patriarcale et où sévit une grave crise économique et sociale. Lyna Khoudri, l'actrice qui incarne la Papicha du film, est époustouflante. La tornade émotionnelle qu'elle subit est captée avec sensibilité et subtilité par sa réalisatrice, qui révèle d'emblée un talent au moins égal à celui de ses consoeurs cinéastes du Maghreb, comme la tunisienne Kaouther Ben Hania (La belle et la meute) ou la marocaine Meryem Benm'barek (Sofia).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 juillet 2019
J'ai eu le plaisir de voir Papicha en avant première au festival de cinéma de Pauillac (Médoc). Simplement allez voir ce magnifique film et ces acteurs... Attention aux âmes sensibles... Et surtout pour l'apprécier tenez compte du contexte de l'Algérie à cette période.
Marie-Blanche D
Marie-Blanche D

3 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juillet 2019
Une fresque très intéressante du quotidien des jeunes algéroises dans les années 90. Pour ne pas oublier ces années de terreur.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 juin 2019
Vu en avant première aux rencontres d'art et essai de Bretagne 2019...véritable claque que ce portrait d'une petite bande d'etudiantes algeroises en cité universitaire dans les années 90 à l'aube de la décennie terrible qu'a connu l'Algérie... Un beau plaidoyer contre le radicalisme.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 mai 2019
Bouleversant et attachant. On se confronte à la réalité, au vécu et on se prend une sacrée gifle.
Un vrai devoir de mémoire. Ce film est exceptionnel ! Les actrices sont superbes et jouent magnifiquement bien leurs rôles. Bravo !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 mai 2019
L'histoire se situe dans les années 90, à l'époque de la montée de l'islam radical en Algérie. C'est un film militant, engagé, courageux, féministe, révolté, libre, Algérien ! Courez le voir !
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mai 2019
Premier film de Mounia Meddour, « Papicha » est déjà remarqué à Cannes dans la compétition Un Certain Regard. Le film nous plonge à Alger dans les années 90. Nedjma est étudiante et vit dans la cité universitaire avec d’autres filles. Son rêve, devenir styliste. Mais Nedjma est née trop tard et son mode de vie de femme libre va rapidement être rattrapé par la guerre opposant le gouvernement au mouvement islamiste. Faire le mur devient de plus en plus compliqué. Et ce sont bientôt ses rêves de belles tenues qui vont être détruits par le port du haïk, l’étoffe qui recouvre tout le corps. Des affiches sont d’ailleurs apposées partout avec le message suivant : « Ma Sœur, ton image est précieuse. Prends en soin, sinon on s’en occupe ». Bien qu’elle considère l’Algérie comme une grande salle d’attente ou tout le monde attend quelque chose, Nedjma aime son pays et préfère résister plutôt que fuir. « Papicha » est un film bouleversant mais qui reste toujours positif grâce au portrait féministe de cette jeune fille charismatique et téméraire.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 mai 2019
Un excellent film, des acteurs d'une justesse exceptionnelle, des émotions du début à la fin... une merveille! J'espère qu'il obtiendra une récompense digne de sa qualité!
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