Note moyenne
4,2
9227 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
162 critiques
4
293 critiques
3
92 critiques
2
43 critiques
1
19 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
A peine plus d'un mois après "Eugénie Grandet", voici qu'est sorti "Illusions perdues", une autre adaptation d'un roman d'Honoré de Balzac ou, plutôt, l'adaptation de "Un grand homme de province à Paris", la deuxième partie des "Illusions perdues", parue en 1839. Deux films qui, visuellement, sont aux antipodes l'un de l'autre : grande économie de moyen chez Marc Dugain, grand étalage de moyens chez Xavier Giannoli, le cadre dans lequel se déroulent ces 2 histoires étant à l'origine de cette grande différence. Un point commun, par ailleurs : le désir des deux réalisateurs d'appuyer sur les facettes de ces romans dont l'action se déroule dans la première moitié du 19ème siècle, l'un en province, l'autre à Paris, qui font penser à ce que nous vivons en 2021. Ce désir est peut-être encore plus fort chez Giannoli qui se délecte à nous parler des fausses nouvelles, des "fake news", appelées des "canards" à l'époque de Balzac, et qui charge avec allégresse le monde de la critique, un monde présenté comme étant corrompu et versatile. Dans ce film trop long et baignant beaucoup trop dans un accompagnement musical, certes de grande qualité, mais souvent inutile quand il n'est pas nuisible, le rôle de Lucien de Rubempré, rôle principal du film, est tenu par Benjamin Voisin, un jeune comédien qu'on avait découvert en 2020 dans "La dernière vie de Simon" de Léo Karmann et dans "Été 85" de François Ozon. Auprès de lui, Cécile de France est l'interprète pleine de sensibilité de Louise, madame de Bargeton, Vincent Lacoste n'est pas très crédible dans le rôle du journaliste Étienne Lousteau, Xavier Dolan, interprète de Nathan, écrivain ami/ennemi de Lucien, confirme qu'il est meilleur comme acteur que comme réalisateur, Jeanne Balibar prend manifestement beaucoup de plaisir à interpréter la perfidie de la marquise d'Espard, Salomé Dewaels campe parfaitement une frémissante Camille, Gérard Depardieu est très sobre dans le rôle de Dauriat, un éditeur qui ne sait ni lire ni écrire, André Marcon, au jeu toujours très sûr, interprète le baron de Chatelet, Louis-Do de Lencquesaing est un très bon Finot, le patron de presse, et le très regretté Jean-François Stévenin, dans un de ses derniers rôles, pétille dans le rôle de Singali, celui qui fait les succès ou les bides dans les spectacles parisiens en se "donnant au plus offrant pour faire applaudir à tout rompre ou pour faire huer et jeter des tomates par la petite "troupe" qu'il a réunie autour de lui. Dans ce film foisonnant et inégal, notre préférence va aux scènes sobres et émouvantes qui ne réunissent que Lucien (Benjamin Voisin) et Louise (Cécile de France).
Ce n est vraiment pas un film marquant... Assez vulgaire au final. Les acteurs sont bons (G. Depardieu et J. Balibar sont bien au dessus d ailleurs) mais le traitement est déplaisant, ces focus et floutés permanents autours des personnages, tres, trop maniéré... pénible. Plus de simplicité m aurait moins déçue. Dommage.
Xavier Gianolli explore subtilement les méandres de la société du 19ème siècle !
Jeune homme rêveur et mélancolique dompter par un élan de romantisme, le protagoniste s’élance à la conquête de sa destinée.
Son parcours s'avère semé d’embuches, construire et idéaliser ses rêves semblent plus faciles à fantasmer qu’à réaliser.
Le jeu des mondanités berce le fil de l’intrigue, et par ricochet la corruption qui cadre l’ascension du personnage.
La force de cette oeuvre est un écho saisissable à la société du XXIème siècle, elle intègre des problématiques encore présentes de nos jours.
Jeune homme rêveur et mélancolique dompter par un élan de romantisme, le protagoniste s’élance à la conquête de sa destinée.
Son parcours s'avère semé d’embuches, construire et idéaliser ses rêves semblent plus faciles à fantasmer qu’à réaliser.
Le jeu des mondanités berce le fil de l’intrigue, et par ricochet la corruption qui cadre l’ascension du personnage.
La force de cette oeuvre est un écho saisissable à la société du XXIème siècle, elle intègre des problématiques encore présentes de nos jours.
Une mise en scène classique, manquant parfois d’audace mais qui ne se laisse pas asphyxier par la reconstitution du film d’époque.
Un casting brillant mais inégal. A leur zénith Depardieu, et Jeanne Balibar surtout, nous assènent avec finesse et gourmandise de magnifiques répliques vachardes. Les autres comédiens semblent, à l’exception de Xavier Dolan, un peu piégés par un jeu contemporain et naturaliste qui cadre mal avec Balzac. Certes le film est rythmé, très bien dialogué, et tend ( parfois de manière très appuyée ) un miroir à notre époque et à la condescendance de certains critiques culturels plus habitués à faire de la promotion que de livrer leur propre sentiment; certes c’est de la belle ouvrage et on n’est pas passés loin de la belle adaptation littéraire, mais on ne décolle jamais vraiment de notre siège par la faute d’une trop grande sagesse, d’un classicisme qui brime l’émotion. Dommage
Un casting brillant mais inégal. A leur zénith Depardieu, et Jeanne Balibar surtout, nous assènent avec finesse et gourmandise de magnifiques répliques vachardes. Les autres comédiens semblent, à l’exception de Xavier Dolan, un peu piégés par un jeu contemporain et naturaliste qui cadre mal avec Balzac. Certes le film est rythmé, très bien dialogué, et tend ( parfois de manière très appuyée ) un miroir à notre époque et à la condescendance de certains critiques culturels plus habitués à faire de la promotion que de livrer leur propre sentiment; certes c’est de la belle ouvrage et on n’est pas passés loin de la belle adaptation littéraire, mais on ne décolle jamais vraiment de notre siège par la faute d’une trop grande sagesse, d’un classicisme qui brime l’émotion. Dommage
Virtuose ! Terriblement contemporaine, l'histoire nous emporte et ne nous lâche plus. Les acteurs sont excellents, les décors et costumes parfaits, la musique bien choisie accompagne l'ensemble...on louche un peu du côté des liaisons dangereuses de Frears...en route pour les Césars !
Au XIXe siècle, à Angoulême, Lucien travaille dans l'imprimerie familiale et écrit des poèmes qu'il rêve d'éditer. Il tombe amoureux de Louise de Bargeton, une bourgeoise mal mariée. Tous deux partent pour Paris.
Giannoli adapte le roman de Gustave Flaubert racontant la transformation d'un provincial rêveur en arriviste, piégé et broyé par le système. L'histoire de Lucien de Rubempre dessine le portrait d'une société où tout s'achète, des sentiments aux particules, des réputations aux succès. Flaubert écrit une critique féroce de la presse qui monneyait ses articles ayant pouvoir de vie ou de mort sur toute oeuvre artistique.
Giannoli déploie des moyens colossaux, décors, costumes, figurants en nombre et une mise en scène ample pour conter ce Paris bouillonnant. Le mouvement est au coeur de chaque scène au rythme de cette ascension vertigineuse. Le casting est parfait (Cécile de France, Jeanne Balibar, Salomé Dewaels, Vincent Lacoste, Gérard Depardieu, Xavier Dolan, André Marcon, Jean-François Stevenin dans son dernier rôle) et Benjamin Voisin, déjà brillant dans Ete 85 de François Ozon, présent dans tous les plans, impressionne dans le rôle de Lucien de Rubempre.
sanscrierart
Giannoli adapte le roman de Gustave Flaubert racontant la transformation d'un provincial rêveur en arriviste, piégé et broyé par le système. L'histoire de Lucien de Rubempre dessine le portrait d'une société où tout s'achète, des sentiments aux particules, des réputations aux succès. Flaubert écrit une critique féroce de la presse qui monneyait ses articles ayant pouvoir de vie ou de mort sur toute oeuvre artistique.
Giannoli déploie des moyens colossaux, décors, costumes, figurants en nombre et une mise en scène ample pour conter ce Paris bouillonnant. Le mouvement est au coeur de chaque scène au rythme de cette ascension vertigineuse. Le casting est parfait (Cécile de France, Jeanne Balibar, Salomé Dewaels, Vincent Lacoste, Gérard Depardieu, Xavier Dolan, André Marcon, Jean-François Stevenin dans son dernier rôle) et Benjamin Voisin, déjà brillant dans Ete 85 de François Ozon, présent dans tous les plans, impressionne dans le rôle de Lucien de Rubempre.
sanscrierart
Lucien arrive à Paris des étoiles pleins les yeux avant de découvrir la réel vie qui s'y trouve. Benjamin Voisin incarne l'innocence à merveille mais les moments où son personnage à soif de revenge il n'a pas les épaules assez larges. Heuresement sa gueuele d'ange réussit à nous faire ressortir une belle performance. Pour ce qui est de la suite du cast, c'est un sans faute. Xavier Dolan très attendu est cette fois çi à la hauteur tout comme un Depardieu parfait dans les costumes d'époque.
Le film, qui se déroule au XIXe siècle, se trouve révélateur de l'usage des médias de nos jours. Il dénonce les magouilles et tromperie de la presse présente dans l'industrie depuis sa création. Film d'époque, il reconstitue parfaitement les décors de Paris qui retourne sous monarchie. Quelques enjeux politiques qui n'auraient pas forcément du avoir place dans ce film en raison des autres enjeux qui prennent déjà beaucoup de place.
Petit négatif du film, la longueur. En effet Illusions Perdues est un roman très long, Xavier Giannoli a dû donc confectionner son scénario avec attention pour garder l'authenticité de l'œuvre de Balzac. Le résultat est réussi mais le début est long même très long. C'est l'un des seuls point négatifs du film.
En résumé le film est superbe, foncez dans les salles pour le voir tant qu'il est encore là.
Le film, qui se déroule au XIXe siècle, se trouve révélateur de l'usage des médias de nos jours. Il dénonce les magouilles et tromperie de la presse présente dans l'industrie depuis sa création. Film d'époque, il reconstitue parfaitement les décors de Paris qui retourne sous monarchie. Quelques enjeux politiques qui n'auraient pas forcément du avoir place dans ce film en raison des autres enjeux qui prennent déjà beaucoup de place.
Petit négatif du film, la longueur. En effet Illusions Perdues est un roman très long, Xavier Giannoli a dû donc confectionner son scénario avec attention pour garder l'authenticité de l'œuvre de Balzac. Le résultat est réussi mais le début est long même très long. C'est l'un des seuls point négatifs du film.
En résumé le film est superbe, foncez dans les salles pour le voir tant qu'il est encore là.
Bien joué. Mon seul regret, on n'y peut rien : C'est un peu long et ça n'égale pas la lecture du roman
Si on devait donner un deuxième titre au film de Xavier Giannoli, cela serait "Le Pouvoir des Mots (et de l'argent)". Remplie de corruption, "Illusions Perdues" démontre le coté néfaste du système de castes entre libéraux et royaliste au 19ème siècle qui se renvoient sans cesse la balle pour être sur le devant de la scène. Une vrai remise en question sur l'art en général qui perd alors tout son sens une fois dans les mains des critiques et des journaux. Audace et ironie serait les mots qui colleraient le plus à la peau du film. Lucien dans le rôle de Benjamin Voisin ne fait que confirmer son talent, avec son acolyte Etienne Lousteau (Vincent Lacoste) d'une nonchalance qui lui va si bien. Ils refont le monde a leur manière, ils jouent avec les mots
spoiler:
(note : l'excellent passage entre Lucien et Etienne sur la critique du livre de Nathan)
. Bref, en toute indépendance, c'est du cinéma comme j'aime avoir, ne tardez plus et foncez le voir !
. Bref, en toute indépendance, c'est du cinéma comme j'aime avoir, ne tardez plus et foncez le voir !
Magnifique immersion dans Paris à sa plus grande époque, ce film a quelque chose de Scorsesien, cette adaptation est sublimé par un casting parfait. Riche, drôle, beau, fin et piquant, ce film ambitieux vous en met plein la vue sans trop en faire.
Très belle adaptation du roman de Balzac, dont la qualité des textes et du jeu des acteurs est remarquable.
Illusions perdues est un excellent film, servi par la réalisation sobre mais excellente de Xavier Giannoli. Le film possède une réelle atmosphère renforcée par les costumes et décors qui parviennent à retranscrire l’atmosphère du Paris de la Restauration, ainsi on ne peut relever aucun anachronisme flagraète d'Angont qui ruinerait l’immersion du spectateur. Les acteurs participent également à cette ambiance, conférant au film une dimension historique puisqu’il montre sans embellir ou déprécier le Paris de l’époque, tel que l’à décrit Balzac dans son roman. Pour ce qui est des acteurs, tous sont investis dans leurs rôles on peut saluer la performance de Benjamin Voisin ainsi que de Cécile de France qui donnent une âme certaine au couple tragique de Lucien et Louise. Seule ombre au tableau, la durée et le rythme du film qui peut paraître long pour certains.
un bon film d époque, ...l histoire du provincial qui veut réussir a Paris sous l Empire, et dans le milieu des journalistes/ critiques mais qui finit par se bruler les ailes ...sur fond d histoire d amour ....
Très beau film , très bien réalisé , un petit bémol sur le jeu de Cécile de France
Même si un peu long , on ne s'ennuie pas
Même si un peu long , on ne s'ennuie pas
La société de l'époque n'était pas si différente de maintenant, on retrouve tous les mécanismes utilisés par les tabloïds ! C'est passionnant à découvrir. Vincent Lacoste est parfait dans le rôle du journaliste cynique.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse

