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Deroo Blar
2 abonnés
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4,5
Publiée le 2 juin 2025
Les critiques sont dytirambiques et je ne pourrai rien ajouter de grand aux plumes qui les ont signées.
Je viens de prendre une leçon de cinéma en regardant un film naît après 2020... Je m'en réjouis car le cinéma a encore de beaux jours devant lui. Quelle claque.
Je n'ai pas de mots justes pour décrire la parfaite réalisation, la justesse des acteurs, cette superbe histoire.
Honnêtement si vous souhaitez vous régaler, halluciner et et rêver, ce film est pour vous.
Un très beau film français, bien écrit, bien inspiré, bien joué, avec de beaux décors, de beaux paysages et de très belles musiques classiques. Un film comme on aimerait en voir plus souvent. Benjamin VOISIN et Vincent LACOSTE jouent admirablement bien. Quelques scènes obscènes toutefois superflues. A voir !
J'ai aimé la reconstitution historique de ce film, les sphères mondaines de l'époque on été dépeintes avec brio et la distribution est bonne. Cependant au bout d'une heure déjà l'ennui m'a conquise pour ne plus me lâcher et je pense qu'une bonne partie du film aurait pu être tronquée sans problème pour éviter cela...
D'abord c'est le narrateur qui envoute le spectateur. Racontant l'histoire de Lucien de Rubempré (Benjamin Voisin), il en livre les arcanes usant des mots comme autant de joyaux. C'est un régal à écouter, un hommage à notre langue. Ensuite c'est une critique sévère du système politico-médiatique qui a peu évolué en deux cents ans. Etienne Lousteau (Vincent Lacoste) tire la première salve : "Mon métier, c'est d'enrichir les actionnaires du journal, et de ratisser." La voix off nous met en garde : "Un jour ou l'autre, allez savoir, un banquier entrerait au gouvernement". Bien avant les fake news popularisées par les IA de notre époque, pendant la Restauration, la presse savait déjà qu'une "Fausse information et un démenti, c'est déjà deux événements. La seule vérité qui comptait étaient les chiffres de vente du journal." Lousteau se veut lucide sur les articles de journaux : "Ce qu'on écrit n'a aucune importance, c'est oublié le jour même." Deux siècles plus tard, un post sur les réseaux sociaux dispose de trois secondes pour attirer l'attention du lecteur. Finot (Louis-Do de Lencquesaing) se fait maître d'une étrange cérémonie décadante : "Au nom de la mauvaise fois, de la fausse rumeur et de l'annonce publicitaire, je te baptise journaliste !" Enfin c'est une mise en garde contre les dangers à rechercher la gloire à tout prix. Ainsi à propos de Lucien alors que Bérénice (la pièce de Racine, interprétée par sa compagne) est faussement huée par le public (payé pour le faire) : "Allant de lumière en lumière comme un papillon, esclave des circonstances." Après sa chute, la voix off conclue : "Il allait cesser d'espérer et commencer à vivre." Belle leçon. Les costumes, les décors et les seconds rôles superbes, enjolivent le tout. Inspiré d'un roman d'Honoré de Balzac. À voir absolument.
Un excellent film tourné avant la crise sanitaire et ça se voit, il y a du budget, un scénario digne de ce nom, l'image, l'ambiance, des acteurs excellents dans leurs rôles.
Le seul rôle ou Vincent Lacoste est comme un poisson dans l'eau, Benjamin Voisin est excellent ainsi que tout le casting d'ailleurs ( Jeanne Balibar est superbe ).
Que ça fait du bien les bons films, à voir et à revoir.
Voyage dans Paris, de l’époque, restauration. La mise en scène est superbe, l’histoire est bien construite, les acteurs sont convaincants. Tout concours à faire un beau film.
16 212 abonnés
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3,5
Publiée le 15 novembre 2024
L'oeuvre la plus personnelle de Xavier Giannoli, et peut-être aussi la plus lyrique! L'histoire d'un jeune provincial ambitieux qui dèbarque à Paris pour y trouver une renommèe! Le jeune poète sans le sou dècouvrira au fur et à mesure de son ascension au sein de la haute sociètè que le monde est tout entier à plat ventre devant la loi du profit, de la corruption et de la mitraille! Dotè d'un luxueux casting, c'est le magnètique Benjamin Voisin qui est sur tous les fronts! Un Voisin cèsarisè à juste titre que Giannoli a su entourer, comme toujours de seconds rôles fouillès et incarnès avec brio par Xavier Dolan (formidable), Salomè Dewaels (prometteuse à souhait), Cècile de France en baronne protectrice et d'un Vincent Lacoste (le Cèsar du meilleur second rôle masculin aurait sans doute mieux convenu à Dolan...mais bon) en journaliste cynique qui a renoncè à presque tout! L'action y est captivante, le style souvent flamboyant et la reconstitution historique du Paris de l'èpoque, splendide! Bref, c'est maîtrisè et remarquablement bien ècrit! La promesse d'une fresque majestueuse et très foisonnante de petits dètails est tenue jusqu'au bout, des dècors aux costumes beaux comme tout en passant par les bons mots de l'histoire! Une pluie de Cèsar (dont le meilleur film) pour cette adaptation brillante des « Illusions perdues » de Balzac! Une version longue serait la bienvenue...
Ce film est grandiose. Dès les premières minutes, j'ai été totalement happé par l'énergie qui traverse chaque scène. Le rythme soutenu ne laisse aucune place à l'ennui : il est vibrant, plein de vie, et porté par des comédiens absolument magnifiques. Des décors et costumes somptueux qui renforcent encore l’immersion. C’est une véritable fresque sociale, à la fois puissante et cruelle, qui dépeint parfaitement les désillusions d'une époque. Un chef-d’œuvre à ne pas manquer !
À la lecture des critiques élogieuses des spectateurs je m'attendais à voir un véritable chef d’œuvre, or je n'ai malheureusement rien de vu de tel. Certes il y a de beaux décors, quelques scènes plutôt réussies et une bonne fin, mais le tout traîne en longueur, les acteurs s'expriment d'une manière qui fait davantage penser à l'Homme du XXIème siècle qu'à celui du XIXème et un certain nombre d'entre manquent qui plus est cruellement de charisme. spoiler: Et puis quel besoin franchement y avait-il de montrer au spectateur les parties génitales de l'acteur principal et de celle qui joue le rôle de Coralie.
PS : Si le film n'était pas aussi surcoté je lui aurais sans doute mis la moyenne..
Un film magistral ! Le défi d’adapter ce monument de Balzac et d’en faire un film passionnant de bout en bout est parfaitement réussi ! Casting superbe mention +++ pour Benjamin Voisin, Vincent Lacoste, Xavier Dolan .....et tous ! Balzac avait tout prédit de notre époque, et c’est tout l’art de Giannioli de le mettre en image, un très grand merci et BRAVO !!
Un film incroyable, porté par des acteurs incroyables à tout point de vue, en particulier Vincent Lacoste. La tâche n'était pas aisée et Gianolli la réalise à merveille. Ma seule réserve porte sur les épitaphes qui arrivent avec des énormes sabots comme des références à notre société actuelle.
Dès que l'on visionne une superproduction française – toute proportion gardée – portant sur la noblesse ou l'aristocratie d'une période ancienne, on sait déjà que les dialogues sonneront faux, et que les acteurs peineront à donner les répliques d'une manière naturelle. Ce problème peut se contourner en jouant sur l'intonation, quitte à transgresser le parlé bourgeois et pompeux de l'époque. Mais pour cela, encore faut-il savoir interpréter avec modernité des dialogues archaïques.
Illusions Perdues s'inscrit dans le registre du film d'apprentissage, où l'arriviste déconfit a les dents si longues qu'il en devient intéressant de méchanceté et d'ambition. Le monde de rapaces bourgeois dans lequel il gravite n'a cure de sa personne. Jusqu'au jour où il prend du gallon et assimile, avec un cynisme écœurant, les pratiques immorales auxquelles se livrent les critiques et journaux de l'époque : corruption, conflits d'intérêt, vengeance.
Malheureusement, le film perd de vue ses intrigues sentimentales et relationnelles pour appuyer son pamphlet contre la caste médiatique de l'époque et d'aujourd'hui, dispensant ainsi ses longs soliloques explicatifs, où le pauvre Lucien de Rubempré déchante d'abord, mais finit par se conformer aux plaisirs sardoniques de la critique négative. Dans le milieu des classes dominantes, celle-ci avait encore une valeur autrefois. Mais aujourd'hui, sans dire, de manière désabusée, que les critiques journalistiques ne sont plus lues, leur impact sur l'opinion publique est devenu tellement moindre que la pertinence de les démonter s'en voit affaiblie.
Un film intéressant, inhabituel où la voix off nous berce du début à la fin et nous emmène dans l’histoire, dans l’époque (avec son coté historique très bien retranscrit) et dans une suite de péripéties dans l’univers d’antan parisien du théâtre, de la publicité et de la cour et noblesse. 2h30 avec un rythme soutenu, avec des personnages variés dont on s’attache, avec un histoire travaillée et avec de la profondeur dans le récit et une critique forte de la publicité, du « buzz » et de la société de consommation. Critique très clair de la société actuelle mais habilement présentée dans une époque différente. Illusions perdues, illusions des espoirs d’un jeune homme, et film qui n’est pas transcendant mais pourtant travaillé et intelligent et qui mérite sa note et son succès.