Devenir une personne, telle est l’objectif de tout à chacun dans ce monde où les puissants restent puissants, il ne faut pas oublier d’où nous venons et surtout ne pas oublier qu’il nous pouvons devenir. Nous avons toujours les bonnes cartes en main, c’est à nous de bien les utiliser telle est la morale de ce film magnifique avec un Xavier Dolan incroyable un Benjamin voisins attendrissant est un Vincent Lacoste irrésistible Voir ce film C’est avoir une grande leçon de société
Très bon et beau film. Beaux décors, belle mise en scène, acteurs excellents, film d'époque où l'histoire est si actuelle. Ce genre de film fluide, que l'on aime regarder, qui nous fait voyager, réfléchir. Du cinéma avec un grand C quoi !
Je ne vais pas y aller par quatre chemins, je ne vais pas tergiverser, je ne vais pas couper les cheveux en quatre, je ne vais pas en rajouter, et si vous trouvez d'autres tournures de phrases sur le même sujet, rajoutez-les à la suite pendant que vous lisez cette critique. Le fait est clair, net et précis : "Illusions Perdues" est une merveille. Je n'ai pas lu le roman de Balzac (j'ai lu peu de choses de Balzac, presque rien en fait ; j'adore lire, mais cet auteur ne me tente pas plus que ça, curieusement) et sans doute ne le lirai-je jamais, mais si je devais le lire un jour, c'est clairement parce que ce film m'a émerveillé. Acteurs remarquables, reconstitution somptueuse, et une histoire remarquable et, au final, très moderne, très actuelle (un jeune homme talentueux se crève à tenter de le montrer à tout le monde, à réussir sa vie dans une société de l'apparence, dans un monde peuplé de requins et d'hypocrites). Le film mérite son César (ses Césars, plutôt), les deux acteurs principaux, Voisin et Lacoste, aussi. Même la durée du film (145 minutes) n'est pas un reproche à lui faire. Re-mar-quable !
Ca fait toujours plaisir de voir des films français ambitieux, loin des comédies raz-des-pâquerettes ou des drames de petits bourgeois parisiens. Bon, techniquement « Illusion Perdues » est un drame de petit bourgeois parisiens… mais c’est aussi et surtout un film d’époque, et une adaptation de Balzac ! Lucien est un jeune poète talentueux mais naïf. Fraîchement débarqué à Paris, il va se heurter à une soi-disant élite hermétique, superficielle et bourrée de codes qu’il ne maîtrise pas. Et puis il va découvrir le monde de la presse, où corruption, copinage, et magouilles sont légions. D’abord noyé, son ambition et son intelligence vont lui permettre une ascension fulgurante. « Illusions Perdues » est l’une des excellentes surprises de 2021. La forme du film frappe immédiatement par son grand soin, entre une reconstitution détaillée du Paris du 19ème siècle, et une photographie chaleureuse qui dévoile cet univers pourtant funeste. Clairement, « Barry Lyndon » mètre-étalon du film d’époque, est référencé à plusieurs reprises, à travers certaines situations, dialogues, ou même l’instrumentation classique de la BO. Tandis que la narration fait penser, dans une certaine mesure, au cinéma de Martin Scorcese (!). Entre une myriade de personnages, un rythme trépidant de bout en bout (malgré les 2h30 de métrage), un schéma d’ascension et de chute violente, une voix off, et un héros qui découvre un univers parallèle avec ses règles, on pense parfois à « Goodfellas ». Si ce n’est que la voix-off est ici très (trop ?) littéraire. Mais s’agissant d’une adaptation de Balzac, on le comprend… Balzac qui est au passage étrangement référencé également ! Notamment une scène où Gérard Depardieu, qui avait incarné l’auteur dans un téléfilm, fait une petite tirade sur les ananas, célèbre projet de plantation fumeux de Balzac. Toutefois, sans forcer sur les références, Xavier Giannoli insiste surtout sur la sinistre modernité des thématiques abordées. Fake news, presse contrôlée par de grands groupes et muselée, ou à la solde du plus offrant. Primauté de l’apparence et du commercial sur la qualité. Combines politiques en tous genres… Tout ceci ne semble pas beaucoup avoir changé en deux siècles ! Néanmoins Giannoli appuie peut-être un peu trop certains événements ou journaux modernes (« un banquier rentrerait bientôt au gouvernement » !), faisant perdre de sa finesse à l’œuvre. Enfin, si j’avoue avoir trouvé certains acteurs un peu légers par moment, l’ensemble est vraiment bon. Dont Benjamin Voisin en artiste idéaliste devenant arriviste flamboyant. Bref, une jolie surprise, et la preuve que la littérature classique reste une poule aux œufs d’or pour les scénaristes !
Sur un air romanesque, la mise en scène d'Illusions perdues est très minutieuse et soignée. Les acteurs nous emportent dans une euphorie diablement menée. Seul le scénario reste un peu lent sur certains moments...
c'est un 4- ou un 3,5+ j'ai longtemps hésité. Le film est bien réalisé, tous les acteurs sont excellents du quasi inconnu premier rôle aux très connus seconds rôles. L'histoire parlera à tout le monde, elle est autant Intemporelle que contemporaine, vouloir conquérir le monde avec ses idéaux... Petit reproche sur la longueur, 15/20 minutes auraient pu être supprimées.
On plonge littéralement dans le 19è siècle de Balzac avec des décors magnifiques. L'histoire est intéressante, car elle montre le côté véreux et cupide du milieu journalistique et littéraire de l'époque. La voix off qui commente les actions ou pensées de Lucien Rubempré ajoute un aspect philosophique, qui passe plus par l'écriture que par l'image. Elle s'avère donc efficace et bienvenue, même si on déplore parfois des commentaires quelque peu anachroniques, retranscrivant le 21ème siècle sur le 19ème...
Benjamin Voisin, au sommet de sa carrière pour le moment, nous livre une prestation d'une justesse notoire envers l'œuvre de Balzac. Soutenu par des pointures en terme d'acteurs, les décors et les jeux de lumières rendent parfaitement hommage au chef-d'œuvre littéraire initial.
Alors là j’ai été cueilli. Je n’avais pas franchement apprécié les précédents films de Xavier Giannoli que j’avais vu mais la j’ai adoré. En adaptant le roman de Balzac il signe un film qui peut paraître classique sur la forme du film d’époque (décors et costumes sont remarquables) mais d’une modernité surprenante sur le fond. Car le parallèle entre la société du Paris des lettres et du spectacle du 19e siècle et notre société actuelle est évident dans ce film. Un monde où l’apparence et la réputation sont érigées en valeur suprême. Ou la compromission personnelle s’immisce dans chacun jusqu’à annihiler sa personnalité et ses aspirations. Un monde où tout s’achète, ou tout le monde à un prix. Un monde qui présenté comme cela peut donner l’idée que c’est un film déprimant, mais « illusions perdues » est une satire très drôle et piquante où les dialogues ciselés souvent délivrés sous forme de punchlines font toujours mouche. Le casting est remarquable des premiers aux tous petits rôles. J’ai même réussi à passer outre la voix off omniprésente alors que je suis généralement rebuté par ce procédé. Un grand bravo donc pour un grand film français.
Adaptation flamboyante du roman de Balzac, un drame social d’une grande puissance romanesque qui dresse un superbe tableau des moeurs parisiennes du XIXe siècle, à travers l’ascension et la chute d’un poète de province ambitieux, porté par l’interprétation impeccable (et Césarisé) de Benjamin Voisin, accompagné par un excellent casting. Sept Césars dont celui du meilleur film.
En 2021, Xavier Giannoli adapte au cinéma le célèbre roman d'Honoré de Balzac. Un pari difficile (film d’époque, densité de l’œuvre, etc.) mais parfaitement réussi en raison de l’incroyable résonnance des sujets traités avec notre société contemporaine. Au début du XIXème siècle, un jeune provincial tente d’obtenir reconnaissance et gloire à Paris en devenant écrivain. La critique de la société divisée entre noblesse et gens du peuple et celle de la corruption de la presse contribue à rendre cette œuvre intemporelle. La mise en scène très fluide, pourtant appuyée par une voix-off, s’éloigne de l’académisme auquel on aurait pu avoir droit. Et puis que dire des excellentes prestations de Benjamin Voisin et Vincent Lacoste (obtenant respectivement le César du meilleur espoir masculin et du meilleur acteur dans un second rôle) ! Bref, une comédie humaine qui en raison de son cynisme singulier mérite amplement son César du meilleur film.
On comprend aisément pourquoi ce film a reçu tant de prix. On y rit, on y pleure. Les acteurs ne jouent pas, ils sont vrais, ce qui est prodigieux avec les textes qui pourraient faire jouer faux. Et le prodige vient de là ! On y est dans cette époque, on vit les frasques, et le monde journalistique qui rappelle les réseaux sociaux tueurs d aujourd'hui. À ne pas louper !
J n'ai pas lu le.roman de Balzac, mais ce film est superbe en tout point. La réalisation et le jeu des acteurs sont parfait pour cette histoire, je me suis laissé embarqué dans cette demande de reconnaissance de Lucien dans un monde de requin où tout va très vite. Je n'ai pas vu le temps passé.