Abou Leila
Note moyenne
3,2
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28 critiques spectateurs

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islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2020
Un bon moment de cinéma, dans des paysages de désert grandiose, avec une sorte de road movie, de deux individus au passé incertain....Le film semble une fable politique sur l'Algérie des années 1990, une époque sanglante où le crime était à chaque coin de rue, voire coin du désert....La fin du film précise ce que sont ces deux individus, et il semble que les passages les plus étranges, nous parlent de leur passé, de leur psychoses même (l'un revoit son enfance, sa mère, son père) de façon lancinante.... spoiler: Le massacre des chèvres semble en rapport avec le massacre de petites filles dans un hôtel)
...c'est un film symbolique, parfois hermétique qui possède un côté angoissant, un côté thriller, accentué par une bande son élaborée....IL parlera parfois davantage aux algériens qui ont vécu ces sinistres années politiques....Même si le film possède quelques longueurs dans sa deuxième moitié, il reste prenant d'un bout à l'autre dans une ambiance marquée et laisse beaucoup d'interprétations possibles;;..J'ai aimé
Michèle G
Michèle G

46 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2020
Un premier long-métrage réussi. Une pépite qui vient d’Algérie.

Ce film est une traversée des temps, des matières, des mondes où les rêves de l’un des protagonistes se mêlent subtilement à la réalité narrative du film dont l’action se situe en 1994, année où le terrorisme est à son apogée en Algérie.

Une traversée qui nous conduit dans le désert du sud algérien où deux hommes, dont on ne sait rien, sont à la recherche de quelqu’un, de quelque chose. Le rêve est la voie choisie pour tenter d'ouvrir et d'approcher les blessures non cicatrisées d’un réel.

Une traversée inversée du temps dont la puissance narrative est due à la subtilité d'un montage digne d’une dentelière. Une trame dont les fils nous perdent volontairement, le temps d’être mis sous pression, à ne plus savoir dans quel monde on se trouve. Mais dès que l’on s’imagine être égaré, le montage nous apporte goutte à goutte, au moment clé, des éléments qui nous éclairent. La bande son est superbement utilisée, faisant se superposer le temps de l'action à celui du passé. Ces flash-back sonores deviennent l’image manquante de ce puzzle cinématographique.

Goutte à goutte les éléments sont distillés, les frontières du réel et du rêve gommées, à clarifier dans un époustouflant crescendo les raisons de cette traversée. Un crescendo où les plans oniriques et le réel de l’action s’imbriquent, à devenir des mirages qui nous conduisent vers une incontournable réalité sans la moindre échappatoire.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2020
Algérie, années 90
Film où les clefs de compréhension, nous manquent parfois.
Elles nous sont émiettées une à une, mais on risque aussi de rester au bord de la route…
Les images, particulièrement dans le Hoggar (?), sont superbes !

Cette parabole où les scènes de sauvagerie, évoquent sans doute les années sombres de l’Algérie, 20 ans après l'indépendance (front islamiste et armée);
Le film d’une grande beauté m’a semblé difficile à notre compréhension
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2020
Magnifique mise en scène du cauchemar que constitua la décennie dite noire de l'Algérie.
Le travail sur le son est remarquable, avec des changements de phase réalité versus "cauchemar" allant crescendo, arrivant sur la fin à ne plus distinguer l'un de l'autre.
Petit bémol : le film aurait mérité à être un poil plus court, avec quelques scènes un peu plus condensé pour atteindre l'allégorie de la violence comme on peut le voir dans le cinéma de… David Lynch !
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2020
Ce premier film signé Amin Sidi-Boumedine est une bombe sans mauvais jeu de mots Il y est question de l’Algérie des années quatre-vingt-dix, au moment de la guerre civile. Mais la manière d’évoquer cette époque est explosive, à l’opposé des narrations classiques du genre . Elle se confine quasiment dans un espace désertique où deux hommes loin d’Alger disent rechercher un terroriste. Un prétexte pour l’un conscient de la vacuité de la mission, une obsession pour son camarade persuadé que l’homme se trouve dans les parages. Dans sa confusion mentale de plus en plus évidente, il va se perdre et perdre la propre histoire qui nourrissait son mal de vivre. C’est raconté par ellipses, énigmes et beauté ,à la manière d’un conte philosophique. La confusion inhérente au mode opératoire du réalisateur laisse toujours avec assez de marge pour imaginer des contours moins abstraits. Il y a d’ailleurs quelques scènes assez cruelles, puisées dans le cauchemar du héros, où la réalité se fracasse contre les hallucinations et les mirages du héros. Le spectateur s’y perd un peu mais la fascination l’emporte sur les délires des protagonistes. Lyes Salem et Slimane Benouari aussi insaisissables qu’énigmatiques , parfaits !
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2020
Imaginez David Lynch évoquant la décennie noire de l'Algérie. Abou Leila, premier long-métrage d'Amin Sidi-Boumédiène, ressemble un peu à la vision que l'on pourrait imaginer de la part du cinéaste américain. Mais Abou Leila n'est pas qu'un film où les limites entre la réalité et la fiction s'estompent peu à peu, c'est aussi un road-movie, un thriller psychologique, un film politique, un western et même ... un Buddy Movie. Le film fonctionne surtout de manière allégorique et métaphorique, réincarnant la folie et la sauvagerie de tout un pays, durant les années 90, dans l'esprit malade d'un homme qui a trop vu d'horreurs pour ne pas en perdre la raison. Le propos est sacrément ambitieux mais le pari est spectaculairement tenu, nonobstant une longueur peut-être excessive du métrage, bien que peu de scènes paraissent véritablement inutiles. Porté par une mise en scène brillante et les paysages somptueux du Sahara, le film s'enfonce toujours plus au sud, là où les cauchemars et les hallucinations ont de l'espace pour s'exprimer, jusqu'à faire se rejoindre animalité et humanité dans plusieurs scènes choquantes et remarquables par leur intensité. Amin Sidi-Boumédiène est scénariste mais aussi monteur, et très talentueux en ce dernier domaine, gardant au film, malgré ces changements de direction incessants, une fluidité sidérante. S'y ajoute une direction d'acteurs parfaite, permettant au déjà connu et charismatique Lyes Salem (également réalisateur) et à l'inconnu Slimani Benouari de montrer leur palette étendue de comédiens. Avec ce film, Amin Sidi-Boumédiène souhaitait également remettre en question la masculinité algérienne et montrer la fragilité des hommes. Mais ce n'est que l'une des innombrables facettes d'Abou Leila, d'une richesse thématique inépuisable.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juillet 2020
Une atmosphère oppressante, des séquences oniriques impressionnantes et une mise en scène maîtrisée. Un film difficile à tous les niveaux mais fascinant.
Domnique T
Domnique T

80 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juillet 2020
Un choc ! Aux heures sombres de l'Algérie des années 90, un assassinat maladroit en pleine rue donne le départ à un scénario ... disparate. Puis prend place un "road-movie" qui nous mène vers le sud algérien. Assez rapidement, une intrigue policière fait surface. Mais là n'est pas l’intérêt du film. Les deux protagonistes tissent la toile improbable d'une histoire folle où la santé mentale de l'un d'eux est prise à défaut. De cauchemars en délires, de scènes réalistes en scènes oniriques on explore les failles et les cicatrices causées par le terrorisme. L'un reste rationnel, l'autre perd la raison dans les conséquences post-traumatiques de son vécu douloureux. Évocation touchante d'une nation dont on peut se demander pourquoi elle fût atteinte par une folie meurtrière. Le désert sert magnifiquement cette parabole irréelle sur les cicatrices mentales, sur les capacités de chacun à résister psychiquement à la folie meurtrière, à la mort brutale. Sans certaines longueurs, j'aurais mis cinq étoiles !
Alissa P.
Alissa P.

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juillet 2020
J'ai apprécié l'étrangeté de ces hommes que la caméra nous permet de suivre de près dans ce voyage au cœur du traumatisme mais la dernière partie du film m'a semblé longue, trop explicite : lourde. Pour moi l'idéal aurait été que le film s'achève après la dernière nuit d'hôtel.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 juillet 2020
Savant mélange de genres entre road movie et thriller psychologique, ce film frappe avant tout par son esthétique travaillé. Si le décor (le Sahara, en grande partie) offre un cadre merveilleux, les plans sont magnifiques et la caméra joue un rôle à part entière dans le déroulement de l'intrigue. Un véritable bijou pour les fans du genre, avec un casting bien senti, révélant notamment un Slimane Benouari qui joue parfaitement son personnage. A voir absolument!
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juillet 2020
“Abou Leila” est un thriller policier qui se déroule dans l’Algérie de 1994. On y voit deux amis d’enfance traverser tout le désert à la recherche d’un dangereux criminel. Mais comment trouver quelqu’un dans l’immensité ? La santé mentale vacillante de l’un le pousse pourtant dans sa quête et le second cherche surtout à éloigner son ami de la capitale. Entre fausses pistes et paranoïa, “Abou Leila” s’avère surtout un polar psychologique. Mais pour ne jamais tuer la patience du spectateur dans ce long silence ensoleillé, Amin Sidi-Boumedine n’hésite pas à placer des séquences chocs et violentes. Dans ce grand cauchemar, “Abou Leila” est aussi la belle histoire d’amitié de deux âmes fatiguées.
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tostaki
tostaki

4 abonnés 57 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 janvier 2020
Film difficile et plutôt violent à ne pas mettre sous n’importe quelle pupille. Les images du désert sont somptueuses et contrastent avec la folie de l’homme qui perd pied. Une ambiance aride et suffocante, sanglante, dérangeante.

A la sortie du film, le désamour. Quelques jours après, je n'en suis plus si sûr.
Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 433 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 janvier 2020
Fascinant et hallucinant dans ses visions imaginaires, cultivant l’ambivalence de bout en bout, le film s’affaiblit quand il puise trop longuement dans le film d’horreur. Cette distance est à la base de l’écriture du film, qui empêche toute identification aux personnages dans cette esthétique sophistiquée : ils représentent le doute et la désespérance qui s’impose à cette époque pour ne plus lâcher le pays. (Africultures)
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