Une histoire d'amour et de désir
Note moyenne
3,8
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89 critiques spectateurs

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romain p.
romain p.

11 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 septembre 2021
Les thèmes du vin, de la bonne chère, de l'érotisme, des femmes, sont très présents dans la littérature arabe (et persane) d'il y a quelques siècles (voire plus récemment en Iran d'avant la révolution islamique), ce qui semble souvent incongru au vu de la situation et des moeurs dans ces régions du monde. Comme le dit d'ailleurs un personnage algérien déclassé depuis son arrivée en France : "c'était la belle époque". Le film s'aventure sur ce terrain glissant avec une intelligence et une grâce qui laissent pantois. Il se hasarde à mêler cette dérive sociale et de contrôle des moeurs sexuelles de la jeunesse, y compris avec les émigrés établis en France, avec d'autres thèmes très contemporains sur le contrôle social, le racisme, le déracinement des deuxième ou troisième génération d'immigrés. L'habileté, la justesse et la délicatesse avec lesquelles la réalisatrice mène son histoire, portée par une mise en scène sobre mais plus complexe qu'il n'y paraît, sans effets superflus, sont bluffants. Un thème passionnant et traité avec le talent qu'il méritait. On ne boude pas son plaisir !
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 septembre 2021
C'est sans doute le plus beau film de la rentrée : tout en langueur, en patiences, en désir, et en érotisme.
yeepee
yeepee

26 abonnés 61 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 septembre 2021
Un film qui sera très utile pour les garçons d'origine maghrébine de 10 à 20 ans. 5 étoiles pour ces spectateurs-là, sans aucun doute! On se dit que la réalisatrice a puisé dans son expérience et peut-être aussi ses regrets... Pour des spectateurs plus âgés en revanche, cela pourra sembler lent et très très très scolaire.. J'écris cette critique depuis la salle de l'UGC où je suis en train de mater ce film, on est que 2 (je suis au fond) et je peux suivre d'un œil discret sans que cela ne m'importune vraiment.. Donc un film gentil bien propre sur lui qui aurait fait un parfait téléfilm, mais pas le film de l'année non plus, trop démonstratif et explicatif pour cela.
Marlow
Marlow

4 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 septembre 2021
Magnifique film sur l'éveil à l'amour et au désir d'un jeune homme, sujet rarement vu au cinéma et traité ici de manière très subtile et délicate. Le film est rempli de sensualité, celle des corps et des mots. Les acteurs principaux et secondaires sont superbes.
Kemal Becer
Kemal Becer

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 novembre 2021
C’est le film le Plus nul de l’histoire!!!! Je me suis forcé a regarder jusqu’à la fin mais la torture était beaucoup trop forte je m’en excuse… Je souhaite même pas à mon pire ennemi de regarder ce film sans scénario, sans rythme sans ambiance… Même si on me paye pour aller voir ce film je le ferais pas!!!
Insp. Harry Callahan
Insp. Harry Callahan

7 abonnés 54 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 septembre 2021
Un film un peu Rohmerian sauf les marivaudages tournent autour de culture et Littérature arabe .
Une littérature très riche dont son peuple ne s’accapare pas et n’en est pas fier.
Dans une scène, un jeune arabe converse de l’érotisme dans la littérature arabe. Son ami lui répond « ce n’est pas notre culture, ça » et il lui demande de sortir de chez lui.
Tout le film est centré sur cette frustration. Une référence.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 septembre 2021
Ce film a été reconnu et apprécié dans les festivals. Alors qui suis-je ici pour faire la fine bouche ? Eh bien, un spectateur lambda. Avant moi, les notes d’une et deux étoiles n’ont été assorties d’aucun commentaire. Comme s’il n’y avait rien à dire ? Alors qu’y a-t-il dans ce film ? Le joli minois de Zbeida Belharjamor dans le rôle d’une étudiante en littérature arrivée de Tunis « qui n’est pas le bled » et où « tout le monde parle français », maîtrisant par contre parfaitement en parallèle la culture et l’écriture arabe. Une « bourge » pour son camarade de fac, français de souche algérienne, qui lui ne connait pas la langue de ses géniteurs. Il interrogera d’ailleurs son père à ce sujet. Lequel lui répondra que « ça ne lui aurait servi à rien ». Gêné par ce qu’il découvre de cette culture, il va rester coincé dans des interdits face à la jolie Farah. Oui et alors ? Comment tout ça va se décanter ? De manière soporifique. Le sujet et le thème sont là mais l’abord hautement littéraire prive le spectateur d’actions et d’interactions. Même pas la petite morale ou leçon qui signe souvent ce type de réalisation. Le scénario d’un film, ce n’est pourtant pas un livre ! L’immersion n’est pas la même.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 septembre 2021
Avec un titre pareil, on s'attendrait à une romance à la française avec son flot insipide de belles paroles. En réalité, "Une histoire d'amour et de désir" fait rencontrer deux destins dans l'univers feutré de l'université de lettres de la Sorbonne, à savoir un jeune-homme des cités normalement promu à une certaine forme d'exclusion, et une jeune tunisienne normalement victime de la pauvreté et de l'errance des migrants. En fait, le film prend le contre-pied de tous nos pires stéréotypes et s'invite dans le cœur de ces deux jeunes-gens, à travers un cours de littérature comparée où il est question de l'impertinence érotique de poèmes anciens arabes.

Rarement, on n'aura vu au cinéma un scénario aussi bien écrit. Les mots coulent dans une poésie profonde mais jamais orgueilleuse. Le récit cherche à comprendre dans ces deux personnages sensibles, les empêchements culturels qui les tiennent à distance l'un de l'autre. La réalisatrice réécrit le mythe souvent vu au cinéma des amours impossibles, mais cette fois par le filtre de la culture lettrée et sociologique du Maghreb. Les deux comédiens s'adonnent avec beaucoup de délicatesse et de pudeur dans la psychologie de ces personnages, confrontés à l'imaginaire de leur culture, la difficulté à trouver leur place dans une société à la fois française et arabe. La famille d'Ahmed est magnifique dans les traits notamment d'un père de famille qui a du renoncer à sa carrière intellectuelle et se soumettre aux besoins de main d’œuvre de la France.

"Une histoire d'amour et de désir" est un véritable enchantement. On se perd avec délectation dans cette éducation sentimentale où pour une fois, les banlieues sont présentées de façon ouverte et généreuse. Pour autant, le récit ne cède pas à la facilité ou à la mièvrerie. Au contraire, la mise en scène choisit la complexité pour donner chair à ces deux êtres beaux et amoureux.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2021
Bravo, la jeune Bouzid nous livre une histoire tout en retenue et délicatesse, mais sur un thème rarement exploré et pour cause…. Les relations amoureuses fille-garçon dans un contexte maghrébin. Il faut un certain culot, pour aller rechercher des textes arabes érotiques du XIIè, et envisager même une version moderne de l'amour courtois. Sauf que les filles elles ont changé! On retrouve également plusieurs thèmes secondaires, plus habituels: la pression du quand dira-ton dans les cités, la famille faussement intégrée, la prof de fac pétrie de culture, mais si lointaine de ses étudiants. Le ballet de Farah autour de Ahmed fait sens, le dénouement n'a rien d'exceptionnel, mais tout de même, ce long métrage, très honnêtement joué, nous aura emmené sur des terres inconnues. Cinéma - septembre 2021
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juillet 2023
Ce qui fait l'intérêt de ce film, c'est l'approche culturelle de l'amour pour Ahmed, étudiant boursier, d'origine algérienne. Il s'éprend d'une camarade de fac, tunisienne, tout en ayant peur de céder à son désir. Avec beaucoup de sensibilité, la réalisatrice nous montre son évolution psychique, sa vie dans sa famille, dans la cité et dans ses cours, à la Sorbonne.
Charles-Antoine Bertaux
Charles-Antoine Bertaux

66 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2021
Bravo Sami Outalbali (que j'ai découvert dans Sex Education et que j'ai hâte de retrouver dans Novembre sur le 13 novembre 2015) et Zbeida Belhajamor, LA révélation de 2021 à mes yeux ! Magnifique chronique étudiante, contée au cœur de Paris et de la Sorbonne, sur le désir et l'Amour ❤️
chloé V.
chloé V.

146 abonnés 254 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2022
Il y a un vrai sujet, rare au cinéma, et une cinématographie indéniable. La sensualité, c'est le sujet, est partout dans les images. Le film est moderne et je ne l'ai jamais vu ailleurs. Le seul "bémol" réside dans ses deux jeunes interprètes qui portent le film mais qui semblent encore un peu trop verts pour habiter pleinement les strates qu'on sent au scénario.
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 251 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2021
Second film de la realisatrice tunisienne: pari audacieux d'une histoire de desirs entre une jeune Tunisienne, fraichement debarquée à Paris pour ses etudes et un jeune franco-algerien, né en France ne parlant pas l' arabe. Depassant les clichés " banlieusards" on est captivés par les rapports ambigus que ces 2 personnages entretiennent. Belle reussite, belle interpretation. Beau film.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2021
Ahmed, 18 ans, est français d’origine algérienne. Il a grandi en banlieue parisienne. Sur les bancs de la fac, il rencontre Farah, une jeune Tunisienne pleine d’énergie fraîchement débarquée de Tunis.

C’est la seconde réalisation de Leyla Bouzid qui en a aussi écrit le scénario.

Drame Français sortie dans l’ombre d’un Marvel et d’une comédie avec Kad Merad, Une histoire d'amour et de désir a des qualités indéniables mais malheureusement reste seulement pas mal.

Il est clair et net qu’Une histoire d'amour et de désir se démarque des autres films dans le genre par son traitement bien particulier de sa thématique principale. On va parler ici de désir aussi bien d’un point de vue amoureux mais aussi charnel. J’ai apprécié que pour une fois on ne tombe pas tête la première dans le graveleux en se contentant de symboliser cela par des scènes de sexe à gogo sans aucun fond. La réalisatrice a pris l’option de joueur sur le côté poétique et le non-dit afin de symboliser cela. Que ce soit une parole douce, ou un regard perdu, on va beaucoup mieux ressentir l’excitation des personnages que en fonçant dans le tas.

Pour cela, le film va beaucoup tourner autour de littérature arabe du XIIème siècle. Celle-ci est totalement méconnu en France et à ma plus grande surprise, elle contient de l’érotisme. On va donc bousculer les idées reçus. Cette prise à contre pieds va être symbolique du personnage de Ahmed. Ce jeune homme ne connait pas grand-chose à la culture de ses parents, et pensait qu’il allait apprendre des notions aussi prudes que ce dernier est mal à l’aise avec le sexe Au lieu de cela, cet étudiant qui n’a encore jamais connu de relation physique, va être déstabilisé va à ces textes.

C’est ce fameux Ahmed qui va plomber totalement ce drame. En effet, j’ai trouvé ce personnage extrêmement mal écrit. Ce qui est dommage et ressort encore plus quand tout le reste est réussi. Cependant, à lui seul il plombe tout. Alors que la thématique est traitée de manière fine, ce protagoniste va être très caricatural. Il ne fait que les mauvais choix et ça en est parfois presque ridicule et agaçant. On savait que si une situation se présentait à lui, forcément il aurait la mauvaise réaction. Pourtant, on se doute qu’étant étudiant à la Sorbonne, il devrait avoir assez de jugeotte pour prendre quelques bonnes décisions. Que ce soit en amour mais aussi socialement quand va s'opposer son ancienne vie dans son quartier et sa nouvelle sur Paris.

Le plus étonnant est que les autres personnages sont vraiment réussis. Je pense notamment à Farah joué par Zbeida Belhajamor. Celle-ci va envouter Ahmed par sa beauté et sa douceur. Sa construction est intéréssante car même si elle aussi est magrébine, elle ne va pas avoir le même schéma intellectuel que Ahmed. Une bonne manière de montrer la pluralité des pensés. J’ai aussi beaucoup aimé l’apport de Samir Elhakim dans le rôle du père. A première vue on pourrait penser qu’il va être inactif dans le récit, mais finalement il a une grande profondeur. Enfin je tenais à saluer le jeune Diong-Keba Tacu qui met de bien belle manière sa pierre à l’édifice avec de bonnes apparition, à l’image sa prestation dans FRAGILE (2021).
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mai 2022
Avec son deuxième long-métrage, Leyla Bouzid livre en 2021 une comédie sentimentale sensible. Elle prend le parti de décortiquer les affres de l’amour du point de vue d’un jeune homme. Cette originalité est assortie d’une analyse convaincante sur la fragilité masculine, le désir charnel, le respect des traditions religieuses, l’intégration de la communauté maghrébine en France, la littérature érotique arabe, etc... Cela offre une réflexion riche et dense simplement aseptisée par un rythme très scolaire. Bref, un film subtil dont on aurait apprécié plus d’explosivité.
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