Derniers Avis : Une histoire d'amour et de désir - Page 3
Une histoire d'amour et de désir
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chloé V.
146 abonnés
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3,0
Publiée le 18 mars 2022
Il y a un vrai sujet, rare au cinéma, et une cinématographie indéniable. La sensualité, c'est le sujet, est partout dans les images. Le film est moderne et je ne l'ai jamais vu ailleurs. Le seul "bémol" réside dans ses deux jeunes interprètes qui portent le film mais qui semblent encore un peu trop verts pour habiter pleinement les strates qu'on sent au scénario.
Film poétique qui nous compte les premiers temps d’un amour naissant entre deux personnes de culture arabe. On y ressent la patience, les regards des premiers temps de deux êtres qui se découvrent. Un film qui donne envie d’aimer, de rencontrer malgré les difficultés de notre société. Bravo à Zbeida Belhajamor alias Farah pour son rôle qu'elle tient à merveille. Un de mes films préférés.
Une lecture se voulant pudique, pâlement interdite, entre deux personnages dont la culture les emprisonne dans un rôle dont au final ils ne détachent pas. Un grand jeu d'écriture, pour ne pas écrire grandiloquent, pour un récit sans aspérités aux émotions surjouées.
Un film sans inspiration aucune qui frise l'encephalogramme plat, dans lequel Leyla Bouzid se contente d'enchainer des scènes creuses et totalement amorphes, à l'image de son personnage principal qu'on a juste envie de secouer.
Première partie : le désir fantasmé est peut-être + fort que le réel charnel. Dans la cité il est à part car il n'a pas sa collection de meufs. "L'amour pur doit-il être consommé?" : tout le film est là, caricaturant le dilemme cérébral d'un étudiant beur algérien de la Sorbonne. Et la confusion mélange les racines, les peurs de s'engager, les peurs d'être conforme,... Deuxième partie : se résume à une étreinte... Trop confus désolé!
Original, voire audacieux, le thème de l’amour entre un algérien et une tunisienne vivant en France, confronté aux écrits très anciens de leurs ancêtres. Une poésie arabe, où le plaisir et la jouissance s’offrent des vers libres et engagés. Ce que découvre stupéfait Ahmed qui vit cette exploration au cours de ses études universitaires où il rencontre Farah et ses premiers émois amoureux. Lui très réservé, elle en pleine indépendance, épanouie, le chaud et le froid, les extrêmes qui s’attirent, joliment filmés par une réalisatrice qui dans ses thèmes conjugués rejoint l’éternel sujet de l’intégration pour ces jeunes exilés, nés en France. A ce titre, le rôle du père d’Ahmed est capital dans cette résolution à survivre ailleurs, lui l’ancien journaliste qui désormais dans l’exil, n’est plus rien du tout … Le clin d’œil politique simplement dans le cadre, sans excès, mais tellement expressif. Assez à l’image de ce film déroutant … AVIS BONUS L’extrait d’un concert de Ghalia Benali, un commentaire éclairé de la réalisatrice, un court-métrage, du beau travail Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Ahmed, 18 ans, français d’origine algérienne, rencontre Farah, une jeune Tunisienne fraîchement débarquée de Tunis. Les deux étudiants qui aiment les proses de la littérature s’aiment. Alors que l’une veut savourer la passion charnelle, l’autre se perd dans sa retenue. Entre approches et esquives, les deux êtres s’attirent et s’éloignent au fur-et-à-mesure que leurs cultures leurs imposent les codes de l’amour. Si on relève le charisme de ces deux êtres, la sensualité est si sobre qu’il s’en dégage une œuvre finalement bien sage. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Un désir et un corps (masculin) entravés par les contraintes sociales, culturelles et religieuses mais libérés par la lecture de la poésie érotique de l’âge d’or de la civilisation arabe du XVe siècle (Le jardin parfumé) dont le film constitue un très bel hommage. Apologie de la fusion de l’amour et de la sensualité dans une mise en scène delicate et touchante. Les deux jeunes acteurs, dont Sali Outalbali de Sex éducation, sont superbes. La musique de Lucas Gaudin est très originale et contribue au climat sensuel de ce film littéraire et solaire. Une belle découverte. Grand Prix au festival d’Angoulême.
Beau film sur les errements d'un amour de jeunesse dans un contexte multi-culturel parfois problématique (Maghreb, Sorbonne)... Mais au vu du synopsis j'aurais attendu des liens moins superficiels avec les textes littéraires évoqués/cités, tout cela est touchant mais manque un peu d'audace, et ironiquement le film se conclue par un scène d'amour des plus convenues... Pardonnons à la jeune réalisatrice dont c'est le premier long-métrage, et restons curieux de ses futures productions.
C’est le film le Plus nul de l’histoire!!!! Je me suis forcé a regarder jusqu’à la fin mais la torture était beaucoup trop forte je m’en excuse… Je souhaite même pas à mon pire ennemi de regarder ce film sans scénario, sans rythme sans ambiance… Même si on me paye pour aller voir ce film je le ferais pas!!!
Subjuguée dès la première image. Ce film est d'une délicatesse incroyable, filmé admirablement bien, sur fond de poésie orientale. Tous les acteurs jouent juste. Il aborde en filigrane des sujets de société, mais sans aucun jugement, car ce n'est pas le propos du film.
Très sensible et sensuel, joliment filmé autour de personnages attachants et convaincants. Film plus riche qu'il n'y paraît. Le film nous montre Ahmed, un jeune franco-algérien de la 2ème génération coincé dans sa première relation amoureuse charnelle face à Farah, une étudiante à la Sorbonne juste arrivée de Tunisie. Les textes érotiques de la littérature classique arabe qu'ils ont à étudier éveillent chez elle Farah une gourmandise amusée mais chez Ahmed une gène et un trouble obsédant. La plupart des commentaires faits sur le film s'arrêtent à cette opposition culturelle : Leyla Bouzid voudrait montrer qu'une fille élevée en Tunisie serait plus facilement mature et plus décomplexée qu'un jeune de la 2ème génération... Cette interprétation n'est pas, à mon sens, conforme au récit. De plus, elle passe à côté d'une belle partie du message du film. Tout d'abord, Farah est seule à Paris, et en tire nécessairement une grande liberté de penser , notamment parce qu'elle n'a aucun compte à rendre le soir quand elle rentre dans son studio. D'autre part, le trouble, la fragilité et le doute que les garçons ressentent avant le premier passage à l'acte est universel (peut-être les indiens piripkura en étaient-ils indemnes ? ), et ne relève pas d'un trait culturel... La trame essentielle de cette histoire me semble viser les obstacles que rencontre un garçon comme Ahmed pour sortir de la trajectoire découlant de ses origines et du quartier où il vit. Son choix de faire des études de littérature arabe à la Sorbonne est un premier pas en dehors du "chemin tout tracé" ; sa rencontre avec Farah lui révèle aussi, au plan culturel, une autre vision d'une partie ignorée de "son monde" arabe. La banlieue dans laquelle il vit n'est pas violente, mais ses copains, même sympas, sont des boulets dès qu'il veut, un tant soit peu, vivre autrement. Son cousin, en fait son alter ego resté "conforme" s'insurge violemment quand Ahmed lui demande s'il n'a jamais envisagé de "faire autre chose" : à ses yeux, en envisageant "une autre voie", Ahmed nie l'intérêt de la vie qu'il ... n'a pas choisie. Vu à VISIONS D'AFRIQUE 2021
6 ans après "A peine j'ouvre les yeux", un premier long métrage au sujet intéressant mais qui était loin de convaincre, 3 ans après avoir participé à l'écriture du scénario de "Vent du nord" de Walid Mattar, la réalisatrice franco-tunisienne Leyla Bouzid affiche d'énormes progrès avec l'excellent "Une histoire d'amour et de désir", l'histoire d'une rencontre dans une fac de lettres parisienne entre Ahmed, un jeune homme aux origines algériennes, très coincé sentimentalement et sexuellement, et Farah, une étudiante très libérée venue de Tunisie. Remarquablement interprété par Sami Outalbali et Zbeida Belhajamor, ce film montre aussi que les qualités montrées par Aurélia Petit dans son rôle de prof de fac devraient faire d'elle une comédienne beaucoup plus présente sur les écrans.