Difficile pour Virginie de concilier sa vie d’agricultrice avec celle de mère célibataire. Pour sauver sa ferme de la faillite, elle se lance à corps perdu dans le business des sauterelles comestibles.
C'est une réalisation de Just Philippot qui a écrit le scénario avec Franck Victor. Le film fait partie de la Sélection Semaine de la Critique Cannes 2020.
Le cinéma Français montre encore une fois qu'il est complet avec cette fois du fantastique axé sur la thématique peu habituelle des sauterelles. J'ai passé un très bon moment devant ce film atypique.
C'est donc avec son style bien particulier que cette œuvre m'a séduite. L'histoire autour de ce concept des sauterelles est bien pensée. Avoir choisi ce point est malin car avec l'évolution alimentaire, ce type d'exploitation va surement se multiplier. La fiction pourrait-elle devenir un jour réalité ? J'aime le fait de surfer sur ce type de vague, d'autant plus que la manière réaliste dont est fait ce drame fantastique, permet d'augmenter la saveur.
Le récit prend le temps de s'installer pour qu'on s'attache aux protagonistes, puis de donner une vraie valeur aux sauterelles. Elles vont devenir un personnage à part entière.
La tension va donc se faire présente avec la tournure des évènements. On sait que Virginie a franchi la ligne rouge, et que forcément cela va mal finir. Quel va être le point de rupture et comment cette situation va se retourner contre elle. On attend ce moment tout en se délectant de la montée en puissance de l'histoire.
Cette mayonnaise va prendre superbement grâce à une grande Suliane Brahim. L'actrice de la Comédie-Française signe avec brio sa première tête d'affiche au cinéma. Elle est accompagnée de Sofian Khammes que j'adore. Il ajoute la pointe de caractère nécessaire au film pour relever le niveau. En effet, en termes de psychologie des personnages, on reste souvent à la surface.
Histoire d'obsession et de sauterelles, un film à mi-chemin entre le drame familial/social (un peu classique dans son traitement) et l'horreur à la Cronenberg (très prenant).
Une œuvre sensorielle et viscérale, et un nouveau film de genre français osé et inspiré.
Il est certain qu'avec Grave, sorti en mars en 2017, présenté d'abord à la prestigieuse Semaine de la Critique, Julie Ducournau a plus que contribué à changer en France l'image du film de "genre", devenant comme par enchantement soluble dans le cinéma d'auteur. Également choisi par la Semaine de la Critique, cette année, La nuée de Just Philipot, sur un sujet fort différent mais tout aussi organique, vient enfoncer le clou avec bonheur. L'histoire d'une éleveuse de sauterelles, de plus en plus obsédée par sa tâche et ses rendements, se nourrit dans un premier temps de réalisme avant d'aborder des zones bien plus grises avec une maîtrise assez confondante dans la gradation de l'épouvante. On peut évidemment penser à une version moderne des Oiseaux d'Hitchcock mais La nuée va bien plus loin dans l'effroi avec la description du comportement psychotique de son héroïne. Un soin particulier a été apporté aux effets sonores et il est impossible de ne pas frissonner quand stridulent les sauterelles. Comme Julie Ducournau, Just Philippot n'a pas peur de pousser le bouchon trop loin et cet amour de l'excès, certes plus narratif que graphique, ce qui éloigne les deux œuvres des gialli, fait plaisir à voir dans un cinéma français dont l'audace n'est pas la vertu première. Pensionnaire de la Comédie française, Suliane Brahim avait peu joué pour le cinéma jusqu'à maintenant. Dans La nuée, c'est peu de dire qu'elle est époustouflante de bout en bout.
Maîtrisé de bout en bout Just Philippot nous offre un drame social se transformant peu à peu en horreur pure et cela de main de maître ! Les acteurs sont bien dirigés, la photographie est soignée, l'ambiance est présente et cela jusqu'au final terrifiant !
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1,5
Publiée le 21 août 2021
Une femme nourrit de son propre sang des insectes qui deviennent rapidement des tueurs assoiffés de sang. Cette idée semble intéressante sur le papier mais il ne s'agit que des vingt minutes réelles du film. Le reste de l'histoire est un drame familial inintéressant et en plus inutilement long. Malgré sa durée on n'apprend pas à connaître les personnages et on ne s'intéresse à aucun d'entre eux. On a l'impression que quelqu'un a écrit un drame qui se déroule dans une ferme mais qu'il s'est ensuite rendu compte que c'était ennuyeux et qu'il a ajouté un élément insecte tueur assoiffé de sang qui n'est pas du tout adapté a l'histoire. Ce film échoue à la fois en tant que drame et dans ses éléments de film d'horreur. Les effets spéciaux et le travail de la caméra sont les parties les plus réussies du film. Je lui donne une étoile et demi uniquement parce qu'il m'a gardé devant l'écran au point de vouloir savoir ce qui allait se passer dans cette histoire si stupide...
Après m'être endormie 3 fois, j'ai tant bien que mal à finir ce film avec l'espoir que ça atteigne la note de AlloCiné. J'ai pas compris. On s'ennuie à dormir, c'est glauque et malaisant plus qu'un film d'horreur, les scènes s'enchaînent sans cohérence, bref, je n'ai pas du tout aimé. Cependant le jeu d'acteur est bien, surtout les enfants.
L'un des meilleurs films d'horreur de 2021. Just Philippot signe son premier long métrage et mec en impose déjà. La réalisation est géniale la photographie aussi. L'histoire est simple mais est très sérieuse, les personnages sont donc attachants et bien développés. Un tour de force !
En deux mots: long et ennuyeux. Voilà à quoi vous attendre : spoiler: des sauterelles mangent des humains c'est tout, n'attendez pas plus de ce film, passez votre chemin si vous voulez un bon film d'horreur.
L'idée était bonne de voir des sauterelles être au cœur d'un film fantastique mais c'est sans compter sur l'absence totale d'originalité de l'intrigue. Les sauterelles muent, boivent du sang, font du bruit mais cela s'arrête là. La nuée n'arrive jamais même si les acteurs arrivent à se dépêtrer pas mai de ce beau gâchis. La scène finale est ridicule. À éviter !
La Nuée est un film de genre très réussi. Le métrage mélange les styles : drame social, critique écologique, ressorts horrifiques, critique du système alimentaire moderne, avec une pointe de fantastique mystique ; le tout avec une certaine maîtrise.
"La Nuée " drame fantastique récompensé au dernier festival de Gérardmer est un film original. En effet l'histoire nous décrit d'une manière réaliste et âpre le quotidien d'une mère de famille qui pour sauver son exploitation décide de se lancer dans l'élevage de sauterelles comestibles peu à peu celle-ci va basculer dans la folie et l'horreur, le réalisateur dénonce avant tout le quotidien difficile des agriculteurs et de la société de consommation dans un film pertinent mais qui manque de force par moments. A noter la belle performance du duo actrices Suliane Brahim et Marie Narbonne .
Un film français dans toute sa splendeur ! Le scénario ne tient que sur 3 lignes mais ils ont malgré tout réussi à faire durer le film 1h40 en casant des scénettes de la vie courante et des amourettes déjà vu et revu un nombre de fois incalculables. Tout ça bien sûr n'a aucun intérêt dans l'intrigue, comme la plupart des dialogues qui en prime sont assez vulgaires (histoire d'enfoncer le film dans la médiocrité).
Film nul 1h30 à s'ennuyer. Une fin encore plus nul. Je ne vois pas où est le fantastique. Des bruits de sauterelles qui vous prennent la tête. Bref nul
film vraiment formidable,je le conseille vivement. l'histoire est très bien écrite,les acteurs sont très bon. je dois avouer que j'ai eu peur de la proximité que l'actrice avait avec ces insectes.