Un film de genre , plutôt réussi, mais très gore , Il faut aimer le style . Une réalisation sobre et efficace, . Les acteurs sont très bons , surtout l'actrice principale. Le scénario est bien construit et nous mène à l'horreur par des chemins détournés , comme c'est le cas dans ce genre de film. Mais cela reste très glauque, avec ces pauvres petites sauterelles qui deviennent très méchantes.
Une sorte de croisement original entre le drame social et le conte horrifique. Le film est plutôt anxiogène mais ne dépasse malheureusement pas le stade de l'anecdotique... La faute à un manque de moyens et à quelques maladresses.
C’est toujours un plaisir de voir un cinéaste français tenter de se lancer dans le cinéma de genre. L’essai de Just Philippot est donc à saluer même s’il n’est pas pleinement convaincant. Justement parce qu’il n’assume pas totalement sa dimension fantastique et reste, comme n’importe quel drame familial à la française, trop centré sur ses personnages principaux. Il ne s’ouvre jamais à l’extérieur de la ferme et ce qu’il s’y produit n’a aucune conséquence en dehors de l’environnement immédiat.
Un film de genre français à l'intrigue originale que l'on peut scinder en 2 parties distinctes. La mise en place d'une part est très longue et bien peu palpitante avec une mise en scène mollassonne et des tranches de vie qui ne passionnent guère. La suite est bien plus intéressante avec des images qui commencent à marquer et des scènes sympathiques filmées de fort belle manière jusqu'à un final qui s'emballe enfin. Il y a une corrélation certaine avec le monde agricole actuel, pas de tout repos et c'est un euphémisme et puis dans l'ensemble c'est plutôt bien joué, on passe donc un moment plutôt agréable même si ça aurait pu être bien mieux avec plus de dynamisme.
Premier long-métrage de Just Philippot, "La Nuée" sonne comme un cri de détresse des entreprises écologiques, ici du point de vue alimentaire. L'endettement des agriculteurs, les difficultés à convaincre de changer de mode de vie se trouvent ici couplées avec une idée géniale de script horrifique. Ce premier essai est impressionnant de maîtrise jusqu'à son dernier tiers ; une oeuvre puissante à déconseiller cependant à tous les insectophobes. "La Nuée", c'est une sorte de "Grave" au royaume des sauterelles. L'ensemble est également très bien interprété par des acteurs jeunes et pour la plupart inconnus. On regrettera seulement une fin brutale et décevante. Pour le reste, un cinéaste à suivre et un film à ranger parmi les pépites récentes du genre français.
Le cinéma français réinvente un genre ignoré : l'épouvante. On avait presque oublié d'entendre la langue française dans un film qui raconte le développement de sauterelles élevées au sang et qui deviennent carnivores. Tout ce qui fait le succès de ce type de long-métrage est présent. On tremble, on s'émeut devant la détermination de Virginie, qui s'occupe seule de ses deux enfants et tente d'introduire une nouvelle forme d'agriculture d'insectes, dont les farines font le délice des animaux d'élevage. La tension devient très vite perceptible, même si les attaques en nuées mangeuses d'êtres vivant ne sont de loin pas la meilleure séquence. D'ailleurs, le scénario se perd dans des incohérences qui nuisent à la qualité du film.
Pour autant, la grande force de ce film demeure l'objectif lui-même du projet. En effet, le réalisateur se fait le chantre de la France rurale qui cherche à survivre face à la stagnation des prix et la concurrence exercée par les coopératives. Il incarne ce combat dans les traits d'une femme étonnante d'intensité et de détermination. De même, le cinéaste amorce la réflexion à venir sur les carences de protéines animales et donc la question inquiétante sur les famines à venir dans le monde. Il y a dans ce film une vertu tout aussi effrayante que militante. On n'est que trop habitué à des films d'horreur urbains. Ici, la campagne est mise à l'honneur dans un récit enlevé et alerte.
Encore un film de genre qui ne s'assume pas et se perd en drame paysan franchement mou et moche. En ne voulant jamais assumer pleinement son postulat fantastique ou d'horreur, le film ne decolle pas et reste peu palpitant et pas tres bien joué.
Premier long-métrage réalisé par Just Philippot, La Nuée ne tient pas toutes ses promesses malgré de belles qualités. L'histoire nous fait suivre une mère de famille élevant seule ses enfants, qui pour sauver son exploitation de la faillite va se lancer dans l'élevage de criquets comestibles. Seulement, peu à peu, son nouveau gagne pain va tourner à l'obsession, la menant à nouer une étrange relation avec ses insectes. Ce scénario nous plonge dès les premiers instants dans une ambiance inquiétante qui ne cesse de grandir au fil des minutes. Le récit est prenant et on s'impatiente de voir arriver le moment ou tout va basculer. Malheureusement, le temps passe et cette intrigue ne parvient jamais à décoller car l'élément déclencheur tant attendu et désiré n'arrive qu'à la toute fin. Résultat, l'heure et demie de film est redondante sur la durée car il y a beaucoup de suspens pour peu d'action, la menace n’étant pas suffisamment exploitée. Le film n'en montre pas assez et se veut trop terre à terre en mettant en avant les difficultés rencontrés par les agriculteurs, alors que le mélange des genres pouvait donner lieu à plus de créativité. La narration préfère s'attarder sur la psychologie des personnages au détriment du reste. Ceux-ci sont appréciables et bien interprétés par des acteurs convaincants comme Suliane Brahim et Sofian Khammes. Les rôles des enfants sont également bien assurés. Tous ces protagonistes parviennent à offrir de l'émotion à travers leurs relations. Sur la forme, l'ensemble bénéficie d'une bonne réalisation qui évolue dans un cadre naturel agréable. Mais c'est surtout l'ambiance sonore accompagnant ce visuel que l'on retiendra. En effet, l'atmosphère est renforcée par le bruit des sauterelles en plus de la b.o. aux notes en accord avec le ton. Tout cela s'achève sur une fin réussie, malgré un goût d'inachevé, car ce qu'il s'y passe aurait du intervenir beaucoup plus tôt dans l'intrigue. C'était la promesse, qui au final, est à peine esquissée et donc frustrante. En conclusion, La Nuée laisse des regrets car il y avait matière à faire mieux avec l'idée de départ qui ne va pas au bout des attentes. Cela reste tout de même un film méritant d'être découvert pour son aspect atypique et sa prise de risque, même si elle ne s'avère pas complètement payante.
Une agricultrice d’un genre très particulier, puisqu’elle élève des sauterelles destinées à nourrir les bêtes d’élevage, est bien représentative d’une partie du monde agricole à la limite de l’asphyxie. Cette fragilité économique lui fait prendre des décisions irraisonnées et dangereuses pouvant mettre en péril son exploitation, elle-même, sa famille et son environnement naturel. Ce film pourrait être un énième « film métier » dont le cinéma actuel est friand, et ça démarre comme cela. Mais en fait très vite, on bascule dans le film fantastique, voire d’épouvante. Et d’un film aux allures de « Petit paysan », il bascule très vite du côté de « Les oiseaux ». Just Philippot s’illustre magistralement par ce premier film dans le cinéma de genre made in France, tout comme Julia Ducournau. Les français n’ont plus peur d’aller sur le terrain des américains, pour preuve ce film a des accents de Cronenberg mais avec un béret. Et surtout il invente des menaces nouvelles par le prisme de la fable écolo, politique et sociale. Pas bête du tout en plus de jouer habilement avec un crescendo de tension. Ce film pose bien la question de l’Homme sur terre, des ressources et apporte une réponse bien à lui. A force de surexploiter la planète et d’être toujours plus nombreux, en tentant de rester maitre du jeu, ne va-t-on pas mettre en place toutes les conditions de notre perte. Un très bon premier film hors sentiers battus… TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Un film de genre bien marqué, français qui plus est, c'est assez peu conventiel pour être apprécié. Malgré un final décevant, les codes sont respectés, avec un décor sombre, chaque minute chassant l'autre dans une atmosphère opressante. Une bonne suprise.
L'empire des sauterelles vampires ! Une histoire à dormir debout, un casting lamentable... Ves sauterelles destinées à la consommation humaine m'ont laissé une impression plus nauséeuse qu'angoissante ! C'est devenu ça la vie des animaux ? Casting nul, trucages moyens, musique révulsive... Tout est à jeter avec le sang du bain !
On ressent très peu de complicité entre les acteurs ce qui donne un vide entre les personnages. C'est très mou, très lent quand bien même il y a 5 minutes "d'action". Un film parfait pour Cannes en effet
ce premier film horrifique français est plutôt efficace et maîtrisé. la pression va crescendo. après Julia ducourneau, voici un autre cinéaste français qui a grandi avec les films de cronenberg. De plus, le film est aussi une étude sociale et familiale plutôt réussie. cinéaste à suivre.
La mise scène est figée, les scènes s’enchaînent sans continuité, il n’y a pas de suspense, c’est creux, bref, non seulement c’est ennuyeux mais aussi pénible à suivre.
Un film sombre, sur fond de crise social et des difficultés de la vie. Le réalisateur nous livre une vision terrifiante et horrifique de ce que l'être humain peut être amené à consentir pour réussir dans la vie. A la fois un drame mais aussi un conte fantastique moderne, le film nous pousse inconsciemment à éclaircir certains de nos principes fondamentaux. A voir