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adrien keller
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1,0
Publiée le 12 juillet 2021
Un nanar crispant. Le drame social nous ennuie. Le "film de genre à la française " tout autant. Le mix des deux est pénible à digérer. L'histoire progresse péniblement étant incapable de nous surprendre. On attend la fin (grotesque) avec soulagement.
On suit l'héroine dans le développement de sa folie, dans le rôle de la mère protectrice prète à tout pour subvenir aux besoins de ses enfants. Il faut oublier le bon sens dans cette fable où le fantastique s'immisce
« La nuée », film français dit « de genre » est vraiment une belle surprise tant par la qualité de sa mise en scène, de son interprétation et de son scénario. La fuite en avant de son héroïne Virginie (Suliane Brahim) et sa descente aux enfers nous est proposé sans temps mort. Les difficultés du monde paysan, largement exposées ici, seront l’élément déclencheur de cet engrenage infernal. La mise en scène installe très rapidement un climat d’angoisse qui ne se relâchera pas. Aidée par une formidable bande son qui rend la stridulation des sauterelles de plus en plus flippante au fur et à mesure du déroulé. Suliane Brahim porte ce film d’une façon intense, c’est une vraie révélation. Elle est formidablement entourée, notamment par les deux enfants (Marie Narbonne et Raphael Romand). Le film trouve un bel équilibre entre fantastique et réalisme, et n’en fait jamais trop, ce qui lui donne une qualité de plus dans ce cinéma qui bien souvent tombe dans l’excès. De genre ou pas, « La Nuée » est de toutes les manières un excellent film et ce ne serait pas surprenant de voir apparaitre un jour un remake outre-Atlantique !
Une bonne surprise dans un genre fantastico-horrifique plutôt rare au sein de la production française. Il n’y a pas d’effet superflu. L’essentiel s’ancre même dans un réalisme aux thématiques très contemporaines : une mère célibataire, sur tous les fronts ; un projet d’élevage en écho aux futurs besoins de la planète ; une dérive productiviste… Tout cela est parcouru de références bibliques (les sauterelles, les plaies…) qui sonnent comme une mise en garde des ambitions et folies humaines. Elles nourrissent une dimension d’épouvante qui se diffuse crescendo, de manière subtile, grâce à une mise en scène précise, un travail du son très efficace et une interprétation parfaite : Suliane Brahim, sociétaire de la Comédie-Française, est formidable dans un registre mêlant abnégation, stress, obsession et autodestruction ; Marie Narbonne, Raphaël Romand (les acteurs incarnant les deux enfants) et Sofian Khammes (l’ami) sont également très justes. Il y a malheureusement ici et là des failles de scénario (les conséquences trop peu développées de la première nuée, les scènes finales pas très bien amenées sur le plan logique…), mais l’ensemble est maîtrisé, original et fort. Un premier long-métrage prometteur.
Un film qui ose et qui est très particulier. On pourrait s'attendre à un film de genre avec ces "monstres"... c'est l'engrange du monde du travail : la productivité... le dérapage dans une famille... et pour ça s'est intéressant... Les acteurs sont excellents.
Le film est très bien joué et bien réalisé , mais passé un moment on s'ennuie ferme. Et faute de comprendre les motivations du personnage principal, je suis totalement et irrémédiablement sorti du film
Commençons par le positif : les 4 acteurs principaux sont plutôt bons, les enfants sont même excellents. La mère est très mal castée pour le role mais l’actrice fait le job. Les dialogues sont pas trop mal écris et certaines scènes font le taf.
En revanche… le film dans son ensemble est une catastrophe, les scenes s’enchaînent sans cohérence (les personnages changent constamment d’émotions sans continuité avec les scènes précédentes), ce qui n’aide pas à construire des personnages déjà pas très épais.
De plus le film enchaîne les clichés idiots et les morts téléphonées pour se terminer dans une mollesse sans nom.
Toutes les bonnes idées qu’aurait pu avoir ce film ne sont pas exploitées et une fois l’élément fantastique introduit tout devient grotesque comme si les auteurs ne savaient plus quoi faire de leur idée.
Virginie élève seule ses deux enfants, elle s'est lancée récemment dans la culture de sauterelles comestibles. Son entomoculture fonctionne mal, ses insectes ne semblent pas croître et fournir la matière première qu'elle espère. Quand elle découvre un jour, par hasard, que ses petites bébêtes adorent le sang et se développent de façon exponentielle avec, sa raison va peu à peu totalement basculer... Pour un premier long-métrage, Just Philippot rend une copie assez propre côté réalisation, rien à dire non plus côté casting, Suliane Brahim de la comédie française assume totalement le rôle avec justesse. Même si la toile de fond de cette oeuvre fantastique évoque la détresse du monde agricole d'aujourd'hui, je m'attendais à un film beaucoup plus prenant et stressant avec de telles bestioles sanguinaires lâchées dans la nature. Au final, j'ai plutôt eu l'impression d'assister à un drame social dans lequel les insectes se retrouvent impliqués par inadvertance, et mis à part les quelques scènes sanguinolentes et rebutantes, rien n'est vraiment fouillé et cohérent dans toute cette histoire. Sans grand intérêt. Site CINEMADOURG.free.fr
On ne peut que saluer et encourager le cinéma français quand il propose des films de genre comme celui-ci. On lui pardonnera donc ses maladresses, son scénario assez convenu. L'image est soignée, le son aussi, les sauterelles devenant un personnage à part entière est une réussite. Le mélange de fantastique et de réalisme agricole rappellera "Petit paysan".
Même si je reconnais quelques efforts du côté de la réalisation, je suis parti avant la fin tellement j'étais choqué. J'avais l'impression de voir les Oiseaux de Hitchcock mais en pire.
Une excellente surprise car le film est très bien maitrisé avec une tension qui monte progressivement, sans surenchère et sur un sujet d’actualité, d’une part, la difficulté de certains agriculteurs trop dépendants économiquement de leurs acheteurs [surtout quand ils sont seuls et débutants (Karim, viticulteur) ou Virginie, mère de 2 adolescents (Gaston et Laura) et réorientant la ferme spoiler: (après avoir quitté son métier d’aide-soignante) après la mort de son mari, éleveur de chèvres ] et d’autre part, l’élevage des insectes pour la consommation humaine et animale. Jusqu’à présent, les insectes sont autorisés dans l’alimentation animale (des poissons et des animaux de compagnie) et la réglementation prévoit des autorisations pour la consommation humaine. Parmi les 1 900 espèces d’insectes comestibles, seules 7 espèces issues d’élevages sont autorisées dans l’Union Européenne (sous forme de farines) et la sauterelle, contrairement au grillon (3 espèces), n’y figure pas. En France, l’espèce la plus utilisée (90 %) est la larve de la mouche soldat (Hermetia illucens). Cela permet au film de s’affranchir de la réalité, même s’il a un côté documentaire et d’être une vraie œuvre de fiction (spoiler: avec le postulat de l’hématophagie des sauterelles ), très crédible et loin du Grand-Guignol. Le scénario relève de la tragédie et explore aussi la folie (qui va souvent de pair avec un entrainement dans une spirale mortifère) et le côté sacrificiel de l’éleveuse (brillamment interprétée par Suliane BRAHIM, sociétaire de la Comédie Française depuis 2016), reprenant le symbole du pélican qui nourrirait de sa propre chair (en fait des morceaux de poissons sanguinolents régurgités) ses enfants spoiler: (notamment en accédant à leur désir, stage de football pour Gaston et scooter pour Laura) mais aussi en donnant d’elle-même à l’élevage, au sens propre . La musique angoissante du compositeur belge Vincent CAHAY participe à l’ambiance et à la montée en tension qui ne retombe pas tout à fait avec un générique final écrit en rouge.
Jeune veuve, Virginie (Suliane Brahim) s'occupe seule de sa fille et de son fils. Dans une ferme du Lot-et-Garonne, cette jeune agricultrice écoresponsable élève non sans mal des sauterelles dont elle tire une farine hyper-protéinée destinée à l'alimentation animale. Mais sa production n'est pas suffisante pour couvrir ses coûts. Tout change lorsque Virginie découvre par hasard que ses bêtes, trop peu charnues, enregistrent une croissance monstrueuse si on les nourrit avec du sang. Prête à tout pour sauver son exploitation, Virginie se lance dans une surenchère productiviste.
Pour son premier long-métrage, le jeune réalisateur Just Philippot réussit un pari audacieux : mélanger drame rural et film fantastique. Le drame rural, c'est celui que vit Virginie (formidable Suliane Brahim, pensionnaire de la Comédie-Française, dont la ressemblance avec Charlotte Gainsbourg est troublante), façon "Petit Paysan". Comme le héros du film multi-primé de Hubert Charuel, Virginie ne réussit plus à joindre les deux bouts au point d'en perdre son équilibre mental et de mettre en danger ses enfants que pourtant elle adore. Elle ignore la main tendue par son voisin, Karim (Sofian Khammes), un vigneron débrouillard secrètement amoureux d'elle et préfère se lancer seule dans un engrenage dangereux.
Le film fantastique, c'est celui qu'annoncent le titre et l'affiche. Il aura fait fuir tous les entomophobes (le mot du jour !), chez qui araignées et cafards provoquent une peur panique. "La Nuée" serait pour eux une rude épreuve - il est d'ailleurs interdit aux moins de douze ans - qui filme en gros plans ces insectes normalement phytophages, mais qui peuvent parfois devenir prédateurs. Moins réussis, sans doute faute de moyens, les plans larges de nuées de sauterelles que, dans une veine hollywoodienne un peu racoleuse, nous laissait augurer le titre.
Le premier film de Just Philippot fait mouche (humour "Télérama"). Il nous rappelle "Grave", dont il partage la profondeur psychologique et la dérangeante obsession de la chair. Mais il souffre d'un scénario trop lâche qui échoue à installer et à maintenir la tension. On y comprend trop vite qui est le pire monstre du film et on assiste, sans réellement s'y passionner, à son inexorable dérive jusqu'à une conclusion trop convenue qui achève de nous décevoir.
Je craignais le pire avec un film français en général pas expert dans ce genre de film mais quelle agréable surprise avec ces scénario et actrice formidable.