Note moyenne
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Dans le genre thriller, la traque d’un tueur fou ( ?) de masse, méthodique, ne ratant pas ses cibles, prêt à recommencer. Au-delà de l’action et de l’enquête, le scénario met en scène une policière inexpérimentée de très bas rang, n’ayant pas fait l’Académie (on est aux USA) - elle a raté la sélection au stade des tests psycho - mais repérée sur le tas par un as du FBI chargé de l’enquête et qui ne dédaigne pas s’entourer de profils atypiques. L’héroïne sera donc au centre de cette traque pour identifier et localiser le tueur, s’appuyant sur ses propres affres, angoisses et travers psychologiques pour, par strates successives, se mettre sur sa voie en pensant et raisonnant comme lui. Si l’action est bien présente et est conforme au genre (violence crue comprise !), les ressorts psychologiques de la déduction et de l’analyse par la pensée sont difficiles à cerner par le spectateur lambda et nécessitent sans doute d’être un peu rompu à cette matière.
Un carnage trépidant accompagné des feux d’artifice du Nouvel an. Une activité policière débordante. Au début le spectateur est bien accroché. Photographie spectaculaire réussie. Peu à peu le film s’embourbe dans des querelles inter-services et des considérations socio-psychiatriques. Les fausses pistes se succèdent comme il se doit dans ce genre et on finit par trouver le temps long et le discours bavard. Dommage!
Pas le temps de s'installer que le film démarre dans l'action. Scènes brutales, prenantes, et bien visibles où l'on se surprend à ressentir les impacts de balles. La peur s'installe au fil des images, soulignée par la tension entre le FBI et les politiques. Notre jeune policière joué par Shailene Woodley (nos étoiles contraires) est hantée par son passé et nous délivre son enquête sur ce tueur au lourd passé. Mais nous n'en saurons pas plus sur les deux personnages clés . Ce thriller est bien mené avec sa part de scènes violentes et ses temps de réflexion. La fin est un peu tiré par les cheveux partagé entre morale et manipulations. Un bon point pour le flic du FBI vivant avec un homme et qui fait ce qu'il peut pour surnager les complots.
Un très bon thriller au final.
Un très bon thriller au final.
Très bon polar mené avec une ambiance glauque et musique très bien adapté. Les acteurs sont tous très investis dans leur rôles et on est tenu en haleine tout au long du film un petit bémol pour le final un peu rapide... Mais ça n'enlève rien au film
Pratiquement une décennie sépare Misanthrope des Nouveaux Sauvages, premier long-métrage de Damián Szifron. On pourrait y voir un sacré grand écart entre le patchwork déjanté et ce thriller urbain frigorifié, mais ce serait vite dit. Szifron n'a pas tenté l'aventure américaine hier. Et niveau acrobatie périlleuse, le réalisateur argentin a déjà bien donné avec sa transposition (annulée) de L'Homme qui valait trois milliards. Revenir avec le film à suspense du samedi soir paraît alors moins extravagant, n'est-ce-pas ? Beaucoup moins même.
La sensation frappe sitôt que les premières balles trouent le ciel constellé de feux d'artifices. Jeu sur les perspectives, le montage au cordeau, l'éclair de violence impitoyable,...le cadre et l'ambiance sont posés. Szifron à la main, c'est par la seule mise en scène qu'il formulera ses intentions. Ce qui va se produire de manière continue pendant une bonne partie de Misanthrope. Dans sa manière de présenter Eleanor (Shailene Woodley, admirable) de regarder Lammark (Ben Mendelsohn, au poil) coincé dans les mesquineries politicardes ou de battre en brèche l'Amérique contemporaine. Les modèles sont identifiés (Seven, Zodiac, Le Silence des Agneaux) mais pas question de les piller. Szifron joue sur l'inattendu pour mieux happer.
Il peut se montrer abrupt, sarcastique, faire entrer un peu de chaleur puis vous fourrer aux premières loges d'un pétage de câble et vous glacer le sang avec de pures visions d'horreur. Finalement, le cinéaste ne racontait pas autre chose avec Les Nouveaux Sauvages, cette rage du désespoir couvant sous le vernis d'une civilisation trop proprette pour être honnête. Bien sûr, on rigole moins ici (même si les quelques traits d'humour sont imparables), et l'acte final s'égare dans une résolution tiède avec ses gros sabots thérapeutiques. Mais pour un thriller sur lequel personne ne misait il y a encore quelques semaines, c'est déjà bien voire très bien.
La sensation frappe sitôt que les premières balles trouent le ciel constellé de feux d'artifices. Jeu sur les perspectives, le montage au cordeau, l'éclair de violence impitoyable,...le cadre et l'ambiance sont posés. Szifron à la main, c'est par la seule mise en scène qu'il formulera ses intentions. Ce qui va se produire de manière continue pendant une bonne partie de Misanthrope. Dans sa manière de présenter Eleanor (Shailene Woodley, admirable) de regarder Lammark (Ben Mendelsohn, au poil) coincé dans les mesquineries politicardes ou de battre en brèche l'Amérique contemporaine. Les modèles sont identifiés (Seven, Zodiac, Le Silence des Agneaux) mais pas question de les piller. Szifron joue sur l'inattendu pour mieux happer.
Il peut se montrer abrupt, sarcastique, faire entrer un peu de chaleur puis vous fourrer aux premières loges d'un pétage de câble et vous glacer le sang avec de pures visions d'horreur. Finalement, le cinéaste ne racontait pas autre chose avec Les Nouveaux Sauvages, cette rage du désespoir couvant sous le vernis d'une civilisation trop proprette pour être honnête. Bien sûr, on rigole moins ici (même si les quelques traits d'humour sont imparables), et l'acte final s'égare dans une résolution tiède avec ses gros sabots thérapeutiques. Mais pour un thriller sur lequel personne ne misait il y a encore quelques semaines, c'est déjà bien voire très bien.
Excellent polar. Ambiance sombre et critique assez incisive de divers aspects de la société américaine, la violence évidemment... Acteurs excellents.
Le thriller est classique mais l'ensemble soigné et bien mené et les jolis personnages convainquent.
Damián Szifron, le réalisateur argentin de l'excellent films à sketches «Les Nouveaux Sauvages» (2014), nous revient enfin avec ce polar réussi, centré sur la traque d'un sniper serial killer, ayant fait des dizaines de morts à Nouvel An.
Plus qu'un simple film policier, il s'agit là également d'une étude de mœurs bien menée, dressant un portrait des névroses et des indifférences de notre société actuelle, à l'image de cette jeune flic qui se reconnaît à plus d'un titre dans le portrait de celui qu'elle doit arrêter, ainsi que l'illustration évidente des dysfonctionnements internes de la police, préférant soigner son image auprès du public.
Accompagné d'une mise en scène ciselée et glaciale (pouvant rappeler par moments le «Zodiac» de Fincher), les protagonistes (le duo Shailene Woodley-Ben Mendelsohn en tête) et l'enquête sont suffisamment travaillés et incarnés pour ne jamais nous faire décrocher, et ce malgré une partie finale qui n'est pas vraiment à la hauteur de ce que le film a bâti au fur et à mesure de son récit.
Dénué d'excès d'héroïsme, une œuvre qui se démarque en partie des fictions policières habituelles de ces dernières années. Une petite réussite imparfaite, mais qui vaut malgré tout le coup d’œil de par la manière de traiter son histoire.
Plus qu'un simple film policier, il s'agit là également d'une étude de mœurs bien menée, dressant un portrait des névroses et des indifférences de notre société actuelle, à l'image de cette jeune flic qui se reconnaît à plus d'un titre dans le portrait de celui qu'elle doit arrêter, ainsi que l'illustration évidente des dysfonctionnements internes de la police, préférant soigner son image auprès du public.
Accompagné d'une mise en scène ciselée et glaciale (pouvant rappeler par moments le «Zodiac» de Fincher), les protagonistes (le duo Shailene Woodley-Ben Mendelsohn en tête) et l'enquête sont suffisamment travaillés et incarnés pour ne jamais nous faire décrocher, et ce malgré une partie finale qui n'est pas vraiment à la hauteur de ce que le film a bâti au fur et à mesure de son récit.
Dénué d'excès d'héroïsme, une œuvre qui se démarque en partie des fictions policières habituelles de ces dernières années. Une petite réussite imparfaite, mais qui vaut malgré tout le coup d’œil de par la manière de traiter son histoire.
Excellent film avec une intrigue qui tient en haleine jusqu'à la fin ; nous avons été agréablement surprises ca le titre ne laissait pas présager une histoire aussi prenante ;
Super polar, fort puissant et aussi un peu violent.
Des personnages profonds et une mise en scène qui nous porte durent tout le film
Des personnages profonds et une mise en scène qui nous porte durent tout le film
Une agente de la police de Baltimore assiste à une fusillade mortelle où un tireur parvient à assassiner une trentaine de personnes le soir du nouvel an. Le patron local du FBI la repère et lui propose de rejoindre l'enquête en se mettant à la place du meurtrier. les guerres internes entre administrations et l'intelligence du tueur vont les ralentir. En salle le 26 avril.
spoiler: Misanthrope est un film d'action américain qui en reprend les codes habituels, les amateurs sauront s'y retrouver. Les effets spéciaux et notamment les scènes de violence sont réussies et divertissantes. J'ai peu accroché globalement à l'intrigue car j'ai eu du mal à la trouver crédible : la personnage principale n'apporte aucune plus-value à l'enquête et je ne vois pas pourquoi le directeur du FBI s'encombre de son profil envers et contre tout. L'actrice principale n'a pas beaucoup de présence à l'écran et est plutôt fade dans ses interactions.
spoiler: Misanthrope est un film d'action américain qui en reprend les codes habituels, les amateurs sauront s'y retrouver. Les effets spéciaux et notamment les scènes de violence sont réussies et divertissantes. J'ai peu accroché globalement à l'intrigue car j'ai eu du mal à la trouver crédible : la personnage principale n'apporte aucune plus-value à l'enquête et je ne vois pas pourquoi le directeur du FBI s'encombre de son profil envers et contre tout. L'actrice principale n'a pas beaucoup de présence à l'écran et est plutôt fade dans ses interactions.
L'introduction nous plonge d'emblée dans le sujet. Elle le fait de façon claire et emphatique, on a parfois besoin de ça au cinéma. Mais l'essentiel du film n'est pas cela.
Des gens qui ont subi un traumatisme il y a longtemps réagissent aux dommages causés. Ils le font pour bien faire, ou ils le font pour faire mal. Ils réagissent contre la société telle que les États-Unis l'ont faite (et exportée), ou pour elle. Et parfois ils se rencontrent, comme dans ce film. C'est tout l'intérêt.
L'histoire du film passe donc au second plan devant les histoires des personnages. Ce n'est pas tellement qu'on entre dans leurs vies personnelles (à part le miaulement du chat de l'enquêtrice), c'est qu'on devine ce qu'elle est et ce qu'elle a été.
Malheureusement, il y a des invraisemblances, et une déception dans le dénouement. La fin voudrait renouveler l'emphase de l'introduction, mais elle y réussit plutôt moyennement.
A.G.
Des gens qui ont subi un traumatisme il y a longtemps réagissent aux dommages causés. Ils le font pour bien faire, ou ils le font pour faire mal. Ils réagissent contre la société telle que les États-Unis l'ont faite (et exportée), ou pour elle. Et parfois ils se rencontrent, comme dans ce film. C'est tout l'intérêt.
L'histoire du film passe donc au second plan devant les histoires des personnages. Ce n'est pas tellement qu'on entre dans leurs vies personnelles (à part le miaulement du chat de l'enquêtrice), c'est qu'on devine ce qu'elle est et ce qu'elle a été.
Malheureusement, il y a des invraisemblances, et une déception dans le dénouement. La fin voudrait renouveler l'emphase de l'introduction, mais elle y réussit plutôt moyennement.
A.G.
Rares sont les traductions françaises des titres de films américains (ou autres) à être supérieures et plus adaptées que le titre original. Et bien après être sorti de la salle, on peut aisément assurer que c’est ici le cas tant « Misanthrope » résume parfaitement la psychologie du tueur, sa vision du monde et le propos de fond du long-métrage. Bien plus en tout cas que le banal « Catch a killer » (« Attraper un tueur »), qui s’avère être son titre original générique et paresseux. Ce petit constat marketing posé, il fait plaisir de voir un suspense policier de la sorte. Très à la mode dans les années 90 (« Se7en », « Le Silence des agneaux », « Bone Collector », ...) puis dans les années 2000 (« Zodiac », « Prisoners », ...), ce type de thriller est depuis devenu rare ou est tombé en désuétude, la faute à des copies desdits chef-d’œuvres et des séries B tentant de singer ces modèles du genre mais ne leur arrivant pas à la cheville. Fort heureusement, ce long-métrage à l’allure presque anachronique donc est un bel exemple du genre, puissant, intelligent et maîtrisé.
Et il y a fort à parier que ce qui fait sa force reste sans conteste le fait que les quatre points cardinaux de ce type de films sont respectés. D’abord, il y a d’excellents interprètes, investis et talentueux. Puis, un cinéaste doué qui soigne ses images et donne un cachet esthétique fort à l’ensemble. Il y a aussi une ambiance tendue, angoissante, désespérée du meilleur effet mais surtout prenante. Enfin, il y a un scénario bien écrit, intelligemment contextualisé et aux dialogues profonds et plein de sens, ce qui n’est pas toujours l’apanage de ce type de productions.
On est d’ailleurs étonné de voir à la barre le cinéaste argentin Damian Szifron. En effet, l’homme a été révélé il y a dix ans à Cannes avec son excellent film à sketches « Les Nouveaux Sauvages », qui égratignait les travers comportementaux de ses concitoyens. Un film mémorable aux thématiques pas si éloignées que cela, sous un autre genre et un autre prisme, de celles de ce « Misanthrope ». Après une disparition des radars du cinéma, on ne l’attendait pas là mais c’est réussi à défaut d’être totalement inoubliable. Il soigne sa mise en scène et ses plans et parvient tout autant à prendre le pouls d’une administration sclérosée, plus occupée à ses conflits internes qu’à retrouver le tueur, que d’une ville aux habitants conformes à nos sociétés riches actuelles : malades, psychotiques, angoissés, matérialistes et consuméristes. Et le clin d’œil à l’après crise sanitaire est lourd de sens...
C’est d’ailleurs tout cela qui fait l’intelligence de « Misanthrope » : on retrouve tous ces sujets abrasifs dans des dialogues qui égratignent l’Amérique contemporaine malade en proie à toutes les addictions possibles et aux multiples angoisses. Une société rongée psychologiquement qui va droit dans le mur et dont ce tueur se fait presque la représentation métaphorique. Un fond nihiliste assumé et surprenant qui dénote intelligemment. Les motivations de ce tueur de masse résonnent comme un cri d’alarme dans cette Amérique; et l’atmosphère grisâtre de l’hiver couplée à la froideur des images rendent le tout assez perturbant.
Et puis il y a ce duo d’acteurs qui surprend. Pas des stars, juste de bons acteurs qui se plongent à fond dans leur rôle. Ben Mendelhson est impeccable et nous montre qu’il sait jouer autre chose que des méchants tandis que Shailene Woodley de la saga « Divergente » tient le rôle principal avec un aplomb qu’on ne lui soupçonnait pas. Un beau duo de flics très loin des clichés du genre. Il y a aussi cette superbe mais effroyable scène de tuerie de masse en ouverture qui nous laisse le souffle coupé. Une leçon de mise en scène que confirme la seconde, plus originale et moins tétanisante, mais tout aussi magistrale. On pourra juste reprocher quelques facilités dans la découverte du tueur, des ficelles un peu grosses qu’on aurait pu éviter mais cela demeure un très bon polar avec serial-killer (ici de masse) qui fait plus que bien le job.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Et il y a fort à parier que ce qui fait sa force reste sans conteste le fait que les quatre points cardinaux de ce type de films sont respectés. D’abord, il y a d’excellents interprètes, investis et talentueux. Puis, un cinéaste doué qui soigne ses images et donne un cachet esthétique fort à l’ensemble. Il y a aussi une ambiance tendue, angoissante, désespérée du meilleur effet mais surtout prenante. Enfin, il y a un scénario bien écrit, intelligemment contextualisé et aux dialogues profonds et plein de sens, ce qui n’est pas toujours l’apanage de ce type de productions.
On est d’ailleurs étonné de voir à la barre le cinéaste argentin Damian Szifron. En effet, l’homme a été révélé il y a dix ans à Cannes avec son excellent film à sketches « Les Nouveaux Sauvages », qui égratignait les travers comportementaux de ses concitoyens. Un film mémorable aux thématiques pas si éloignées que cela, sous un autre genre et un autre prisme, de celles de ce « Misanthrope ». Après une disparition des radars du cinéma, on ne l’attendait pas là mais c’est réussi à défaut d’être totalement inoubliable. Il soigne sa mise en scène et ses plans et parvient tout autant à prendre le pouls d’une administration sclérosée, plus occupée à ses conflits internes qu’à retrouver le tueur, que d’une ville aux habitants conformes à nos sociétés riches actuelles : malades, psychotiques, angoissés, matérialistes et consuméristes. Et le clin d’œil à l’après crise sanitaire est lourd de sens...
C’est d’ailleurs tout cela qui fait l’intelligence de « Misanthrope » : on retrouve tous ces sujets abrasifs dans des dialogues qui égratignent l’Amérique contemporaine malade en proie à toutes les addictions possibles et aux multiples angoisses. Une société rongée psychologiquement qui va droit dans le mur et dont ce tueur se fait presque la représentation métaphorique. Un fond nihiliste assumé et surprenant qui dénote intelligemment. Les motivations de ce tueur de masse résonnent comme un cri d’alarme dans cette Amérique; et l’atmosphère grisâtre de l’hiver couplée à la froideur des images rendent le tout assez perturbant.
Et puis il y a ce duo d’acteurs qui surprend. Pas des stars, juste de bons acteurs qui se plongent à fond dans leur rôle. Ben Mendelhson est impeccable et nous montre qu’il sait jouer autre chose que des méchants tandis que Shailene Woodley de la saga « Divergente » tient le rôle principal avec un aplomb qu’on ne lui soupçonnait pas. Un beau duo de flics très loin des clichés du genre. Il y a aussi cette superbe mais effroyable scène de tuerie de masse en ouverture qui nous laisse le souffle coupé. Une leçon de mise en scène que confirme la seconde, plus originale et moins tétanisante, mais tout aussi magistrale. On pourra juste reprocher quelques facilités dans la découverte du tueur, des ficelles un peu grosses qu’on aurait pu éviter mais cela demeure un très bon polar avec serial-killer (ici de masse) qui fait plus que bien le job.
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Le film débute fort avec du sang et de la peur dans un contexte festif qui accentue angoisse et paranoïa. La ville est en ébullition, la police te le FBI sous tension, plaçant ainsi le film dans la lignée des meilleurs thrillers. Si la fliquette jouée par Shailene Woodley est intéressante car plein de failles elle se fait voler la vedette par son supérieur, incarné par l'excellent Ben Mendelsohn qui impose charisme et sobriété pour un personnage dont on comprend toute la complexité de son job et toute l'ambiguité de son poste entre influence et ambition des collègues et des politiques. Malheureusement, après une bonne moitié de film des maladresses apparaissent, ou des petites incohérences, la plus gênante concernant le tueur dont on nous vante tous les talents de tueur de sang froid mais qui finalement n'aura pas le passé escompté. Pareil pour la fliquette, on nous donne des indices qui ne mèneront nulle part, on ne saura rien de son passé ce qui reste embêtant puisque c'est ce passé qui permet à priori d'être relier au tueur. La dernière partie, le dernier acte est le plus décevant, le sursaut du sursaut, le rebondissement de trop, trop de blabla. Dommage mais ça reste un bon moment cinoche.
Site : Selenie.fr
Site : Selenie.fr
Une intrigue assez pauvre, les personnages des principaux protagonistes sont assez superficiels et clichés et au final peu attachant. Bref un scénario qui manque clairement de rythme, de profondeur, d'originalité , et qui se maintient dans une certaine mollesse jusqu'à sa chute sans que cela n'ait provoqué une quelconque émotion ou réflexion. Même le divertissement n'est pas là. Bref un film assez prétentieux par son titre et sa réalisation mais d'un vide quelque peu déconcertant.
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