Second moyen-métrage de Gaspar Noé, sorti en 2019 et commandé (et produit) par la maison de couture Saint Laurent, est vraiment très bon ! Et pourtant, je dois dire que je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre car si j'aime beaucoup certains des films du réalisateur, d'autres me laissent complètement indifférent. Ici, nous suivons un tournage qui commence par une petite conversation au coin du feu et qui finit en cacophonie et en délire épileptique. Mais il ne passe pas d'un état à l'autre d'un coup, en cinquante minutes (je pense d'ailleurs que c'est la durée idéale), le film nous fait vivre une véritable montée en puissance à la "Climax", c'est-à-dire plus ou moins amusante au début puis dérangeante et enfin pratiquement insupportable, le réalisateur appréciant particulièrement pousser le spectateur dans ses retranchements. Mais amusante en effet puisque le réalisateur s'amuse à montrer les coulisses peu flatteuses d'un tournage qui ressemble sûrement à beaucoup d'autres. C'est-à-dire réalisatrice excentrique, producteurs aux dents de requin, acteurs capricieux, fans et journalistes un peu gênants, disputes entre la réalisatrice et le chef opérateur etc. Le tout filmé à la Noé, c'est-à-dire avec des plans nébuleux bien évidemment, une excellente lumière (là, c'est le cas de le dire) et puis un split-screen maitrisé et apportant véritablement quelque-chose à l'intrigue, expérience qu'il réitérera dans "Vortex". Concernant le casting, tous sont excellents dont on retiendra en particulier Béatrice Dalle et Charlotte Gainsbourg. "Lux Æterna" est donc particulier (quel film de Noé ne l'est pas ?) mais très intéressant, tant sur le fond que sur la forme.
Dans la veine de Climax, les films de Noe sont toujours perturbants. On démarre dans un cadre normal, détendu, pour finir en ambiance lourde et pesante. L'effet stroboscopique devient fatiguant vers la fin, heureusement que le film est court ...Voir l'ambiance d'un plateau de tournage est intéressant, mais le film n'apporte pas grand chose au genre
Bof... Pourtant ça partait plutôt bien... La première partie était prometteuse... On suit 2 actrices - Béatrice et Charlotte - sur un plateau de tournage d'un film dans lequel on doit mettre au bûcher des sorcières et qui est en train de partir complètement en cacahouette... Mais la seconde c'est du grand n'importe quoi... On se sait pas où le réal veut vraiment nous emmener... A la fin on aveugle le spectateur avec 10 min d image stroboscopique insupportable pour susciter chez lui un semblant de crise d épilepsie... La fin est prétentieuse je trouve et destinées à une petite élite de bobo qui aimeront probablement se masturber intellectuellement devant tant d originalité sans queue ni tête... Bref une semi déception...
Je ne connais pas du tout la filmo de Gaspard Noé donc commencer par un court film de 50min me paraissait une bonne idée et j’avoue avoir été plutôt emballé. C’est dur de trouver un sens profond à ce que je viens de voir et Lux Aeterna a un côté frénétique qui peut vraiment taper sur le système notamment en terme de son. Mais de l’autre côté, j’adore la couleur du film, cette mise en scène en double caméra que j’avais rarement vu et cette sensation d’urgence et de stress constante. Je ne sais pas si je supporterais ça sur un film entier, mais en tout cas ça m’a donné envie de découvrir les autres films de Noé.
Trois tableaux qui s'enchainent et plante l'histoire. Une conversation des plus délicieuse, drôle, entre Charlotte (modérée) et Béatrice (deja au taquet). Puis, surréalisme, de l'art contemporain sur écran, un délire bref génial... Pétage de plomb total de l'équipe. La photographie est superbe et en final m'a provoqué une grande émotion intérieure sur le long plan séquence de Charlotte entravée. La durée 51' n'est pas un problème mais la justesse de cette œuvre...
Toute la partie stroboscopique de la deuxième partie du film, je l'ai regardée écran éteint, juste avec le son, car c'est inregardable sans se brûler la rétine. Mais vu comment ça beugle sur le final, j'ai failli y laisser un tympan aussi. C'est censé être un bordel organisé, mais on sent très vite que c'est un bordel dans le bordel.
Voici un petit délire que Gaspar Noé nous offre sur un plateau en argent. Une expérience à vivre au cinéma, on en ressort le regard pleins de couleurs. J'ai très rarement ressentis des émotions aussi intense et forte au cinéma. Béatrice Dalle nous fait du Béatrice Dalle et elle le fait parfaitement bien, et Charlotte Gainsbourg est aussi très bonne dans son propre rôle. Gaspar Noé nous offre une leçon de cinéma pendant 50 minutes et nous offre de nouvelles propositions visuel.
Vision iconoclaste de l'enfer, satire hilarante et expérience unique, tendant vers l'agrume d'une saveur épileptique. La création artistique, une bataille ? La vie, la mort : un périple mystérieux.
Essai satirique et sarcastique sur un tournage partant à vau-l'eau, mais aussi réflexion sur le cinéma (Dreyer, Godard, Fassbinder et Bunuel sont convoqués, sous forme de citations et d'extrait de Dies Irae où Dreyer filmait une scène de bûcher). C'est drôle, brillant, mais extrêmement genré: spoiler: le producteur et le chef-opérateur se liguent contre Béatrice Dalle, dépeinte en bécasse hystérique.
Un remake de l'enfer de Clouzot ou Noé essayé d'être aussi déplaisant avec son public qu'un Jean-Luc sans que la forme apporte une nouveauté quelconque. Je suis pas fan de Gaspard, en général. ( Oui, l'utilisation de prénoms est une référence aux citations pompeuses du film, signées que du prénom, je suis pas sur que Bunuel aurait été très heureux d'être cité )
Une demi étoile en plus pour le succès du générique qui restera le moment de cinéma a la fois le plus désagréable et libérateur pour je pense un moment.
Le cinéma est un art qui expose au public un film : une œuvre composée d'images en mouvement accompagnées d'une bande sonore. ... Ce mot polysémique peut donc désigner l'art, sa technique. Partant de ce point de vue, ce film peut effectivement être "intéressant" d'un point de vue théorique. Je le rangerais personnellement plus dans la catégorie "art d'essai". En effet lorsque on inflige au spectateur 20min de flashs rouges et bleus sur une musique martelante de type alarme, l'expérience devient insupportable. Aller au cinéma c'est s'ouvrir à une histoire et à une perception, mais c'est aussi prendre du plaisir. Je n'en ai pas trouvé durant cette séance et, au-delà des mes inquiétudes pour les épileptiques, j'en suis sortie profondément déçue.
Ennuyeux. Et inintéressant pour ma part. J’aime bien BD mais c’était pénible de l’entendre crier tout le temps. Honnêtement je ne suis pas allée au bout.
Deux têtes d'affiche en fin de carrière pour un film insupportable a la fois visuellement que niveau sonore.
L'effet stroboscope est fait pour déclancher une crise d'épilepsie aux plus fragiles et l'audio pour faire fuire le reste. Au final il ne reste que les bobos parisiens en PLS dans le fond de la salle.
C'est laid, vulgaire ça pue, bref les bobos parisien sont content...
Ce film de Gaspard Noé n’est pas le meilleur de sa filmographie, bien qu’il se regarde, ce film avec le jeux de lumière pourrait nous rendre épileptique, en ce qui concerne les acteurs sont plutôt bon dans ce film