The Father
Note moyenne
4,3
11007 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

632 critiques spectateurs

5
197 critiques
4
282 critiques
3
97 critiques
2
35 critiques
1
16 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juin 2021
Florian Zeller, pour son passage au cinéma, fait preuve d'une belle densité dramatique. Pour preuve, la facon dont l'appartement nous apparaîtra très vite familier, on est plongé dans cette histoire. Pourtant, à l'instar du héros, nous allons peu à peu perdre nos repères et nous interroger sur ce que nous voyons. C'est la force du film, de nous mettre dans la peau du héros , et de nous faire ressentir ses pertes, ses oublis, ses confusions. Bien aidé par le duo d'acteurs principal, Anthony Hopkins complexe et enfantin, et Olivia Colman, très bon choix par son côté naturelle et aimable, le film s'avère touchant et a ce don de nous faire toucher du doigt la dégénérescence.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2021
Issue d’une trilogie, la pièce "The Father" a été consacrée comme l’une des plus marquantes du XXIe siècle. Pour l’adaptation cinématographique, c’est le dramaturge Florian Zeller qui s’y colle. Si l’on aurait pu craindre un banal film hollywoodien à oscars, celui-ci produit au final tout le contraire. Zeller construit plutôt un huis clos labyrinthique et étouffant, cernant avec une précision clinique la dégradation de l’âme humaine. La mise en scène est magistrale de bout en bout. "The Father" aborde sans concessions et avec une violence psychologique à la limite du soutenable les affres de la vieillesse. L’inventivité de Zeller se conjugue à merveille avec le brio de ses acteurs. La prestation d’Anthony Hopkins est sensationnelle et ne fait que compléter une carrière d’exception. Un film bouleversant.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juillet 2021
En plein mouvement Black lives matter, alors que tout le monde s’attendait à ce qu’il aille au défunt Chadwick Boseman, l’Oscar du meilleur acteur 2021 a récompensé Anthony Hopkins pour son rôle dans The Father. Il faut reconnaître qu’il offre une prestation éblouissante en homme atteint de la maladie d’Alzheimer. Toutefois, il ne faudrait pas pour autant croire que son interprétation impériale est l’unique intérêt du film de Florian Zeller. En effet, le dramaturge devenu cinéaste livre une adaptation de sa pièce Le Père extrêmement intéressante dans son traitement puisqu’il choisit d’adopter l’optique du malade. On voit donc le déroulé des événements selon le point de vue confus de cette personne âgée. Florian Zeller arrive à recréer la confusion de cette dernière tout en faisant comprendre que cette vision provient de cette maladie qui touche de plus en plus de familles pour remettre plus ou moins en place à la fin toutes les pièces du puzzle dans une conclusion rappelant un peu celle du Cabinet du Docteur Caligari de Robert Wiene. The Father est donc un très beau film avec une approche originale et pertinente de son sujet.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2021
Florian Zeller passe derrière la caméra pour adapter sa propre pièce de théâtre et filmer de l’intérieur ce qui nous guette tous, nous qui espérons vivre vieux : la démence sénile. Le sujet n’est pas nouveau, il a déjà fait l’objet de films et de romans. Ce n’est pas le sujet le plus attirant du monde, au contraire. Mettre en image un sujet qui touche douloureusement tant de gens, tant de famille de part le monde, et qui fait si peur, ça donne presque envie d’aller voir ailleurs ! Surtout si on a été confronté à ce genre de chose dans notre famille, si on a vu nos grands parents ne plus être eux même, ne plus nous reconnaitre, encore plus dans ce cas là, « The Father » est pour le spectateur un film douloureux. Mais je me suis fait un peu violence pour aller voir ce film multi oscarisé et dont tant de monde dit tant de bien. Je n’ai pas lu ni vu sa pièce de théâtre, je ne peux donc pas juger la qualité de l’adaptation au regard de l’oeuvre de départ. Mais ce qui frappe très vite le spectateur, c’est que Zeller ne filme pas Alzheimer comme les autres avant lui, au travers du regard désemparé des proches. Non, lui prends le parti de filmer la démence de l’intérieur, par les yeux de son héros, Comment faire passer cette impression terrible de perdre sans cesse tous ses repères ? Zeller a choisi la façon le plus efficace et la plus perturbante : perdre son spectateur dans les méandres de l’esprit malade de son personnage principal. Pour se faire, il change les décors sans cesse, sur des détails (le tableau au mur, les couleurs du carrelage de la cuisine, la vue par la fenêtre), il fait jouer ses personnages par des acteurs différents d’une scène à l’autre, il utilise sans cesse la même pièce musicale mais surtout, il prend les repères temporels et les mélange sans cesse. Les impressions de déjà-vu se répètent, les conversations se répètent, on passe du matin au soir en un clignement d’œil sans comprendre pourquoi : bref, on est dans la tête malade d’Anthony. Je ne sais pas si cela avait déjà été utilisé, mais c’est une méthode très efficace pour permettre au spectateur lambda de toucher du doigt la détresse de celui qui sent bien que quelque chose ne va pas mais qui n’arrive pas bien à mettre le doigt dessus. Il est donc impossible de parler du scénario (le fond) sans parler du travail de réalisateur (la forme) car l’un est au service de l’autre et vice-versa, tout est étroitement imbriqué. spoiler: Une fois la séance terminée, on est incapable de dire avec certitude sur combien de temps se déroule l’intrigue (quelques années, quelques semaines ?), de dire avec certitude si tel ou tel personnage était réel ou bien le fruit d’un délire, si une conversation a bien été tenue et quand, si un coup a bien été porté et par qui. La confusion est totale,
le pari de Florian Zeller est tenu : on a compris la maladie de l’intérieur et c’est sacrément flippant ! Pour un premier long métrage, même s’il a choisi de s’auto adapter, c’est quand même un pari audacieux et réussi. Sans en faire des tonnes, sans tomber dans un pathos que je redoutais plus que tout (encore que la scène finale est déchirante et je vous le dis tout net : j’ai craqué et trempé mon masque de larmes !), en nous mettant suffisamment mal à l’aise pour que l’on comprenne bien qu’un esprit malade d’Alzheimer souffre plus qu’on ne le pense. On dit que Alzheimer (le mot n’est jamais prononcé d’ailleurs, comme si au cœur de la maladie il était encore tabou) c’est surtout douloureux pour les proches, mais après avoir vu « The Father » on n’en est plus tout à fait sûr. L’intrigue en elle-même est sans surprise, on n’est pas dans un thriller avec une révélation finale improbable du genre « C’est sa fille qui a monté une machination pour le faire passer pour fou et récupérer le bel appartement ». On sait bien d’emblée comment le film va finir, et c’est aussi douloureux que cela est inévitable. Reste à évoquer le casting et d’abord Olivia Colman. Dans c e rôle de fille courageuse mais désemparée, elle est parfaite. Sa douleur est muette, à part dans quelques scènes très rares, pas de larmes, juste un regard plein d’amour, de détresse et de lassitude entremêlés. Elle tâche de s’occuper de son père sans l’infantiliser, en prenant sa douleur sur elle pour ne pas lui rappeler (ou plutôt lui apprendre) tous les jours la mort précoce de sa fille cadette et préférée. Elle encaisse les sauts d’humeur et les propos sans filtre d’un père qui ne réfléchi plus avant de parler, on sent que sa vie est « entre parenthèse » spoiler: (elle y a peut-être laissé son mariage)
et que cela ne peut plus continuer ou bien, elle aussi, va y laisser aussi sa raison. Et puis il y a Anthony Hopkins, oscarisé pour l’occasion dans un rôle d’un homme malade, un homme perdu dans son propre appartement, dans son propre esprit, dans ses propres souvenirs qui se mélangent. C’est un immense acteur au service d’un rôle immensément et banalement tragique, il est déchirant même si par moment, dans sa démence, il peut presque faire peur. spoiler: La scène finale, où il redevient un enfant et réclame sa mère, est un coup de grâce pour le spectateur, je vous l’assure.
« The Father » est un film qui peut raisonner en chacun de nous, qui peut se targuer de ne jamais avoir été touché et ne sera jamais touché par cette maladie abominable ? Au travers du personnage d’Anthony, c’est notre grand-père que l’on voit, c’est dans son esprit défaillant que l’on entre, et c’est un voyage sans retour, un voyage terrifiant.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 212 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juin 2021
Adaptation de sa pièce de théatre au cinéma avec réussite pour le metteur en scène Florian Zeller dont les quelques Oscars 2021 sont amplement mérités !! L'ensemble se passe à peu près comme dans un huis-clos dans "The Father" ou l'on suit l'histoire d'un retraité atteint d'Alzheimer et on est plongé dans sa tète avec différents personnages, sa fille, son gendre , l'aide soignante et autres mais on est perdu avec des situations curieuses, on ne sait pas qui est qui, à qui l'appartement, son autre fille qui n'est pas enfin j'ai été pris par ce long métrage qui possède un remarquable scénario co-écrit par Christopher Hampton et le jeune cinéaste Florian Zeller. La réalisation est superbe aussi fait avec peu de moyens et avec intelligence, puis les acteurs, en tète Anthony Hopkins grandiose et bouleversant, Olivia Colman, Rufus Sewell, Olivia Williams, d'excellents comédiens. On en sort de "The Father" avec beaucoup d'émotions. Une oeuvre remarquable.
Clémentine K.
Clémentine K.

243 abonnés 1 430 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2021
Malgré une mise en scène un peu lente mais c'est surtout dû au format de l'adaptation de la pièce de théâtre, ce film est bouleversant. Les acteurs sont émouvants, le fil conducteur est perturbant car il fait prendre conscience d'une réalité et d'une finalité de vie. L'originalité vient du fait que le spectateur est mis dans la peau de la personne âgée qui perd ses repères, et non du point de vue extérieur. On ne peut donc que compatir.
Math719
Math719

229 abonnés 891 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juin 2021
Anthony Hopkins est un Dieu du cinéma ça se savait déjà.. Mais là il arrive encore à nous subjuguer, à nous faire perdre la tête, la sensation de perte de contrôle, on a vraiment l’impression de perdre nous même la tête dans ce scénario digne des plus grand. Olivia Colman aussi excelle dans ce film..
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juin 2021
Florian Zeller réussit un tour de maître en nous immergeant dans l'esprit d'une personne atteinte d'alzheimer. Les lieux se ressemblent mais ne sont pas les mêmes, les personnes changent de visage sans savoir pourquoi, le temps ne semble plus cohérent... Anthony Hopkins est époustouflant dans ce rôle qu'il maîtrise à merveille. La réalisation est sobre mais participe à l'immersion du spectateur. Une très belle réussite.
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2021
C’est intelligent c’est bien joué, bien réalisé mais personnellement cet effacement de la mémoire, ces lieux, ces visages, ces histoires qui se confondent m’ont laissée très indifférente. Je trouve le tout trop brillant trop exercice de style pas vraiment dans l’empathie.
laurence l
laurence l

169 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juin 2021
Film labyrinthe de la mémoire d'un père de 81 ans dans notre regard qui est aussi celui de cette fille qui fait tout ce qu'elle peut... Traversant la détresse d'un père perdant son autonomie. Je n'ai pu me détacher d'Annie tant ce que raconte ce film est un peu un miroir de ma vie et je pense de tout ceux qui traverse ce genre de situation. Anthony Hopkins joue son rôle de père avec virtuossité, qui nous confirme son grand talent dont on ne doutais pas
Un film qui vous suivra longtemps après sa projection.... selon les cas surement
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 octobre 2025
FRAGMENTS DE MEMOIRES. Plus qu'un corps avec ses doutes, ses peurs et ses oublis. Quand la mémoire assassine déchiquète une famille. Avant de s'envoler, un père et passe. Robert Hirsch a aimé.
Guillaume
Guillaume

155 abonnés 1 753 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 juin 2021
Une prestation M.A.G.I.S.T.R.A.L.E d'Anthony HOPKINS sur un sujet tabou mais pourtant commun, la vieillesse et ses tréfonds.
Sans remettre en cause la sobriété de la réalisation (couleurs, bande originale, etc.), "The Father" souffre d'une faible dynamique. C'est long. Long comme la solitude où viennent et reviennent nos démons oubliés.
C'est une oeuvre qui doit certainement bien mieux s'apprécier "physiquement", sans cette barrière de l'écran. Les émotions peuvent alors transpirer.
NammJones
NammJones

139 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mai 2022
Un sujet bien choisi avec un bon casting. Ce qui est dommage, c'est que les répliques, les scènes, l'histoire manquent d'ambiguïté. Ils auraient pu nous faire douter autant que le père
Jerem69tt
Jerem69tt

138 abonnés 1 707 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 décembre 2024
Disons le tout de suite, The father est un bon film, bien réalisé, émouvant, intelligent sur l’histoire et la mise en scène d spoiler: u point de vue de celui qui a Alzheimer
et Anthony Hopkins est juste magistral !! Oui d’accord mais on sait tous que la vie est unidirectionnelle et qu’on vieillira à un jour. Et quand on connait quelqu’un dans son entourage qui est atteint de la maladie, on se retrouve certes dans le film, mais on a mal (les souvenirs dont on n’avait pas besoin) et on se demande aussi son intérêt ce qu’il veut montrer ou amener puisque au final la question de la fin de vie n’est pas abordée, l’entourage en souffre et se résigne à déménager mais c’est tout. Anthony Hopkins est tellement présent qu’il aspire le film et les réflexions qu’ils soulèvent.
T-Tiff
T-Tiff

131 abonnés 1 242 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2022
"The Father", le film de Florian Zeller, adapté de sa propre pièce, aborde le sujet de la vieillesse, et tout particulièrement de la maladie d'Alzheimer. Si le film est parvenu à obtenir tout le succès qu'il a eu avec un sujet aussi difficile, c'est grâce au talent de mise en scène de Zeller, qui parvient à nous montrer le ressenti d'Anthony, un homme de 81 ans, dans une réalité confuse où le spectateur se trouve dans un premier temps aussi perdu que le protagoniste. Puis les scènes s'enchaînent jusqu'à donner un sens à l'ensemble, même si l'intrigue semble finalement assez vaine. Quel meilleur choix que de donner le rôle principal à Anthony Hopkins, qui signe sans aucun doute l'uns de ses plus grands rôles. "The Father" est une belle réussite, sur un sujet particulièrement dur, et rare au cinéma.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse