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    The Father
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "The Father" et de son tournage !

    Adapté de sa propre pièce

    The Father est le premier film du Français Florian Zeller mis à part le court métrage Nos Dernières Frivolités qu'il a réalisé en 2008. Pour l'occasion, le metteur en scène a adapté sa propre pièce de théâtre créée en 2012, "Le Père". Il explique : "A l’origine, je viens du théâtre. J’ai une passion pour ce qui se passe sur une scène et pour le travail vivant des comédiens. Mais c’est vrai que je réfléchis depuis longtemps à ce premier film. Je n’avais pas le désir abstrait de faire « un film », mais celui, plus concret, de faire ce film-là, en particulier. Même s’il est adapté d’une de mes pièces, mon intention n’était pas de filmer du théâtre. C’était au contraire de tenter de faire ce que seul le cinéma permet de faire. C’est ce qui a vraiment guidé mon désir et mon travail avec Christopher Hampton, avec lequel j’ai écrit le scénario."

    Pourquoi en anglais ?

    Florian Zeller a choisi de réaliser le film en anglais pour pouvoir travailler avec Anthony Hopkins, à qui il pensait dès qu'il a commencé à travailler sur le projet. Il se souvient : "J’ai une admiration extrême pour lui, et j’étais convaincu qu’il serait extraordinaire dans ce rôle. C’est ça qui a décidé du reste. J’ai donc écrit le scénario en pensant à lui. C’est la raison pour laquelle le personnage principal s’appelle « Anthony ». C’était une façon, en écrivant, d’aller vers lui. De rendre un peu réelle cette idée légèrement irréaliste..."

    L'appartement

    Florian Zeller a voulu faire de l’appartement un personnage à part entière de The Father. Le metteur en scène précise : "En général, quand on adapte une pièce au cinéma, la première tentation est toujours d’écrire de nouvelles scènes, d’ouvrir vers l’extérieur, pour s’éloigner autant que possible du dispositif théâtral. Mais dans ce cas précis, j’ai décidé de ne pas le faire. De rester tout le temps dans le même espace. Afin que cet espace devienne un espace mental, mais en perpétuelle transformation..."

    Récompenses

    Nommé 4 fois aux Golden Globes, The Father a remporté deux Oscars et deux BAFTA dans les mêmes catégories : meilleur scénario adapté et meilleur acteur pour Anthony Hopkins.

    Côté photographie

    Florian Zeller et le directeur de la photographie Ben Smithard avaient comme référence, entre autres, le travail du peintre intimiste danois Wilhelm Hammershoi. Le réalisateur note : "J’avais envie d’utiliser le plus possible les portes, les couloirs, la profondeur du décor pour structurer nos cadres. En fait, l’idée était que ce décor se transforme en un labyrinthe. L’utilisation répétitive des mêmes cadres pouvait aussi participer à l’impression d’enfermement, de répétition et de boucle que je cherchais à créer. Tout le film a été tourné dans un studio. Il s’agit donc de lumière artificielle. Nous avons joué des différentes ambiances, celles des matins, des fins d’après-midi, des soirs... Afin de structurer visuellement cet espace. Mais dans le film, la narration n’est pas linéaire."

    Une musique en retrait

    Florian Zeller voulait que la musique de The Father, composée par Ludovico Einaudi, soit présente de manière très discrète. Il confie : "L’image que nous employions souvent était celle d’un fil doré... Un fil tiré dans ce labyrinthe, mais qui pouvait se rompre à tout moment. Cette image s’est transformée en un son : celui d’un violon, dont on sent que l’archet ne fait que l’effleurer... Cela donnait cette impression d’extrême fragilité et de précarité -qui était celle d’Anthony..."

    Un procédé au service du récit

    Florian Zeller a opté pour un procédé visant à la répétition de scènes qu'il décale légèrement pour que le spectateur ne sache jamais s’il s’agit de la réalité ou d’un fantasme, du passé ou du présent : 

    "Par exemple, il y a cette scène au début du film où Anthony est en train de chantonner dans la cuisine. Soudain, il découvre des sacs de course bleus. On comprend qu’il ne sait pas d’où ils viennent ni qui les a posés là. Puis il décide de ranger ces courses dans les placards. On pourrait se dire : « Au fond, il a raison quand il dit qu’il peut se débrouiller tout seul ». Mais un peu plus tard, alors que nous nous trouvons clairement dans un autre appartement, nous voyons Anne arriver dans la cuisine et déposer les mêmes sacs bleus sur la table, qui se retrouvent dans la même position que précédemment."

    "Ce qui fait penser que cette scène se situe avant la première, qu’elles sont la continuation temporelle l’une de l’autre. Mais pourtant, nous sommes objectivement plus tard dans le déroulé du récit, et nous nous trouvons de façon assez évidente dans un autre appartement. En un seul plan, donc, cette superposition crée un contre-sens dans l’espace et dans le temps. C’est ce qui m’intéressait. J’avais l’impression que cela obligerait le spectateur à se poser toutes ces questions et, en même temps, à douter du réel. En fait, l’idée était qu’on se retrouve dans la tête d’Anthony..."
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