2903 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
214 critiques spectateurs
5
16 critiques
4
63 critiques
3
55 critiques
2
39 critiques
1
30 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Emilie WACHEUX
1 critique
Suivre son activité
0,5
Publiée le 7 septembre 2023
Je n'ai même pas de mot pour qualifié ce film qui est une sombre m.....et je suis polie. Il n'y a aucun scénario, des animaux sont également maltraités voire pire, et en plus on comprend rien. Quant aux acteurs, il ne savent pas ce qu'ils font là. Comment Ben a pu jouer dans ce film ? Mystère ? Extrêmement déçue par ce film je pense que Jane Campion devrait arrêter de faire du cinéma. La retraite n'est pas loin
Adaptation fidèle à l’atmosphère envoûtante et au rythme lent du roman, ce film mêle l’intime et les grands espaces (photographie sublime) en tissant une sorte de toile d’araignée vénéneuse pour mieux inverser les rapports de force, dans une sorte de danse macabre et homoérotique, entre les masculinités antagonistes (et réversibles) incarnées par ces deux hommes, l’un hypervirilisé et l’autre efféminé. Le tout emporté par les accords dissonants de la musique étrange de Johnny Greenwood de Radiohead qui ne surligne pas l’action mais s’insinue comme un serpent avant de décoller dans un climat lyrique et élégiaque final superbe. La mise en scène est impressionnante même si elle peut sembler un peu aride au début, parfois glacée, mais il y a une vraie force qui se dégage de ce drame biblique et métaphorique, sorte de version western de La meilleure façon de marcher. Lion d’argent pour Jane Campion, en grande forme, à Venise. Dommage qu’il ne sorte pas au cinéma sur très grand écran.
“Protège mon âme contre le glaive, Ma vie contre le pouvoir des chiens!” Les Psaumes 22:20
Ennui mortel des le debut Lethargie tout au long du film de laquelle on ne sort que rarement Film '' pour de rien'' cimme disait le regrette Pialat Dommage JC faisait de bons films avant
Il y a des films d'action, des thrillers, des films d'auteur... mais ici c'est tout nouveau. Un film ou du début à la fin on se demande quand cela va commencer. Où veut-elle en venir ? Quel est le message ? Et quand le générique de fin apparaît, la seule réaction possible: 2h de perdues. A éviter !
Au fur et à mesure se dessine le drame, sous-jacent d'abord, évident ensuite, jusqu'à ce qu'arrive l'inévitable mais pas de là ou de la façon qu'on aurait pu croire. Le scénario est malin, implacable, le cheminement des uns surprend quand les autres ne font finalement qu'illusion. Phil est-il si fort, si viril que ça ?! George est-il si aveugle que ça ?! Plus décevant niveau personnage est celui des parents Burbank mais surtout celui de la servante joué par Thomasin McKenzie, très sous-exploitée voir effacée. Ce sont les gros bémols du film. Jane Campion n'abuse pas du style contemplatif mais prend le temps de poser une atmosphère singulière, un temps suspendu dans un univers qui semble hors du temps (1925 tout de même, une automobile comme seule indication de modernité), des plans de toute beauté dont certains non dénués de symbolique (le chien de la colline ! Le piano...), une reconstitution d'époque soignée le tout mis en valeur par une photographie magnifique. Jane Campion signe un film sublime, théâtre des grands espaces comme le chant du cygne d'une civilisation, d'un art de vivre avec un côté thriller qui donne une modernité non négligeable à ce western crépusculaire. Site : Selenie
Au sein de paysages sublimes s'imbriquent les destins de personnages abimés, spoiler: liés par la figure centrale d'un homosexuel qui ne peut assumer ce qu'il considère une faiblesse à connotation féminine et l'enjoint à se montrer sévère, imperturbable, intransigeant par ailleurs - et misogyne! Face à cet homme cachant ses meurtrissures (magistral Benedict Cumberbatch) tentent d'exister un frère simplement humain (sensible Jesse Plemons) et son épouse complexée (très juste Kirsten Dunst) dont le fils suit un délicat chemin initiatique (ambigu Kodi-Mc Phee). Aussi à l'aise pour construire des plans symboliques que purement esthétiques, Jane Campion prouve à nouveau sa délicatesse pour filmer le désir, pudique mais incandescent, et les tourments sentimentaux. Parfois contemplatif, ce western vise à découvrir les fêlures, les douleurs, les violences des attentes liées à la masculinité, déconstruisant le mythe du cow-boy viril, rustre, audacieux. Touchant.
Un film malaisant au twist intéressant mais beaucoup trop long à arriver. Les décors sont magnifiques. Le jeu des acteurs est très bon. Mais qu'est-ce qu'on s'ennuie !
Cela faisait douze ans depuis « Bright Star », film intimiste retraçant les dernières années du poète anglais John Keats (1795-1821) incompris en son temps, que Jane Campion n’avait pas réalisé un long métrage pour le cinéma, se consacrant essentiellement aux deux saisons de la série à succès « Top of the lake ». Avec « The power of the dog » c’est une adaptation du roman éponyme de Thomas Savage que la réalisatrice multi-primée de « La leçon de piano » (1993) propose pour son grand retour attendu par une critique qui lui a presque toujours été favorable. Phil Burbank (Benedict Cumberbatch) et son frère George (Jesse Plemons), héritiers du plus gros ranch de la vallée du Montana (en réalité la Nouvelle-Zélande), ont des caractères diamétralement opposés. Alors que Phil s’évertue à perpétuer la tradition du cow-boy déjà presque éteinte en ce début du XXème siècle et mène ses hommes selon un commandement empreint d’une virilité sans concession, George est un intellectuel sensible et velléitaire. Les affaires étant ce qu’elles sont, c’est naturellement Phil qui a pris l’ascendant sur son cadet. Leur relation déjà tendue par-delà l’effacement de George qui plie systématiquement devant les décisions de son frère, va prendre un tour inattendu quand Rose, la tenancière (Kirsten Dunst) de l’auberge qui leur sert de halte lors des longs convois menant les bêtes sur leur lieu de vente, devient l’épouse de George. Comme si ce geste de bravoure d’aller demander la main de Rose constituait l’acmé de son chemin vers l’affirmation de soi, George va très rapidement s’effacer à nouveau, laissant s’installer un jeu relationnel malsain entre Phil, Rose et son fils Peter (Kodi Smit-McPhee), adolescent réservé, frêle et précieux, devenu la victime des moqueries homophobes des hommes de Phil. Rose s’enfonce dès lors dans la solitude et son penchant pour l’alcool qu’elle tente d’assouvir en tentant de le cacher derrière une vaine clandestinité. Reste Peter seul face à Phil qui se met en tête de l’éduquer comme l’avait fait pour lui et son frère, Bronco Henry, figure tutélaire désormais fantasmée d’un cow-boy archétypal aux penchants homosexuels difficilement refoulés. Un peu à la manière de John Huston qui en 1967 avec « Reflets dans un œil d’or » adaptait l’œuvre de Carson McCullers, Jane Campion qui a écrit elle-même le scénario, se saisit de ce canevas relativement simple dans ses contours mais rendu complexe par les mœurs de l’époque, pour donner la part belle aux acteurs qui étirent brillamment la dimension psychologique torturée de leurs personnages. Se dégage une atmosphère étouffante de ce film parfaitement maîtrisé qui dévoile une fin particulièrement inattendue rappelant à la manière des fables de La Fontaine que la force n’est pas toujours là où on l’attend. On saluera à côté de la réalisatrice récompensée d’un Lion d’argent à Venise en 2021, la photographie d’Ari Wegner, la musique de Jonny Greenwood de Radiohead et bien sûr la prestation époustouflante de Benedict Cumberbatch confondant en caricature de cow-boy, spoiler: dévoilant au fur et à mesure de la fréquentation du jeune Peter le trouble identitaire qui est le sien et qui à force de frustration, le prive de toute empathie . On n’oubliera pas non plus de saluer Kirsten Dunst dont le talent a certes toujours été reconnu mais qui sort ici avec fracas des rôles d’éternelle adolescente qui lui collaient un peu trop à la peau. Un film sombre et éprouvant donc qui voit Jane Campion se saisir avec le sens de la nuance qui la caractérise d’une question qui a longtemps été rejetée dans l’ombre d’une uniformité sociale durement imposée jusqu’aux mouvements de libération actuels louables même s’ils s’emmêlent souvent les pinceaux.
Drame subtile, oppressant, rempli d'opposés, la transition d'une époque à une autre superbement mise à l'écran et de très bons acteurs. Une confrontation froide et silencieuse, une joute dans les attitudes, dans les gestes et les décisions pour un final machiavélique. 4/5 !!!
The Power Of The Dog vaut surtout pour ses interprétations hallucinantes. Jesse Plemons, Kirsten Dunst, Benedict Cumberbatch, tout le monde est d'une précision chirurgicale dans cette nouvelle œuvre maîtrisée de Jane Campion.
" The Power of the Dog" de Jane Campion sérieux candidat aux prochains oscars est très moyen dans l'ensemble. En effet en dépit d'un casting royal ( Benedict Cumberbatch,Kirsten Dunst et surtout Kodi Smit-McPhee) , d'une superbe photographique et d'une histoire surprenante , l'histoire ne décolle réellement jamais , beaucoup trop froide , austère et anecdotique au final.
Dans le genre Western, on a vu bien mieux, plus beau, plus intéressant et plus dynamique. Si finalement, Jane Campion n’était pas à la réalisation, parlerai t’on autant de The Power of the dog ? La question mérite d’être posée tant on parle du retour d’une réalisatrice au cinéma, longtemps après la Leçon de piano qui lui a valu la reconnaissance de ses pairs. Ici, on est face à un film désagréable, déprimant à souhait, perturbant et finalement sans intérêt. Il faut s’accrocher jusqu’à la fin pour comprendre les non-dits du film et avoir enfin le fin mot de l’histoire. La réalisation est belle et les acteurs plutôt bons pour grimacer, mais comme souvent on sent l’excès inhérent à ce genre de réalisation dans le but de rafler moult prix. Benedict Cumberbatch est comme à son habitude très bon dans un rôle dérangé, Kirsten Dunst reste elle fidèle à sa moue de dépressive larmoyante.
Jane Campion n'a pas volé son Oscar de la meilleur réalisation. Ses images, sa façon de mettre en scène l'histoire de ces cowboys et sa vision tout en non-dits et en suggestions sont une leçon de cinéma.
Indéniablement, ce film est visuellement beau. Il bénéficie d'un directeur de la photographie talentueux, qui a su magnifier les vastes étendues de la Nouvelle-Zélande et jouer avec la luminosité si particulière à cette zone du globe.
Il bénéficie également d'une musique omniprésente mais qui sincère si bien dans les scènes qu'on a parfois tendance à l'oublier.
En outre, "The Power of the Dog" peut se reposer sur un casting irréprochable. En particulier, Benedict Cumberbatch, dans un rôle qui sort de ceux auxquels il nous a habitué, est impressionnant. Tantôt flippant, tantôt mystérieux, tantôt tendre, il parvient à passer d'un état à un autre sans que l'on n'ait l'impression qu'il joue des personnages différents. Tous ces passages d'un état à un autre se font de manière assez naturelle.
Et presque tout son jeu d'acteur passe par son seul regard, véritablement habité.
Malheureusement, le film souffre d'une histoire qui est belle mais qui a du mal à trouver de la fluidité. Longtemps, on ne comprend pas où nous emmène cette histoire, ce qui risque de perdre plus d'un spectateur.
De même, je pense qu'on aurait pu couper une bonne vingtaine de minutes. Le film s'étire parfois à l'extrême, sans apport particulier. On pourra toujours dire que c'est une manière de refléter le temps qui passe lentement à cette époque et dans ce lieu, mais ça ne me convainc qu'à moitié. Le film aurait bénéficié d'un rythme à peine un peu plus rapide.
Toujours est-il que ça reste un bon film, qui mérite sincèrement le coup d'œil !
Le film est d'une beauté sidérant et Campion à mérité son oscar de la meilleure réalisation. Le scénario est excellent et la photographie sublime. Les acteurs sont impeccables. Il manque toutefois une tension émotionnelle qui en ferait un film inoubliable. Sans doute y'a t'il trop de sous-entendus et d'implicite qui m'a laissé parfois un peu à l'extérieur. Le film est un écho au mythique The piano. On y retrouve de nombreuses auto-références.